dimanche 5 janvier 2014

Cet ami Patrick me pointe vers ces nouvelles fort intéressantes... (thème d'abord suivi des sources et textes)



1-La culture contribue sept fois plus au PIB que l'industrie automobile
2-Les Français ont le moral dans les chaussettes
3-2013 : année grise pour les Français de l'étranger
4-La France se dote d’une loi martiale numérique
5-L’improvisation fiscale, ou l’art de saborder les entreprises
6-Impôts : ce qui va changer pour les particuliers en 2014
7-La fiscalité sur les ventes d’or, de vins et d’œuvres d’art durcie
8-Immobilier de luxe : les acheteurs étrangers boudent encore la France
9-Placements : les bons choix pour 2014
10-Les enfants d'immigrés réussissent-ils moins bien à l'école que les autres?
11-Nouvel An : 1 067 véhicules incendiés, en baisse par rapport à l'an passé
12-La France a augmenté ses ventes d’armes de près de 30%
13-Un immolé par le feu en France tous les 15 jours
14-Pollution – 16,5 ans d’espérance de vie perdue pour Lyon , Strasbourg, Lille ou Paris
15-Cinq choses à savoir sur la laïcité au travail
16-Grande mosquée de Paris : casées au sous-sol, les femmes se révoltent
17-Le Siècle, club très sélect des élites françaises, déménage
18-Entreprises: les défaillances atteignent un niveau « historiquement élevé » (Coface)
19-Dieudonné : L'Intérieur veut interdire les réunions publiques de l'humoriste
20-Michel Ancel : ce français de Monaco qui a surpassé le créateur de Mario

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1-La culture contribue sept fois plus au PIB que l'industrie automobile
03/01/2014

La culture contribue 7 fois plus au PIB français que l'industrie automobile avec 57,8 milliards d'euros de valeur ajoutée par an. Son coût total pour la collectivité approche 21,5 milliards d'euros.

Dans un rapport commun au ministère de la Culture et au ministère de l'Economie inédit, le gouvernement constate que l'impact de l'industrie culturelle total atteint 104 milliards d'euros, soit près de 6% de la valeur ajoutée dégagée en France. (Photo : Reuters)
Dans un rapport commun au ministère de la Culture et au ministère de l'Economie inédit, le gouvernement constate que l'impact de l'industrie culturelle total atteint 104 milliards d'euros, soit près de 6% de la valeur ajoutée dégagée en France.

Une dépense à perte la culture en France ? Ce n'est pas ce que montre le dernier rapport conjoint des ministères de l'Economie et de la Culture. Selon ce rapport, la culture contribue à hauteur de 57,8 milliards d'euros au PIB (valeur ajoutée). Il s'agit de la valeur ajoutée directe, c'est à dire du seul fait des activités culturelles. Ce qui équivaut à 3,2% du PIB, soit sept fois la valeur ajoutée de  l'industrie automobile. Ces chiffres sont basés sur les calculs de l'Insee.

Le chiffre ne paraît pas exagéré puisqu'une autre étude du cabinet privé Ernst & Young parue en novembre avait évalué le chiffre d'affaires direct des industries culturelles et créatives à 61,4 milliards d'euros.

670.000 emplois directs
Les choses sont dites : la culture rapporte au pays. Et pas seulement de l'argent mais aussi des emplois. Les seules entreprises culturelles emploient quelque 670.000 personnes, que leur profession soit culturelle ou non, soit 2,5% de l'emploi dans le pays.
A cela s'ajoutent les 870.000 professionnels de la culture qu'emploient les entreprises non culturelles.

Une étude inédite qui lie économie et culture
Le but d'une telle étude inédite, qui allie deux ministères que l'on a peu l'habitude de voir travailler ensemble était de calculer une sorte de "PIB culturel", explique-t-on au cabinet de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Le meilleur moyen de faire reconnaître le poids économique de la culture.

Mais pour avoir une vision claire de l'impact économique des activités de la culture, il fallait déjà définir ce que sont ces activités. Chose qui étrangement, au pays de l'exception culturelle, n'avait jamais été faite. Il a donc fallu s'appuyer sur les méthodologies de l'Union européenne et de l'Unesco. Résultat, l'étude prend en compte les valeurs ajoutées du spectacle vivant, du patrimoine, des arts visuels, de la presse, du livre, de l'audiovisuel, de la publicité, de l'architecture, du cinéma, des industries de l'image et du son ainsi que l'accès au savoir et à la culture, c'est à dire les bibliothèques et les archives par exemple.

L'intervention de l'Etat compte pour 13,9 milliards sur les 57,8 milliards
Un panel large qui permet à la fois de savoir ce qui rapporte, mais aussi ce qui coûte. Car l'étude a pris aussi soin de calculer ce que l'Etat et collectivités territoriales dépensent dans la culture. L'intervention de l'Etat représente un total de 13,9 milliards d'euros par an, et celle des collectivités territoriales 7,6 milliards d'euros dont une part en dotations de l'Etat. Des dépenses justifiées par l'intérêt que représente les activités culturelles pour l'économie, selon le cabinet d'Aurélie Filippetti.

"On parle beaucoup du poids nouveau des collectivités dans la culture mais l'Etat reste l'acteur principal", souligne le cabinet. 
L'audiovisuel est le secteur qui capte le plus de soutien de l'Etat (5,5 milliards), notamment grâce à la redevance. Les secteurs les moins aidés sont les industries de l'image et du son, l'architecture, le livre, les arts visuels.

Nécessité d'accompagner la numérisation de la culture
La part de la culture dans la valeur ajoutée a régulièrement augmenté entre 1995 et 2005, date à laquelle elle atteignait 3,5%. Mais depuis, elle a reculé de 0,3 point.

Cette érosion, en pleine transition numérique, a diverses origines: évolution des marges, effondrement du marché du disque, mutations des lectorats, crise économique. Mais aussi la "captation" d'une part de la valeur ajoutée par les plate-formes numériques (Apple, Google, Amazon...) chargées de l'intermédiation entre les créateurs et les consommateurs.

"Elles se retrouvent en position de force pour attirer les ressources publicitaires et pour imposer leurs conditions aux créateurs", souligne l'étude.
"Cela conforte nos réflexions sur l'acte II de l'exception culturelle", qui consiste à faire évoluer les outils de la politique culturelle à l'heure du numérique, relève-t-on au cabinet de la ministre.

L'impact total de la culture compte pour près de 6% de la valeur ajoutée de la France
Un enjeu d'autant plus important que les activités culturelles ont aussi un effet d'entraînement sur le reste de l'économie de l'ordre de 46,7 milliards d'euros grâce aux activités induites comme les matériaux utilisés, les loyers, l'électricité etc... Au total, l'apport de la culture à l'économie, y compris ces effets d'entraînement, atteint donc les 104,5 milliards d'euros, selon l'étude. Soit 5,8% de la somme de toutes les valeurs ajoutées (ce qu'est, par définition, le PIB).

Le rapport établit en outre "une corrélation positive" entre la présence d'une implantation culturelle et le développement socio-économique d'un territoire.

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2-Les Français ont le moral dans les chaussettes
Le Point.fr - Publié le 04/01/2014

Un sondage Ifop révèle que seules 30 % des personnes interrogées sont "optimistes" pour l'avenir. Il s'agit du plus bas niveau en une vingtaine d'années.

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Le moral des Français est tombé à son niveau le plus bas en une vingtaine d'années, seules 30 % des personnes interrogées se disant "optimistes" pour l'avenir, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. Ce résultat révèle un recul de 14 points de la proportion d'optimistes depuis la dernière étude, réalisée en août 2013, et de 19 points en un an : 49 % des personnes interrogées disaient aborder l'avenir avec confiance en janvier 2013. Depuis la création de ce sondage par l'Ifop en février 1995, l'optimisme n'avait chuté qu'une seule fois à un niveau aussi bas, en août 2005.

