lundi 15 septembre 2014

Patrick attire mon attention sur l'Afrique... incluant le MAROC




1-Les quinze pays les plus jeunes du monde sont africains
2-Vers un nouveau traitement contre le paludisme?
3-Hydrocarbures : l'Afrique est devenue "un acteur de stature mondiale", selon PwC
4-Compétitivité : le top 10 des pays africains selon le Forum économique mondial
5-Les Émirats arabes unis promettent 19 milliards pour l'UEMOA
6-Réussite : le miracle économique rwandais en images
7-Les effets accélérés du réchauffement climatique
8-Et si l'Afrique guérissait le monde ?
9-Ouganda : un "attentat imminent" des islamistes shebabs déjoué
10-Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
11-Vers un autre Etat islamique ?
12-L'armée camerounaise aurait infligé un "cinglant revers" à Boko Haram
13-Nigeria: Washington «très inquiet» de la menace Boko Haram
14-Les Ghanéens deux fois moins pauvres qu’il y a 20 ans
15-HEC Paris signe deux conventions avec le patronat en Côte-d’Ivoire
16-Du changement chez Bolloré en Côte d'Ivoire
17-Panne au barrage de Manantali : coupures d’électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie
18-Algérie : pas de service militaire, pas de travail
19-Libye : le gouvernement admet avoir perdu le contrôle de Tripoli
20-Maroc : Terrorisme : mise en détention à Salé d'un ancien jihadiste et son fils

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1-Les quinze pays les plus jeunes du monde sont africains
12/09/2014

Quel est le continent le plus jeune du globe ? L'Afrique, où sont situés les quinze pays dont l'âge médian est le plus bas au monde. Au Niger, la moitié des habitants a moins de 15 ans.

Voir l'image sur Twitter

L'Europe, un vieux continent ? Autant l'admettre, avec un âge médian qui dépasse les 40 ans dans la plupart des pays qui la composent. A l'inverse, l'Afrique est le plus jeune des cinq continents : dans l'immense majorité des pays africains, 50% de la population est âgée de moins de 20 ans. Et même moins de 15 ans pour le Niger, le plus jeune de ces pays jeunes.

C'est ce qui ressort de données établies par la CIA, illustrées par le site Global Post (liens en anglais) et repérées par Rue89

Niger, Ouganda et Mali en tête
L'universitaire new-yorkais Ian Bremmer, spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis, a publié jeudi 11 septembre sur son compte Twitter le classement des pays les plus jeunes au monde. Les quinze premiers sont tous en Afrique :

Le chômage des jeunes, une "bombe à retardement"
Le Global Post relève toutefois que "sur les 200 millions de jeunes de ce continent [l'Afrique], 75 millions sont au chômage". "Le chômage des jeunes", souligne-t-il, est "une bombe à retardement".

Allemagne et Japon, qui décrochent le titre moins enviable de pays les plus vieux au monde (plus de la moitié de la population a plus de 46 ans), sont à l'inverse menacés par le poids des retraites et une pyramide des âges qui n'incline pas au dynamisme, malgré la réussite économique de ces deux nations.

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2-Vers un nouveau traitement contre le paludisme?
10-09-2014

En France, une équipe de chercheurs en biologie et génétique a fait un pas en vue d’un nouveau traitement anti-paludisme grâce à leurs travaux publiés, ce mercredi, dans la revue Nature Communications. Leurs résultats sont d'autant plus importants qu'en Asie du Sud-Est, un parasite résistant aux derniers traitements efficaces jusque-là se développe, mettant un coup de frein à la lutte contre la maladie.

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L'anophèle est le principal moustique responsable de la transmission du paludisme à l'être humain.

Le paludisme est contracté à partir du moment où le parasite est transmis dans la peau par la piqûre d'un moustique. Via le sang, il arrive au foie, dont il occupe les cellules pour se multiplier. De là, il va ressortir pour infecter les globules rouges du sang. C'est ce cycle qui est responsable des fortes fièvres causées par le paludisme.

Les scientifiques connaissaient déjà l'existence d'une protéine nommée SUB-1. Une protéine qui permet au parasite de s'échapper de sa cellule pour en atteindre d'autres. Cette fois, c'est la structure de SUB-1 qu'ils sont parvenus à établir.

« Si on bloque définitivement SUB-1, les parasites ne pourront plus sortir et ils vont mourir. Pour cela, nous avions besoin de déterminer la structure tridimensionnelle de SUB-1 et c’est ce que nous avons obtenu dans cette publication. Cela nous donne l’organisation très précise [de la protéine]. Cela va être d’une aide très précieuse pour améliorer les composés chimiques qui ont pour but de bloquer [son] activité », détaille Jean-Christophe Barale, directeur de l'équipe de recherche.

Une avancée importante pour aider à la synthèse chimique de molécules qui constitueront peut-être un nouveau traitement contre le paludisme. Chaque année, sur 220 millions de personnes infectées par la maladie, 600 000 en meurent.

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3-Hydrocarbures : l'Afrique est devenue "un acteur de stature mondiale", selon PwC
jeudi 04 septembre 2014

Dans "Africa Oil & Gas review - On the brink of a boom" ("À deux doigts d'un boom"), le cabinet de conseil international PricewaterhouseCoopers montre l'évolution positive de la perception qu'ont les acteurs économiques du secteur des hydrocarbures en Afrique.

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Plus de la moitié des entreprises interrogées par PwC anticipent une croissance de leur production l'année prochaine.

Lorsqu'il s'agit d'hydrocarbures, affirme Emmanuel Le Bras, associé chez PwC, le regard du monde économique vis-à-vis de l'Afrique a changé. Pour le responsable du secteur pétrole et gaz en Afrique francophone du cabinet de conseil international, le continent "apparaît désormais comme un acteur de stature mondiale". C'est l'un des principaux constats dressés dans "Africa Oil & Gas review - On the brink of a boom" ("À deux doigts du boom"), l'étude que vient de publier PricewaterhouseCoopers.

Découvertes
Un changement de perspectives qui tient d'abord aux réserves d'hydrocarbures prouvées du continent, qui sont loin d'être négligeables. Environ 130 milliards de barils de pétrole en réserve (8 % des réserves mondiales) pour 9 millions de barils produits chaque jour, l'an dernier.

Mais aussi : 14 000 milliards de mètres cubes de réserves de gaz naturel et une production annuelle de 184 milliards de mètres-cubes. Des chiffres impressionnants, qui devraient l'être encore plus à mesure que se concrétisent et entrent en production les récentes découvertes d'hydrocarbures onshore et offshore en Afrique occidentale et orientale.

Découvertes d'hydrocarbures en Afrique (2013 - millions de barils équivalent pétrole) :

L'exploitation d'hydrocarbures, note PwC, reste dominée pour l'instant par un noyau de pays : Nigéria, l'Algérie, la Libye et l'Egypte (et l'Angola pour le brut) qui assurent entre 80 et 90 % de la production de gaz et de pétrole du continent. Mais de nouveaux pays émergent. Et vite.

« En moyenne, estime PwC, des transactions d'une valeur d'1 milliard de dollars ont eu lieu tous les 17 jours en 2013, sur le continent. »

Selon cette étude qui analyse - à travers les avis de 55 entreprises du secteur - les perspectives de développement de l'industrie du pétrole et du gaz en Afrique, celle-ci "va connaître une forte croissance, avec l'apparition de nouvelles régions productrices de gaz comme le Mozambique et la Tanzanie, et de pétrole notamment au Nigéria, en Angola, au Congo et en Côte d'Ivoire".

