jeudi 19 mars 2015

Patrick est toujours intéressant et on ne peut acheter tous les journeaux/revues etc...


1-Taïeb Baccouche : le terrorisme "pas uniquement un problème tunisien"
2-290 djihadistes ont touché des prestations sociales en 2014
3-A Tikrit, l’armée s’arrête pour «limiter les pertes»
4-Un musée virtuel contre Daesh
5-Afrique - Terrorisme : Belmokhtar, le Scarface du Sahara
6-John Kerry : « Au final, il faudra négocier avec Bachar el-Assad »
7-Deux jihadistes français remis en liberté
8-Toulouse : l'enfant-soldat de l'EI reconnu par ses camarades
9-La Syrie plonge dans l'obscurité : un drame en photos satellites nocturnes
10-L'Etat islamique menace : "Oh rats sales de France, attendez-vous à la destruction de votre Tour Eiffel"
11-Daesh: Pourquoi les otages semblent si calmes avant leur décapitation
12-Attentat de Bamako : les forces spéciales maliennes affirment avoir tué un suspect
13-Vidéo de Daesh: La mise en scène d’enfants soldats est «un piège médiatique»
14-État islamique : la symbolique du gamin
15-Existe-t-il un pacte entre l'Etat Islamique et la Turquie ?
16-Les femmes, victimes collatérales de la Turquie d'Erdogan
17-Le génocide des Chrétiens d’Orient bat son plein et le monde drape l’Islam dans sa vertu
18-Arabie saoudite : 39e décapitation depuis le début de l'année
19-Droits de l’homme : La Suède met fin à sa coopération avec l’Arabie Saoudite
20-La Chine vient d’interdire le port de la burqa, de la barbe, et même le jeûne le jour du ramadan

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1-Taïeb Baccouche : le terrorisme "pas uniquement un problème tunisien"
http://www.europe1.fr/international/taieb-baccouche-le-terrorisme-n-est-pas-uniquement-un-probleme-tunisien-2403461
18 mars 2015

INTERVIEW E1 - Le ministre tunisien des Affaires étrangères a évoqué le problème global dans lequel s'inscrit l'attaque qui a touché Tunis mercredi.

Taïeb Baccouche : Le terrorisme "n’est pas qu’un problème tunisien, il est mondial"

Voir les vidéos : INTERVIEW E1
http://www.dailymotion.com/video/x2jweej_frederic-mitterrand-dans-le-club-de-la-presse-partie-1_news
http://www.dailymotion.com/video/x2jwefx_frederic-mitterrand-dans-le-club-de-la-presse-partie-2_news
http://www.dailymotion.com/video/x2jwei9_frederic-mitterrand-dans-le-club-de-la-presse-partie-3_news
http://www.dailymotion.com/video/x2jwely_frederic-mitterrand-dans-le-club-de-la-presse-partie-4_news

22 personnes au moins sont mortes dans une sanglante attaque, mercredi à Tunis. Au soir de l’attaque terroriste qui a touché le musée du Bardo dans la capitale, le ministre tunisien des Affaires étrangères Taïeb Baccouche était l’invité d’Europe 1. Le diplomate est revenu sur le contexte régional dans lequel s’inscrit son pays. Il estime que la situation chaotique en Libye voisine a permis la prolifération de la violence en Tunisie. Le terrorisme "n’est pas uniquement un problème tunisien. Il est maghrébin, africain, méditerranéen et mondial", a déclaré Taïeb Baccouche.

Il réfute le terme de "lutte armée" pour parler des troubles sécuritaires qui perturbent régulièrement la Tunisie. "Il y a des velléités terroristes et quelques cellules dormantes", a déclaré le ministre. Selon lui, "des armes ont profité de la période transitoire [qui a suivi la chute de Ben Ali en 2011] pour passer les frontières".

Pour lui, la Tunisie n'est pas "à l'abri du terrorisme, surtout si la situation en Libye ne s'améliore pas". Des groupes armés font régner le chaos dans le pays voisin, qui ne dispose plus d'un gouvernement à même de contrôler l'ensemble du territoire. Des djihadistes ont profité de la situation pour s'implanter dans le pays.