Le pessimisme culmine chez les retraités (76 %), les ouvriers (70 %), les habitants de communes rurales (72 %) et chez les sympathisants de l'UDI (83 %), de l'UMP (82 %) et du FN (77 %). Toutes catégories confondues, seuls les proches du PS affichent majoritairement de l'optimisme (54 %). Le recul de la confiance reste par ailleurs plus mesuré en agglomération parisienne (42 % d'optimistes) et chez les sympathisants EELV (41 %). Parmi les catégories socioprofessionnelles, l'optimisme est le plus élevé chez les professions libérales et les cadres supérieurs (37 %).

Les Français ne font pas confiance au gouvernement
"Dans ce contexte très dégradé, la confiance dans le gouvernement se situe assez logiquement à un très faible niveau", relève l'Ifop. Seules 13 % des personnes interrogées disent ainsi faire confiance au gouvernement au sujet de l'augmentation du pouvoir d'achat et 20 % concernant la lutte contre le chômage.

Par rapport à la précédente majorité, l'intégration des personnes issues de l'immigration (39 %) et la lutte contre la pauvreté (27 %) sont les deux seules catégories continuant à bénéficier d'un taux de confiance plus élevé.

À ces deux exceptions près, la confiance est à son plus bas niveau dans tous les domaines, relève l'Ifop. La lutte contre l'insécurité est créditée d'un taux de confiance de 38 %, contre 49 % en janvier 2013 et 43 % en janvier 2012, et la protection de l'environnement chute à 38 %, "alors même que des écologistes sont présents au gouvernement", note l'institut.

Le sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 décembre auprès d'un échantillon de 1 001 personnes "représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus", selon la méthode des quotas.

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3-2013 : année grise pour les Français de l'étranger
2/01/2014

2014 débute à peine : c'est le moment de regarder 2013 dans le rétroviseur. L'année écoulée, il faut bien l'avouer, n'a pas été favorable aux Français établis hors de l'Hexagone. Retour sur les faits marquants des douze derniers mois.

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L'année 2013 avait bien mal commencé pour eux. Les Français de l'étranger se seraient bien passés d'une telle publicité. "L'affaire Depardieu" a permis à une certaine presse française d'entretenir des clichés dépassés sur nos compatriotes résidant hors de France. L'acteur, en choisissant de s'exiler en Belgique pour échapper au fisc puis de prendre la nationalité russe n'a pas seulement défrayé la chronique : il a aussi terni l'image de presque 3 millions de personnes ayant choisi de s’établir hors de France.

Et pourtant non, les Français de l'étranger ne sont pas des exilés fiscaux :  leurs raisons de quitter La France sont multiples, à la fois personnelles et professionnelles comme le prouvent de nombreuses enquêtes sur le sujet. Une vérité que nous ne cesserons pas de marteler, chaque fois que cela s’avérera nécessaire, dans les mois à venir.

Un vaste chantier politique
2013 aura également été une année charnière sur le plan politique.
Elle aura d'abord vu les députés des Français de l'étranger s'installer dans leurs fonctions. Parmi les 11 personnalités élues en juin 2012, deux d''entres elles ont été obligées de quitter leur siège. Les élections de Corinne Narrassiguin et Daphna Poznanski-Benhamou ont en effet été invalidées en raison de comptes de campagne non conformes à la loi. Une mesure qui a frappé de nombreux candidats à la députation, ce qui démontre le caractère inadapté des règles de financement pour des campagnes électorales se déroulant hors de France.

Le malheur des unes, c'est bien connu, faisant les bonheur des autres, les élections législatives partielles auront permis à Frédéric Lefebvre et Meyer Habib de faire, respectivement, leur retour et leur entrée à l'Assemblée Nationale. Ces deux élections auront d'ailleurs constitué autant de camouflets pour le PS.

L'année qui s'achève aura surtout été marquée par la réforme de l'AFE, l'Assemblée des Français de l'étranger. Une réforme menée à la hussarde par Hélène Conway-Mouret, la ministre des Français de l'étranger. La loi, votée le 22 juillet, instaure pour la première fois des conseils consulaires. Des conseils dont les spécialistes peinent à saisir le rôle véritable. Il est également à noter que le texte de loi semble difficilement applicable, notamment en raison des dispositions concernant la parité.

Pression fiscale
Pour tenter de renflouer les caisses de l’État, le gouvernement a largement accentué la pression fiscale, sur les classes moyennes en particulier. Les Français de l’Etranger ne sont pas épargnés par ces mesures.

L’administration fiscale a également souhaité durcir le dispositif de l’ "exit tax". Elle a enfin voulu appliquer la CSG et la CRDS aux revenus immobiliers des non-résidents sur le territoire français. Une mesure illégale au regard du droit européen. Bruxelles a d’ailleurs ouvert une procédure d’infraction contre Paris dans ce dossier.

Enseignement français à l'étranger : un réseau en danger
Enfin, comment ne pas évoquer l’état du réseau de l’enseignement Français à l’étranger. 2013 aura été une année sombre, en particulier pour l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger). Une année marquée par le déconventionnement du lycée de Mexico, mais surtout par l’annonce d’une vaste réforme aux contours flous. Seule certitude, la contribution de l’État est en baisse. Une situation qui ne « change rien » à la qualité de l’enseignement dispensé, selon Hélène Conway-Mouret. La ministre déléguée des Français de l’étranger est pourtant démentie par la directrice de l’AEFE qui ne manie pas la langue de bois : oui, faire plus avec moins de moyen est impossible. Il va donc falloir opérer des choix douloureux.

Faire entendre sa voix
2013, enfin, n’aura pas dépareillé sur un point : les Français de l’étranger ont toujours autant de mal à faire entendre leur voix. A l’heure ou débute 2014, nous formulons le souhait que nos compatriotes résidant hors de France deviennent enfin audibles. Lavoixfrance.fr fera tout pour qu’il ne s’agisse pas d’un vœu pieux.

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4-La France se dote d’une loi martiale numérique
déc 3rd, 2013

Après avoir été adopté en première lecture au Sénat ,l’Assemblée nationale a examiné le 26 et 27 novembre  le projet de loi de programmation militaire 2014-2019 (LPM). Celle-ci prévoit une extension considérable des possibilités de collecter les données numériques de dizaines de milliers de personnes par an

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Au cœur du scandale Snowden – du nom de cet ex-informaticien américain qui a révélé le vaste programme d’espionnage de la NSA, l’agence de renseignement américain –, le gouvernement français s’apprête à se doter d’un arsenal législatif favorisant l’espionnage des citoyens français. Baptisée loi de programmation militaire (LPM), la mesure doit être examinée dès aujourd’hui par l’Assemblée nationale.
Outre la réduction des effectifs et le recours à des recettes exceptionnelles pour assurer la modernisation des équipements militaires, la LPM – qui a été adoptée en première lecture par le Sénat le 21 octobre dernier – comporte plusieurs dispositions qui étendent les possibilités de collecter les données numériques de dizaines de milliers de personnes par an.

Parmi les nombreuses dispositions du texte (dont une légalisation de la collecte de données en temps réel) figure tout un chapitre 3 consacré à «la protection des infrastructures vitales contre la cybermenace», destiné à donner une traduction juridique au livre blanc sur la sécurité nationale française, qui fait de la cyberdéfense une priorité.

Droit au piratage
Dans le détail, l’article 14 de la LPM confie au premier ministre français Jean-Marc Ayrault le soin de piloter l’action du gouvernement en matière de sécurité de l’information. Pour ce faire, il pourra s’appuyer sur les services de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Cela implique que l’Etat français pourra pirater les serveurs informatiques ennemis lorsque «le potentiel de guerre ou économique, la sécurité, ou la capacité de survie de la Nation» sont attaqués.

L’autre mesure édictée par l’article 15 confère au premier ministre le droit de prendre toutes les dispositions qui s’imposeraient à l’encontre des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et autres hébergeurs en cas «de crises majeures menaçant ou affectant la sécurité des systèmes d’information». Les réfractaires encourent d’une amende de 150 000 euros (près de 185 000 francs). Concrètement, Jean-Marc Ayrault pourra exiger d’eux la coupure d’un serveur, le trafic des données par des routes spécifiques, ou leur collaboration à des opérations de contre-attaques. La LPM stipule que seules les mesures liées spécifiquement à la sécurité des systèmes d’information pourront être ordonnées sans contrôle judiciaire.