Course aux investissements
Selon l'étude de PwC, les entreprises du secteur sont très confiantes sur la croissance de leur production pour l'année à venir : plus de 30 % prévoient une croissance très forte et 25 % une croissance forte.

Une course aux investissements est d'ailleurs engagée. "En moyenne, estime PwC, des transactions d'une valeur d'1 milliard de dollars ont eu lieu tous les 17 jours en 2013, avec en perspective une activité accrue, alimentée par la mise en place de nouvelles licences et un début de clarification du cadre réglementaire.

Une croissance des activités qui intervient dans un contexte de concurrence accrue - près de 70 % des acteurs interviewés par PwC estiment que la concurrence va se renforcer - et de hausse des coûts : 64 % des sociétés interrogées pensent que les coûts opérationnels et les coûts d'acquisition des licences et des droits pétroliers vont progresser dans les 12 prochains mois.

Défis : réglementation, fraude et infrastructures
Pour autant, plusieurs défis ont identifiés par les acteurs du secteur pétrolier et gazier "avec, dans le trio de tête, un cadre réglementaire incertain, les risques de fraude et le manque d'infrastructures de qualité", note PwC.
L'évolution du cadre réglementaire apparaît pour la plupart des répondants comme une des clés pour le développement du secteur, principalement en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et en Tanzanie, où l'incertitude est forte concernant les évolutions réglementaires dans le domaine de l'énergie.

L'insuffisance des infrastructures est également l'un des principaux défis cités, "notamment par les opérateurs actifs au Nigeria, en Namibie, à Madagascar et en Afrique du Sud". Les problématiques fiscales paraissent aussi comme une préoccupation importante pour les entreprises à travers le continent, en raison du risque de hausse des charges financières pour les entreprises.

Enfin, PwC constate que "plus de 90 % des répondants des secteurs pétrolier et gazier ont mis en place des programmes de lutte contre la fraude et la corruption. Signe positif : 54 % d'entre eux pensent que leurs programmes sont efficaces pour détecter et se prémunir contre les cas de fraude ou de corruption.

Lire aussi :
L'Algérie autorise l'exploitation du gaz de schiste
La Côte d'Ivoire, le Ghana et la Guinée équatoriale veulent créer une compagnie de gaz commune
Wale Tinubu : "L'exploitation du pétrole n'est pas réservée aux entreprises étrangères"

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4-Compétitivité : le top 10 des pays africains selon le Forum économique mondial
jeudi 04 septembre 2014

Le Forum économique mondial a publié son rapport 2014-2015 sur la compétitivité dans le monde. Maurice (39e) conserve la palme du pays le plus compétitif d'Afrique devant l'Afrique du Sud (56e), le Rwanda (62e) et le Maroc (72e). 

Nigeria Goodluck Johnathan cWorld Economic Forum Flickr
Le Nigeria, dirigé par Goodluck Jonathan (photo), a perdu sept places en un an et se classe 127e.

Le Forum économique mondial (WEF) vient de publier l'édition 2014-2015 de son Rapport global sur la compétitivité, résultat d'enquêtes réalisées auprès de 15 000 chefs d'entreprise dans 144 pays. Le niveau de compétitivité d'un pays est estimé en fonction d'une centaine d'indicateurs rassemblés en douze "piliers", parmi lesquels : la qualité des institutions, les infrastructures, la santé, l'enseignement et la formation professionnelle, l'efficacité des marchés financiers, la maturité technologique et la taille de l'économie.

Danger
D'après ce rapport 2014, la santé de l'économie mondiale est en danger. Les pays peinent à mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires pour favoriser la croissance, qui constitue le principal défi actuel. Il met également en exergue l'innovation et la gestion des talents comme deux domaines dans lesquels les leaders des secteurs public et privé doivent mieux collaborer pour réussir un "développement économique, durable et inclusif".

Dans le classement de l'Indice mondial de compétitivité (GCI), la Suisse conserve la 1ère place pour la sixième année consécutive, Singapour reste deuxième et les États-Unis accrochent la troisième place, grâce notamment à des gains en matière d'innovation et de gouvernance.

Top 10 des pays africains les plus compétitifs
Données : Forum économique mondial, rapport 2014-2015

                Rang mondial 2014   Évolution depuis 2013
Maurice               39                                   +6
Af. Du Sud           56                                    -3
Rwanda               62                                    +4
Maroc                  72                                    +5
Botswana           74                                      0
Algérie                 79                                    +29
Tunisie                 87                                    +3
Namibie              88                                   +5
Kenya                   90                                   +10
Zambie                96                                       0

Afrique subsaharienne
Le rapport insiste sur la bonne santé de l'Afrique subsaharienne, qui continue d'enregistrer des taux de croissance "impressionnants" (proches de 5 %). Pour conserver cet élan, préconise néanmoins le WEF la région devra prioriser l’éducation, l’infrastructure et la connectivité, qui continuent d'entraver son développement. Le rapport invite aussi le continent à s'engager dans des activités à plus forte valeur ajoutée et plus productives.

Seules 4 économies subsahariennes, Maurice (39e), l'Afrique du Sud (56e), le Rwanda (62e) et le Maroc (72e) se placent dans la première moitié du classement. Le Botswana (74e), l'Algérie (79e), la Tunisie (87e), la Namibie (88ème), le Kenya (90e) et la Zambie (96e) complètent le podium du Top 10 africain. À noter la progression spectaculaire de l'Algérie qui gagne 29 places à l'échelle mondiale tandis que le Nigéria (127e), la première économie africaine, régresse et demeure dans les tréfonds du classement.

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5-Les Émirats arabes unis promettent 19 milliards pour l'UEMOA
mercredi 10 septembre 2014

La conférence internationale des investisseurs, organisée le 9 septembre à Dubaï, s’est achevée sur l'annonce d'investissements de 19 milliards de dollars en faveur de 16 projets dans l'UEMOA.

Emirates est déjà très présent en Afrique. AFP
Emirates est déjà très présent en Afrique

Six des huit chef d’Etat de l’UEMOA, les présidents des institutions de cette communauté mais aussi les ministres des finances et quelques chefs d’entreprises : les pays ouest-africains ayant en commun le Franc CFA se sont massivement rendus à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, ce 9 septembre, pour convaincre les investisseurs locaux et ceux des autres pays du Golfe de s'intéresser à leur sous-région. Les dix-sept projets intégrateurs (routes, chemins de fer, centrales et interconnexions énergiques, projets agro-alimentaires) d’un coût total de près de 22 milliards de dollars, qu’ils ont présentés aux partenaires émiratis semblent avoir séduit ces derniers.

Protocoles d'accord
Seize de ces projets ont en effet fait l’objet de protocoles d’accord représentant des investissements d’environ 19 milliards de dollars. Les négociations entre les signataires vont se poursuivre durant les trois ou les six prochains mois. Et si certains des accords définitifs ne sont pas conclus, les pays pourront chercher de nouveaux investisseurs.

Le groupe de BTP Trojan General Contracting (filiale de Royal Group propriété de Sheikh Tahnoon Bin Zayed Al Nahyan) s’est ainsi engagé pour un montant de 16 milliards de dollars dans des projets ferroviaires et routiers à travers tous les Etats de la sous-région.