Lire aussi :
Deux Français sont morts dans l'attaque de Tunis
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/direct-tunisie-une-fusillade-eclate-au-parlement-au-moins-huit-morts_852267.html#xtor=EPR-51-[direct-tunisie-une-fusillade-eclate-au-parlement-au-moins-huit-morts_852267]-20150318-[titre]
Attaque de Tunis : six Français blessés, un autre porté disparu
http://www.europe1.fr/international/tunisie-le-parlement-attaque-par-des-hommes-armes-2403073
Attaque de Tunis : Hollande exprime la "solidarité de la France"
http://www.europe1.fr/politique/attaque-de-tunis-hollande-exprime-la-solidarite-de-la-france-2403243
Tunisie : l'attaque du musée du Bardo en images
http://www.europe1.fr/international/tunisie-l-attaque-du-bardo-en-images-2403255
Tunis : en pleine évacuation, les députés entonnent l'hymne national
http://www.europe1.fr/international/tunis-en-pleine-evacuation-les-deputes-entonnent-l-hymne-national-2403451
Tunisie : le terrorisme porte un coup sévère aux espoirs de redémarrage
http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0204236442311-tunisie-le-terrorisme-porte-un-coup-severe-aux-espoirs-de-redemarrage-1103335.php

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2-290 djihadistes ont touché des prestations sociales en 2014
http://www.valeursactuelles.com/societe/video-290-djihadistes-ont-touche-des-prestations-sociales-en-2014-51419
17/03/2015

Lors de la séance questions d’actualité au Gouvernement, le député UMP Alain Marsaud a interpellé le ministre de l’Intérieur sur le versement des prestations sociales aux djihadistes partis combattre en Syrie ou en Irak.

http://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/va-article/public/djihadistes_maxppp_0.jpg?itok=fkRimelK

« Impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations »
Le Député a jeté un pavé dans la marre de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : « comment expliquer que un ou deux milliers de Français (…) quittent la France pour aller combattre à l’étranger ou y vivre (…) A maintes reprises, j’ai eu l’occasion d’interpeller le ministre de l’intérieur sur l’utilisation supposée des allocations familiales ou prestation de toute nature que continuent à percevoir lesdites familles dans ces zones ».

Le député poursuit en relatant des échanges qu’il a eus avec des directeurs de caisses d’allocations familiales, « qui [lui] ont fait part de leur impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations au profit de ces personnes ».

L’ancien magistrat antiterroriste a « constaté hélas que ces versements se poursuivaient aujourd’hui et que certains Français faisaient usage de leur carte de crédit (…) pour débiter leur compte crédité en France par nos organismes sociaux ». Le député UMP a ajouté : « Il est temps que nos services de renseignement croisent leurs fichiers avec les caisses d’allocations familiales ».

Voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x2js1er_prestations-sociales-versees-aux-djihadistes-des-manquements-qui-n-existent-pas-en-nombre_news

Bernard Cazeneuve reconnaît le signalement de 290 cas
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve a vivement réagi à la question du député des Français de l’étranger : « vous pointez des manquements qui n’existent pas en nombre mais qui peuvent exister (…). Lorsque les personnes sont à l’étranger (…), leur cas est immédiatement signalé aux autorités en charge du versement de ces prestations sociales. L’an dernier, 290 cas ont été signalés. Il a été mis fin au versement de ces allocations ». Ces bénéficiaires d’allocations familiales ont donc continué de toucher de l’argent de l’Etat, même si désormais ils ne touchent plus de prestations sociales ».

Le ministre de l’Intérieur en a profité pour ajouter que 25 interdictions administratives de sortie du territoire et 19 interdictions du territoire national ont été décidées dans le cadre de l'application de la loi antiterroriste de novembre 2014.