Quant à l’article 16, il prévoit que «les agents de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, habilités par le premier ministre puissent obtenir des opérateurs de communications électroniques l’identité, l’adresse postale et l’adresse électronique d’utilisateurs ou de détenteurs de systèmes d’information vulnérables, menacés ou attaqués».

Les grands acteurs du Net inquiets
Pour des motifs bien plus larges que le risque terroriste, la cyberdéfense française ne mobilisera plus seulement les forces de l’ordre, mais désormais toute la «communauté du renseignement», du Ministère de l’intérieur à la défense, en passant par celui de l’économie, des finances et de l’industrie.

Les grands acteurs d’Internet voient rouge. Ils partent en guerre contre les articles de la loi portant sur les «accès administratifs aux données de connexion» et la lutte contre les «cybermenaces», rapporte Le Figaro . L’@sic, l’Association des services internet communautaires, demande un «moratoire» au gouvernement français «sur toute adoption de nouveaux pouvoirs d’accès aux données d’internautes qui ne seraient soumis à aucun contrôle ou autorisation d’un juge».

Giuseppe de Martino, son président, s’inquiète dans le quotidien français de «l’inaction de la Commission de l’informatique et des libertés». Une crainte à laquelle le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian répond: «La commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, autorité administrative indépendante, encadrera le recueil de données de connexion et de géolocalisation

Lire aussi :
La loi sur l’espionnage en temps-réel des Français vient d’être validée

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5-L’improvisation fiscale, ou l’art de saborder les entreprises
29 décembre 2013

Nuits blanches en perspective pour les informaticiens et les gestionnaires de paye...

impots

La législation fiscale prévoit que la cotisation du régime prévoyance des salariés, prise en charge par l’employeur, soit incluse dans leur base imposable. C’est une forme d’augmentation d’impôt déguisée dont nous avons, hélas, l’habitude.

Là où les choses se compliquent, c’est que cette nouvelle ponction ne s’appliquera pas le 1er janvier 2014 mais avec un effet rétroactif sur 2013 (ben voyons !). Bien entendu, un recours devant le Conseil constitutionnel a été introduit et le verdict n’est pas encore tombé.

Les entreprises ou leur expert-comptable doivent déposer le 31 janvier 2014, auprès des administrations, les bases imposables de leurs salariés qui sont, de fait, le cumul des payes établies en 2013, mais elles ne savent pas si ces bases doivent être modifiées ou non. Imaginons que le verdict soit défavorable aux entreprises et tombe le 6 janvier : c’est seulement à partir de cette date que les informaticiens vont devoir « plancher » pour rectifier dans l’urgence leur progiciels avec le risque de bugs en découlant.

Nuits blanches en perspective pour les informaticiens et les gestionnaires de paye et sanctions pour les employeurs de ces braves gens parce qu’ils n’auront pas respecté les 35 heures !

La France est sur un bateau ivre !!!

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6-Impôts : ce qui va changer pour les particuliers en 2014
LE MONDE | 30.12.2013

Le Parlement a voté définitivement, le 19 décembre, le budget 2014. Il prévoit 15 milliards d'euros d'économies et 3 milliards de hausse des prélèvements. Voici les principales mesures pour les ménages.

Avis d'impôt sur les revenus.
Avis d'impôt sur les revenus.

IMPÔT SUR LE REVENU
Indexation du barème Après deux années de gel, le barème de l'impôt sur le revenu va de nouveau être indexé sur le coût de la vie. La décote (remise d'impôt) bénéficiant aux premières tranches d'imposition va être élargie de 480 à 508 euros. Coût pour l'Etat : 900 millions.
Seuil relevé Le seuil du revenu fiscal de référence, qui conditionne plusieurs exonérations d'impôt (taxe d'habitation, CSG, redevance audiovisuelle…), va être relevé de 4 % pour un coût pour l'Etat d'environ 400 millions d'euros.

Complémentaires santé La participation de l'employeur aux contrats complémentaire santé sera soumise à l'impôt sur le revenu. La recette pour l'Etat est estimée à 960 millions d'euros et servira à financer l'élargissement de l'accès à la couverture-maladie universelle à 750 000 personnes supplémentaires.

Quotient familial Le plafond du quotient familial – mécanisme qui permet aux ménages imposables d'obtenir une réduction d'impôt en fonction de leurs revenus et du nombre d'enfants à charge –, dont bénéficient la moitié des foyers fiscaux, sera abaissé de 2 000 euros à 1 500 euros pour chaque demi-part. 13 % des foyers fiscaux ayant des enfants à charge sont concernés par la mesure. Gain : 1 milliard d'euros.
Frais de scolarité Les députés ont maintenu les avantages fiscaux sur les frais de scolarité pour les parents d'élèves du secondaire et d'étudiants que le gouvernement voulait initialement supprimer.

Pensions de retraites La majoration des pensions de retraite pour ceux qui ont eu au moins trois enfants sera désormais fiscalisée. Cette mesure doit rapporter 1,2 milliard d'euros afin de financer les régimes de base des retraites.

TVA
A compter du 1er janvier 2014, le taux de TVA normal passera de 19,6 % à 20 %, le taux intermédiaire (sur l'hôtellerie et la restauration notamment) de 7 % à 10 %.

Le taux réduit sur les produits de première nécessité sera maintenu à 5,5 %. La TVA sur certains travaux de rénovation thermique des logements et sur la construction et la rénovation de logements sociaux passe au taux réduit de 5,5 %. Il en est de même pour les tickets de cinéma et l'importation des œuvres d'art. Cette dernière mesure est compensée par un léger alourdissement de la taxation des plus-values sur la vente des œuvres d'art.

PLUS-VALUES IMMOBILIÈRES
La fiscalité sur les plus-values des cessions immobilières baisse. La cession d'une résidence secondaire est exonérée d'impôt, depuis le 1er septembre, au bout de vingt-deux ans contre trente ans. En outre, un abattement exceptionnel supplémentaire de 25 % s'applique aux cessions réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014.

Les abattements pour durée de détention sur les terrains à bâtir seront supprimés mais le régime d'abattement actuel continuera de s'appliquer de façon transitoire aux cessions pour lesquelles une promesse de vente aura été signée avant fin 2013 et avec un acte authentique de vente conclu avant le 1er juin 2014.

Fiscalité écologique
Une contribution climat énergie (CCE), autrement appelée «taxe carbone», est instaurée. Il s'agit d'augmenter progressivement les taxes intérieures sur la consommation des produits énergétiques polluants, les TIC, en fonction de leurs émissions de CO2. La mesure doit rapporter 340millions d'euros en 2014 avant de monter en puissance.

Le barème du malus automobile, qui augmente le prix d'achat des véhicules les plus polluants, est quant à lui modifié. Il est durci, à la fois par un abaissement du seuil de déclenchement du malus et par une augmentation des tarifs de chaque tranche.

Lire aussi :
Assurance-vie : pas de fichage en dessous de 7500 euros
Les Français lèguent 223 699 dollars
Immobilier : les nouvelles règles fiscales pour les acheteurs et les propriétaires

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7-La fiscalité sur les ventes d’or, de vins et d’œuvres d’art durcie
Par Thibault Lamy -  vendredi 13 décembre 2013

Les députés ont voté jeudi 12 décembre 2013 l'alourdissement de la fiscalité sur les plus-values de cessions de biens meubles. Quelle que soit la fiscalité choisie par le vendeur, les cessions d'or et d'œuvres d'art seront ainsi plus durement taxées.

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Objets de valeur, caves à vin, pièces ou lingots d'or... Tous ces produits vont être plus lourdement taxés à la revente à partir du 1er janvier 2014. Les députés ont voté en l'état l'article 11 bis du projet de loi de finances pour 2014 (PLF 2014) qui durcit le régime fiscal des plus-values sur les cessions de biens meubles, jeudi 12 décembre 2013. Cette mesure, qui avait fait l'objet d'un amendement de suppression de la part de l'UMP, va pénaliser de nombreux détenteurs d'œuvres d'art ou d'or physique. Jusqu'à présent, ces derniers bénéficiaient d'abattements pour durée de détention de 10% par an à compter de la troisième année ; les plus-values sur leurs ventes étaient ainsi exonérées de taxation forfaitaire (34,5%) au bout de douze ans.

