jeudi 7 août 2014

FB le trouve trop long.......




1-La somalisation du ciel
2-Pourquoi y a-t-il 2,2 milliards de pauvres dans le monde ?
3-700 millions de femmes mariées de force dans le monde
4-Paul Craig Roberts : la guerre est en train d’arriver (War is coming)
5-Est-ce le début d'une nouvelle guerre froide avec la Russie ?
6-La Russie lance des exercices militaires le long de la frontière avec l'Ukraine
7-Les étasuniens confèrent le statut d’allié à la junte nazi au pouvoir à Kiev et ils leur donnent l’arsenal nucléaire ! Allons-nous à marche forcée vers la guerre nucléaire ?
8-L'Etat islamique s'empare du principal barrage irakien
9-Snowden : « Baghdadi » a subi une formation de la part du Mossad
10-L'éradication d'une civilisation
11-Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable
12-Espionnage, armes et argent frais : comment les Etats-Unis aident Israël
13-Gaza : les Etats-Unis réapprovisionnent Israël en munitions
14-Liban: violents combats entre l'armée et les jihadistes syriens près d'Aarsal
15-Les Etats-Unis ont "torturé des gens" après le 11-Septembre
16-Ebola : un médecin infecté est arrivé aux Etats-Unis pour se faire soigner
17-Virus Ebola : des spécialistes exhortent l'OMS à autoriser un traitement expérimental
18-L'Argentine est en défaut de paiement
19-Sida: 25 délégués à la conférence internationale en Australie demandent l'asile
20-Hypothèse d’attaque de Diego Garcia par le vol MH370 de la Malaysian Airlines

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1-La somalisation du ciel
Paru dans L'Express | Publié dans Géopolitique - 21 juillet 2014

L’épouvantable tragédie qui vient de se dérouler dans le ciel de l’Ukraine pousse à réfléchir à de très nombreuses dimensions de l’avenir du monde.

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Jacques Attali, essayiste, président de Planet Finance

Elle confirme d’abord la probabilité du scénario du pire, celui d’un monde sans règle, sans gendarme, dominé par des bandes, politiques ou criminelles. Un monde sans Etat, dont j’ai déjà expliqué ici qu’il ressemblerait à la Somalie, pays sans Etat depuis plus de 20 ans, submergé de seigneurs de la guerre, de prêcheurs de toutes fois et de criminels en tout genre. La « somalisation » est la forme cauchemardesque de la globalisation, quand celle-ci s’installe sans règle de droit, sans police ni justice.

C’est bien ce qui se passe aujourd’hui, jusque dans une région qu’on pensait préservée, parce qu’elle est au cœur de l’Europe, l’Ukraine, où des bandes rivales s’opposent, sans que ni l’Etat ukrainien, ni les institutions internationales compétentes, de l’OSCE à la BERD, du Conseil de l’Europe à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ne puissent s’y opposer.

La destruction par un missile d’un avion de ligne volant en haute altitude montre que la somalisation, l’anarchie, n’est limitée par rien. Après avoir atteint la mer, au large des côtes somaliennes, elle atteint le ciel, au-dessus de l’Ukraine. On peut craindre que, désormais, aucun avion de ligne ne soit plus à l’abri nulle part au monde. Et d’abord aux abords des aéroports de l’Afrique, où prolifèrent les missiles sol-air à courte portée, depuis l’imprudente action franco-anglaise en Libye. Ces armes de mort peuvent être tirées d’une maison voisine de tout aéroport sur un avion en approche. Si cela se produit une seule fois, ce serait un formidable coup porté à l’économie mondiale. Non seulement aux fabricants d’avions, aux compagnies aériennes, mais aussi à tout le commerce de haute valeur ajoutée, à tous les échanges d’affaires et intellectuels, à tout le tourisme, qui n’existeraient pas sans le transport aérien.

Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable.

Il faut d’urgence en tirer cinq conséquences, pour lancer cinq actions. Elles supposent une mobilisation planétaire des grands pays. Elles sont possibles.
1. Mettre en place d’urgence une réglementation très rigoureuse et planétaire des routes aériennes, qui s’imposerait à toutes les compagnies aériennes. Il serait fou qu’on puisse le faire pour le football et pas pour la sécurité.
2. Lancer une vaste campagne, politique, financière, militaire, pour récupérer tous les missiles sol-air qui sont encore dispersés entre des mains privées à travers le monde. On l’a fait pour d’autres armes, avec succès.
3. Plus généralement, mettre au ban des nations tout pays qui vendrait de telles armes à des mouvements séparatistes ou des marchands privés.
Puis, plus spécifiquement, pour l’Europe :
4. Renforcer les institutions (de la BERD à l’OSCE en passant par le Conseil de l’Europe) qui rassemblent tous les Européens, c’est-à-dire les membres de l’Union européenne, les Turcs, les Russes et les Ukrainiens.
5. Mettre en place une organisation sérieuse de la sécurité en Europe rassemblant tous ces pays, sans être pour autant inféodée aux Etats-Unis, dont les intérêts sont différents.

Je sais qu’une fois de plus, rien de tout cela ne sera fait. Sauf, peut-être, une fois de plus, après la catastrophe, et pas à la place.


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2-Pourquoi y a-t-il 2,2 milliards de pauvres dans le monde ?
Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters | 24.07.2014

Crises financières, catastrophes naturelles et politiques publiques inefficaces risquent de faire croître la pauvreté dans le monde alors que plus de 2,2 milliards d'hommes et de femmes, soit près d'un tiers de l'humanité, sont déjà concernés ou sont en passe de l'être.

La pauvreté risque d'augmenter au gré des crises financières et catastrophes naturelles, a averti l'ONU jeudi.
La pauvreté risque d'augmenter au gré des crises financières et catastrophes naturelles, a averti l'ONU jeudi.

C'est ce dont s'alarme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans son rapport 2014 rendu public jeudi 24 juillet, citant notamment le prix des denrées alimentaires et les conflits violents comme autres sources aggravantes de la pauvreté.

Parmi les chiffres chocs contenus dans ce rapport :
  • 1,2 milliard de personnes vivent avec l'équivalent de 1,25 dollar ou moins par jour. 
  • 1,5 milliard de personnes réparties dans 91 pays en voie de développement vivent « en siuation de pauvreté marquée par des carences cumulées en matière de santé, d'éducation et de niveau de vie », 
  • 800 millions de personnes sont à la lisière de la pauvreté.

CERCLE VICIEUX
Le PNUD insiste sur le cercle vicieux que constitue la pauvreté, synonyme de chômage, lui-même souvent accompagné d'un accroissement de la criminalité, de la violence, de la consommation de drogue et de suicides.
Et même si globalement la pauvreté recule dans le monde, le PNUD met en garde contre les inégalités croissantes ainsi que des « vulnérabilités structurelles » qui persistent.

« Eliminer l'extrême pauvreté n'est pas seulement arriver à zéro, encore faut-il rester à ce niveau. Il faut spécifiquement protéger celles et ceux qui sont menacés par des catastrophes naturelles, des changements climatiques ou des chocs financiers.
Mettre au cœur de notre agenda de développement la réduction de ces vulnérabilités constitue le seul moyen de s'assurer que le progrès est résilient et durable. Assurer une protection sociale de base aux pauvres du monde entier coûterait moins de 2 % du PIB mondial. »

« Une protection sociale de base est abordable tant que les pays à faible revenu redistribuent des fonds et accroissent leurs ressources internes, et ce avec l'appui de la communauté des donateurs internationaux ».

« La plupart des problèmes sont le résultat de réformes inadéquates et d'institutions peu performantes », conclut Khalid Malik, principal auteur de l'étude, qui note également qu'actuellement, les 85 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres.

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3-700 millions de femmes mariées de force dans le monde
mercredi 23 juillet 2014

Plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées de force alors qu’elles étaient enfants, selon le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef).

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Un véritable drame ! Plus de 700 millions de femmes dans le monde ont été mariées de force alors qu’elles étaient enfants, a dénoncé mardi l’Unicef qui a organisé à Londres une conférence sur la lutte contre les mariages forcés et l’excision. Cette conférence internationale baptisée "Girl Summit 2014", coorganisée avec le Premier ministre britannique David Cameron, est la première du genre.

L’objectif de cette conférence est également de rallier des soutiens à travers le monde afin de mettre un terme aux mariages forcés et à l’excision, qui touche plus de 130 millions de femmes et de fillettes dans le monde. « Notre objectif est d’interdire les mutilations génitales et les mariages forcés partout et pour tout le monde, et de le faire pour la génération actuelle », a déclaré David Cameron lors de la conférence. Père de deux filles, le chef du gouvernement britannique a ajouté qu’il souhaitait qu’elles « aient les mêmes opportunités » que son fils.

