samedi 20 juillet 2013

Le symptôme du crotale... Attention !!!


1 - Le syndrome du crotale François Hollande paraît tel le lapin fasciné par le serpent qui s'apprête à le mordre, regardant stupéfait la grande machine capitaliste et se demandant quand il sera croqué. Son interview du 14 juillet a des allures de totale sidération face aux événements. Le moindre petit signe de stabilisation conjoncturelle est interprété comme la preuve d'une reprise de l'activité, le déni des problèmes structurels de la France est total. Tout ne serait que transitoire et cyclique. Pas de chance, l'emploi intérimaire, rare indicateur positif ces derniers temps, est reparti à la baisse en mai, après trois mois de répit, reculant de 1,4 % par rapport à avril, selon les données publiées hier par Pôle emploi. Il fallait se tenir au courant ... Comment produire tant de balivernes en si peu de temps ? Les tuyaux de l’Enfumeur crachent à haut débit : Hollande se fixe des objectifs truqués, en comptabilisant par exemple les emplois aidés comme de vraies embauches, assume crânement sa méthode et se prépare à proclamer que, puisque le chômage s'est stabilisé en fin d'année, la reprise est prouvée. Mais attention, le mensonge n'est pas son but premier ! Un pédalo peut en cacher un autre. Son incroyable imperméabilité aux critiques a en réalité pour objectif principal d'ôter à ses adversaires l'envie d'en découdre. En appliquant ce cataplasme sur l'opinion et les médias, Hollande cherche essentiellement à désamorcer la contestation qui grandit contre son pouvoir fragilisé. Il lui faut désespérer ceux qui seraient galvanisés par le signe d'une crainte ou d'une faiblesse. A quoi bon critiquer un homme qui n'entend pas les contestations ? Il innerve, inhibe et énerve ses détracteurs, accablés de ne pouvoir lui arracher la moindre grimace. Bien sûr, les problèmes de la France restent entier : pour conforter son pouvoir, Hollande penche toujours vers le moindre risque et, ce faisant, n'entame aucune réforme réelle. C'est là son drame, son habileté est toute entière tournée vers l'immobilisme.