L'article 11 bis du Budget pour 2014 abaisse cet avantage fiscal annuel de 10 à 5%. Traduction : il faudra désormais attendre 22 ans pour être exonéré de toute taxation. « Il s'agit d'harmoniser la durée de détention des biens meubles donnant droit à une exonération totale avec la durée de détention des biens immobiliers, a rappelé le rapporteur socialiste du Budget Christian Eckert. Ce sera désormais vingt-deux ans pour tout le monde », a-t-il tranché en réponse à la députée UMP du Haut-Rhin Arlette Grosskost qui arguait que « la durée de vie d'un bien meuble n'est pas la même que celle d'un bien immobilier ».

Tous les détenteurs d'or touchés
Elargie aux cessions d'or physique depuis 2006 pour les détenteurs du métal précieux pouvant justifier de la date d'acquisition et du prix, l'option pour la taxation des plus-values selon le régime des biens meubles va ainsi perdre de son attrait. Mais les autres propriétaires de la relique barbare vont également déchanter. L'article 11 ter du Budget 2014 relève également la taxe forfaitaire sur les métaux précieux de 7,5 à 10%, hors CRDS de 0,5%. Dès le 1er janvier, un vendeur devra donc s'acquitter d'une taxation forfaitaire de 10,5% sur le produit de la cession.

Enfin, la taxe forfaitaire sur les bijoux ou objets d'art est augmentée de 4,5 à 6%, soit à 6,5% CRDS incluse.
Quel que soit le mode de taxation choisie par les vendeurs d'or, ils seront donc plus lourdement taxés en 2014.

Lire aussi :
« La taxation de l’or devient confiscatoire »

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8-Immobilier de luxe : les acheteurs étrangers boudent encore la France
10/12/2013

Hôtels particuliers en plein cœur de Paris, somptueuses villas au bord de la mer, appartements ou chalets de prestige dans les stations de ski les plus réputées : en France, l’immobilier de luxe a longtemps attiré les acheteurs étrangers. Mais depuis quelques mois, ce marché n’est plus épargné par la crise. Les investisseurs étrangers, même s’ils restent présents, sont de plus en plus difficiles à attirer dans l’Hexagone.

Immobilier Luxe
France : les investisseurs étrangers tardent à revenir 

Malgré les difficultés que connaît le secteur de l’immobilier depuis quelques années, le marché de l’immobilier haut-de-gamme semblait plutôt bien résister, notamment grâce à la présence des acheteurs étrangers. Et pourtant, après avoir connu plusieurs vagues d’investisseurs étrangers – notamment Anglais, Sud-Américains et investisseurs venus des pays émergents – la France semble aujourd’hui moins attrayante pour ces acheteurs fortunés. 

2013 : une année difficile pour le marché de l’immobilier de luxe
A quelques jours de la fin de l’année, le bilan des professionnels de l’immobilier spécialisés dans les biens haut-de-gamme sont unanimes : l’année 2013 a été compliquée. On voit désormais se dessiner un marché à deux vitesses.

D’un côté, un marché des résidences secondaires, très prisées par les Français (et notamment les Parisiens), principalement dans les stations balnéaires huppées. Refroidis par une réforme de la fiscalité qui les inquiète et par la politique menée par le gouvernement en matière d’immobilier, ces acheteurs potentiels préfèrent attendre. 

De l’autre côté, un marché de biens de luxe très recherchés par les acheteurs étrangers : villas sur la Côte d’Azur, chalets à la montagne, appartements de prestige dans un quartier huppé de la capitale… Même si ce marché a connu une légère baisse, l’immobilier de luxe en France reste aux yeux des investisseurs étrangers un bon investissement sur le long terme.

Les biens les plus recherchés par les acheteurs étrangers
En 2013, l’agence immobilière Daniel Féau a vendu en moins de 6 semaines un hôtel particulier parisien de 2 600 m2 à une famille du Moyen-Orient, pour la somme de 44 millions d’euros. Une vente d’exception, qui traduit parfaitement les attentes de ces riches investisseurs étrangers.

Ainsi, les étrangers cherchent avant tout à acquérir des biens rares : les hôtels particuliers à Paris – peu fréquemment mis en vente – se vendent généralement très vite. Face à la pression fiscale qu’ils subissent, les propriétaires français sont de plus en plus nombreux à mettre sur le marché des biens d’exception. Les acheteurs étrangers ont ainsi plus de choix et deviennent de plus en plus exigeants : ils n’hésitent pas à négocier les prix de manière importante (de 15 % à 20 %).

Des investisseurs étrangers encore frileux
Spécialisé dans la vente de biens très haut de gamme, le groupe Emile Garcin vient d’annoncer un chiffre d’affaires en hausse de 4 % pour 2013. Et pourtant, cette hausse s’explique par l’augmentation des prix, et non par le retour des investisseurs étrangers. En effet, en 2010, les acheteurs étrangers représentaient 63 % de leur clientèle : aujourd’hui, ils ne représentent plus que 28 % des acheteurs…

Pourquoi les acheteurs étrangers rechignent-ils à investir en France ? En effet, contrairement aux propriétaires français, la fiscalité sur les plus-values n’est pas vraiment un problème pour eux, dans la mesure où ils réalisent le plus souvent des investissements à long terme. 

C’est certainement l’ambiance générale qui règne en France qui ne les incite pas à acheter en Métropole : en effet, voir de nombreux Français partir s’installer ailleurs n’encourage pas les investisseurs étrangers à venir en France.

Quelles prévisions pour 2014 ? Le marché du luxe devrait continuer à se maintenir au niveau actuel au premier trimestre 2014, notamment grâce à la baisse des prix. Les professionnels du secteur espèrent une reprise plus franche pour le 2e trimestre et un retour des acheteurs français, pour rassurer également les investisseurs étrangers.

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9-Placements : les bons choix pour 2014
Source : Capital.fr 26/12/2013

Fin de récession, nouveaux produits prometteurs... Nos conseils pour adapter votre ­stratégie à ce contexte porteur.

http://www.capital.fr/var/cap/storage/images/media/images/photo-v2-457x222/rea/argent-c-joerg-glaescher/10258364-1-fre-FR/argent-c-joerg-glaescher_paysage360.jpg

De refuge, ils n’en ont plus que le nom. Car du métal jaune (– 27% sur les onze premiers mois de l’année) à la pierre (la baisse des prix est enclenchée partout en France), les placements censés protéger l’épargne investie ont plutôt mal rempli leur mission en 2013. Même déception pour les détenteurs d’un Livret A, qui n’empochent plus que 1,25% ­depuis août, le plus bas rendement jamais affiché par ce produit… A l’inverse, les épargnants qui avaient accepté une dose de risque ont été plus que récompensés. Les investisseurs boursiers ont ainsi empoché 16% de gains sur la place de Paris, 24% à New York et jusqu’à 55% à Tokyo. Soit une deuxième année ­consécutive de plus-values.

Et pour l’an prochain ? Il y a fort à parier que les gagnants et les perdants seront les mêmes. Plombés par des taux d’intérêt au plancher, les livrets de trésorerie auront par exemple du mal à protéger l’épargne de l’inflation, pourtant en baisse. Il ne faudra donc laisser que le strict minimum sur ces produits sans risque.

En revanche, il y aura sans doute de jolis coups à jouer en Bourse. La reprise économique s’esquisse un peu partout et devrait atteindre 1,1% en 2014 en zone euro, 2,6% aux Etats-Unis et 3,6% au niveau mondial. De quoi soutenir les résultats des entreprises. Mais il ne faudrait pas que ce redémarrage soit trop fort non plus ! Car la Réserve fédérale américaine pourrait aussitôt décider de restreindre sa politique monétaire accommodante. Une décision redoutée des marchés financiers, qui provoquerait de gros remous.