La situation de certaines femmes dans le monde est alarmante. Selon de nouveaux chiffres de l’organisation onusienne, parmi les 700 millions de femmes victimes de mariage forcé, plus d’une sur trois (250 millions) ont été mariées alors qu’elles n’avaient pas 15 ans. Près de la moitié des mariages forcés ont eu lieu en Asie du sud, selon le rapport, essentiellement en Inde (33%). « Nous ne devons pas suivre des traditions qui vont à l’encontre des droits de l’Homme », a déclaré pour sa part la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, qui milite pour l’éducation dans le monde après avoir échappé à une tentative d’assassinat des talibans.

De même, la question des mutilations génitales a été évoquée lors de la conférence. Elles sont particulièrement pratiquées dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, touchant 91% des femmes âgées de 15 à 49 ans en Egypte, selon l’Unicef. Toutefois l’organisation onusienne note une amélioration de la situation, affirmant que le risque pour une adolescente de subir une excision s’est réduit d’un tiers en 30 ans.

La lutte contre l’excision se poursuit
Selon l’Unicef, il faut des « des actions immédiates beaucoup plus intenses et soutenues de la part de tous les acteurs de la société. Des centaines de millions de filles vont continuer à subir des blessures profondes, permanentes et tout à fait inutiles ». D’après l’organisation, « si ces problèmes sont mondiaux, les solutions doivent être locales, portées par les communautés, les familles et les filles elles-mêmes pour changer les états d’esprit et briser les cycles qui perpétuent les excisions et les mariages forcés », a déclaré le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake.

Début juillet, un rapport du Parlement britannique avait qualifié de « scandale national » l’échec des autorités britanniques à lutter contre l’excision qui concerne au Royaume-Uni 170 000 femmes. En conséquence, le Premier ministre britannique a annoncé une nouvelle législation afin de poursuivre au Royaume-Uni les parents qui n’empêchent pas leur fille d’être excisée. Il a également annoncé la création d’un fonds pour les victimes et les femmes à risque, doté de 1,4 million de livres (1,8 million d’euros), dans le cadre d’un programme de prévention des excisions.

L’excision fait toujours des ravages notamment en Afrique subsaharienne. Elle peut être dangereuse pour la santé, provoquant des relations sexuelles extrêmement difficiles, compliquant les accouchements. l’exicision peut même entraîner la mort.

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4-Paul Craig Roberts : la guerre est en train d’arriver (War is coming)
30 juillet 2014

« Les élites occidentales et les gouvernements ne sont pas seulement  totalement corrompues, elles sont aussi folles ». (Paul Craig Roberts)

Paul Craig Roberts : la guerre est en train d’arriver (War is coming)

L’extraordinaire propagande conduite contre la Russie par les gouvernements états-unien et britannique et par les ministères de la propagande connus comme « médias occidentaux » va mener le monde à une guerre que personne ne  pourra gagner.
Les gouvernements européens doivent se secouer de leur négligence, parce que l’Europe sera la première à être évaporée à cause des bases de missiles états-uniens qu’elle héberge pour garantir sa « sécurité ».

Comme rapporté par Tyler Durden de Zero Edge, la réponse russe à la sentence extra-judiciaire d’un tribunal hollandais corrompu, qui n’avait aucune juridiction sur le cas qu’il a arbitré, sentence qui ordonne au gouvernement russe de payer 50 milliards de dollars aux actionnaires de la Yukos (une société corrompue qui était en train de mettre à sac la Russie tout en fraudant le fisc), est très significative. Lorsque on lui a demandé comment la Russie se comportera concernant la sentence, un conseiller du président Poutine a répondu : « Il y a une guerre qui est en train d’arriver en Europe. Croyez-vous vraiment que cette sentence ait de l’importance ? ».

L’Occident s’est coalisé contre la Russie parce qu’il est totalement corrompu. La richesse des élites a été obtenue non seulement en razziant les pays les plus faibles dont les leaders peuvent être achetés (pour connaître comment fonctionne la mise à sac lisez « Confessions of an Economic Hit Man » de John Perkins), mais aussi en volant leurs propres citoyens. Les élites américaines excellent dans la mise à sac de leurs propres compatriotes et ont effacé la grande partie de la classe moyenne états-unienne du nouveau 21e siècle.

Au contraire, la Russie a émergé de la tyrannie et d’un gouvernement basé sur les mensonges, pendant que les USA et le Royaume Uni sont immergés dans une tyrannie masquée par les mensonges. Les élites occidentales voudraient dépouiller la Russie, un prix succulent, et Poutine leur barre le chemin. La solution est de se débarrasser de lui, comme en Ukraine ils se sont débarrassés du président Yanoukovitch.

Les élites prédatrices et les hégémonistes néo-conservateurs ont le même objectif : faire de la Russie un état vassal. Cet objectif unit les impérialistes financiers occidentaux avec les impérialistes politiques.

J’ai recueilli pour les lecteurs la propagande qui est employée pour diaboliser Poutine et la Russie. Mais même moi, j’ai été surpris par les incroyables mensonges agressifs du journal britannique The Economist du 26 juillet. Sur la couverture il y a le visage de Poutine dans une toile d’araignée, et, vous avez deviné, le titre de couverture est « une toile de mensonges ».

Vous devez lire cette propagande pour constater soit le niveau de poubellisation de la propagande occidentale, soit l’évidente poussée vers la guerre. Aucune moindre preuve n’est présentée pour supporter les accusations extrêmes de l’Economist et sa demande que l’Occident arrête d’être conciliant avec la Russie et entreprenne les actions les plus dures possibles contre Poutine.

Ce genre de mensonges inconscients et de propagande éclatante n’ont d’autre but que celui de conduire le monde à la guerre. Les élites occidentales et les gouvernements ne sont pas seulement totalement corrompus, ils sont aussi fous. Comme je l’ai écrit précédemment, ne vous attendez pas de vivre encore longtemps. Dans cette vidéo, un des conseillers de Poutine et quelques journalistes russes parlent ouvertement des plans états-uniens pour attaquer la Russie : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NePChnsuMNs

Lire aussi :
Pourquoi 2014 pourrait bien être l’année du déclenchement de la Troisième Guerre mondiale
La Russie admet que la Troisième Guerre Mondiale arrive « Il y a une Guerre à venir en Europe »

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5-Est-ce le début d'une nouvelle guerre froide avec la Russie ?
31/07/2014

Si militairement la Russie n'est que l'ombre de l'URSS, son opposition à l'Occident et la nostalgie de sa puissance passée sont de plus en plus manifestes, et inquiètent ses voisins.

Barack Obama et Vladimir Poutine au sommet du G8 en Irlande du Nord, le 17 juin 2013.
Barack Obama et Vladimir Poutine au sommet du G8 en Irlande du Nord, le 17 juin 2013.

Barack Obama l'a dit le 2 mars, à Bruxelles, alors que la Russie venait d'annexer la Crimée. Il l'a répété le 29 juillet, après l'annonce des sanctions américaines contre Moscou : les tensions entre l'Occident et la Russie ne sont pas "une nouvelle guerre froide". Pourtant, la question se pose plus que jamais depuis que le vol MH17 a été abattu au-dessus de l'Ukraine, le 17 juillet, par un missile probablement tiré par les rebelles pro-russes.

Le 29 juillet, les Américains et l'Union européenne ont conjointement adopté des sanctions économiques d'une sévérité inédite depuis la chute de l'URSS, pour punir le soutien de Moscou aux séparatistes dans l'Est de l'Ukraine. Provoquant une riposte du Kremlin le lendemain, qui a averti la Maison Blanche des conséquences "très concrètes" de leur position et critiqué une politique de l'UE "dictée par Washington". Mais cet échange glacial témoigne-t-il du retour d'un conflit qui a coupé le monde en deux pendant plus de 50 ans ?

Oui, les ressemblances sont troublantes
Si ce n'est pas la guerre froide, "ça y ressemble quand même beaucoup", estime Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l'Institut français de géopolitique. Pour lui, l'analogie a un sens. "La règle pour paraître intelligent ces derniers mois était de dire que l'histoire ne repassait pas les plats." Mais, même si les rapports de force ont changé, "on retrouve les mêmes protagonistes, le même axe est-ouest" que pendant la guerre froide. Et surtout, "on est clairement dans une situation hybride entre paix et guerre", la définition même d'une "guerre froide", constate le spécialiste de la Russie, qui propose le terme de "paix froide" à ceux qui auraient peur des raccourcis.

Si la situation globale est comparable, certains évènements récents font également écho à des épisodes plus anciens. En 1983, un avion de la compagnie Korean Air avait été abattu, probablement par un chasseur soviétique, après avoir pénétré dans l'espace aérien russe. Et, après la crise des euromissiles de 1977, le Guardian raconte (en anglais) que les missiles russes sont à nouveau une source de tension. Dernier détail qui nous projette 25 ans en arrière : selon le site Vice News (en anglais), le Kremlin envisagerait de réactiver une base d'espionnage située à Cuba.