Essar Projects Ltd ( filiale d’Essar Group, Inde) a signé pour la construction de routes, de ponts, d’aéroports et de centrales thermiques au Bénin, en Guinée Bissau et au Niger, le tout pour 1,98 milliard de dollars. Tandis que Hasan Juma Backer Trading et Contracting LLC (Oman) s’est engagé pour la mise en place d’un port de vrac sec en Côte d’Ivoire (700 millions de dollars).

Par ailleurs, l’UEMOA, la BOAD et le cabinet britannique Global Finance & Capital Limited (GFCL), coorganisateurs de ce rendez-vous, ont signé un accord de partenariat stratégique pour la gestion de l’exécution des projets et des échéances. Mais aussi pour continuer à chercher de nouveaux investisseurs étrangers.

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6-Réussite : le miracle économique rwandais en images
lundi 08 septembre 2014

Qui aurait pu imaginer en 1994 que le Rwanda, petit pays enclavé, sans industrie et ravagé par un génocide, deviendrait 20 ans plus tard un paradis pour investisseurs ? Réussite décrypte ce miracle économique indéniable - et pourtant controversé.

ZES Kigali Reussite
ZES de Kigali.


Dans ce reportage, les caméras de Réussite vous conduisent dans la Zone économique Speciale (ZES) de Kigali et au Rwanda Development Board, symboles de la modernisation de l’économie rwandaise : création d’infrastructures, simplification des démarches administratives pour créer une entreprise, lutte contre la corruption, culture du résultat...vous découvrirez sur quels piliers repose la révolution économique en marche dans ce petit pays d’Afrique de l’Est.

Mais cette réussite exemplaire a aussi sa part d’ombre : Kinshasa accuse Kagamé d’avoir orchestré le pillage du coltan en RD Congo. Pascal Lamy, l’ancien directeur de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), commente les polémiques qui entourent le redressement économique du Rwanda.

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7-Les effets accélérés du réchauffement climatique
dimanche 24 août 2014

Jeudi 21 août se tenait la première conférence sur la météorologie mondiale à Montréal. A cette occasion, des spécialistes du monde entier ont débattu sur le thème “la météo, quel avenir ?”. Ce congrès organisé à l’initiative de l’Organisation météorologique mondiale, une agence des Nations unies, a notamment été marqué par les anticipations du chercheur américain Simon Wang, de l’Université de l’Etat de Utah.

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Réchauffement climatique ou non ? Le débat scientifique est en passe de trouver une réponse expérimentale, avec la planète bleue pour cobaye géant : oui l’atmosphère de la Terre se réchauffe, et les effets de ce réchauffement sont déjà sensibles sur toutes les zones du globe, à commencer par l’Afrique.

Les chercheurs réunis à Montréal à partir du 21 août 2014 ont noté de manière consensuelle que lors de la première décennie du XXIème siècle, la température moyenne du globe a augmenté de 0,7 degré Celsius. Un petit peu moins de 1 degré Celsius en 10 ans... Cela peut paraître négligeable. Mais c’est en réalité colossal.

A ce rythme, les climatologues de la planète valident a minima l’hypothèse d’une hausse de 2 degrés Celsius de la température moyenne d’ici à 2050.

2 degrés de plus, quels effets observables ?
Là encore, les conclusions des experts réunis à Montréal sont unanimes : une augmentation de 1°C de la température du globe terrestre entraîne 7% de plus de vapeur d’eau dans l’atmosphère. L’évaporation étant le moteur de la circulation des flux atmosphériques, elle entraîne l’accélération des épisodes météorologiques. Une atmosphère plus humide, c’est évidemment plus de précipitations, mais leur répartition et leurs caractéristiques ne seront pas également ressenties sur tous les continents...

L’augmentation de l’humidité atmosphérique a avant tout un effet amplificateur sur les phénomènes climatiques. Amplification donc non seulement des précipitations, mais des écarts de températures et des effets des épisodes les plus extrêmes.

"Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement et les pluies vont être plus fortes", engendrant notamment davantage d’inondations soudaines, explique notamment Shih-Yu (Simon) Wang, Professeur assistant à l’Université de l’Etat de Utah (Etats-Unis), dont les articles sont publiés dans les revues de référence que sont Geophysical Research Letters et Journal of Climate .

Les amplifications climatiques sensibles aux Etats-Unis...
Les recherches de Shih-Yu Wang ont notamment porté sur les épisodes climatiques extrêmes qui ont touchés les Etats-Unis d’Amérique en 2014 : à l’Ouest des Etats-Unis en particulier, un hiver à peu près inexistant a été suivi par un printemps très fugace, avec des températures estivales arrivant en Californie six semaines en avance... et très peu de précipitations entre les deux.

Ainsi les réservoirs d’eau de Californie étaient au début même de l’été extrêmement bas, les troupeaux devant même être transportés vers d’autres Etats, et certaines cultures traditionnelles abandonnées par manque d’irrigation, le tout entraînant une forte hausse des prix alimentaires. Les 38 millions d’habitants de la Californie ont donc fait face cette année à une sécheresse de grande ampleur.

Pour Simon Wang, l’explication du phénomène tient à un jeu de dominos complexe qui commence avec une prédominance durable d’eaux froides dans le Pacifique au large de la Chine... et se termine par un hiver trop doux et une sécheresse dévastatrice sur la Côte Ouest du continent américain.

Les effets sur les océans
On assiste déjà à une montée du niveau des océans, sensible en Afrique, en Amérique centrale, au Brésil, en Guyane, en Asie du Sud Est, et les observations des compagnies de transport maritimes font état de vagues de plus en plus profondes "[jusqu’à 40 mètres de hauteur alors qu’auparavant 20 mètres était exceptionnel]", rapporte toujours Simon Wang, prédisant des vagues énormes pour les prochaines décennies.

Mais ce symptôme n’est que la surface visible des bouleversements qui affectent les équilibres des masses liquides : "Ce n’est que le début du changement climatique, car les océans auront beaucoup plus d’impact en libérant davantage de chaleur et davantage de vapeur", avertit-il.

Une nouvelle géographie des continents...
L’épaisse calotte glaciaire du Groenland a en effet commencé à fondre et pourrait à terme engendrer une hausse de six mètres du niveau des océans, rappelle Eric Brun, chercheur chez Météo France et auteur d’une récente étude sur le sujet. Les maisons construites sur le littoral africain et européen commencent également à être menacées, toutes les villes portuaires sont à risque.

Des Etats comme les Pays-Bas pourraient bien être rayés de la carte, ensevelis sous plusieurs mètres d’eau. Où grandiront les petits-enfants du roi Guillaume-Alexandre des Pays-Bas ? Même si cette prévision d’une hausse de six mètres n’est hasardé qu’à l’horizon d’un siècle, c’est une évolution extrêmement rapide, qui reste à l’échelle d’une ou deux générations. Qu’adviendra-t-il des pêcheurs de Saint-Louis du Sénégal ? Où se réfugieront les habitants de Lomé au Togo ?