Voilà pourquoi il faudra, au moins les premiers mois, se montrer ultra réactif, sans pour autant négliger d’autres bons plans, dans l’immobilier d’entreprise par exemple. Pour ne rater aucune de ces opportunités, lisez le guide “Spécial placements 2014” dans le magazine Capital n°268 . Qu’il s’agisse de préparer sa retraite, d’effacer ses impôts ou de transmettre un patrimoine, vous y trouverez le mode d’emploi détaillé de tous les produits du marché. Accompagné de leurs perspectives de gains, ainsi que de leur fiscalité mise à jour.

Certains devraient beaucoup faire parler d’eux. C’est en effet la bonne nouvelle de cette fin d’année : pour la première fois depuis 2003 et la création du Perp, deux nouveaux placements seront lancés dans les prochains mois. Le PEA-PME dès le 1er janvier, qui permettra de faire fructifier jusqu’à 75 000 euros en Bourse. Puis, au second semestre, les fonds Euro-croissance, proposés par les assureurs en complément du traditionnel fonds en euros. Attention toutefois : le capital investi sur le premier ne bénéficiera d’aucune garantie, tout comme celui placé sur les seconds, pendant les huit premières années. En contrepartie, ces produits permettront, sous condition, d’être exonéré d’impôts. Quand on vous dit que seul le risque paie…

Lire aussi :
"Le CAC 40 pourrait perdre près de 40% cette année"

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10-Les enfants d'immigrés réussissent-ils moins bien à l'école que les autres?
Par Timothé Goupil - publié le 02/09/2013

Contrairement à une idée reçue, les élèves issus de l'immigration, à milieu social équivalent, ont souvent de meilleurs résultats scolaires que les enfants de parents français.

Les enfants d'immigrés réussissent-ils moins bien à l'école que les autres?
Le capital intellectuel et culturel des parents influence les niveaux d'études.

La cité et le cliché. Ces deux-là s'attirent et se repoussent, comme un vieux couple qui se fait du mal. Selon un poncif dévastateur, les élèves issus de l'immigration réussiraient moins bien à l'école que ceux dont les parents sont français. Ils seraient plus assidus dans les halls d'immeubles que dans les salles de cours. Une première statistique brute fournie par l'Insee paraît confirmer ce décrochage : 61 % des enfants d'immigrés obtiennent le bac, contre 68 % pour les Français "de souche".

Une inégalité qui s'exprime d'abord dans la compréhension du système scolaire : "Les parents d'origine française connaissent bien mieux les rouages de l'Education nationale, et cela leur donne un avantage lors de l'orientation", explique Yaël Brinbaum, sociologue au Centre d'études de l'emploi et coauteure d'une étude de l'Institut national d'études démographiques (Ined) sur la réussite scolaire des enfants d'immigrés.

Des résultats souvent meilleurs à milieu social équivalent
Pays d'origine des parents
Réussite hommes
Réussite femmes
Espagne et Italie
- 20 %
- 10 %
Maroc et Tunisie
+ 20 %
+ 80 %
Algérie
+ 10 %
+ 10 %
Asie du Sud-Est
+ 70 %
+ 60 %
Autres pays européens
+ 40 %
+ 30 %

Ecart de probabilité d'obtenir le bac des enfants d'immigrés par rapport aux non-immigrés (issus d'un milieu social comparable) Source: INED

Mais, comme souvent en économie, il faut soulever le couvercle pour ne pas faire d'erreur d'interprétation. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l'origine sociale des descendants d'immigrés : 66 % ont au moins un parent ouvrier, contre seulement 39 % des enfants sans ascendance étrangère. Il faudrait donc comparer deux populations (immigrés et non-immigrés) issues des mêmes catégories socioprofessionnelles.

Un fils d'ouvrier immigré chez Renault avec un fils d'ouvrier agricole "de souche". Un enfant de cadre supérieur marocain avec une fille de dirigeante issue des beaux quartiers. Verdict : les inégalités scolaires tendent alors à disparaître, et parfois même s'inversent ! Le capital intellectuel et culturel des parents, si cher au sociologue Pierre Bourdieu, influence donc les niveaux d'études. Et peu importe l'origine des parents. Le social prime sur la provenance.

L'aspiration à l'ascension sociale compense les "dons acquis"
La preuve en chiffres, toujours sur la foi de l'Ined : à origine sociale équivalente, un garçon tunisien ou marocain a 20 % de chances de plus d'obtenir son bac que son camarade non immigré. Pour une fille, la probabilité de décrocher le diplôme monte même à 80 %. L'Asie du Sud-Est produit des prodiges qui surpassent facilement les Français d'origine.

"On focalise toujours sur les échecs, s'indigne Yaël Brinbaum, alors que les réussites sont nombreuses." Certaines populations rencontrent toutefois davantage de difficultés. Seulement un tiers des enfants d'immigrés turcs deviennent bacheliers, ce qui les place en situation de sous-réussite, tout comme les Algériens, les Sahéliens ou les Portugais. En cause, une orientation précoce vers des filières plus courtes dites qualifiantes.

La leçon : le déterminisme des origines n'existe pas, et les parents immigrés inculquent à leurs enfants des désirs de réussite comparables à ceux des non-immigrés : à la sortie du lycée, 86 % des jeunes issus de l'immigration envisagent des études supérieures, contre 77 % pour les autres élèves. Ces aspirations à la réussite et à l'ascension sociale compensent alors largement les très bourdieusiens "dons acquis", symboles d'une éducation fondée sur la transmission du capital culturel et non sur l'instruction.

Mais c'est ensuite que les choses se gâtent. Le système éducatif français, perçu comme un moyen d'intégration et de mobilité sociale pour les familles d'immigrés, laisse souvent les plus méritants sur leur faim. Une situation en partie due au marché du travail : "Il y a toujours des discriminations à l'embauche, rappelle Yaël Brinbaum. Le diplôme protège du chômage, mais l'accès à l'emploi est plus difficile que pour les jeunes Français d'origine." Si les inégalités scolaires s'estompent, la route vers l'équité est encore longue.

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11-Nouvel An : 1 067 véhicules incendiés, en baisse par rapport à l'an passé
01/01/2014

Le ministre de l'Intérieur a communiqué, mercredi, un bilan de 1 067 voitures brûlées au cours du réveillon de la Saint-Sylvestre, contre 1 193 un an plus tôt.

Un homme tient un feu d'artifice dans sa main, devant des voitures incendiées, le 1er janvier 2014, à Strasbourg (Bas-Rhin).
Un homme tient un feu d'artifice dans sa main, devant des voitures incendiées, le 1er janvier 2014, à Strasbourg (Bas-Rhin).

Un chiffre en baisse de 10,6% par rapport à l'an dernier. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé, mercredi 1er janvier, un nombre de 1 067 véhicules incendiés durant le réveillon de la Saint-Sylvestre. Le chiffre communiqué l'an passé par le ministre de l'Intérieur s'était élevé à 1 193 véhicules incendiés. Cinq policiers et gendarmes ont été blessés, soit deux de moins que l'année passée.

Le département de France métropolitaine le plus touché a été la Seine-Saint-Denis avec 80 véhicules incendiés (contre 83 en 2013). Les forces de l'ordre ont procédé à 322 interpellations dont 217 ont donné lieu à une garde à vue, des chiffres comparables à ceux de l'an dernier.

Un parc de véhicules Renault incendié
Dans le Haut-Rhin, au moins 24 voitures ont été incendiées, dont 14 à Mulhouse, selon le décompte de France 3 Alsace. Contrairement à l'an dernier, aucune émeute ou affrontement impliquant les forces de l'ordre n'ont été remarqués. "C'est la loi qui est la plus forte aujourd'hui à Mulhouse, pas les voyous", s'est félicité le maire UMP Jean Rottner.

Dans le Nord, un parc de véhicules d'un garage Renault a été incendié, mardi, dans la soirée, à Grande-Synthe. Une vingtaine de voitures ont brûlé, indique France 3 Nord-Pas-de-Calais, qui évoque la piste criminelle. Un autre incendie du même type avait déjà eu lieu en novembre. A Limoges (Haute-Vienne), trois voitures ont été incendiées, selon France 3 Limousin.