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3-A Tikrit, l’armée s’arrête pour «limiter les pertes»
http://www.liberation.fr/monde/2015/03/17/a-tikrit-l-armee-s-arrete-pour-limiter-les-pertes_1222671
LIBERATION 17 mars 2015

Les pièges laissés par l’EI en Irak obligent les assaillants à demander l’aide de la coalition internationale.

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L’offensive des forces irakiennes pour reprendre Tikrit au groupe Etat islamique a été suspendue lundi soir en raison de la multitude d’engins explosifs disséminés par les jihadistes dans la ville où ils sont toujours assiégés. L’opération lancée le 2 mars avec des milliers de soldats, policiers, miliciens chiites, membres des forces kurdes ou de tribus sunnites, a permis d’encercler les jihadistes. Mais les déloger de la ville conquise par l’EI en juin 2014 s’avère beaucoup plus compliqué.

Tranchées. «Ils ont posé des bombes partout, dans les rues et les bâtiments, sous les ponts. C’est à cause de cela que nos forces ont été stoppées», a expliqué Jawad al-Etlebawi, porte-parole de la milice chiite Asaïb Ahl al-Haq (la Ligue des vertueux) qui participe à l’opération. Selon des officiers, l’EI a piégé des maisons et creusé des tranchées dans la capitale de la province de Salaheddine, située à 160 km au nord de Bagdad. «La bataille pour reprendre Tikrit sera difficile et nous avons besoin de forces formées à la guerre en zone urbaine», a expliqué le porte-parole.

http://www.20min.ch/diashow/100568/100568-3AS_EzuIFTUT62si8jELYQ.jpg

Le ministre irakien de l’Intérieur, Mohammed al-Ghabbane, a donc annoncé la suspension de l’offensive irakienne, la plus importante depuis la débandade de l’armée mi-2014, qui avait permis à l’EI de conquérir de vastes territoires au nord et à l’ouest de Bagdad. Selon lui, les combats ont été suspendus pour «limiter les pertes». Le général Abdelwahab al-Saadi, l’un des principaux commandants pour cette opération, avait appelé dimanche à un appui aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, qui n’a apporté «aucun soutien aérien» jusqu’ici, en raison de l’implication de l’Iran au côté des troupes irakiennes dans l’offensive en cours. L’armée avait déjà tenté de reprendre par trois fois, en vain, la ville d’origine de l’ex-dictateur Saddam Hussein.

Atrocités. L’EI a par ailleurs annoncé avoir décapité quatre hommes recrutant des volontaires pour combattre avec les forces gouvernementales dans la province de Salaheddine. Depuis sa percée fulgurante en Irak, il y a neuf mois, le groupe extrémiste sunnite impose sa loi et multiplie les atrocités dans les régions sous son contrôle, comme sur les territoires conquis en Syrie voisine, à la faveur du conflit ayant éclaté il y a quatre ans entre le régime et des rebelles.

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4-Un musée virtuel contre Daesh
http://www.lepoint.fr/culture/un-musee-virtuel-contre-daesh-17-03-2015-1913399_3.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150317
Le Point - 17/03/2015

Des archéologues du monde entier se mobilisent pour préserver le patrimoine culturel syrien et irakien, détruit par l'État islamique.

Un islamiste s'attaque à un taureau androcéphale assyrien représentant un génie protecteur.
Un islamiste s'attaque à un taureau androcéphale assyrien représentant un génie protecteur.

Lire aussi :
Hatra : «Les terroristes de Daech sont avant tout des ignares»
http://www.lefigaro.fr/culture/2015/03/09/03004-20150309ARTFIG00392-hatra-les-terroristes-de-daech-sont-avant-tout-des-ignares.php

Daesh n'imposera pas sa loi. C'est le message que veulent faire passer deux étudiants, Matthew Vincent et Chance Coughenour, qui viennent de créer un site internet destiné à reconstituer le musée de Mossoul. La vidéo de propagande diffusée par le groupe djihadiste État islamique révélant la destruction de ses oeuvres assyriennes et hellénistiques avait profondément choqué la planète début mars. À la suite de la diffusion de cette vidéo, historiens et archéologues du monde entier se sont mobilisés. La plateforme Project Mossoul imaginée par les deux étudiants leur offre la possibilité de coordonner leurs actions.