En tout état de cause, les modifications climatiques seront rapidement sensibles pour nos contemporains par l’intensification des épisodes extrêmes : les inondations meurtrières connues cette année à Abidjan pourraient bien devenir régulières. Les épisodes de grand froid, tel le vortex polaire qui s’est abattu cet hiver sur la plus grande partie de l’Est de l’Amérique du nord, seront plus marqués, plus extrêmes, tout comme les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, ajoute Simon Wang. Le défi pour les météorologues est donc désormais d’inclure la "force additionnelle" créée par le réchauffement climatique dans des modèles de prévision toujours plus complexes... Et il est indispensable que les politiques d’aménagement, de construction et de développement urbain commencent immédiatement à intégrer ces nouvelles données, pour éviter d’imprévisibles (ou trop prévisibles) catastrophes.

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8-Et si l'Afrique guérissait le monde ?
21/08/2014

La perspective d’une exportation massive d’Ebola hors d’Afrique a installé une psychose qui frise l’afrophobie. Le continent menace-t-il la santé du monde ? Selon une récente étude, il fournirait, au contraire, un début de solution aux maladies d'Alzheimer, de Parkinson et aux suites d’AVC.

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L'Afrique qui pourrait fournir au monde des remèdes aux maladies les plus "occidentales".

Que n’a-t-on entendu sur l’Afrique pourvoyeuse de pandémies ? Ce continent imprudent enfanterait les pires maladies, par intimité avec des singes verts zaïrois porteurs du VIH ou par goût de la soupe d’énigmatiques chauves-souris infectées par la fièvre hémorragique. La malaria ? C’est l’Afrique. La fièvre jaune ? C’est l’Afrique. La méningite ? C’est encore l’Afrique. Même le chikungunya, maladie infectieuse devenue fameuse lors des épidémies réunionnaises de 2005 à 2010, c’est sur la terre ferme du Tanganyika qu’il aurait été identifié pour la première fois, en 1952. Certains spécialistes prétendent pourtant qu’on en aurait trouvé trace en Indonésie, dès la fin du XIXe siècle.

Du procès de l’Afrique coupable, on passe progressivement à l’accusation de l’Afrique mendiante. Mendiante de vaccins, même expérimentaux, comme le VSV-EBOV, jamais testé sur des humains, envoyé, récemment, par le Canada pour contrer l’éruption de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest.

C’est pourtant la même Afrique qui pourrait fournir au monde des remèdes aux maladies les plus "occidentales". Déjà, l’aloès d’Afrique du Sud soigne les plaies. Déjà, le fenugrec d’Afrique du Nord régule le taux d'insuline. Déjà, le ficoïde tortueux des tribus hottentots a un effet analgésique et anxyolitique. Déjà, l’harpagophytum des bantous soigne les douleurs articulaires. Déjà, l’iboga gabonais est un stimulant biliaire. Déjà, la spiruline tchadienne fournit des protéines naturelles.

Aphrodisiaques et cosmétiques
Et que dire des multiples érections européennes obtenues grâce au Yohimbe, l’un des rares aphrodisiaques homologués par la médecine occidentale ? Des érections d’autant plus spontanées, par ailleurs, que les femmes sont embellies par des cosmétiques venus d’Afrique : l’huile de cumin noir déjà cité dans le Coran, le khôl de l'Égypte ancienne, la pierre d'alun des déodorants corporels, l’incontournable beurre de karité et même la fève de cacao, de plus en plus utilisée dans des crèmes exfoliantes. Moins célèbres, certaines plantes cultivées en Afrique pourraient connaître un franc succès, comme le Rooïbos d'Afrique du Sud, qui, consommé en infusion, aurait des effets thérapeutiques anti-oxydantes et anti-allergiques.

Bien sûr, la liste des vertus attribuées, en Afrique, à certains produits est si "kilomètrique" qu’elle inspire la méfiance. À en croire certains tradipraticiens, certaines feuilles terrasseraient tout autant les brûlures d'estomac que les vergetures, les yeux gonflés que les hémorroïdes. Mais les scientifiques savent ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Et c’est bien un produit d’origine africaine qui pourrait être la future vedette de la médecine mondiale…

Le Voacanga africana, formidable promesse pharmacologique
Dans les pages du Journal of Ethnopharmacology, les chercheurs d’un centre américain, le Salk Institute for Biological Studies, viennent d’annoncer que le Voacanga africana pourrait protéger d'Alzheimer, de Parkinson et des suites d'accidents vasculaires cérébraux. Des pathologies qui ciblent particulièrement ce Nord, du fait d’un allongement de la durée de la vie encore modeste dans les pays du Sud.

C’est notamment dans l'archipel de Sao Tomé-et-Principe que se trouve l'arbuste dont les feuilles et l'écorce sont utilisés localement, depuis des décennies. Traditionnellement, les guérisseurs les prescrivent pour diminuer les inflammations, soulager les troubles mentaux, réduire l'hypertension ou soigner les œdèmes. La plante aiderait même les sorciers à booster leurs expériences divinatoires. Les Américains - "surpris", de leur propre aveu - viennent d’y observer un effet protecteur contre les altérations des cellules, formidable promesse pharmacologique pour les patients atteints de troubles neurodégénératifs.

Si l’Afrique devait se révéler ce nouvel eldorado végétal, il faudrait espérer qu’elle ne soit pas "spoliée" de ses ressources et qu’elle bénéficie, le moment venu, des améliorations de la recherche.

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9-Ouganda : un "attentat imminent" des islamistes shebabs déjoué
Le Point - Publié le 13/09/2014

Une opération antiterroriste avait été lancée dans la capitale ougandaise Kampala par les forces de sécurité, selon l'ambassade des États-Unis.

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Une opération anti-terroriste à Kampala

Les forces de sécurité ougandaises ont déjoué "un attentat imminent" planifié par une cellule des islamistes somaliens shebabs liés à Al-Qaïda, a indiqué samedi l'ambassade des États-Unis à Kampala. "Les autorités ougandaises ont annoncé la découverte d'une cellule terroriste des shebabs à Kampala", a déclaré l'ambassade dans un communiqué. "Nous restons en contact étroit avec nos homologues ougandais tandis que l'enquête se poursuit sur ce qui semble avoir été la préparation d'une attaque imminente", ajoute l'ambassade.

Le porte-parole de la police ougandaise Fred Enanga a indiqué que la police avait "procédé à des arrestations". "Les forces de sécurité en Ouganda ont déjoué une tentative d'attentat terroriste contre l'une de ses installations. Nous avons effectué des arrestations", a-t-il ajouté sans davantage de précisions.

"À ce stade, nous ne sommes pas au courant de cibles spécifiques, et les autorités ougandaises ont renforcé la sécurité sur les principaux sites, y compris l'aéroport international d'Entebbe, a indiqué l'ambassade. L'ambassade des États-Unis avait lancé une mise en garde lundi dernier contre une possible vengeance des shebabs après la mort du chef chef suprême des shebabs Ahmed Abdi Godane, tué par une frappe américaine près de Mogadiscio.

Une "opération contre des immigrants illégaux"
Par ailleurs, le ministère ougandais des Affaires intérieures a déclaré que les services de l'immigration avaient mené samedi matin une "opération contre des immigrants illégaux dans plusieurs quartiers de Kampala", avec l'arrestation de 69 personnes dont les nationalités n'ont pas été précisées. On ignore si ces opérations étaient ou non connectées.

L'Ouganda est l'un des principaux fournisseurs de troupes pour la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
Les shebabs, qui ont revendiqué plusieurs attentats récents au Kenya, à Djibouti et en Somalie, ont déjà frappé en Ouganda dans le passé.