Lire aussi :
1 067 voitures brûlées. C’est bien, on est content !
Nuit du nouvel an : sept morts, dont trois poignardés

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12-La France a augmenté ses ventes d’armes de près de 30%
août 24th, 2013

La France est le 4e pays exportateur d’armement dans le monde, avec 8,5 % du marché mondial.

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Les exportations françaises d’armement se sont élevées à 6,5 milliards d’euros en 2011, soit une hausse de 27 % par rapport à 2010, selon le rapport annuel au Parlement, qui a été présenté jeudi 22 novembre par le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, aux députés des commissions de la défense et des affaires étrangères. 5,11 milliards avaient été enregistrés en 2010. Si le niveau historique de 2009 (8,16 milliards) n’est pas retrouvé, la France se maintient à la quatrième place des pays exportateurs dans le monde.

Derrière le Royaume-Uni et devant Israël
Sur la période 2006-2011, la France a conservé 8,5 % de parts de marché, derrière les États-Unis (44 %), la Russie (14 %), le Royaume-Uni (11 %), et devant Israël (5,5 %). Les autres gros exportateurs européens sont l’Allemagne (3,9 %) et l’Italie (3,6 %).
La région Asie-Pacifique a absorbé, l’année dernière, 42 % des exportations françaises, grâce notamment aux commandes d’équipements passés par l’Inde, pour moderniser ses 51 avions de combat Mirage 2000, et par la Malaisie, pour ses blindés. Le Moyen-Orient (avec surtout les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite) a été la deuxième destination des exportations françaises. De nombreux pays émergents se profilent, par ailleurs, en futurs exportateurs concurrents, comme la Corée du Sud, la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Inde.

Le secteur représente 165 000 emplois en France
Le ministre a souligné l’importance des exportations d’armements pour l’industrie et pour l’autonomie stratégique de la défense. Le secteur représente 165000 emplois en France et réalise chaque année un chiffre d’affaires de 16 milliards d’euros. Il permet aussi un armement diversifié des trois armées (terre, air, marine). Jean-Yves Le Drian devrait rendre public, en fin d’année, un plan de soutien aux petites et moyennes entreprises travaillant pour la défense.

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13-Un immolé par le feu en France tous les 15 jours
déc 18th, 2013

Le 17 décembre 2010, le jeune Tunisien Mohamed Bouazizi s’immolait par le feu devant la préfecture de Sidi Bouzid, un geste de dénonciation qui déclencha la révolution contre le régime de Ben Ali. Dans les pays du Maghreb, au Tibet ou au Vietnam, la suppression de soi par consumation est bien souvent, depuis des décennies, une protestation contre l’oppression politique. Mais pas seulement.

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A l’issue de deux ans d’enquête, le photographe Samuel Bollendorff et la journaliste Olivia Colo, auteurs du webdocumentaire « Le Grand Incendie », diffusé lundi 16 décembre sur les sites Internet de Francetvinfo et du Monde, ont recensé toutes les immolations survenues en France depuis 2011. Décompte glaçant. Tous les quinze jours en moyenne, une personne s’immole par le feu dans un lieu public. Samuel Bollendorff et Olivia Colo ont retenu sept histoires. Pour chacune, ils ont retrouvé les témoins, écouté les proches et les collègues, photographié les lieux du drame.

Cadre, chômeur, infirmier, professeur… Ils ont mis fin ou tenté de mettre fin à leurs jours sur le parking de leur entreprise, dans la cour de leur lycée, devant Pôle emploi ou la caisse d’allocations familiale. Des lieux de vie ou de travail. Des lieux banals pour un acte qui ne l’est pas. En exposant leur désespoir, causé par des pressions morales, professionnelles ou sociales, ces femmes et hommes prennent à témoin la société tout entière.

A Saint-Clair-du-Rhône (Isère), où Éric C., cadre chez GDF Suez, s’est immolé par le feu le 14 mai 2011. Il a survécu à ses blessures.<br />

« Je veux arrêter le regard, qu’il ne glisse pas, qu’il travaille », aime répéter le photographe Samuel Bollendorff qui multiplie les études de fond. En 2004, à la Maison des métallos, à Paris, il réunit deux sujets sous le titre « Silence » : six ans de travail à photographier dans les hôpitaux français, et deux ans à faire le portrait de malades du sida, au Malawi, en Ouganda, en Russie et au Brésil. En 2008, c’est la face noire du développement de la Chine qu’il cerne en images. Chaque fois, Bollendorff part de cas précis pour aller plus loin : donner à réfléchir sur la société. C’est la leçon du « Grand Incendie ».

Le webdocumentaire « Le Grand Incendie » est également disponible sur www.legrandincendie.fr

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14-Pollution – 16,5 ans d’espérance de vie perdue pour Lyon , Strasbourg, Lille ou Paris
sept 11th, 2013

16,5 ans: c’est le nombre moyen d’années de vie qu’un Lyonnais de trente ans pourrait gagner si la ville était moins polluée. Voilà ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Institut national de veille sanitaire (INVS). Sur les neuf villes étudiées en France, Lyon se situe au même niveau que Strasbourg, Lille ou Paris.

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Seule Marseille présente une situation plus préoccupante (18 années perdues).
La semaine dernière, la Commission européenne a d’ailleurs menacé la France de représailles si elle ne mettait pas rapidement en place des plans de lutte contre la pollution de l’air, notamment contre les particules fines.

Il serait temps. La lecture du dernier rapport d’Air Rhône-Alpes, l’organisme  chargé d’analyser la qualité de l’air dans la région, donne des frissons: le seuil d’alerte en concentration de particules fines (50mg/m3) à Lyon est dépassé près de 90 jours par an.
Maigre consolation: Air Rhône-Alpes prévoit une réduction de ce type de polluant de 30 % d’ici à… 2030.

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15-Cinq choses à savoir sur la laïcité au travail
Le Point.fr - Publié le 26/12/2013 à 09:15

L'Observatoire de la laïcité a publié un guide à destination des entreprises pour éclaircir la place et les limites de la religion au travail. Salutaire.

http://www.lepoint.fr/images/2013/12/26/sipa-2285784-jpg_1977799.JPG
Manuel Valls assiste à la première remise du diplôme universitaire "Religion, liberté religieuse et laïcité".

"Il n'y a pas besoin d'une nouvelle loi sur la laïcité. Par contre, beaucoup de gens sont un peu perdus", estime Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité. "Les gens restent attachés aux deux principes de base. Celui de la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, d'exprimer ses convictions religieuses ou philosophiques, dans la limite où cela n'entrave pas les libertés du voisin. Et d'autre part la neutralité et l'indépendance de l'État", poursuit-il. L'Observatoire de la laïcité vient de publier un guide pratique intitulé "La gestion du fait religieux dans l'entreprise privée". Que peut-on faire ou ne pas faire ? Quels sont les interdits posés par la religion et comment s'accommode-t-elle du monde de l'entreprise ? Le Point.fr vous propose d'y répondre en 5 points.

1. Religion et offre d'emploi ne font pas bon ménage
C'est le Code du travail qui l'affirme : "Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement [...] en raison de ses convictions religieuses" (article L. 1132-1). En clair : aucune offre d'emploi ne peut comporter de référence à la religion. Lors de l'entretien d'embauche, l'employeur n'a pas non plus le droit d'interroger un candidat sur ce sujet. En revanche, "il n'est pas interdit à un candidat de participer à un recrutement avec un signe religieux", explique le guide de l'Observatoire de la laïcité. Illustration du phénomène : en juin dernier, le patron juif d'une petite entreprise de Montreuil a été condamné à 5 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bobigny. Sur l'annonce qu'il avait publiée sur Pôle emploi, il précisait qu'il ne voulait pas "par précaution" de candidats maghrébins "afin d'éviter les tensions".