 

"Si nous obtenons suffisamment de photographies et d'images numérisées, a affirmé dans El País le coordinateur du projet Marinos Ioannides, nous pourrons reconstituer les objets et les oeuvres, et créer des copies numériques. Ce musée virtuel permettra notamment d'identifier les oeuvres qui ont été spoliées et de garder une trace de ces vestiges impunément massacrés." Les initiateurs du projet précisent, sur le site, qu'ils "collectent tous les photos ou documents utiles à la restauration virtuelle du musée de Mossoul. Le but est de recréer des substituts numériques pour les différentes oeuvres du musée." Avant d'ajouter : "Toute personne qui souhaiterait aider est la bienvenue. Nous travaillons avec la direction locale du musée de Mossoul autant que possible. Toutes les données générées par ce projet seront disponibles gratuitement pour le public." En quelques jours seulement, plus de 800 000 personnes ont visité la plateforme sur Internet. Beaucoup d'historiens et d'archéologues se sont déjà portés volontaires pour aider à identifier et à regrouper les données. Le lion de Mossoul a déjà été partiellement reconstitué en 3D.

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5-Afrique - Terrorisme : Belmokhtar, le Scarface du Sahara
http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-terrorisme-belmokhtar-le-scarface-du-sahara-13-03-2015-1912564_2365.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150317
13/03/2015

À l'actif de Mokhtar Belmokhtar, la dernière attaque de Bamako et ses cinq victimes, le site gazier d'In Amenas, la prise de Tombouctou… À 43 ans, cet Algérien a quitté Al-Qaïda pour fonder Les Signataires par le sang.

http://bamada.net/wp-content/uploads/2015/03/mokhtar-belmokhtar-terroriste-islamiste-aqmit.jpg
Mokhtar Belmokhtar, chef de l'organisation Les Signataires par le sang

Il porte un œil de verre. "Laaouar", le borgne, en arabe. Une sorte de Scarface du désert, balafré par la force de l’ennemi. Un œil perdu dans les faubourgs de Kaboul dans sa jeunesse. Son surnom : Khaled Abou al-Abbas. Ou l’émir de la Brigade des enturbannés. "Mécréants et apostats" sont ses termes favoris pour désigner l’Occident et ses alliés en Afrique du Nord. Sa tête est mise à prix. Les États-Unis promettent vingt-trois millions de dollars à quiconque permettra son arrestation. Depuis près de vingt ans, cet Algérien nargue les polices africaines et internationales, franchit les frontières à sa guise, prémédite, tue. Mokhtar Belmokhtar, de Bamako à In Amenas, laisse dans son sillage une rivière de sang. Otages, attentats : il rend licite l’illicite au nom de la charia et du djihad. Il a connu la célébrité en prenant Gao et Tombouctou en 2012, édictant la charte la plus radicale du djihad.

Son idéologue : Abdallah Azzam
Comme beaucoup des hauts dirigeants de ce combat, il est algérien. Né le 1er juin 1972 à Ghardaïa, son prénom signifie "l’Élu". Un hommage à son oncle paternel, décapité par les Français en 1959. Benjamin d’une fratrie de huit enfants, il épouse les événements de son adolescence. L’Afghanistan postsoviétique, d'abord. Lorsqu’il apprend la mort d’Abdallah Azzam, en 1989, sa décision est prise. Il doit devenir un "Afghan boy", rejoindre "ses frères djihadistes sur le front afghan". Azzam est une figure-clé du djihad moderne, son idéologue. De retour en Algérie, en 1993, au pire moment de la guerre entre l’armée et le GIA, il se lance. À la tête d’un petit commando, il tue treize policiers dans sa région natale de Ghardaïa. Sa légende commence. L’homme s’accapare du secteur de la contrebande, une vaste partie d’échecs au sein de l’immense Sahara. On le surnomme "Marlboro Man", terme qu’il réfute, jugeant les cigarettes "haram", contraires aux enseignements du Coran. Son but : étendre la guerre sainte au sud de l’Algérie. Il y parvient. Se parant des habits de Robin des bois lorsqu’il braque en Mauritanie, en octobre 2007, trois douaniers à bord d’une Toyota. Butin : 150 000 euros. À l’agence Nouakchott Information, il déclare que "ce sont des biens pour la nation (…) usurpés par les bandes qui gouvernent".

