vendredi 24 août 2012

(IRAN) Patrick, un ami merci, me pointe vers ceci..pourtant j'en parlais déjà depuis longtemps

A EXAMINER AVEC ATTENTION  !!!!!




1-Ahmadinejad: la "tumeur cancéreuse" d'Israël va bientôt disparaître
17/08/2012

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé vendredi que la "tumeur cancéreuse" d'Israël va bientôt disparaître, lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la (Jérusalem).

De nombreux manifestants à la journée d'al-Qods brandissaient aussi des portraits du Guide de la République islamique l'ayatollah Ali Khamenei et de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ainsi que des drapeaux du Hezbollah libanais.
De nombreux manifestants à la journée d'al-Qods brandissaient aussi des portraits du Guide de la République islamique l'ayatollah Ali Khamenei et de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ainsi que des drapeaux du Hezbollah libanais

"Le régime sioniste est une tumeur cancéreuse (...) Les pays de la région vont en finir prochainement avec la présence des usurpateurs sionistes sur la terre de Palestine", a déclaré M. Ahmadinejad devant les manifestants réunis à l'université de Téhéran pour la prière collective. La télévision iranienne a montré les images de foules importantes de manifestants à travers le pays venues participer à la "journée de Qods" organisée chaque année par le pouvoir à la fin du mois de ramadan en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël.

"Ils (Occidentaux, ndlr) disent qu'ils veulent un nouveau Proche-Orient, nous voulons aussi un nouveau Proche-Orient mais dans le nôtre il n'y a aura plus de traces des sionistes", a dit encore le président Ahmadinejad dans ce discours prononcé dans un contexte de tension croissante entre l'Iran et l'Etat hébreu. "Les sionistes partirons et la domination américaine sur le monde prendra fin", a-t-il ajouté alors que son discours était ponctué par des cris de "mort à Israël" et "mort à l'Amérique".

Il a aussi dénoncé une solution de deux Etats pour un règlement de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Ils (Etats-Unis et leurs alliés) veulent jouer un scénario ... faire accepter la solution de deux Etats (... ) Même s'ils donnent 80% de la terre de Palestine aux Palestiniens et gardent 20% (pour les Israéliens), ce sera dangereux, ce sera réduire à néant des années de résistance", a-t-il.

Le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, avait affirmé mercredi qu'Israël, une "excroissance sioniste artificielle disparaîtra du paysage" de la région. De nombreux manifestants à la journée d'al-Qods brandissaient aussi des portraits du Guide de la République islamique l'ayatollah Ali Khamenei et de l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, ainsi que des drapeaux du Hezbollah libanais.

Ces dernières semaines, et de façon plus insistante ces derniers jours, les médias israéliens se sont largement fait l'écho d'informations, basées sur les déclarations de responsables ayant requis l'anonymat, selon lesquelles une action militaire israélienne contre le programme nucléaire iranien serait imminente. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Ehud Barak sont partisans d'une attaque contre le programme nucléaire iranien mais d'autres responsables, notamment parmi les responsables militaires et des services de renseignements y sont hostiles.

Jeudi, le président israélien Shimon Peres a déclaré qu'il était "clair" qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des Etats-Unis, lors d'une interview à une chaîne de télévision israélienne. Ces déclarations ont provoqué une polémique vendredi en Israël. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast a exclu à ce propos la possibilité d'une attaque israélienne. "Ils savent très bien qu'ils n'ont pas la capacité de telles actions (...) S'ils commettent une erreur, la réaction de notre pays aboutira à la disparition du régime sioniste", a déclaré M. Mehmanparast cité vendredi par l'agence Isna.

"Nous sommes certains qu'ils (les dirigeants israéliens, ndlr) font des calculs et leurs amis (occidentaux, ndlr) leur ont bien dit qu'elle sera la réaction de l'Iran", a-t-il ajouté. Seule puissance nucléaire --officieuse-- de la région, Israël considère que son existence serait menacée si Téhéran disposait de la bombe atomique. L'Iran nie que son programme nucléaire ait des visées militaires, comme l'en accusent également les Occidentaux.