2. En matière de religion, le client n'est pas roi
Les clients ou d'autres travailleurs de l'entreprise exigent que leurs collègues aient la même religion qu'eux ? Ils n'en ont évidemment pas le droit ! Dans les années 90, le Royaume-Uni justifiait l'exclusion systématique des homosexuels de l'armée par l'homophobie régnant au sein du corps militaire. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), dans l'arrêt Smith and Grady rendu en 1999, a considéré que les attitudes homophobes au sein de l'armée correspondent aux préjugés d'une majorité hétérosexuelle. Et qu'elles ne peuvent donc pas justifier une exclusion. Cette jurisprudence de la CEDH est également valable pour les discriminations religieuses. "La volonté de répondre à la préférence discriminatoire des clients ou d'autres travailleurs ne peut pas être acceptée comme objectif légitime", note la Cour.
En revanche, certains intérêts commerciaux peuvent justifier des restrictions. Certes, l'entreprise ne peut pas se réclamer d'une "image de neutralité" pour demander au salarié de porter une "tenue neutre". Mais le contact avec la clientèle oblige parfois à des interdictions. En 1997, la cour d'appel de Saint-Denis de La Réunion a admis le licenciement d'une vendeuse d'articles de mode féminins, car elle portait un voile islamique et ne reflétait donc pas l'image que la société souhaitait donner d'elle.

3. Lorsque pratiquer son culte entraîne un danger
Des limites à la liberté de manifester ses convictions existent s'il y a un risque pour la sécurité au travail. C'est par exemple l'hypothèse d'un maçon qui refuserait de porter un casque de protection sur un chantier au motif que ses convictions religieuses lui interdisent de se couper les cheveux. Ce peut être également un machiniste qui "refuse de tailler ou de protéger sa barbe" ou encore d'un chimiste qui "refuse d'ôter son foulard", explique l'Observatoire de la laïcité. Les convictions religieuses peuvent parfois entraîner également un danger pour la santé de la personne. Le cas emblématique, cité maintes fois par les médias, est celui d'une salariée qui refuse la visite médicale au motif que sa religion lui interdit de se dévêtir devant une personne de sexe opposé.

4. Quand la religion empêche le bon fonctionnement de l'entreprise
L'organisation du travail implique parfois d'importantes restrictions. L'employé est alors tenu de se conformer à la grille horaire qui lui est imposée, mais également aux lieux de travail et aux techniques professionnelles utilisées. Si l'uniforme est obligatoire, aucune dérogation ne sera possible. C'est l'hypothèse où un salarié d'une boucherie refuserait d'être en contact avec du porc, ou encore si un homme refusait d'être sous l'autorité d'une femme au nom de ses convictions religieuses. Des restrictions sont également possibles lorsque les cultes de chacun empêchent les salariés d'être traités de la même façon, entraînant par là même une inégalité des conditions de travail. Dans un arrêt de 1981, la Cour de cassation a jugé que l'employeur peut refuser des demandes d'absences liées aux fêtes religieuses si la présence de l'employé est impérative à la bonne marche de l'entreprise.

5. Mieux vaut ne pas trop parler religion au boulot
Les salariés peuvent avoir entre eux des discussions religieuses. De la même façon, ils peuvent, tant que l'organisation du travail le permet, porter certains vêtements (foulard, kippa, turban...). Mais ils ne peuvent pas faire de prosélytisme ou exercer de pression sur leurs collègues visant à les convertir ou à adopter un culte particulier. "Ce sont des cas marginaux, c'est vrai, mais on doit avancer sur la question. Dans le guide, nous citons notamment le cas d'un animateur de centre de loisirs qui utilisait ses fonctions pour distribuer des prospectus des témoins de Jéhovah, explique Jean-Louis Bianco. Il y a parfois des gens dont la tenue est complètement neutre, mais qui exercent une pression morale sur leurs collègues de travail."

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16-Grande mosquée de Paris : casées au sous-sol, les femmes se révoltent
mardi 24 décembre 2013

Un groupe de femmes musulmanes organise sa révolte contre la récente décision de la Grande mosquée de Paris d’interdire l’accès à la salle de prière aux femmes. Ces dernières doivent désormais prier dans un "sous-sol" aménagé.

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Les responsables de la Grande mosquée de Paris ont décidé de délocaliser l’espace de prière dédié aux femmes… Au sous-sol de la mosquée ! A l’accoutumée, les musulmanes avaient accès à la salle commune, derrière un rideau les séparant des hommes, comme le veut la tradition musulmane qui n’autorise pas le mélange des sexes.

Samedi, une douzaine de femmes, opposées à cette décision prise il y a plusieurs semaines, ont mené une opération coup de poing en tentant d’accéder à la principale salle de prière, mais des agents de la sécurité et des fidèles les en ont empêchées.

Les membres du collectif "Les femmes à la mosquée" dénoncent une « décision arbitraire de reléguer » les femmes « au sous-sol » de ce lieu de culte. L’une d’entre elles, Ndella Paye, affirme avoir été victime d’un déchaînement de violence ». Cette dernière était ce lundi l’invitée du talk-show de Beur FM « Les Zinformés », présenté par Abdelkrim Branine. Cette dernière témoigne : « Je me suis faufilée, j’ai forcé la porte d’entrée, j’ai pu rentrer, mais une vingtaine d’hommes, voire une trentaine, se sont jetés sur moi pour essayer de me sortir avec une telle violence ».

La Grande mosquée de Paris justifie sa décision prise « devant l’affluence croissante de fidèles », d’après un communiqué. Les responsables de la Grande mosquée ont indiqué avoir eu affaire à un « groupuscule » de féministes. Une déclaration qui fait sourire Ndella Paye, qui affirme n’appartenir à aucun mouvement féministe, et qui réclame simplement le droit de prier dans la salle commune, comme c’était le cas au temps du prophète Mohammed, affirme-t-elle.

Certains affirment que la décision de la Grande mosquée ne fait que nourrir le climat « islamophobe » qui règne en France et donne une occasion aux détracteurs de l’islam de jeter une nouvelle pierre sur cette religion.

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17-Le Siècle, club très sélect des élites françaises, déménage
déc 23rd, 2013

Le plus célèbre des clubs privés quitte l’Automobile Club de France pour le Cercle de l’Union interalliée.

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C’est la fin d’une époque au Siècle. L’association la plus célèbre des élites politiques, économiques et médiatiques de France a organisé mercredi 18 décembre son dernier dîner à l’Automobile Club de France, place de la Concorde, à Paris, où elle avait pris l’habitude de se réunir, une fois par mois (en général le dernier mercredi du mois), depuis une trentaine d’années. 

En janvier, elle prendra ses quartiers dans un autre club privé, l’un des plus chics et prisés de la capitale: le Cercle de l’Union interalliée, au 33 rue du Faubourg Saint-Honoré, juste à côté de l’Elysée. Dans cet écrin magnifique et un brin suranné, au coeur des beaux quartiers du « Tout-Paris », les hommes, très largement majoritaires, ne peuvent pénétrer qu’avec une cravate autour du cou et les jeans sont proscrits. 
« Nous étions arrivés en fin de contrat avec l’Automobile Club de France (ACF) », explique Etienne Lacour, le secrétaire général du Siècle, par ailleurs directeur général délégué de la Société générale de presse, qui édite notamment la Correspondance de la presse et le Bulletin quotidien. « Il n’y a aucun conflit avec l’ACF, nous restons en bons termes, assure-t-il. Mais nous avons considéré que les conditions proposées par l’Interallié étaient plus intéressantes. »

Selon l’un des participants aux dîners du Siècle, qui dit s’y ennuyer souvent, les organisateurs n’étaient pourtant plus satisfaits par la qualité de la réception à l’ACF. La nourriture, apparemment, laissait à désirer, malgré les 75 euros que devaient débourser les membres pour le repas.

Un club présidé par Nicole Notat et Denis Olivennes
Le Siècle a été fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, fondateur de la Société générale de presse, avec l’ambition proclamée « d’organiser et de favoriser la rencontre de celles et ceux qui sont particulièrement attentifs à la vie publique »… Au 1er janvier 2013, il comptait 576 membres, réglant une cotisation annuelle de 160 euros, et 168 invités, en attente de cooptation. Plusieurs listes de ses membres supposés ont été publiées ces dernières années.