Le terroriste de son époque
Le tournant des années 2000 est un marqueur. 11 septembre, invasion de l’Afghanistan par les forces de l’Otan, guerre américaine en Irak : la conjonction des événements précipite dans les bras du djihad bon nombre de jeunes gens. Et Mokhtar fructifie sur ce terreau d’erreurs occidentales. Il rameute, vante "la noblesse du djihad, les méfaits de l’Occident chrétien et de ses alliés juifs infidèles". Une main tendue à l’adresse du leader Oussama Ben Laden. Un message qui sera reçu cinq sur cinq via un "samsara", un "intermédiaire" en arabe.

Génuflexion à Ben Laden
Ben Laden observe, méfiant, interdit, cette jeune pousse djihadiste d’Afrique du Nord. Le Saoudien réfugié au Yémen apprend l’assaut de la caserne mauritanienne de Lemgheity qui fit 17 morts. Un acte qui vaut au nouvel émir du Sahara la reconnaissance d’Al-Qaïda. Nous sommes en 2005. Le "moutaraka", un pacte de non-agression, semblait gouverner les relations entre djihadistes algériens et pays voisins. Belmokhtar le rompt. Naissance d’Aqmi, le 27 janvier 2007, Al-Qaïda du Maghreb islamique. Le borgne, le balafré, devient un des émirs les plus influents de la planète djihad. Il règne sans jamais se dévoiler. Son visage et sa silhouette sont inconnus. Vint la rupture avec Al-Qaïda, la prise du Nord-Mali, Gao et Tombouctou, avec la Mujao (les djihadistes de l’Afrique de l’Ouest). Sonne alors l’heure des tribunaux de la charia, des mains coupées, de l’interdiction de la musique, du tabac, des ballons de foot. Son armée ? Les soldats, un bataillon de subsahariens ou de jeunes recrues maghrébines. L’état-major : des Algériens.

Son apogée : In Amenas
16 janvier 2013. À la lisière de la Libye et de l’Algérie, une file de pick-up japonais fonce. Objectif : le site gazier. Avec sa nouvelle organisation, les Signataires par le sang, l’émir veut planter l’étendard du djihad sur ce site qui assure 11 % des richesses gazières de l’Algérie. Trente-huit civils y trouveront la mort, contre vingt-neuf djihadistes. Jouleybib, le porte-parole de Belmokhtar, assume : "J’espère que la France se rend compte qu’il va y avoir des dizaines de Mohamed Merah et de Khaled Kelkal." Il sera tué par les forces françaises au Mali quelques mois plus tard.

Son dernier coup a terrifié Bamako
Les Signataires par le sang, cette phalange dont les camps d’entraînement sont sous la supervision de Mokhtar Belmokhtar, ont tué au cœur du Mali, à Bamako, ce 7 mars, cinq personnes. L’homme qui vaut vingt-trois millions de billets verts pour les Américains n’en finit pas d’affoler la région qui court du Mali jusqu’en Libye en passant par l’Algérie, la Tunisie…

* Pour aller plus loin, "Le Ben Laden du Sahara" de Lemine Ould M. Salem. Éditions La Martinière.  204 pages.

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6-John Kerry : « Au final, il faudra négocier avec Bachar el-Assad »
http://www.lepoint.fr/monde/john-kerry-au-final-il-faudra-negocier-avec-bachar-el-assad-15-03-2015-1912909_24.php#xtor=[EPR-34]
Le Point - Publié le 15/03/2015

"Nous travaillons avec l'opposition, mais ça n'est pas tout", assure le secrétaire d'État américain alors que la Syrie entame sa cinquième année de guerre.