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10-Incapable de stopper Boko Haram, l'armée nigériane sous le feu des critiques
07/09/2014

L'armée nigériane est sous le feu des critiques, incapable de stopper les insurgés islamistes de Boko Haram dans le nord-est du pays, malgré son écrasante supériorité en hommes.

Un soldat dans les ruines d'une maison à Baga le 30 avril 2013.
Un soldat dans les ruines d'une maison à Baga le 30 avril 2013.

"Je vous promets qu'on va en finir dans pas longtemps", avait déclaré, martial, le nouveau chef d'état-major, le général Alex Badeh, lorsqu'il avait été nommé en janvier.

Huit mois plus tard, le bilan est catastrophique: progressant de manière fulgurante, Boko Haram contrôle des pans entiers de territoires du nord-est du Nigeria, et menace de prendre Maiduguri, la capitale régionale, déjà à moitié encerclée. Une situation qui rappelle celle de l'Etat islamique en Irak, un mouvement "frère" selon le chef des islamistes nigérians Abubakar Shekau, qui veut lui aussi établir un "califat".

En face, l'armée nigériane fait piètre figure, avec des soldats qui refusent d'aller au combat, ou qui fuient devant les attaques insurgées. Les hommes se plaignent aussi de n'être pas nourris correctement et du non-paiement de leur solde.

La situation semble si grave que l'allié américain a tapé du poing sur la table. "La réputation de l'armée nigériane est en jeu", a déclaré jeudi à Abuja la secrétaire d'Etat adjointe pour l'Afrique, Linda Thomas-Greenfield. "L'avenir du Nigeria et de ses enfants est en danger", "il n'y a pas le droit à l'erreur", a-t-elle martelé.

"Une honte"
Face aux critiques américaines, le porte-parole de l'armée nigériane, Chris Olukolade, a délaissé les habituels messages triomphalistes et reconnu que la "souveraineté" du pays était "remise en question". Il a promis que l'armée allait "tout faire pour renverser la situation".

Le pays le plus peuplé d'Afrique, première économie du continent, dispose pourtant d'une armée puissante... sur le papier. Le Nigeria compte 80.000 militaires et 82.000 paramilitaires, selon le rapport 2014 de l'Institut international d'études stratégiques (IISS). Le budget de la Défense s'élève cette année à 968 milliards de nairas (4,5 milliards d'euros), soit 20% du budget de l'Etat, la proportion la plus élevée depuis la guerre civile de 1967-70 au Biafra.

En face, Boko Haram dispose de 6 à 8.000 combattants, selon l'estimation du chercheur Marc-Antoine Pérouse de Montclos. Le groupe se finance essentiellement par des attaques de banques, des pillages et des rançons, mais vole aussi beaucoup d'armes et d'équipements à l'armée en attaquant ses casernes. De plus, l'armée nigériane dispose d'une aviation de combat, dont Boko Haram est dépourvue.

Comment les insurgés ont-ils pris l'avantage, malgré un tel déséquilibre, se demandent la classe politique et la population du Nigeria? "L'armée actuelle n'est plus celle qu'on a connue, c'est une honte", déplore un ancien officier qui avait participé au premier coup d'Etat militaire en 1966.

Selon l'ancien général Ahmed Saleh, devenu avocat, le niveau de l'armée a commencé à baisser après un coup d'Etat manqué contre le président Ibrahim Babangida en 1990. Le général Babangida - à la tête d'une junte de 1985 à 1993 - a fait une purge, se débarrassant d'officiers supérieurs expérimentés et plaçant l'armée sous son contrôle direct à Abuja, entraînant un "déclin", selon M. Saleh.

Démoralisation
Ce dernier a aussi dénoncé dans la presse nigériane les pénuries d'armes et de munitions dont souffrent les troupes engagées contre Boko Haram. "Nous devons reconstruire les forces armées, voilà la réalité". D'après l'IISS, la majeure partie des équipements militaires "ne sont pas en état d'être déployés sur des périodes prolongées".

Les analystes pointent aussi la corruption et la mauvaise qualité du management pour expliquer l'approvisionnement défaillant. Pour l'expert de la société de sécurité Red 24, Rian Cumming, le refus récent d'aller au combat de soldats de la 7e division d'infanterie - dite "anti-Boko Haram - est révélateur. Cela montre "à quel point l'armée sous-estime le problème de l'insurrection".

Virginia Comolli, une analyste de l'IISS, se dit peu surprise de la démoralisation des soldats. Les insurgés, mieux équipés, ont gagné en confiance et commencé à combattre comme une armée conventionnelle plutôt que comme une guérilla, "intimidant (et apparemment) écrasant les militaires", estime-t-elle.

Autre problème : l'armée s'est coupée de la population, et donc d’une source cruciale de renseignements sur le terrain, en multipliant les exactions (exécutions extra-judiciaires, détentions arbitraires, torture). Pour Ryan Cummings, le Nigeria, seul, est dépassé et doit être appuyé par les pays voisins pour empêcher le conflit de s'étendre, aussi bien dans le Nord-Est qu'au-delà des frontières nigérianes.

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11-Vers un autre Etat islamique ?
5 Septembre 2014

Le groupe djihadiste Boko Haram est en train de se tailler un véritable fief dans le nord du Nigeria, et son chef a déclaré le califat. L'Etat nigérian est dépassé par cette organisation fanatique et décentralisée.

Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Boko Haram le 24 août 2014, dans laquelle le chef du groupe extrémiste Abubakar Shekau (au centre) annonce la création d'un califat islamique dans le nord du Nigéria - AFP
Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Boko Haram le 24 août 2014, dans laquelle le chef du groupe extrémiste Abubakar Shekau (au centre) annonce la création d'un califat islamique dans le nord du Nigéria – AFP

Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, a récemment annoncé la création d'un califat islamique dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, ce qui provoque l'inquiétude de la communauté régionale et internationale. Boko Haram a pris le contrôle de nombreuses villes et impose sa loi dans des régions entières du nord-est du Nigeria depuis le retrait de l'armée.

Les victoires de l'organisation et les atrocités qu'elle commet attirent une fois de plus l'attention sur la situation au Nigeria et sur la transformation idéologique des mouvements extrémistes. Le mouvement a prononcé plusieurs fatwas (édits religieux) à l'encontre de tous ceux qui coopèrent avec l'Etat. Les personnes accusées de se ranger du côté des autorités nigérianes sont exécutées, car Boko Haram les considère comme des renégats qui collaborent avec des infidèles.

Un territoire pour un califat
Le califat englobe des grandes zones de l'Etat de Borno et une partie du territoire de l'Etat voisin de Yobe. Abubakar Shekau est le calife et le mouvement a une structure décentralisée. Ainsi, son fonctionnement repose sur les actions de groupes qui n'ont presque aucun lien entre eux. De cette manière, si l'un d'eux est démantelé, les autres ne sont pas dévoilés ou arrêtés.

Les principales attaques de Boko Haram prennent pour cible les civils, les villes chrétiennes, les écoles, la police et tous ceux qui coopèrent avec eux. Le nord du pays est ainsi devenu le foyer d'un djihad idéologique. Malgré les contre-offensives de l'armée, Boko Haram reste actif et cherche à s'étendre au-delà du Nigeria.