Lire aussi :
Un général iranien juge "bienvenue" une éventuelle attaque israélienne : TEHERAN (Sipa) — Une attaque aérienne israélienne contre les installations nucléaires iraniennes serait "bienvenue" car elle donnerait à l'Iran une raison de contre-attaquer et de "se débarrasser" de l'Etat juif "pour toujours", a estimé le général Amir Ali Hajizadeh, chef de l'armée de l'air du pays.

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2-Iran-Israël, chronique d'une catastrophe annoncée
18/08/2012

La question ne semble plus de savoir si, mais quand le bombardement des installations nucléaires iraniennes par Israël aura lieu.

Photo d'illustration.

La guerre Iran-Israël est-elle imminente ? Les responsables israéliens n'ont jamais caché qu'ils interviendraient lorsqu'ils auront la certitude que la République islamique a la capacité de construire une bombe atomique. On peut certes douter qu'Israël se lance dans cette aventure sans le feu vert - et le soutien militaire - de Washington. Un récent sondage montrait que 61 % des Israéliens y sont opposés et 56 % d'entre eux doutent que le Premier ministre Benyamin Netanyahou s'y risque. Mais tout se passe comme si les trois acteurs de la prochaine tragédie (Iran, Israël, États-Unis) la savaient inéluctable.

L'Iran d'abord. Les responsables iraniens semblent convaincus qu'Israël finira par intervenir en dépit des négociations diplomatiques en cours avec les grandes puissances. Ils s'y préparent, sécurisent les sites - certains sont enterrés, comme à Fordo, près de Téhéran - et multiplient, depuis un an, les manoeuvres militaires terrestres et navales pour préparer une riposte à une attaque et probablement tenter de dissuader les Israéliens d'intervenir. Début juillet, ils ont testé des missiles Shehab-3 d'une portée de 2 000 kilomètres, pouvant donc atteindre l'État hébreu. Puis le 27 juillet, l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême, a convoqué les hauts responsables militaires (armée et Gardiens de la révolution, chef de la brigade Al Qods, ministre de la Défense) pour ce qu'il a appelé "leur dernier conseil de guerre". "Nous entrerons en guerre dans les prochaines semaines", leur a-t-il déclaré, demandant à chacun d'exposer le niveau de préparation dans son secteur pour répondre à l'urgence de la situation.

Israël ensuite. Le "buzz" médiatique de ces deux dernières semaines fait douter de l'imminence d'une attaque. Elle ne sera pas annoncée à l'avance, mais les déclarations de Benyamin Netanyahou et d'Ehoud Barak, le ministre de la Défense, indiquant que leur décision était prise visaient à préparer la population à son éventualité. La guerre pourrait durer 30 jours et il n'y aurait "que 300 morts", annonçait un haut responsable ; "500 morts", répliquait Ehoud Barack, tandis que la population recevait des SMS pour la préparer à la riposte iranienne. Des masques à gaz ont commencé à être distribués, mais on estime qu'en décembre prochain 58 % seulement des Israéliens en seront dotés. Plus important, l'État hébreu se protège. C'est en 2008 qu'il a reçu de la part des États-Unis un radar puissant installé dans le Néguev et censé servir d'alerte en cas de lancements de missiles iraniens.

Les États-Unis enfin. Pas question pour Washington de se lancer dans une nouvelle aventure militaire à la veille des élections. Leon Panetta, le chef du Pentagone, et Hillary Clinton sont venus le répéter à Benyamin Netanyahou au début du mois d'août. Le Premier ministre israélien et Barack Obama entretiennent des relations exécrables et Washington craint que Netanyahou ne se lance seul dans l'aventure, mettant les États-Unis devant le fait accompli et les obligeant à le suivre. Parallèlement, les États-Unis se renforcent militairement au Moyen-Orient. Fin juillet, ils ont dévoilé un nouveau missile anti-bunker qui peut pénétrer 18 mètres de béton. Ils ont aussi entamé la construction au Qatar, sur un site tenu secret, d'un radar similaire à ceux installés l'un dans le Neguev, l'autre en Turquie. Ces radars seront couplés avec des intercepteurs embarqués à bord de bateaux américains en Méditerranée orientale. Reste à croire à l'adage "qui veut la paix prépare la guerre".