John Kerry, le secrétaire d'État américain.
John Kerry, le secrétaire d'État américain

Lire aussi :
La dynastie Assad et l'Amérique : une si longue histoire...
http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/la-dynastie-assad-et-l-amerique-une-si-longue-histoire-17-03-2015-1913396_231.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150317

Alors que la Syrie entre dans sa cinquième année de conflit, le secrétaire d'État américain John Kerry a admis, lors d'un entretien accordé ce dimanche à CBS, que les États-Unis devront "au final" négocier avec le président syrien Bachar el-Assad. "Nous avons toujours été pour les négociations dans le cadre du processus de paix de Genève I (en 2014, NDLR)", a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Mais, à l'époque, "Assad ne voulait pas négocier", a regretté John Kerry.

"Nous travaillons avec l'opposition modérée, mais ça n'est pas tout", a plaidé John Kerry, qui assure également "avancer sur la voie diplomatique" avec Assad. Les États-Unis, a poursuivi John Kerry, continuent certes à pilonner le groupe État islamique, mais leur objectif "reste de mettre fin au conflit en Syrie".

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7-Deux jihadistes français remis en liberté
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-jihadistes-francais-remis-en-liberte-7777000313
14/03/2015

REPLAY - Pour la première fois en France, deux jihadistes français ont été remis en liberté. "Je ne juge pas un système mais un individu", a notamment déclaré le juge.

http://media.rtl.fr/cache/fBkQ5wndIGJ029NacCEp5g/795v530-0/online/image/2014/1120/7775453193_jihadistes-de-l-etat-islamique-le-17-mars-2014-archives.jpg

Voir la vidéo :
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/deux-jihadistes-francais-remis-en-liberte-7777000313

C'est une décision inédite en France. Après avoir passé trois semaines sur le terrain aux côtés des terroristes, deux Français ont été arrêtés neuf mois plus tard à Albertville en Savoie. La chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Paris vient de remettre ces jeunes de 26 et 27 ans en liberté même s'ils restent mis en examen pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste".

Depuis leur arrestation, les deux Savoyards tentaient de convaincre les juges. S'ils avouent être allés en Syrie pendant trois semaines, les "jihadistes" racontent avoir été très vite écœurés. Par le terrorisme, par la violence des jihadistes, par une guerre finalement étrangère. Ils ont alors quitté la Syrie pour retrouver leur travail et leurs enfants avant d'être arrêtés huit mois plus tard. Pour l'avocat Florent Lastelle, leur repentir imposait leur libération : "Ces gens ne sont pas dangereux. S'ils ont été sur une zone de guerre, ils se sont vite rendu compte que ce n'était pas la bonne solution".

100 jihadistes en détention
"Je ne juge pas un système mais un individu" a alors expliqué le juge. S'ils restent mis en examen, leur remise en liberté est une décision fondamentale pour l'avocat Xavier Nogueras. "Vous avez énormément de gens qui rentrent de Syrie et qui ne sont pas tous des dangereux terroristes. Ce sont souvent des jeunes désœuvrés qui ont fait une erreur et qui ne demandent qu'une chose, revivre une vie normale après une expérience terrible", a-t-il déclaré. Près de 100 jihadistes de retour de Syrie sont aujourd'hui en détention.

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8-Toulouse : l'enfant-soldat de l'EI reconnu par ses camarades
http://www.lepoint.fr/monde/l-enfant-qui-a-execute-l-otage-israelien-reconnu-par-des-collegiens-13-03-2015-1912663_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150314
Le Point - 13/03/2015

Une vidéo, sur laquelle on voit un garçon de 12 ans abattre un otage israélien, avait été diffusée en début de semaine par Daesh.

L'otage israélien a été abattu par le jeune garçon à gauche.
L'otage israélien a été abattu par le jeune garçon à gauche.

Il serait un de leurs anciens camarades de classe. Des élèves du collège Vauquelin et de l'école Les Vergers à Toulouse auraient reconnu sur la vidéo mise en ligne par le groupe État islamique il y a quelques jours le jeune garçon filmé en train d'exécuter l'otage israélien, selon une information de La Dépêche.