Non, l'Occident ne fait pas face frontalement à la Russie
Des banques et des entreprises russes privées de transactions sur les marchés financiers de l'UE et avec les Américains, la vente d'armes et de certaines technologies sensibles interdites : les sanctions prises contre Moscou sont significatives, et sans précédent depuis la fin de la guerre froide. Pour autant, "la dimension idéologique" de ce conflit, qui opposait le communisme soviétique au libéralisme occidental, "fait défaut" aujourd'hui si l'on veut comparer les deux situations, constate Mongrenier.

Au contraire, depuis la chute de l'URSS, les Etats-Unis et les grandes puissances européennes se sont efforcés de laisser la guerre froide derrière eux pour intégrer la Russie dans leur cercle. "On a réussi à établir une coopération euro-atlantique, et des règles de bonne conduite, analyse le chercheur. Et on a cru avoir réussi à inscrire la Russie dans ce système. On s'est persuadé qu'elle voulait rejoindre l'Occident."

En 2009, Barack Obama propose même à Moscou une remise à zéro de leurs relations, fermant les yeux sur la guerre menée par la Russie en Géorgie un an auparavant. Une recherche du dialogue que l'on a retrouvée sur le dossier syrien, où les Occidentaux ont été "pris de cours" par la détermination russe : "Ils pensaient pouvoir négocier en prenant en compte ses intérêts." Une stratégie qui est loin de l'affrontement direct.

Oui, le Kremlin et Poutine, eux, n'ont pas tourné la page
Si les Occidentaux pensaient avoir laissé les vieilles rancœurs derrière eux, ce n'est pas le cas du Kremlin, selon Jean-Sylvestre Mongrenier. "Pour Vladimir Poutine et les cercles du pouvoir, la guerre froide ne s'est jamais finie." Plus qu'une nouvelle guerre froide, "c'est une nouvelle page du conflit qu'ils sont en train d'ouvrir. (...) Les faits montrent que la Russie est en train de reconstruire une opposition à l'Occident." Une politique qui tient en partie à la biographie du président russe : "Il fait partie de l'ancien personnel tchékiste [la police politique de l'URSS] humilié par la fin de l'URSS et la chute du mur, qui l'a forcé à quitter la RDA. C'est un réprouvé, animé par une logique de revanche."

En témoigne la politique "révisionniste" de Moscou, qui remet en cause l'ordre et les frontières issues de la chute de l'URSS, en Géorgie, en Crimée et aujourd'hui dans l'Est de l'Ukraine. "On oublie toujours le caractère récent des frontières de l'Europe. Le quart d'entre elles date de la période 1989-1991. (...) 25 ans, ce n'est pas grand chose." Si la Géorgie paraissait bien lointaine aux Européens en 2008, la "guerre par procuration menée de façon de plus en plus ouverte" en Ukraine, autre ancien territoire soviétique, est une vraie "remise en cause de l'ordre international", estime le géopoliticien. S'il l'on doit trouver une différence avec la guerre froide, c'est que jamais l'URSS n'avait adopté un comportement aussi offensif en plein cœur de l'Europe.

Non, la Russie n’est plus que l’ombre de l’URSS
Plus personne n'imagine que la Russie est aujourd'hui sur un pied d'égalité avec les Etats-Unis. Jean-Sylvestre Mongrenier abonde dans ce sens : "La Russie n’est plus la même. Elle garde un vrai pouvoir de nuisance, mais on ne la voit pas capable de mener une grande offensive sur l’Europe comme on le craignait à l’époque de la guerre froide." Moscou est aussi loin de pouvoir compter sur des alliances comparables au bloc soviétique. La Chine, notamment, a pris ses distances, et les liens avec des pays comme Cuba ne représentent plus le même atout stratégique.

En revanche, la Russie a conservé l'arme nucléaire, ce qui pousse Mongrenier à estimer qu'"il existe toujours un équilibre de la terreur, même s'il n'est plus aussi présent dans les esprits". Et si l'Occident n'a plus à craindre une attaque frontale, la Russie n'en est pas moins menaçante "pour ses voisins proches, les pays de l'ex-URSS, qui sont aussi nos voisins".

Le spécialiste de la géopolitique russe ne s'étonnerait pas de voir Poutine, "s'il n'est pas arrêté à temps", continuer de "tester la solidarité inter-alliés", avec les pays baltes comme possible prochaine cible. Une remise en cause de l'ordre international qui reviendrait à "ouvrir la boîte de Pandore" et rapprocher encore un peu plus le monde d'une nouvelle guerre froide.

Lire aussi :
Otan/Ukraine/Russie : La ploutocratie de l’Occident va à la chasse à l’ours
Moscou menace de censurer la BBC

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6-La Russie lance des exercices militaires le long de la frontière avec l'Ukraine
04-08-2014

Alors que les forces gouvernementales ukrainiennes affrontent des séparatistes prorusses dans l'est du pays, le ministère de la défense russe a ordonné une série d'exercices militaires le long de la frontière. Plus de de cent avions et hélicoptères de l'armée de l'air russe ont commencé lundi 4 août ces entraînements dans les régions militaires du centre et de l'ouest de la Russie, dont une partie jouxte l'Ukraine.

La Russie lance des exercices militaires le long de la frontière avec l'Ukraine
Le président russe Vladimir Poutine à Severomorsk le 27 juillet

Citant un porte-parole de l'armée de l'air, l'agence Interfax précise que ces manœuvres sont prévues pour durer jusqu'à vendredi. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère, et Interfax ne fait pas mention de la crise en Ukraine.

La région militaire de l'Ouest englobe une large part de la Russie occidentale, frontalière avec l'Ukraine. D'après Igor Klimov, le porte-parole de l'armée citée par Interfax, ces manœuvres s'inscrivent dans un programme de renforcement de l'unité des forces aériennes russes. D'autres devraient suivre dans le courant de l'année.

INQUIÉTUDE DE L'OTAN
Ce développement risque d'accentuer l'inquiétude des puissances occidentales qui accusent Moscou de renforcer sa présence militaire à la frontière ukrainienne et d'armer les rebelles. Des chasseurs Su-27 et MiG-31, des bombardiers et des hélicoptères doivent participer à ces manœuvres. Ils testeront des tirs contre des cibles terrestres et aériennes.

En mars, les Occidentaux avaient critiqué la tenue de manœuvres militaires terrestres à proximité de l'Ukraine. Quelque 8 500 soldats de l'artillerie russe avaient alors été déployés pour des exercices impliquant des lance-missiles.

La Russie a annoncé en mai avoir retiré ses troupes mais, la semaine dernière, l'OTAN a de nouveau accusé Moscou de renforcer ses effectifs militaires et leurs équipements dans la région. Le nombre de soldats russes déployés le long de la frontière est « bien supérieur à 12 000 » soldats, a déclaré le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Philip Breedlove, en marge d'un déplacement mercredi au Kosovo. « Nous observons des éléments en mouvement depuis le district militaire central vers le secteur de Rostov, où ils se rassemblent, sont formés puis transférés vers la frontière », a-t-il ajouté.

Lire aussi :
La Pologne soupçonne une intervention russe
En faisant preuve de retenue, la Russie n’a fait que persuader Washington qu’elle était faible par Paul Craig Roberts

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7-Les étasuniens confèrent le statut d’allié à la junte nazi au pouvoir à Kiev et ils leur donnent l’arsenal nucléaire ! Allons-nous à marche forcée vers la guerre nucléaire ?
jeudi 31 juillet 2014

Comment ne pas se poser la question à la lumière des développements depuis la destruction du vol MH17.

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Les services gouvernementaux étasuniens, canadiens, anglais et australiens principalement orchestrent une campagne de propagande d'une violence inouïe au regard des normes internationales contre la Russie et son président. Pas un jour sans que soit claironnée la responsabilité directe et personnelle de Poutine, traité d'assassin, responsable de crime de guerre.

 Ils appliquent à la lettre la citation de Hitler :
''Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité''
Quelle que soit la radio, la chaine de télévision, le journal, une seule version est martelée : Poutine et les russes sont responsables de la mort des 300 passagers du MH17.

Face au rouleau compresseur de cette propagande hystérique soigneusement orchestrée il reste peu de place pour ceux qui voudraient faire entendre une autre version.
un exemple des discours haineux au Canada ; ''La colère gronde dans le monde contre les séparatistes pro-russes qui se sont précipités pour retirer les corps de victimes de l'accident dans l'est de l'Ukraine.''

On se souvient du 11 septembre 2001, comment les étasuniens ont martelé la responsabilité de Ben Laden, conditionnant le public afin de lui faire accepter l'invasion de l’Afghanistan et la guerre contre l'Irak comme inéluctable, nécessaire et justifié.
Il est impossible de ne pas faire le rapprochement avec ce quoi nous assistons, les méthodes sont les mêmes. Nous assistons en directe à la diabolisation de la Russie et de Poutine et à la préparation des esprits à une confrontation militaire avec la Russie.
La violence de la propagande étasunienne permet de comprendre qu'ils ne tiendront pas compte des résultats d'une quelconque enquête dont les résultats viendraient contredire la responsabilité annoncée sans preuves des miliciens anti-Kiev.