L’association est actuellement présidée par l’ex-dirigeante syndicale Nicole Notat. Le patron de Lagardère Active, Denis Olivennes, est vice-président et Patricia Barbizet, directrice générale d’Artemis, est trésorière. Parmi les membres du conseil d’administration, on trouve actuellement Jean-Pierre Jouyet, le président de la Caisse des dépôts, Alexandre de Juniac, patron d’Air France-KLM et Véronique Morali, la présidente de Fimalac Développement.

En 2011, le directeur du Nouvel observateur, Laurent Joffrin, avait « confessé » être « un ancien enfant du Siècle » dans l’un de ses éditoriaux. « Le rituel est immuable depuis la IVe République, écrivait-il. Un verre de champagne dans la grande salle qui donne sur l’Obélisque, un dîner médiocre autour de tables rondes servies dans un vaste salon désuet pour 200 personnes. Un ‘chef de table’ anime la conversation. Certaines sont assommantes et font un cours de Sciences-Po; d’autres sont plus libres et pimentent l’ordre du jour de rumeurs sulfureuses ou d’indiscrétions. Peu de femmes, presque pas de membres des ‘minorités visibles’, une troupe aimable et diserte d’hommes blancs le plus souvent chauves et replets, qui tiennent entre leurs mains le devenir de la société française. L’extrême-gauche y voit l’antre mystérieux d’un complot contre le peuple, le quartier général du libéralisme à la française. En fait, il ne s’y passe rien de précis sinon une chose: la reconnaissance mutuelle des puissants, la légitimation d’un pouvoir, la discrète consécration d’une influence générale sur la direction du pays. (…) Tout le monde se sépare à 23 heures, avec sous le bras la liste des invités agrémentée de leur numéro de téléphone direct, sésame pour se constituer un réseau, ce qui est la vraie fonction pratique du Siècle. » 

Lire aussi :
Les 6 mensonges des élites françaises bien plus graves que tous ceux sur les comptes à l’étranger de Cahuzac et cie
Karen Hudes employée de la Banque mondiale, révèle comment l’élite dirige le monde

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18-Entreprises: les défaillances atteignent un niveau « historiquement élevé » (Coface)
nov 21st, 2013

Entre novembre 2012 et octobre 2013, le nombre de défaillances recensé en France par la Coface s’élève à 62.431. Ce niveau menace près de 200.000 emplois.

faillite-defaillance

62.500. Il s’agit du nombre du nombre de défaillances d’entreprises en France en 2013, selon les estimations de l’établissement d’assurance-crédit Coface. Un niveau « historiquement élevé » pour une année calendaire. Pour rappel, le nombre de défaillance s’était élevé à 60.500 en 2012. 

Un troisième trimestre qui ressemblerait « de manière préoccupante » à la même période en 2009
Coface, qui juge que le troisième trimestre 2013 « ressemble de manière préoccupante » à la même période en 2009, qui avait marqué le pic de la crise pour les entreprises françaises, a prévenu qu’en 2014, le chiffre devrait « se stabiliser » au niveau « très élevé » de 62.000 défaillances.
Coface précise dans son communiqué qu’entre novembre 2012 et octobre 2013, sur douze mois cumulés, le nombre de défaillances recensé a été de 62.431, soit une hausse de 4,3%, et un chiffre qui correspond à 196.564 emplois menacés.

Les PME en première ligne
La société explique que les PME sont en première ligne face au phénomène, constatant « un retour à une situation plus traditionnelle des défaillances françaises« , avec un plus grand nombre d’entreprises touchées, mais un coût financier ainsi qu’un impact en termes d’emploi orientés plutôt à la baisse.
Derrière ces tendances générales, Coface discerne toutefois des différences selon les secteurs. Ainsi, « la construction, la distribution et le textile-habillement continuent d’être porteurs de risques » et pèsent pour la moitié environ des défaillances.

Une explosion  des défaillances en « nombre et en coût« dans le textile-habillement et dans la distribution
Coface constate en particulier une explosion « en nombre et en coût » des défaillances dans le textile-habillement et la distribution, à cause de la consommation déprimée. Au contraire, la situation s’améliore un peu pour quelques secteurs industriels, dont la chimie, qui n’a pas connu de nouvelle défaillance majeure comme celle de Petroplus, ou le papier-bois.

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19-Dieudonné : L'Intérieur veut interdire les réunions publiques de l'humoriste
Vendredi 27 décembre 2013 11:32

Le ministre de l'Intérieur condamne "avec fermeté les propos racistes et antisémites" de Dieudonné M'Bala M'Bala, rappelant notamment qu'il s'en est récemment pris au journaliste Patrick Cohen. Un récent reportage sur France 2 montrait Dieudonné s'en prendre au journaliste de France Inter, lors d'un spectacle à Paris.

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Les résidents de la place Beauvau a décidé d'étudier "toutes les voies juridiques" pour interdire les "réunions publiques" de l'humoriste Dieudonné.

Les résidents de la place Beauvau a décidé d'étudier "toutes les voies juridiques" pour interdire les "réunions publiques" de l'humoriste Dieudonné, qui "n'appartiennent plus à la dimension créative mais contribuent (...) à accroître les risques de troubles à l'ordre public", a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.

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20-Michel Ancel : ce français de Monaco qui a surpassé le créateur de Mario
Play SESSION – ven. 13 déc. 2013

Il ne l’a jamais nié : Shigeru Miyamoto a toujours été un des ses modèles. Il faut dire qu’à l’époque où Michel Ancel a commencé à s’intéresser aux jeux vidéo, il n’y avait guère de formations. Cela n’a pas empêché cet homme aux faux-airs de Franck Dubosc de devenir l’un des créatifs les plus importants de l’industrie. Et d’égaler voire dépasser son maître.

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Michel Ancel, tout juste décoré de l’Ordre des Arts et des Lettres, en mars 2006

Né à Monaco en 1972, avec une jeunesse placée sous le signe du voyage (son père étant militaire), il se lance assez jeune dans la conception de démos graphiques. Et, à seize ans, il intéresse la société Ubisoft. Il devient graphiste indépendant pour celle-ci après avoir quitté le lycée en première. Il ne la quittera jamais. Après avoir fait ses classes sur les développements de The Intruder et The Teller, Ancel va, à vingt ans seulement, devenir salarié et se retrouver en charge d’un projet. Il s’agit du jeu de plate-forme Rayman, qui sortira en 1995 sur PlayStation, Saturn et Jaguar et rencontrera un succès autant critique que commercial.

Après deux suites aux aventures de ce personnage au gros nez et dépourvu de membres, pas loin d’égaler celle de Super Mario en qualité, il va se pencher sur son projet le plus ambitieux : Beyond Good & Evil. Un jeu d’action-aventure futuriste avec un arrière-goût de Zelda, dans lequel on incarne une journaliste luttant contre une invasion extra-terrestre. Profitant d’une esthétique et d’un game design qui font l’unanimité, le titre ne se vend pas très bien. Ce qui retarde l’idée initiale d’une trilogie.

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1-Beyond Good & Evil, un grand jeu paru en 2003, est considéré comme le Zelda français.
2-Les Lapins Crétins, débarqués il y a peu au Futuroscope, sont nés griffonnés …

Reste que cela va lui ouvrir les portes d’une adaptation : celle du King Kong de Peter Jackson. Le cinéaste se révèle en effet un fan de BG&E. Ancel va proposer un jeu d’action en vue subjective splendide, une expérience intense et immersive. Mais son plus gros coup interviendra en 2006, année où il reçoit la médaille de l’Ordre des Arts et des Lettres. Une esquisse sur un coin de table va se transformer en véritable raz-de-marée : les Lapins Crétins, bestioles ridicules naissent de son imagination. Leur célébrité dépasse largement le cadre du jeu vidéo.

Rayman Origins (2011) et Rayman Legends (2013) lui ont permis de démontrer son habileté à produire des jeux de plate-forme en 2D toujours plus ingénieux et barrés, surpassant un plombier moustachu qui semble piétiner depuis quelque temps. La prochaine étape ? Probablement la suite Beyond Good Evil, officialisée en 2008 et mise de côté pour des raisons technologiques, qui pourrait bien jouer dans la même cour qu’une licence princière de Nintendo...

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