Le groupe État islamique a diffusé, mardi 10 mars, une vidéo de l'exécution, par un jeune garçon, d'un Arabe israélien accusé d'espionner pour le compte du Mossad, les services secrets israéliens. Sur les images, on voit un djihadiste lancer des menaces en français contre Israël. Il s'agirait de Sabri Essid, proche de Mohamed Merah, parti en Syrie au printemps 2014. La justice française a depuis ouvert une enquête.

https://fbexternal-a.akamaihd.net/safe_image.php?d=AQATkj3le7VBdvXA&w=470&h=246&url=http%3A%2F%2Fcybercomnet.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2015%2F03%2F1015173524.jpg&cfs=1&upscale=1&sx=0&sy=49&sw=638&sh=334

Cellule psychologique
En visionnant la vidéo, certains élèves auraient immédiatement averti leurs parents, affirmant que le garçon en question était un de leurs anciens camarades. Ils l'auraient fréquenté il y a plusieurs mois dans leur classe ou leur école.

Les parents ont, à leur tour, alerté les enseignants, d'après La Dépêche, qui explique qu'une cellule psychologique a été mise en place dès jeudi dans l'établissement où l'enfant était scolarisé. Selon France 3 Midi-Pyrénées, l'inspecteur d'académie aurait participé à une des réunions où certains parents "étaient en larmes".

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9-La Syrie plonge dans l'obscurité : un drame en photos satellites nocturnes
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150312164014/bachar-al-assad-syrie-conflit-syrien-daesh-conflit-syrien-la-syrie-plonge-dans-l-obscurit-un-drame-en-photos-satellites-nocturnes.html
12/03/2015 Par Samir Hamma

Des images satellites, publiées par des chercheurs de l’université de Wuhana, en Chine, ont révélé une diminution de 83 % en quatre ans des lumières nocturnes visibles dans le ciel syrien.

L'étude montre la violence des bombardements et l'ampleur des déplacements de population.
L'étude montre la violence des bombardements et l'ampleur des déplacements de population.

En Syrie, l’obscurité suit l’obscurantisme politico-religieux. Des images satellites publiées par des chercheurs de l’université de Wuhan, en Chine, révèlent une diminution de 83 % en quatre ans des lumières visibles la nuit dans le ciel syrien.
Rendue publique jeudi 12 mars, l’étude a été réalisée en collaboration avec le collectif #withSyria, qui regroupe des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, engagées aux côtés des civils, pris en étau par un conflit qui a déjà fait 220 000 morts depuis mars 2011.

Eclairage nocturne en Syrie en mars 2012...    et en décembre 2014.

http://www.jeuneafrique.com/photos/032015/012032015172916000000lights-before-big.png     http://www.jeuneafrique.com/photos/032015/012032015172945000000lights-after-big.png
L'étude a été menée à l'initiative du collectif d'ONG #withsyria. Elles révèlent un contraste saisissant (Photos satellites analysées : Dr Xi Li, Université du #Wuhan). Twitter.

Xi Li, professeur adjoint à l'Université Wuhana en Chine, et chercheur associé à l'Université de Maryland aux États-Unis, a mené ses recherches en se basant sur des photos capturées de nuit tous les six mois, jusqu’en février 2015. Celles-ci montrent le lent obscurcissement des principales zones de peuplement syriennes, frappées notamment par la violence des bombardements et les déplacements de populations. "Les images satellites fournissent les données les plus fiables montrant l’ampleur de la dévastation en Syrie", explique le professeur Xi Li. Il ajoute que ces images aident "à comprendre la souffrance et la peur qui sont la réalité quotidienne des civils en Syrie".

On peut observer que les lumières nocturnes s'estompent dans les grandes métropoles Alep et Damas (dans une moindre mesure cependant pour cette dernière) et dans l’axe Alep-Deïr Es Zor, le long de la vallée de l’Euphrate.