Idéologie talibane
Il existe des similarités entre Boko Haram et l'Etat islamique (EI). Ce dernier correspond à une branche de l'idéologie d'Al-Qaida, alors que Boko Haram est rattaché idéologiquement aux talibans du Nigeria, qui sont eux-mêmes liés aux talibans d'Afghanistan.

Pour Boko Haram, comme pour l'EI, un califat doit régner sur Terre. Pour y parvenir, tous les non-musulmans doivent être massacrés s'ils refusent de se convertir à l'islam. Les deux organisations estiment par ailleurs que leurs victoires "viennent de Dieu". Boko Haram a annoncé son intention d'appliquer la charia au Nigeria, alors que près de la moitié de la population est chrétienne. Enfin, des rapports des Nations unies ont révélé une hausse des violences sexuelles dans les zones contrôlées par les djihadistes.

Le président Goodluck Jonathan est sous pression au niveau national, car une élection présidentielle est prévue en 2015. Et les tentatives de l'Etat, depuis 2011, pour dialoguer avec Boko Haram sont restées infructueuses.

Les pressions viennent aussi de l'étranger, car une grande partie de la communauté internationale a déjà exprimé ses préoccupations vis-à-vis de la propagation des violences dans le pays. Les forces nigérianes affrontent Boko Haram depuis 2009 et, bien que Goodluck Jonathan ait promis de détruire le groupe, l'Etat semble impuissant. De ce fait, le gouvernement est plus que jamais la cible de critiques, notamment depuis qu'il s'est montré incapable de retrouver les écolières enlevées en avril.

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12-L'armée camerounaise aurait infligé un "cinglant revers" à Boko Haram
Le Point - Publié le 09/09/2014

Le gouvernement camerounais annonce que son armée a tué "plus d'une centaine" de combattants de la secte islamiste.

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Dans un village de l'État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, détruit par les islamistes de Boko Haram.

Le gouvernement camerounais a annoncé lundi soir que son armée avait tué "plus d'une centaine" de combattants Boko Haram lors d'une tentative d'incursion au Cameroun, alors que des milliers de Nigérians fuient face à l'avancée de la secte islamiste. L'armée camerounaise a infligé un "cinglant revers" à Boko Haram en tuant "plus d'une centaine" de ses combattants samedi dans le nord du Cameroun, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, dans un communiqué. Il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer cette information de source indépendante.

Samedi, "aux environs de 13 heures, deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram sur la localité de Fotokol en territoire camerounais dans la région de l'Extrême Nord, immédiatement frontalière de celle de Gamboru, située en territoire nigérian", affirme le communiqué. "Aucune victime n'a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque", rapporte-t-il. "Le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d'une centaine de morts dans les rangs des agresseurs, parmi lesquels se trouvent deux personnes d'origine touareg qui ont été clairement identifiées", explique-t-il, sans plus de précision.

Boko Haram a gagné en puissance
"La puissance de la riposte camerounaise à cette attaque a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 km de la ville frontalière de Gamboru à l'intérieur du territoire nigérian", poursuit le communiqué. Seul un pont sépare la ville camerounaise de Fotokol de la localité nigériane de Gamboru Ngala, dont les combattants islamistes se sont emparés totalement le 28 août, à l'issue de plusieurs jours de combats contre les forces de sécurité et d'échanges de tirs avec l'armée camerounaise.

En outre, depuis deux jours, des milliers d'habitants terrorisés ont fui la ville de Mubi (nord-est du Nigeria), tandis que Boko Haram s'est emparé de plusieurs localités de la région, ont déclaré lundi des habitants. Cet exode fait suite à l'échec de l'armée à reprendre Madagali, tombée aux mains de Boko Haram le mois dernier, forçant les soldats à se replier d'abord à Gulak, puis à Mubi, ont affirmé les habitants.

Mubi, centre commercial important de l'État, a déjà été visée par des attaques attribuées à Boko Haram en juin, faisant au moins 40 morts, et en octobre 2012, lorsqu'au moins 40 étudiants ont été tués à la suite de l'attaque d'une résidence étudiante.

Boko Haram veut établir un califat, un État islamique rigoriste, dans le nord-est du Nigeria. Depuis le début en 2009 de son insurrection, qui a fait plus de 10 000 morts selon les autorités et 700 000 déplacés, le mouvement a gagné en puissance et affronte désormais l'armée de front. Une nouvelle étape semble avoir été franchie ces derniers mois, passant d'actions de guérilla dans le Nord-Est, assorties d'attentats-suicides spectaculaires dans les grandes villes, à une logique de conquête de territoires.

Les civils fuient en masse
Les combattants de Boko Haram ont progressé de manière fulgurante depuis quelques semaines, infligeant une série de défaites à l'armée nigériane et s'emparant de nombreuses localités, où ils ont multiplié les massacres et exactions contre les civils. Après la chute d'une ville clé, Bama, le 2 septembre, les islamistes menacent désormais de prendre Maiduguri, capitale régionale de l'État de Borno (Nord-Est), même si l'armée conteste toujours avoir abandonné la ville aux insurgés.

Les civils fuient en masse. Près de 10 000 personnes sont arrivées au Niger voisin pour le seul mois d'août, portant à plus de 80 000 le nombre de réfugiés dans ce pays selon l'ONU. Le Cameroun compte, lui, 40 000 réfugiés.

Le Nigeria et ses voisins ont appelé la semaine dernière la communauté internationale à les aider à tarir l'approvisionnement en armes et en argent de Boko Haram, qui dispose d'un armement supérieur à celui de l'armée nigériane selon des témoignages de soldats nigérians.

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Cameroun: querelles politiques autour de Boko Haram dans le Nord

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13-Nigeria: Washington «très inquiet» de la menace Boko Haram
04 septembre 2014

Les États-Unis se sont dits jeudi «très inquiets» de la «grave menace» que constitue au Nigeria le groupe islamiste armé Boko Haram, tandis que des milliers de personnes fuient le Nord-Est où les insurgés étendent leur emprise.

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Le futur Grand Califat

Les combattants de Boko Haram ont progressé de manière fulgurante ces dernières semaines, infligeant une série de défaites à l'armée et s'emparant de nombreuses localités, où ils ont multiplié les exactions contre les civils.
S'étant emparés de Bama, selon des témoignages d'habitants toutefois contestés par l'armée, ils menacent maintenant d'encercler et d'attaquer Maiduguri, la capitale de l'État de Borno et métropole de la région nord-est, qui compte plus d'un million d'habitants - selon le dernier recensement de 2006 .

Bama, deuxième ville de l'État de Borno, ne se trouve qu'à 70 km au sud-est de Maiduguri.
«Nous sommes très inquiets de la chute présumée de Bama et des risques d'attaques sur Maiduguri, où la population paierait un lourd tribut», a déclaré la secrétaire d'État adjointe pour l'Afrique Linda Thomas-Greenfield lors d'une visite à Abuja.
«L'avenir du Nigeria et de ses enfants est en danger», a averti la diplomate, appelant le gouvernement à se ressaisir et à affronter la «réalité».

«Nous avons dépassé le temps du déni et de la fierté», a-t-elle déclaré. «Il n'y a plus le droit à l'erreur».
De nouveaux témoignages d'habitants ont confirmé jeudi que Bama était tombée aux mains des militants islamistes, qui avaient lancé l'assaut sur la ville lundi et en ont pris le contrôle après de violents combats contre l'armée.
«La vérité, c'est que les combattants de Boko Haram contrôlent Bama pour de bon», a déclaré à l'AFP Muhammadu Mai Tumatur, un habitant de Bama en fuite arrivé à Maiduguri mercredi soir.