Comment ne pas comprendre que les étasuniens recherchent uniquement un prétexte et que la véracité des faits n'a aucun intérêt pour eux.
Ils se fichent de prouver qui a détruit le vol MH17 car malgré toute la technologie de surveillance à leur disposition, pour laquelle ils ont dépensé des dizaines de milliards de dollars chaque année, les agences de renseignement américaines n'ont pas montré la moindre preuve prouvant la responsabilité des indépendantistes ou des russes.

Bien que les circonstances de la destruction de MH17 restent matériellement inconnues, (bien que l'on commence à avoir assez une idée précise du déroulement des évènements depuis que, notamment, les russes ont donné leur version), les chiens de guerre d'Obama et de la CIA appellent à une confrontation militaire directe avec la Russie à travers les principaux '' organes d'informations'' des états-unis, de l'Angleterre et de l'Allemagne.
La campagne hystérique de dénigrement et d'humiliation à laquelle nous assistons est orchestrée et fabriquée depuis les états-unis, il est flagrant que ces '' organes d'informations'' reprennent les mêmes formulations et les mêmes accusations, dépeignant Poutine comme un meurtrier dépravé.

Contrairement à la crise des missiles de Cuba de 1962, pendant laquelle l'administration américaine avait évité la diabolisation de l'URSS et de ses dirigeants, nous assistons à une surenchère dans les accusations et le dénigrement de la part des étasuniens et de leur féaux les plus fidèle contre Poutine et la Russie.

Nous assistons en directe aux mêmes campagnes que celles orchestrées contre Slobodan Milosevic, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Bachar al-Assad.
Poutine n'ignore rien du résultat de ces campagnes de propagande.
La Serbie a été bombardée et Milosevic est mort mystérieusement en prison.
L'Irak a été envahi et Hussein exécuté.
La Libye a été envahi, et Kadhafi a été sauvagement torturé et lynché.
Quant à Bachar al-Assad, les Etats-Unis ont initié une insurrection sanglante qui a entraîné la mort de plus de 100.000 Syriens.
Qui peut croire que Poutine ignore le sort qui lui est réservé par les étasuniens.
La campagne de calomnies et de conditionnement du public contre la Russie est savamment orchestrée, chacun jouant sa partition.

Les Etats Unis et leurs alliés accusent (sans fournir de preuves), et ils sont relayés par les '' organes d'informations'' qui feignent de s'indigner de la complaisance et de la passivité des occidentaux face au criminel Poutine, insistant avec force que le temps de la diplomatie est terminée.

Si le temps de la diplomatie est terminé, cela veut donc dire que la guerre est imminente !
Certains ''commentateurs avisés'' n'hésitent pas écrire que "Poutine n'a pas beaucoup à s'inquiéter quand il regarde les forces alignées contre lui. Obama, comme le chef d'une nation épuisée par la guerre, a exclu toutes les options militaires, y compris la fourniture d'armes à l'Ukraine. "

Comme on peut le constater, la situation n'a rien avoir avec la crise des missiles de 62, rien à voir n'avoir non plus avec le 11 septembre, la violence verbale est d'un autre registre, Poutine n'est pas encore accusé de manger de petits occidentaux au petit déjeuner mais patience, cela viendra !

Dans son éditorial, intitulé « Un tissu de mensonges », The Economist suit le même scénario, accusant l'Occident de flottement. "Les Allemands et les Italiens prétendent vouloir garder les voies diplomatiques ouvertes, en partie parce que les sanctions nuiraient à leurs intérêts commerciaux. la Grande-Bretagne appelle à des sanctions, mais elle est réticente à nuire aux intérêts de la City qui profite de la manne russe.

Les accusations de faiblesse des uns et des autres envers la Russie et envers Poutine sont un message et une menace à l'intentions des nations européennes pas trop chaudes pour un conflit dont les conséquences seraient incalculables.
Les étasuniens et leurs plus fidèles chiens de guerre viennent de mettre en œuvres de nouvelles sanctions ce mercredi 30 juillet, pourtant rien ne permet de justifier cette décision prise en urgence.
Que recherchent les étasuniens sinon la confrontation ? La Russie à fait savoir que cela ne serait pas sans répercussion.

Marche à la guerre nucléaire ?
Washington vient d'accusé la Russie d’avoir enfreint un traité nucléaire majeur, en procédant à des essais de missiles nucléaires.
Parallèlement, Les représentants des deux partis du Congrès américain ont soumis à l’examen de la chambre basse le projet de loi conférant à l’Ukraine le statut d’allié militaire des Etats-Unis, donc plus besoin de l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan.
Mais en même temps les étasuniens et les députés du parti nationaliste Svoboda ont proposé de restituer à l'Ukraine son statut de puissance nucléaire, "De quelle puissance nucléaire peut-il s'agir si l'Ukraine ne possède (…) ni écoles scientifiques, ni technologies nécessaires à la fabrication d'armes nucléaires ? Elle ne possède même pas les matières premières destinées à ces fins. La réponse est évidente : des armes nucléaires américaines y seront déployées", a indiqué M.Sivkov lors d'une conférence de presse à RIA Novosti.

Ce qui n'est qu'un prétexte utilisé par Washington pour déployer des armes nucléaires en Ukraine, considère Konstantin Sivkov, président de l'Académie russe des problèmes géopolitiques.
"Les Etats-Unis installent à bord de chasseurs tactiques appartenant à des pays dénucléarisés des équipements permettant d'utiliser des armes nucléaires de fabrication américaine, faisant de ces États des pays nucléaires. Voici une preuve d'une violation directe de la loi et du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires", a expliqué M.Sivkov.
Selon lui, tout ceci peut être perçu comme une démarche antirusse : "Pourquoi l'Ukraine aurait-elle besoin d'armes nucléaires américaines ? Bien entendu, contre la Russie".

Effectivement, pourquoi l'Ukraine aurait besoin d'armes nucléaires ?
La bande de fascistes aux commandes à Washington ne font même pas semblant d'attendre l'enquête sur le crash du MH17, ils viennent de franchir une nouvelle étapes dans leur marche en avant à la guerre, ils ne s’embarrassent plus de faux semblants, ils confèrent le statut d'allié à la junte nazi au pouvoir à Kiev et font cadeau de l'arsenal nucléaire.

Quel que soit le résultat à court terme de la gestion de cette situation par les états-unis et de leur alliés, comment comprendre cette insouciance des conséquences ? La Russie reste une puissance qui contrôle le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde !

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Ukraine: détérioration de la situation humanitaire dans l’Est, violents combats à Donetsk
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8-L'Etat islamique s'empare du principal barrage irakien
03-08-2014

BAGDAD, 3 août (Reuters) - Les djihadistes de l'Etat islamique (ex-EIIL) ont pris le contrôle dimanche du principal barrage d'Irak, d'un gisement pétrolier et de trois villes supplémentaires dans le nord de l'Irak, infligeant aux combattants kurdes leur première défaite majeure depuis leur arrivée dans la région au mois de juin.

Irak : le pays des deux fleuves est sans eau

La prise du barrage de Mossoul, après une offensive d'à peine 24 heures, est susceptible de donner aux djihadistes sunnites de l'Etat islamique (EI) la capacité d'alimenter en eau les grandes villes d'Irak, ou de contrôler l'eau qui alimente les exploitations agricoles, ce qui leur donne un avantage de taille dans leur projet de renversement du gouvernement chiite de Nouri al Maliki. "Les bandes terroristes de l'Etat islamique ont pris le contrôle du barrage de Mossoul après le retrait des forces kurdes sans combat", a commenté la télévision irakienne.

Il s'agit d'un sérieux revers pour les peshmerga (combattants) kurdes, qui représentaient une des rares forces encore capables de combattre en Irak et qui avait jusqu'ici réussi à résister aux djihadistes sunnites de l'EI, qui veulent modifier les frontières de la région. L'EI, qui considère les chiites, majoritaires en Irak, comme des apostats qui méritent la mort, s'est également emparé des localités de Wana, Zoumar et Sinjar, et du gisement pétrolier d'Aïn Zalah, qui vient s'ajouter aux quatre autres déjà entre leurs mains.

Les djihadistes n'ont rencontré de résistance importante qu'au début de leur dernière offensive, quand ils ont pris Zoumar. Les islamistes ont ensuite hissé leurs drapeaux noirs sur la ville, une habitude qui en général précède des exécutions massives d'opposants capturés et la promulgation de règles idéologiques que même Al Qaïda trouve excessives.

MALGRÉ LES RENFORTS
Face à la déroute de l'armée irakienne devant l'avancée de l'Etat islamique, qui a déclaré un califat sur certaines parties d'Irak et de Syrie, les milices chiites et les peshmerga kurdes sont considérés comme le dernier rempart contre les djihadistes qui souhaitent s'emparer de Bagdad. En remettant en question l'efficacité des combattants kurdes, les événements de dimanche posent à nouveau la nécessité de la formation d'un gouvernement irakien crédible, capable de s'opposer à l'EI. Deux personnes vivant près du barrage de Mossoul ont expliqué à Reuters que les troupes kurdes avaient fui à bord de véhicules après avoir chargé leurs effets personnels et leurs climatiseurs.