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3-Syrie : pourquoi la Russie ne coopère pas avec les Occidentaux
02-08-2012

En refusant de coopérer avec le reste du Conseil de Sécurité, la Russie et la Chine font obstacle à une intervention militaire en Syrie. Mais l'ONU n'est pas étrangère à ce blocage. Décryptage de Pascal Boniface, directeur de l'Iris.

La ville de Damas, en Syrie, où s'opposent le régime d'Assad et les rebelles (Anonymous/AP/SIPA)
La ville de Damas, en Syrie, où s'opposent le régime d'Assad et les rebelles

La Syrie s'enfonce dans la guerre civile sur fond de blocage persistant du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Le nombre de morts augmente chaque jour, les massacres et les tortures se multiplient sous le regard impuissant de l'organisation mondiale, pourtant en charge du maintien de la paix et du respect des droits de l'homme. Cette inaction du Conseil de sécurité est largement due au veto et/ou à la menace du veto russe soutenu par la Chine. Comment expliquer l’impunité accordée par Moscou à Bachar El Assad et le refus de coopérer avec les Occidentaux ?

La Russie, éternel frein
Les raisons sont multiples. Refus de l’ingérence, protection de la souveraineté érigée en principe sacro-saint, volonté de protéger son allié le plus important dans le monde arabe – et en fait l’un des derniers –, crainte de perdre des positions stratégiques au profit des Occidentaux, très faible sensibilité aux mouvements d'opinion publique internationale et à la thématique des droits de l’homme. La Russie apparaît comme la continuatrice de l'Union soviétique, refusant de jouer un rôle moteur pour la protection des droits des populations et constituant à l'inverse un frein permanent au Conseil de sécurité. Pour autant, si Moscou n'est pas un partenaire facile, il est faux de dire qu'elle ne refuse pas systématiquement toute coopération. Ce sont les États-Unis qui ont le plus fréquemment utilisé le droit de veto. Il faut également avoir en mémoire qu'en deux occasions, les efforts de Moscou à coopérer avec le Conseil de sécurité n'ont pas été récompensés et que le Kremlin a pu même se sentir floué pour ne pas dire très trahi. Deux virages historiques ont été manqués.

États-Unis vs URSS : la trahison de 1991
Le premier virage se situe au temps où l'Union soviétique continuait – pour quelque temps encore – d'exister. Après l'invasion du Koweït par l'Irak en août 1990, Mikhaïl Gorbatchev a immédiatement donné son accord pour que le Conseil de sécurité adopte des sanctions incluant la menace d'une intervention militaire contre Saddam Hussein, pourtant allié de l’URSS, si ce dernier ne retirait pas ses troupes du Koweït. Mikhaïl Gorbatchev estimait qu'il y avait là une occasion unique de refonder un ordre international selon les principes mêmes de la charte des Nations Unies.
Pour la première fois, l’agression d’un État contre un autre était punie selon la loi internationale. L’ONU n’était plus bloquée par la confrontation entre les deux superpuissances. Cet épisode est aussi important comme marqueur de la fin de la Guerre froide que la chute du Mur de Berlin, même s’il est moins spectaculaire.