«Ils occupent la caserne et le palais de l'émir, sur lesquels ils ont hissé leurs drapeaux».
Les forces de sécurité se sont retirées de la ville, mais aucune exaction contre les civils n'était à déplorer, selon des habitants.
«Toutes les forces de sécurité se sont retirées». «Un grand nombre de soldats se sont déployés à Kawuri (à 20 kilomètres de Bama, sur la route de Maiduguri), a déclaré Mustapha Tor, un autre habitant de Bama réfugié à Maiduguri mercredi soir.
«Les insurgés n'ont pas visé les habitants, mais beaucoup ont décidé de partir». «On sait ce qu'ils ont fait à Gamboru Nglala où ils ont dit aux habitants qu'ils pouvaient rester et ensuite les ont tués», a-t-il dit.

Des arcs et des prières contre Boko Haram
Massacres, viols, pillages, les combattants de Boko Haram n'ont pas hésité à s'en prendre aux populations des zones conquises, allant jusqu'à incendier et raser entièrement des localités, comme à Gamboru Ngala, sur la frontière camerounaise.
Boko Haram veut établir un califat, un État islamique rigoriste, dans le nord-est du Nigeria. Depuis le début de son insurrection en 2009, qui a fait plus de 10.000 morts selon les autorités et 700.000 déplacés, le mouvement a gagné en puissance et affronte désormais frontalement l'armée.

Les civils fuient en masse. Près de 10.000 personnes sont arrivées au Niger voisin pour le seul mois d'août, portant à plus de 80.000 le nombre de réfugiés dans ce pays selon l'ONU. Le Cameroun compte, lui, 40.000 réfugiés.
Le Nigeria et ses voisins ont appelé mercredi la communauté internationale à les aider à tarir l'approvisionnement en armes et en argent de Boko Haram, qui dispose d'un armement supérieur à celui de l'armée nigériane selon des témoignages de soldats nigérians.

À Maiduguri, une dizaine de milliers de personnes, jeunes des milices locales, policiers, soldats en retraite et chasseurs se sont réunis devant le palais du chef traditionnel, le Shehu, et ont prêté serment de défendre la ville contre Boko Haram avec leurs armes, leurs arcs et leurs prières.

Lire aussi :
L'ambition grandissante de Boko Haram

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14-Les Ghanéens deux fois moins pauvres qu’il y a 20 ans
30-08-2014

Le Ghana est parvenu à réduire de moitié le taux de pauvreté de sa population en 20 ans, selon les statistiques nationales officielles. C'est l'un des huit objectifs de développement décidés par l'ONU en 1992, mais peu de pays africains y sont parvenus.

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Le Ghana possède la 2e économie d'Afrique de l'Ouest.

En 1992 près de 52% de la population du Ghana vivait en-dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 3,20 euros par jour. Aujourd'hui ils sont un peu moins d'un quart, 24,2% exactement, à être considérés comme « très pauvres ». Le dernier rapport du PNUD, le Programme des Nations unies pour le développement évalue quant à lui à 30% la population « pauvre » au Ghana.

Un effort coûteux
Quoiqu'il en soit, ce succès est attribué aux programmes de lutte contre la pauvreté qui ont été menés depuis 20 ans et à la mise en place d'aides sociales. En Afrique, peu de pays sont parvenus à atteindre cet objectif onusien, à l'exception du Ghana et de l'Afrique du Sud. Mais cela a un coût et le Ghana souffre d'un important déficit budgétaire. Accra envisage même de solliciter le FMI pour une aide.

Le Ghana, deuxième économie d'Afrique de l'Ouest, compte 25 millions d'habitants et dispose d'importantes ressources minières, surtout de l'or et du pétrole, deux matières dont la production pourrait monter en puissance. Le cacao constitue également une importante ressource agricole.

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15-HEC Paris signe deux conventions avec le patronat en Côte-d’Ivoire
Mis en ligne par La Rédaction | Jeudi 4 sept 2014

HEC Paris a signé ce mercredi 3 septembre deux conventions pour l’ouverture d’ici la fin de l’année de programmes de formation certifiants à destination des dirigeants et des managers d’entreprise à Abidjan, en partenariat avec la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGE CI).

Cérémonie de départ des Promotions 2013: MBA-Grande Ecole-Mas
Cérémonie de départ des Promotions 2013: MBA-Grande Ecole-Mas

Ces conventions ont été signées à HEC Paris ce mercredi 3 septembre par Madame Marina KUNDU, Directrice Déléguée d’HEC Paris en charge de l’Executive Education, et par Monsieur Lakoun OUATTARA, Directeur Général de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire.

Rappelons que ce partenariat stratégique s’inscrit dans la suite de la visite d’Etat du Président de la République française François Hollande en Côte d’Ivoire en juillet dernier. HEC Paris, représentée par Jean-Luc Ricci, Directeur du développement Afrique, et Armelle Dufour, Directrice des Relations Institutionnelles Afrique, avait à cette occasion signé deux Mémorandums d’accord de partenariat avec le Ministère d’Etat, Ministère des affaires étrangères ivoirien d’une part, et le Patronat ivoirien (CGECI) d’autre part.

Entre 2008 et 2011 le programme MIRI, conclu entre HEC Paris et le Ministère de l’Economie et des Finances ivoirien, a permis de former 450 cadres et dirigeants et de sensibiliser 8500 agents aux enjeux de développement majeurs que sont l’amélioration de la transversalité dans le fonctionnement de l’organisation administrative, l’accentuation du levier managérial dans la conduite des réformes, et plus globalement l’enjeu de modernisation de l’action publique.

Fort de cette réussite qui fait désormais référence, HEC Paris renforce son partenariat, pour accompagner le Gouvernement Ivoirien dans son objectif de « faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent à l’horizon 2020 ». Les deux nouveaux programmes consisteront en un « Cycle de Management pour Dirigeants » de 4 modules de 4 jours et un « Parcours de Management Certifiant » de 5 modules de 2 jours.

A propos d’HEC Paris
Spécialisée dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en management, HEC Paris offre une gamme complète et unique de formations aux décideurs de demain : le programme de la Grande Ecole, les Mastères Spécialisés, les MSc, le MBA, l’Executive MBA, TRIUM Global Executive MBA, le Doctorat et une large gamme de programmes pour cadres et dirigeants.

Créée en 1881 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, HEC Paris, membre fondateur de ParisTech et de l’Université Paris-Saclay, rassemble 110 professeurs permanents, plus de 4 000 étudiants et 8 500 cadres et dirigeants en formation chaque année.

HEC Paris est classée numéro un mondial par le Financial Times pour ses programmes de formation continue des managers et dirigeants. www.hec.fr

Lire aussi :
Côte d’Ivoire : création de 4000 entreprises depuis janvier 2014 (CEPICI)

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16-Du changement chez Bolloré en Côte d'Ivoire
jeudi 11 septembre 2014

Abidjan Terminal, société détenue en commun par le groupe Bolloré Africa Logistics (BAL, 60 %) et Maersk (40 %), a changé de direction. Décryptage.