A Sinjar, rapportent des témoins, les combattants kurdes sont partis après n'avoir opposé qu'une faible résistance aux djihadistes. A Zoumar, où les premiers combats avaient été signalés samedi, les combattants de l'Etat islamique ont progressé sur trois axes à bord de 4x4 équipés de mitrailleuses, remportant la victoire contre les forces kurdes malgré les renforts déployés par les autorités régionales kurdes. Dans un communiqué, l'Etat islamique indique avoir tué de nombreux combattants kurdes. "Des centaines (de peshmerga) ont fui en laissant derrière eux des véhicules et un très grand nombre d'armes et de munitions", précise l'EI.

Début juillet, une délégation du gouvernement régional du Kurdistan s'est rendue à Washington pour presser l'administration américaine de lui fournir des armes sophistiquées pour repousser les djihadistes sunnites, a-t-on appris cette semaine de sources kurdes et américaines. (voir ID:nL6N0Q71L4 ) Vers le sud, l'avancée de l'Etat islamique s'est arrêtée depuis des semaines juste au nord de Samarra, une ville située à 100 km au nord de Bagdad.

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9-Snowden : « Baghdadi » a subi une formation de la part du Mossad
09 juillet 2014

L’ancien employé à l’agence nationale de sécurité américaine  Security, Edward Snowden,  a révélé que les services de renseignement britannique et américain et le Mossad ont collaboré ensemble pour la création de l’ex-EIIL ou l’Etat islamique en Irak et au Levant, selon l’agence d’information iranienne Farsnews.

Snowden : « Baghdadi » a subi une formation de la part du Mossad

Snowden a indiqué que les services de renseignement de trois pays, à savoir les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’entité sioniste ont collaboré ensemble afin de créer une organisation terroriste qui soit capable d’attirer tous les  extrémistes du  monde vers  un seul endroit selon une stratégie baptisée  « le nid des frelons. »

Les  documents de l’Agence nationale de sécurité américaine évoquent « la mise en place récente d’un vieux plan britannique connu sous le nom de « nid de frelons » pour protéger l’entité sioniste et ce en créant une religion comprenant des slogans islamiques qui rejettent toute autre religion ou confession ».

Selon les documents de Snowden, « la seule solution pour la protection de « l’Etat juif » est de créer un ennemi près de ses frontières, mais de le dresser contre  les États islamiques qui s’opposent à sa présence ».

Les fuites ont révélé qu’«Abou Bakr al-Baghdadi a suivi une formation militaire intensive  durant une année entière entre les  mains du Mossad, sans compter des cours pour maitriser l’art du discours  et des cours  en théologie ».


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10-L'éradication d'une civilisation
22 juillet 2014

L'expulsion des chrétiens de Mossoul, le 18 juillet, suivie de l'occupation deux jours plus tard d'un monastère antique dans le nord de l'Irak par les forces de l'Etat islamique, est un coup mortel porté à la diversité confessionnelle et culturelle du monde arabe.

A Qaraqosh, dans le Kurdistan irakien, où les chrétiens de Mossoul ont trouvé refuge -AFP/Karim Sahib
A Qaraqosh, dans le Kurdistan irakien, où les chrétiens de Mossoul ont trouvé refuge

En quelques jours, la communauté chrétienne résidant dans la ville irakienne de Mossoul a quitté les lieux, un des événements les plus inquiétants qu'ait connu la région ces derniers temps.

A en croire plusieurs observateurs, les fanatiques de l'EIIL [Etat islamique en Irak et au Levant] auraient adressé un ultimatum [le 18 juillet] aux chrétiens de Mossoul : ils avaient le choix entre se convertir à l'islam, payer une taxe spéciale ou fuir la ville ; et c'est cette dernière solution que tous ou presque ont choisie [les chrétiens de Mossoul et les moines chassés du monastère ont trouvé refuge à Qaraqosh, située à environ 30 km, dans le Kurdistan irakien].

Le fait que l'EIIL leur ait offert de partir montre, selon quelques-uns, que le mouvement a eu recours à une politique moins violente dans ses relations avec d'autres groupes. Mais on peut tout à fait tuer un pays sans forcément en exterminer les habitants.

Une levée de boucliers
Si l'Irak – voire l'islam – est dans l'esprit de certains synonyme de violence, la réalité, c'est que les chrétiens d'Irak ont toujours été une présence aussi essentielle que distinguée dans leur pays depuis près de 2 000 ans – et qu'ils ont passé le plus clair de leur temps à vivre en paix avec les musulmans de diverses confessions.

Au fil des siècles, ils ont résisté aux invasions étrangères et aux périodes de persécution – et un des coups les plus terribles portés à la présence chrétienne en Irak a été la conséquence d'une invasion militaire déclenchée par des "coreligionnaires chrétiens" venus des Etats-Unis en 2003 [depuis cette date, plus de la moitié des chrétiens d'Irak, estimés alors à 1 million, auraient quitté le pays] .

Les événements des jours passés à Mossoul devraient susciter une levée de boucliers, à la fois contre l'EIIL et contre ceux qui, de par le monde, le condamnent verbalement. Car la politique qui consiste à mettre systématiquement fin à la présence chrétienne dans un Irak multiculturel mérite beaucoup plus qu'une simple succession de phrases contenant les mots "inquiet" et "horrifié".

Si on laisse les fanatiques continuer à s'en prendre à la diversité du monde arabe, liée à la culture, au patrimoine et à l'identité, ils commettront en toute impunité, ce qui est pire encore que d'assassiner les gens. Ils anéantiront des siècles de civilisation.

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Chrétiens d'Irak : pourquoi tant d'indifférence ?

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11-Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable
LE MONDE | 24.07.2014

Ils ont tout perdu, sauf la vie. Dans cet Irak transformé en enfer sur terre depuis onze ans, les chrétiens de Mossoul sont vivants, presque soulagés d'être condamnés à l'errance et à l'exil. A l'église syriaque orthodoxe Oum Nour (« Mère de lumière ») d'Erbil, dix-huit familles s'entassent dans le sous-sol, aménagé en camp de réfugiés.

Dix-huit familles chrétiennes ayant fui Mossoul se sont réfugiées dans le sous-sol d’une église d’Erbil. Ici, le 22 juillet.
Dix-huit familles chrétiennes ayant fui Mossoul se sont réfugiées dans le sous-sol d’une église d’Erbil. Ici, le 22 juillet.

Tous racontent, à propos de l'Etat islamique, qui a proclamé un « califat » sur les territoires conquis en Irak et en Syrie, la même histoire. Ce n'est pas du chaos. C'est le récit d'une organisation froide et implacable. « Pendant trois semaines, les hommes de Da'ech ne se sont pas préoccupés de nous. Ils ne s'attaquaient qu'aux soldats, policiers et fonctionnaires chiites. Nous vivions discrètement », raconte un homme. « Nous n'avions pas de liberté, mais ça allait. Nous, les femmes, portions des robes longues et des hijabs pour passer inaperçues », poursuit son épouse. « Certains disaient que nous étions protégés, témoigne Reham, une mère de famille. Ils paraissaient presque pacifiques. »

« UN “N” À LA PEINTURE ROUGE, SUR CHAQUE MAISON »
Avant de tomber entre les mains des djihadistes, Mossoul abritait entre 5 000 et 25 000 chrétiens. Beaucoup s'enfuient dès sa conquête par l'Etat islamique, le 10 juin. La route vers le Kurdistan reste étonnamment ouverte, malgré des combats sporadiques entre djihadistes et peshmergas kurdes. Même le bus Mossoul-Erbil reste en service.

La situation change le 16 juillet. Le soir, les djihadistes rendent visite à chaque famille chrétienne. « Ils ont dessiné un “N” dans un cercle, à la peinture rouge, sur chaque maison », témoignent les réfugiés. « N » pour « nassarah », nom utilisé pour désigner les chrétiens dans le Coran. « Ils ont demandé les numéros de téléphone de chaque famille et dit qu'il ne fallait pas hésiter à les appeler en cas de problème, raconte un vieil homme. J'ai cru qu'ils allaient nous protéger. »

Le clergé sait, de son côté, à quoi s'en tenir. L'évêché de Mossoul refuse une convocation à une réunion avec l'Etat islamique, ne voulant pas collaborer à un transfert forcé de population. « Nous avons su que les chrétiens allaient être expulsés, confirme l'évêque d'Erbil, Mgr Bachar Warda. Il n'y a eu aucune négociation. De toute façon, ces gens de Da'esh ne négocient pas. Ils donnent des ordres et vous devez obéir. »

La nuit suivante, les combattants repassent devant chaque maison. A leur réveil, les chrétiens découvrent, à côté du « N » rouge, l'inscription « Propriété de l'Etat islamique » peinte en noir.
C'est juste après la prière de l'aube du vendredi que l'annonce est transmise à la population, par des tracts et par les haut-parleurs des mosquées. Les chrétiens ont jusqu'au samedi 19 juillet à midi pour choisir entre se convertir à l'islam, payer un impôt spécial pour non-musulmans, ou partir. L'ultime option, en cas de désobéissance, étant de périr « par le glaive ».