Comme l’explique Andreï Gratchev dans son livre "Gorbatchev, le pari perdu ?" [1], Gorbatchev ne considérait pas cela comme une concession unilatérale mais l’embryon d’un nouvel ordre mondial qui ne repose plus sur des peurs réciproques mais sur l’interdépendance. L’URSS réformée serait devenue le partenaire à part entière de l’Occident.
On connaît la suite. Georges Bush père, après la guerre du Golfe célèbre un "nouvel ordre mondial", mais les États-Unis développent leur unilatéralisme. Invité à la demande de Kohl et Mitterrand au G7 de juillet 1991, Gorbatchev n’obtient pas l’aide économique demandée. Aux yeux des Américains, la Guerre froide ne pouvait se conclure que par l’élimination complète d’un des protagonistes. Ce sera le putsch raté d’aout 1991, l’arrivée d’Eltsine, la disparition de l’URSS, le déclin russe dans les années 90 et le redressement, mais aussi le raidissement de la Russie avec Poutine. La crispation nationaliste de ce dernier est largement explicable par le déclin et les humiliations subis par la Russie dans les années 90.

L'intervention en Libye dénaturée
L’histoire bégayait avec la résolution 1973, adoptée en mars 2011. Celle-ci mettait en œuvre pour la première fois le concept de responsabilité de protéger développé par Kofi Annan en 2005 pour tirer les leçons de la guerre d’Irak et sortir de l’impasse entre inaction et ingérence. Il s’agissait d'empêcher Kadhafi de faire un massacre sur Benghazi.
Longtemps réticentes, la Russie et la Chine ont accepté de s'abstenir sur le vote de cette résolution donnant un cadre légal à l'intervention militaire qui allait suivre. Malheureusement, cette intervention a été dénaturée par les pays qui participaient. Au lieu de se contenter d'empêcher un massacre sur Benghazi en mettant en place une zone d'exclusion aérienne, on a voulu aller jusqu'à un changement de régime pour renverser Kadhafi. Russes et Chinois mais également les autres grandes nations du Sud ont estimé qu'ils avaient été trahis d'où la persistance de leur refus d'une nouvelle décision Conseil de sécurité.

Il ne s’agit pas d’exonérer la Russie de ses responsabilités dans le drame syrien actuel. Elles sont énormes. Mais si on veut à l’avenir qu’elle agisse en partenaire, il faut réfléchir aux occasions perdues où elle était prête à le faire et où les Occidentaux n’en ont pas tenu compte.

Lire aussi :
Obama menace d'intervenir en Syrie :

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4-Netanyahou veut le soutien d'un rabbin influent pour attaquer l'Iran
21/08/2012

Jusqu'à présent, le rabbin a ordonné aux ministres de s'opposer à une éventuelle attaque israélienne.

Benyamin Netanyahou
Benyamin Netanyahou

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a dépêché un proche collaborateur auprès du rabbin Ovadia Yossef, le chef spirituel du parti ultra-orthodoxe Shass, afin d'obtenir son soutien à une attaque contre l'Iran, rapportent mardi des médias israéliens. Yaakov Amidror, directeur du Conseil national de sécurité, s'est rendu vendredi au domicile du rabbin Yossef à Jérusalem pour lui parler du dossier iranien, ont précisé les médias. Un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a confirmé la visite, mais sans préciser la teneur des discussions.

Jusqu'à présent, le rabbin a ordonné aux ministres du Shass de s'opposer catégoriquement à une éventuelle attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes sans une coordination préalable avec les États-Unis. Selon les commentateurs, Netanyahou et son ministre de la Défense, Ehud Barak ne disposent pas d'une majorité au sein du gouvernement et du cabinet de sécurité pour déclencher une offensive contre l'Iran, d'où l'importance de la position du Shass. Selon la radio de l'armée, le rabbin Yossef se montre depuis la visite d'Amidror moins "déterminé" dans son opposition à une attaque israélienne.

La radio cite ainsi des extraits d'un commentaire religieux datant de samedi soir et dans lequel le rabbin Yossef a assimilé les dirigeants iraniens à Amman, un ennemi perse d'Israël à l'époque biblique. "Nous sommes tous en danger. Nous n'avons personne sur qui compter à l'exception de notre Père qui est au paradis", a affirmé le rabbin, cité par les médias.