Bollore-Africa-Logistics cSia Kambou AFP
Vue du Port autonome d'Abidjan

Abidjan Terminal, le concessionnaire du premier terminal à conteneurs du port d'Abidjan, a changé de direction. Yssouf Fadiga, le directeur général de cette société détenue en commun par le groupe Bolloré Africa Logistics (BAL, 60 %) et Maersk (40 %), cède sa place à Franck Benoist, anciennement directeur général de la Compagnie abidjanaise de réparations navales (Carena), une autre filiale de BAL.

Yssouf Fadiga devient vice-président d'Abidjan Terminal ; Dominique Lafont, le patron de BAL, conserve son poste de président. Martine Coffie Studer, l'épouse de Christian Studer, bras droit de Vincent Bolloré, a été nommée présidente de Bolloré Africa Logistics Côte d'Ivoire.

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17-Panne au barrage de Manantali : coupures d’électricité au Sénégal, au Mali et en Mauritanie
jeudi 11 septembre 2014

Plusieurs régions du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie sont plongées dans le noir en raison d’une panne au niveau du barrage de Manantali, situé dans la région de Kayes.

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Barrage de Manantali

Une partie du Sénégal, du Mali et de la Mauritanie est plongée dans le noir en raison d’une panne au barrage hydroélectrique de Manantali, situé dans la région de Kayes, au Mali. L’exacerbation a gagné les populations qui ne sont pas équipées de groupes électrogènes. Les coupures d’électricité sont fréquentes. Presque tout Dakar, la capitale sénégalaise, a été privé d’électricité.

Le directeur général de la Société nationale d’électricité (SENELEC), Pape Dieng, est intervenu sur la radio Rfm afin de rassurer la population. D’après lui, les techniciens sont à pied d’œuvre afin que le réseau revienne à la normale.

Pour information, l’électricité produite à Manantali est transmise à Bamako, Dakar et Nouakchott par un réseau interconnecté. Par conséquent, ces trois pays subissent des coupures de courant en cas de choc au niveau du barrage. Le Sénégal utilise 15% de la production de Manantali, la Mauritanie 35% et le Mali 45%.

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18-Algérie : pas de service militaire, pas de travail
mercredi 10 septembre 2014

Il n’est désormais plus possible pour les Algériens n’ayant pas encore réalisé leur service militaire de trouver un emploi dans le secteur public ou privé.

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« Tout citoyen ne justifiant pas de sa situation régulière vis-à-vis du service national ne peut être recruté dans le secteur public ou privé, ou exercer une profession ou une activité libérale », indique l’article 7 de la loi relative au service national. Les jeunes algériens n’ayant pas réalisé leur service militaire sont donc interdits de pratiquer toute activité professionnelle.

Avant la promulgation de cette nouvelle loi, les Algériens qui n’avaient pas régularisé leur situation avaient la possibilité de travailler dans le secteur privé ou exercer des activités libérales. La durée du service militaire en Algérie est passée à une année au lieu de 18 mois (art. 5).

La nouvelle loi ( art 4) a exclu la possibilité pour les concernés de passer leur service militaire en forme civile : « Le Service National s’accomplit en la forme militaire au sein des structures de l’Armée Nationale Populaire. Il effectue de façon continue durant toute sa durée légale ».

L’article 70 de la même loi stipule que « le temps de service national est compté pour sa durée effective dans le calcul de l’ancienneté de service exigée pour l’avancement et la retraite conformément à la législation et la réglementation en vigueur ».

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19-Libye : le gouvernement admet avoir perdu le contrôle de Tripoli
01/09/2014

Le gouvernement démissionnaire libyen, exilé dans l’Est, a reconnu dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi ne plus contrôler les ministères et services de l’État à Tripoli.

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Des miliciens de "Fajr Libya" (Aube de la Libye) installés dans une annexe de l'ambassade des Etats Unis

Le gouvernement provisoire dirigé par Abdallah al-Theni a précisé que les milices armées empêchaient, sous la menace, les services de l’État de fonctionner dans la capitale. "Les sièges des ministères et des services de l’État à Tripoli sont occupés par des miliciens armés qui empêchent les fonctionnaires d’y accéder et menacent leurs responsables", a déclaré le gouvernement.

Il a ajouté qu'il tentait "d’assurer de loin la continuité de ces services en gardant le contact avec les responsables des ministères et des services de l’État". Ce gouvernement est chargé d’expédier les affaires courantes, après avoir annoncé jeudi avoir remis sa démission au Parlement élu le 25 juin, qui siège lui aussi dans l’Est du pays pour échapper à la pression des milices armées.

Cet aveu d’impuissance vient confirmer que la capitale est désormais aux mains des miliciens - islamistes pour la plupart - qui ont chassé le 22 août, au prix de violents combats, leurs rivaux, proches du gouvernement démissionnaire, de l’aéroport situé au Sud de la ville.

Occupation d'une annexe de l'ambassade des États-Unis
L’une des factions de Fajr Libya, milice qui a pris contrôle de l'aéroport de Tripoli, s’est installée dimanche dans l’une des annexes de l’ambassade des États-Unis, en affirmant vouloir contrôler ce complexe - évacué le 26 juillet. Cependant, un porte-parole de la faction a démenti tout envahissement du complexe par ses hommes, affirmant vouloir seulement sécuriser le complexe et empêcher qu’il ne soit pillé. "On a invité les missions diplomatiques à revenir à Tripoli et en attendant, nous sommes ici pour sécuriser les lieux" a déclaré l’un des membres de la milice sur les lieux. L’ambassadrice américain Deborah Jones, réfugiée à Malte a affirmé : "À ma connaissance et d’après les récentes photos, le complexe de l’ambassade américaine à Tripoli est sous bonne garde et n’a pas été saccagé".

Rentrée scolaire perturbée
Au plan politique, Fajr Libya et les autorités étatiques réfugiées dans l’Est du pays continuent de se livrer à un dialogue de sourds qui éloigne la perspective d’une relance du processus de transition politique. Dans ce contexte chaotique, la rentrée scolaire programmée pour dimanche n’a pas pu se dérouler normalement : elle a été reportée à Benghazi et Misrata tandis qu’à Tripoli peu d’élèves sont retournés à l’école au vu de l’insécurité qui y règne.

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20-Maroc : Terrorisme : mise en détention à Salé d'un ancien jihadiste et son fils
31-08-2014

Un ancien membre de «l'Etat islamique» en Syrie et en Irak ainsi que son fils ont été mis en détention à la prison locale de Salé vendredi 29 août 2014.

Police Maroc terrorisme

Un ancien membre de  «l'Etat islamique» en Syrie et en Irak ainsi que son fils ont été mis en détention à la prison locale de Salé vendredi 29 août 2014. Selon une source judicaire, cette mise en détention a été ordonnée par le juge d'instruction chargé des affaires du terrorisme près l'annexe de la Cours d'Appel à Salé suite à  l'audition des prévenus dans le cadre de l'interrogatoire préliminaire.

«Constitution de bande criminelle en vue de préparer et commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public par l'intimidation, la terreur et la violence», tels sont les chefs d'inculpation retenus contre l'homme, surnommé «Abou Hamza», et son fils, originaires de la ville de Tanger.

Il également question d' «appartenance à un groupe religieux interdit" et «tenue de réunions publiques sans autorisation».

La Brigade nationale de la police judiciaire avait, auparavant, déféré les deux mis en cause devant le Procureur général du Roi près la Cour d'Appel de Rabat.

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Algérie - Maroc : la déchirure

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