« ILS ONT MÊME PRIS LE BIBERON DE MON FILS »
« Nous avons entassé nos affaires dans les voitures, raconte Reham. Je suis partie avec mon mari et nos deux fils. Contrairement à d'autres qui sont passés au checkpoint plus tard, ils n'ont pas pris notre voiture, mais ils ont pris l'argent, les bagages. Ils ont même pris le biberon de mon fils cadet. »

Le vol est systématique. Les combattants ont des ordres. Absolument rien, à part les vêtements qu'ils portent, n'est laissé aux exilés. « Ils ont pris l'argent, les bijoux, les téléphones, et même les sacs de vêtements et de nourriture », raconte un homme. Le seul objet qui semble échapper à une logique est la voiture, parfois volée, parfois pas. Des familles ont marché un kilomètre pour atteindre le checkpoint des forces kurdes.

« Nous sommes partis parmi les derniers, à bord d'un minibus, témoigne Samir. Nous étions douze chrétiens, et dix musulmans. Au checkpoint, un combattant a ordonné aux chrétiens de lui donner, argent, téléphones et sacs. Les musulmans aussi avaient peur. Le type qui est entré dans le bus nous a dit que nous devrions être contents qu'ils nous laissent partir comme ça… »

Les chrétiens de Mossoul affirment qu'ils n'ont aucun espoir de rentrer chez eux. Les autorités kurdes les aident à s'installer à Antawa, le quartier chrétien d'Erbil, et dans les villages chrétiens de la région. Beaucoup songent à l'exil à l'étranger, à l'instar de 400 000 chrétiens déjà partis d'Irak depuis dix ans.

« Pourtant, nous vivions bien ensemble, chrétiens et musulmans », raconte un homme qui se choisit le pseudonyme d'« El-Mosoli », « l'homme de Mossoul ». « Retourner un jour à Mossoul ? » Il lève les yeux au ciel… La question paraît tellement incongrue, à l'heure du califat. Pourtant, le fait que chacun exige l'anonymat est peut-être le signe que l'espoir d'un retour n'est pas mort. « El Mosoli », qui s'apprête à sortir de l'église, se retourne et murmure : « Quel homme n'a pas envie de retrouver un jour sa terre et d'y vivre ? »

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12-Espionnage, armes et argent frais : comment les Etats-Unis aident Israël
04-08-2014

Edward Snowden refait parler de lui. Exilé en Russie depuis ses révélations sur l'espionnage massif mené par les Etats-Unis à travers le monde, l'ancien consultant de la NSA (Agence nationale de sécurité américaine) vient cette fois de publier des documents secrets contenant de nombreux détails sur "l'aide cruciale" que Washington fournirait à l'armée israélienne. Notamment dans le cadre de ses offensives militaires sur Gaza.

Espionnage, armes et argent frais : comment les Etats-Unis aident Israël
Espionnage, armes et argent frais : comment les Etats-Unis aident Israël

Plusieurs de ces documents, publiés lundi 4 août par le site d'investigation The Intercept (en anglais), témoignent notamment de l'intensité des relations entre les services de renseignement américain et israélien. Dans une note datée du 13 avril 2013, la NSA se félicite par exemple de "la relation technique et analytique de grande envergure" qu'elle entretient avec l'agence israélienne de renseignement (ISNU).

"Les Etats-Unis engagés à garantir la sécurité d'Israël"
Un autre document, daté du 15 avril 2014, suggère également qu'Israël aurait reçu une aide de 500 000 euros en cash en provenance de la NSA. Les motifs de cette aide financière ne sont toutefois pas précisés.

Mercredi dernier, le Pentagone a par ailleurs confirmé que les Etats-Unis avaient réapprovisionné Israël en armes. Des munitions provenant d'un stock entreposé par l'armée américaine sur le sol israélien à l'usage de Tsahal en cas d'urgence. "Les Etats-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d'Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d'aider Israël à développer et à maintenir une capacité d'autodéfense forte et réactive", avait justifié l'un des porte-parole du Pentagone.

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13-Gaza : les Etats-Unis réapprovisionnent Israël en munitions
31/07/2014

L'armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet, afin de remédier à la baisse de ses stocks. 

Un soldat israélien à la frontière avec Gaza, le 30 juillet 2014.
Un soldat israélien à la frontière avec Gaza, le 30 juillet 2014.

"Les Etats-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d'Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d'aider Israël à développer et à maintenir une capacité d'autodéfense forte et réactive." John Kirby, un porte-parole du Pentagone, a confirmé, mercredi 30 juillet, alors que Tsahal mène une offensive militaire sur la bande de Gaza, que les Etats-Unis avaient réapprovisionné Israël en munitions.

L'armée israélienne avait demandé un réapprovisionnement le 20 juillet afin de remédier à la baisse de ses stocks, a indiqué le Pentagone. Le ministère de la Défense américain a approuvé la vente trois jours plus tard. Une partie des munitions provient d'un stock entreposé par l'armée américaine sur le sol israélien à l'usage de Tsahal pour les cas d'urgence, d'une valeur d'environ un milliard de dollars, soit 746 millions d'euros. Celles-ci avaient été stockées "bien avant" l'opération Bordure protectrice enclenchée depuis près d'un mois.

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Les États-Unis réapprovisionnent Israël en munitions

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14-Liban: violents combats entre l'armée et les jihadistes syriens près d'Aarsal
04-08-2014

De violents combats opposaient toujours lundi l'armée libanaise et les jihadistes syriens aux environs de la localité frontalière d'Aarsal que les habitants continuaient à fuir, a constaté un photographe de l'AFP.

Des soldats libanais sur une route menant à Aarsal, à la frontière avec la Syrie, le 3 août 2014
Des soldats libanais sur une route menant à Aarsal, à la frontière avec la Syrie, le 3 août 2014

L'armée libanaise tire au canon sur les collines surplombant la ville et où se trouvent un grand nombre d'insurgés et le bruit d'armes automatiques est entendu à la lisière de cette localité sunnite du nord-est du Liban, tenue en grande partie par les insurgés syriens.

Un épais nuage de fumée s'élevait de la ville après qu'une station d'essence de la ville eut été touchée par des obus.
Tôt le matin, profitant d'un moment d'accalmie, plusieurs centaines d'habitants libanais et de Syriens qui y avaient trouvé refuge à la suite de combats dans leur pays, ont quitté la ville à bord de pick-up et de voitures vers la plaine libanaise de la Bekaa, limitrophe de la Syrie.

Dix soldats libanais, dont un lieutenant-colonel, ont été tués, 13 sont portés disparus et 25 ont été blessés, dimanche dans cette ville, à la suite de l'arrestation samedi d'un membre présumé de la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Il s'agit des violences les plus graves à toucher cette zone depuis le début en mars 2011 du conflit en Syrie.

Selon les autorités, après l'arrestation d'Imad Ahmad Jomaa, des hommes armés ont encerclé des postes de contrôle dans la région, avant d'ouvrir le feu sur les troupes et d'attaquer un poste de police à Aarsal.
Trois civils ont été tués dans cette attaque, d'après ces sources.

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15-Les Etats-Unis ont "torturé des gens" après le 11-Septembre
samedi 02 août 2014

Barack Obama a reconnu vendredi en des termes très directs que les Etats-Unis avaient "franchi une ligne" après les attentats du 11 septembre 2001 en torturant des personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda. Le président américain s'exprimait alors qu'un rapport parlementaire sur les techniques d'interrogatoire employées par la CIA doit être publié ces prochains jours.

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Barack Obama

Oui, "nous avons torturé des gens". C'est en ces termes très directs que Barack Obama a reconnu vendredi que son pays était allé trop loin après les attentats du 11-Septembre. "Lorsque nous avons utilisé certaines techniques d'interrogatoire poussé, des techniques que je considère et que toute personne honnête devrait considérer comme de la torture, nous avons franchi une ligne", a déclaré lors d'un point presse le président américain, qui avait déjà utilisé ce terme par le passé sans pour autant se livrer autant sur sa vision de cette période. Barack Obama a précisé que ces actes étaient "contraires" aux valeurs des Etats-Unis.

Il évoquait alors la prochaine déclassification d'un rapport parlementaire sur les techniques d'interrogatoire employées par la CIA entre 2002 et 2006. Après les attentats du 11 septembre 2001, la CIA a capturé des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda, et utilisé des "techniques d'interrogatoire musclé". Ces méthodes comprenaient la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade.

Un rapport polémique
Rappelant qu'il avait interdit ces méthodes dès son arrivée à la Maison Blanche, Barack Obama a cependant mis en garde contre tout jugement "trop moralisateur" sur cette période. "Je pense que lorsqu'on regarde en arrière, il est important de se souvenir combien les gens avaient peur après la chute des tours jumelles, le Pentagone avait été touché, un avion s'était écrasé en Pennsylvanie", a-t-il souligné. "Les gens ne savaient pas si d'autres attaques étaient imminentes. Il y avait une énorme pression sur les épaules des forces de sécurité et nos équipes de sécurité nationale pour essayer de faire face à cette situation", a-t-il encore noté.

Le rapport parlementaire, dont la publication devrait intervenir rapidement, est au coeur d'une tempête qui avait éclaté en mars dernier quand la présidente de la commission du Renseignement du Sénat, Dianne Feinstein, avait publiquement accusé la CIA d'avoir fouillé les ordinateurs utilisés par des enquêteurs de sa commission. Après avoir vigoureusement contesté dans un premier temps tout agissement déplacé de ses équipes, le directeur de la CIA, John Brennan, s'est - fait sans précédent - excusé cette semaine auprès de responsables du Sénat.

"Assumer nos responsabilités"
Lors de la conclusion de ses travaux, fin 2012, après trois ans et demi d'enquête, Dianne Feinstein, avait, sans dévoiler le contenu du texte, jugé que l'utilisation de "techniques d'interrogatoire musclé" avait été une "terrible erreur". La puissante sénatrice démocrate avait également estimé, à titre personnel mais sur la base du rapport d'enquête, que l'utilisation de ces techniques, notamment celle de la simulation de noyade, n'avait pas conduit à des renseignements ayant permis de localiser Oussama ben Laden, tué en 2011 au Pakistan lors d'un raid de commando américain.

Barack Obama, qui a toujours apporté son soutien à la déclassification du rapport du Sénat, a jugé vendredi qu'il serait utile pour aider les Etats-Unis à tourner la page, en gardant à l'esprit qu'un pays se définit par ce qu'il fait "quand tout est simple", mais aussi par la façon dont il réagit "dans l'adversité". Et d'en conclure : "Nous devons, en tant que pays, assumer nos responsabilités face à ce qui s'est passé afin que, je l'espère, cela ne se reproduise plus à l'avenir."

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Prisons secrètes de la CIA : la CEDH condamne la Pologne pour «complicité»

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16-Ebola : un médecin infecté est arrivé aux Etats-Unis pour se faire soigner
2 août 2014

Un médecin américain infecté par le virus Ebola en Afrique de l'Ouest est arrivé samedi aux Etats-Unis où il sera soigné dans une unité spéciale de mise en quarantaine d'un hôpital d'Atlanta. Une seconde malade américaine, aide soignante, sera elle transférée dans quelques jours. Le Dr Kent Brantly, 33 ans, et Nancy Writebol ont contracté le virus Ebola au Liberia, un des trois pays avec la Sierra Leone et la Guinée qui font face à une épidémie d'une ampleur sans précédent, responsable de 729 morts sur les quelque 1. 300 cas d'infection depuis mars. Les derniers bilans de santé des deux patients employés par l'organisation caritative Samaritan's Purse sont stables mais restent graves.

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Selon les images retransmises, le Dr Brantly, enveloppé comme un astronaute dans une épaisse combinaison, est sorti de l'ambulance par lui-même, en marchant, aidé par une autre personne également protégée qui lui a pris les deux mains pour le guider dans l'entrée du bâtiment.

C'est la première fois qu'une personne infectée par le virus Ebola se trouve sur le sol américain. Face aux critiques s'élevant contre ce rapatriement, les autorités américaines affirment être confiantes et être en mesure de protéger le public de tout risque de transmission. Certaines personnalités comme le milliardaire Donald Trump avaient notamment estimé que ces malades ne devraient pas être amenés aux Etats-Unis.

Le virus Ebola, très virulent, est responsable d'une mortalité de 60 à 90%, qui se transmet seulement par contacts directs avec des fluides corporels de malades, comme le sang ou la sueur. Il n'existe actuellement aucun traitement ou vaccin contre ce virus identifié en 1976. «Toutes les précautions sont prises pour transporter les patients en toute sécurité, pour leur fournir les soins vitaux lors d'un vol non commercial et pour les maintenir parfaitement en quarantaine à leur arrivée aux Etats-Unis», avait assuré vendredi la porte-parole du Département d'Etat Marie Harf, en annonçant le prochain rapatriement des deux malades.

Le malade infecté par le virus Ebola sera soigné à l'hôpital universitaire d'Emory University qui dispose d'une unité spécialisée dans le traitement des maladies infectueuses.

Ebola : la carte de la propagation
Le code couleur correspond aux nombres de cas confirmés d'infection (Source : OMS), du plus clair au plus foncé. En cliquant sur chaque pays, découvrez l'avancée de l'épidémie.

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La chaîne de télévision locale WSB a montré l'arrivée de l'avion, puis a suivi le trajet de l'ambulance qui transportait le docteur Brantly. A la tête d'un convoi de plusieurs voitures, celle-ci a transporté le malade jusqu'à l'hôpital. Selon les images retransmises, le Dr Brantly, enveloppé comme un astronaute dans une épaisse combinaison, est sorti de l'ambulance par lui-même, en marchant, aidé par une autre personne également protégée qui lui a pris les deux mains pour le guider dans l'entrée du bâtiment.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont recommandé «d'éviter les voyages non essentiels en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone». «Nous savons ce qui doit être fait et les CDC accélèrent leur réponse avec d'autres pays en envoyant 50 de nos experts en plus dans la région au cours des 30 prochains jours», a dit le Dr Tom Frieden, le directeur des CDC, précisant qu'«avec un travail méticuleux pour trouver les malades, les personnes avec qui ils ont été en contacts, on arrêtera la chaîne de transmission du virus». Selon lui, il faudra dans le meilleur des cas au moins trois à six mois pour venir à bout de cette épidémie.

L'Organisation Mondiale de la Santé a de son côté annoncé une enveloppe de 100 millions de dollars pour faire face à cette crise sanitaire.

Ebola : un virus mortel

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17-Virus Ebola : des spécialistes exhortent l'OMS à autoriser un traitement expérimental
05/08/2014

Ce traitement expérimental a déjà été prescrit aux travailleurs de santé américains qui ont été évacués du Liberia. Trois spécialistes, dont celui qui a découvert le virus en 1976, demandent à l'OMS d'accélérer l'autorisation des tests en Afrique.

Des volontaires s'apprêtent à enterrer des personnes soupçonnées d'avoir mortellement contracté le virus Ebola, à Pendebu (Sierra Leone), le 2 août 2014.
Des volontaires s'apprêtent à enterrer des personnes soupçonnées d'avoir mortellement contracté le virus Ebola, à Pendebu (Sierra Leone), le 2 août 2014.

Trois des spécialistes du virus Ebola les plus renommés au monde ont appelé, mardi 5 août, à permettre la délivrance d'un traitement expérimental aux populations d'Afrique de l'Ouest frappées par l'épidémie. Notant que les travailleurs de santé américains qui ont été évacués du Liberia ont reçu le traitement expérimental avant d'être transportés aux États-Unis, les spécialistes (dont le médecin PeterPiot, qui a découvert le virus en 1976) ont plaidé pour qu'il soit donné la même chance aux Africains touchés par la maladie.

Pour "une réponse internationale plus énergique"
Peter Piot, David Heymann et Jeremy Farrar ont déclaré qu'il existait plusieurs antiviraux, anticorps monoclonaux et vaccins en cours d'étude qui pouvaient être utilisés contre le virus Ebola. "Les gouvernements africains devraient être autorisés à prendre des décisions informées concernant l'usage ou non de ces produits - par exemple pour protéger et traiter les travailleurs de santé qui courent des risques d'infection particulièrement élevés", ont-ils écrit dans un communiqué.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), "le seul organe avec l'autorité internationale nécessaire" pour permettre l'emploi de traitements expérimentaux "doit endosser ce rôle". "Ces terribles circonstances appellent à une réponse internationale plus énergique", plaident-ils.

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18-L'Argentine est en défaut de paiement
Le Point.fr - 31/07/2014

Buenos Aires et les fonds spéculatifs américains n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le remboursement de la dette de l'Argentine.

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Un homme passe devant des affiches critiquant les fonds vautours, en Argentine.

L'Argentine et les fonds spéculatifs américains n'ont pas réussi à se mettre d'accord mercredi sur la dette de Buenos Aires, qui se retrouve désormais en situation de défaut de paiement. L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) avait abaissé la note de l'Argentine d'un cran à "défaut sélectif" un peu avant que le ministre argentin de l'Économie Axel Kicillof n'annonce à la presse depuis New York que les deux parties s'étaient séparées sans accord. Ce scénario a poussé mécaniquement l'Argentine au défaut de paiement sur un montant minime pour un État, troisième économie d'Amérique latine, 539 millions de dollars.

Plus tôt, le médiateur désigné par la justice américaine pour mener les négociations, Daniel Pollack, avait déclaré : "Malheureusement, aucun accord n'a été trouvé et la République d'Argentine va se retrouver de manière imminente en situation de défaut" de paiement. C'est la deuxième fois en 13 ans que ce scénario se produit en Argentine.

Selon les analystes, une des premières conséquences du défaut de paiement est d'éloigner durablement l'Argentine de l'accès aux marchés internationaux des capitaux, dont elle est exclue depuis sa faillite en 2001. Selon S&P, le "défaut sélectif" signifie que "l'emprunteur n'a pas honoré une certaine partie de ses obligations ou une émission spécifique, mais qu'il continue de payer ses autres types d'emprunts dans les temps".

"L'argent est là"
À l'issue de la réunion, Axel Kicillof a assuré que les fonds spéculatifs "ont essayé de nous imposer quelque chose d'illégal. (...) L'Argentine est prête à dialoguer, à trouver un consensus. Nous allons chercher une solution juste, équilibrée et légale pour 100 % de nos créanciers". Buenos Aires "va rembourser" les porteurs de bons issus de la dette restructurée, mais "à des conditions raisonnables, sans tentative d'extorsion, sans pression, sans menace", a-t-il ajouté, niant que son pays soit en situation de défaut de paiement. "L'argent est là, bien évidemment si nous étions en défaut, il ne serait pas là", a-t-il expliqué avant de rentrer pour Buenos Aires.

L'Argentine avait obtenu un délai de 30 jours qui expirait mercredi pour régler les 539 millions de dollars à des créanciers ayant consenti une remise de dette de 70 % après la crise économique de 2001. Mais le juge américain Thomas Griesa bloque ce paiement parce qu'il a ordonné à l'État argentin de payer d'abord 1,3 milliard de dollars à NML et Aurelius, deux fonds "vautours" spécialisés dans le rachat de dette à risque et détenteurs de moins de 1 % de la dette concernée.

"C'est le juge Griesa le responsable"
Le ministre de l'Économie a attribué la responsabilité de cette situation "inédite" au juge Griesa. "L'Argentine a payé, elle a de l'argent, elle va continuer à payer. C'est le juge Griesa, le responsable", a-t-il martelé en référence à l'argent bloqué par le magistrat. Pour la première fois, les négociateurs argentins avaient rencontré directement les représentants de NML et Aurelius autour d'un médiateur à New York pour sortir de l'impasse - sans résultat.

Le médiateur Daniel Pollack a qualifié les échanges de "francs", et les fonds spéculatifs, en position de force, n'ont pas cédé. "Nous leur avons fait une offre. Nous leur avons proposé de faire un gain de 300 %. Ça n'a pas été accepté, parce qu'ils veulent plus et ils le veulent maintenant", a dit Axel Kicillof. Le juge Griesa s'est montré hermétique aux demandes du gouvernement argentin, refusant le sursis à exécution du jugement qui permettait à Buenos Aires de payer sans s'exposer à une avalanche de poursuites des autres créanciers.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a pour sa part minimisé l'impact d'un défaut. "Même si un défaut est toujours regrettable, nous ne pensons pas qu'il aura des conséquences majeures en dehors" du pays, a-t-elle estimé. Une des alternatives évoquées par la presse argentine durant les dernières heures des négociations pour sortir de la crise est l'intervention de banques privées argentines. Par le biais d'un montage complexe, elles verseraient l'argent dû par le gouvernement aux deux fonds en rachetant leurs créances puis elles s'arrangeraient avec celui-ci pour se faire rembourser. Cette solution permettrait de contenter NML et Aurelius, et éviterait que les autres créanciers ne reviennent à la charge pour demander l'intégralité de leur dû.

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19-Sida: 25 délégués à la conférence internationale en Australie demandent l'asile
04-08-2014

DISCRIMINATIONS - Une grande partie d'entre eux sont africains...

Sida: 25 délégués à la conférence internationale en Australie demandent l'asile
La conférence internationale sur le sida de Melbourne, en Australie, le 18 juillet 2014

Quelque 25 délégués à la conférence internationale sur le sida, tenue fin juillet à Melbourne, sont restés en Australie pour demander l'asile, ont annoncé lundi des associations locales.

Selon une association d'aide aux sans-abri de Melbourne, 14 délégués de pays africains ont sollicité ses services. «Ils ont tous l'intention de déposer des demandes d'asile», a précisé à l'AFP la porte-parole de HomeGround Services, Cathy Beadnell. Parmi eux, des délégués d'Ouganda, un pays parmi les plus répressifs du continent en matière d'homosexualité, où les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la prison à perpétuité.

L'Afrique, terre hostile aux gays
Un centre d'aide aux réfugiés de Melbourne estime à 25 le nombre total de délégués à la 20ème conférence internationale sur le sida à s'être renseignés sur la procédure d'asile en Australie. «Ce sont manifestement des délégués qui viennent de pays où travailler autour du sida est un choix risqué pour leur vie», a estimé une employée du centre, Pamela Curr, à la télévision ABC.

La question de la stigmatisation et de la discrimination à l'encontre des personnes atteintes du sida a été abondamment traitée lors de la conférence de Melbourne. Les délégués ont souligné que la législation des pays répressifs pénalisait des minorités -en particulier sexuelles- parmi les plus touchées par la maladie. L'Ouganda est loin d'être une exception sur le continent africain en matière de discrimination envers les homosexuels: près des trois quarts des pays d'Afrique disposent de législations interdisant ou réprimant l'homosexualité, souvent héritées des lois coloniales.

En 2013, 35 millions de personnes vivaient avec le virus, dont plus de 70% en Afrique sub-saharienne.
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20-Hypothèse d’attaque de Diego Garcia par le vol MH370 de la Malaysian Airlines
31 mars 2014

Pourquoi la Malaisie MH370 Vol n’a pas été détecté par la base militaire de Diego Garcia dans l’océan Indien ?
On nous confirme aujourd’hui que l’avion a volé durant 7 heures avant que tout contact soit interrompu.

Diego Garcia

  • Entre Diego Garcia et la Malaisie, il y a 4.00 km
  • 7 h de vol à 650 km/h = 4.500 km !!
  • Un satellite thaïlandais découvre, 3 semaines plus tard, 300 objets de 2 à 15 mètres, flottant dans le sud de l’océan Indien”, à 2.700 kilomètres de la capitale de l’Etat d’Australie-Occidentale

Le pilote expérimenté a délibérément détourné l’avion de son trajet et l’a amené en direction de l’Ouest au lieu du Nord comme il était prévu.

L’armée de l’air thaïlandaise a vérifié les informations de ses radars et ces derniers avaient repéré un “appareil non identifié” changeant plusieurs fois de direction:
  • une panne des appareils mais alors aucun appel,
  • aucun SOS ??  et ce pendant 7 heures ??
  • aucun appel de téléphone portable ou cellulaire à proximité des côtes…
  • une manœuvre pour tromper la surveillance au sol

L’île de Diego Garcia comme objectif du MH370 est une hypothèse sérieuse: démonstration
Diego Garcia: l’ile est louée aux Anglais et c’est une grosse base américaine qui abrite un aéroport pour les bombardiers stratégiques B1 et B52, avec des bombes thermonucléaires, donc tout un symbole contre les USA
  • le détournement aurait été plus laborieux que prévu ce qui expliquerait sa position au Nord-Ouest de l’Australie
  • le détournement a mal tourné avec la destruction de l’avion (en interne)
  • la destruction de l’avion par la Défense Américaines, des missiles air/air, sol/air, mer/air…

Sinon pourquoi ne pas crasher l’avion plus rapidement ? et pourquoi voler 7 h en plein océan,
je veux me suicider ?  je rate mon décollage et je me crashe en bout de piste !
Les Américains ont sans doute suivi son trajet et auraient compris dès le début, le détournement de l’avion, puis sa cible Diego Garcia.
On peut imaginer que les Américains ont tenté de convaincre le pilote à changer de trajet mais en vain.
Il est sans doute difficile pour les Américains de reconnaître ouvertement avoir abattu un avion civil pour protéger leur base, même si les passagers à bord étaient de toute façon condamnés à mourir.

Un délai de 3 semaines, incompréhensible mais qui s’explique :
  • pour récupérer et/ou déplacer les débris de l’avion,
  • on garde les morceaux compromettants (cramés, brûlés, impactés, percés…)
  • on déplace les autres débris de l’avion,
  • on récupère les boîtes noires ? pour en tirer des informations, mais par 4.000 m de profondeur ?
  • on évalue l’étendue de l’infiltration d’al Qaeda dans le staff des pilotes et des techniciens de la Malaysian Airlines
  • on transforme l’acte terroriste en erreur de navigation, une panne banale et l’avion à bout de carburant se serait abîmé dans l’océan indien  et on se dispense de critique pour ce crime odieux envers d’innocents passagers

Une autre question ? si Al Qaida n’a pas revendiqué l’attentat manqué, c’est qu’elle ne veut pas ébruiter l’étendue de son infiltration des compagnies aériennes, elle prépare sans aucun doute d’autres attentats.

Lire aussi :
Why was the Malaysian MH370 Flight Not Detected by the Diego Garcia US Naval and Intelligence Base in the Indian Ocean?

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