Évolution de l’éclairage dans la région de Deïr Es Zor (mars2012/decembre2014).

http://www.jeuneafrique.com/photos/032015/012032015175053000000D.ZOURlights-region-both-large.png
(Photos satellites analysées : Dr Xi Li, Université du #Wuhan). Twitter.

Les villes d’Alep et d’Idlib, soumises aux bombardements intensifs en raison des poches de rébellion, sont sans surprise les moins "éclairées". Elles ont perdu respectivement 97 % et 96 % de leurs éclairages nocturnes selon l’étude. La région de Raqua, bastion de l’organisation de l’État Islamique, s’est quant à elle assombrie à 96 %.

Pilonnées par l’armée de Bachar Al-Assad, les villes rebelles de Homs et Hama sont également très touchées (87 %). De son côté Derra, berceau de la révolution a perdu 74 % de son éclat nocturne. Les seules villes qui font exception, sont celle de Damas, épine dorsale du régime syrien et Quneitra, proche de la frontière israélienne, où respectivement 33 % et 47% des lumières ont disparu.

"Rallumer ces lumières"
Karim Lahidji, président de la Fédération internationale des droits de l’homme et partenaire de l’opération s’alarme de la situation et lance un appel à la communauté internationale "Qu’elle se fasse entendre et qu’elle ne les oublie pas, qu’ils soient en Syrie ou réfugiés. La communauté internationale a le devoir de rallumer ces lumières".

Le professeur Witmer n’a vu nulle part ailleurs un tel déclin de la lumière de nuit, sauf pendant le génocide au Rwanda.

Avoir recours à l’imagerie de la lumière afin d’analyser des conflits est-elle une démarche pertinente ? Frank Witmer, professeur de sciences informatiques à l'Université de l'Alaska Anchorage aux États-Unis répond par l'affirmative mais reste prudent. "Les chercheurs ont longtemps utilisé l'imagerie de la lumière la nuit dans les études de l'urbanisation, la croissance démographique et autres. Son utilisation dans le suivi de conflits et le mouvement à grande échelle des personnes déplacées est, il est vrai, une tendance relativement nouvelle".

Le professeur Witmer a mené ses propres recherches sur les fluctuations de la lumière la nuit pendant les conflits séparatistes en Tchétchénie et en Géorgie / Ossétie du Sud, en 2011. Il a constaté que de nombreux aspects de la guerre tels que des explosions et des décès individuels n’étaient pas détectables, mais que d'autres phénomènes tels que les mouvements de réfugiés, d'endommagement du réseau et les incendies pourraient apparaître. "La combinaison de plusieurs sources de l'imagerie par satellite avec les rapports souvent partiels et partiaux relayés par les médias peut aider à fournir une image plus précise de la distribution spatiale et temporelle de la violence, même dans le "brouillard de la guerre", assure-t-il.

Le professeur Xi Li qui a publié l’étude dans le Journal international de la télédétection (International Journal of Remote Sensing), a étudié des motifs de lumière fluctuante dans presque 160 pays. Constat accablant pour la Syrie : il n’a vu nulle part ailleurs un tel déclin de la lumière de nuit, sauf pendant le génocide au Rwanda, où le pays s’etait assombri à 80 % en quelques mois.

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10-L'Etat islamique menace : "Oh rats sales de France, attendez-vous à la destruction de votre Tour Eiffel"
http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-menace-oh-rats-sales-france-attendez-destruction-votre-tour-eiffel-2039480.html
13 Mars 2015

Dans un message audio, le groupe djihadiste menace aussi "de faire sauter" la Maison Blanche et Big Ben.

L'Etat islamique menace : "Oh rats sales de France, attendez-vous à la destruction de votre Tour Eiffel"
En France, depuis les attentats la surveillance est accrue sur les lieux touristiques

La France avait déjà été menacée début février. Quelques semaines plus tard, l'Etat islamique réitère. Dans un message audio diffusé jeudi soir, Abou Mohammad Al-Adnani porte-parole officiel du groupe djihadiste a déclaré vouloir faire "sauter la Maison Blanche, Big Ben et la Tour Eiffel". Durant plus de 27 minutes, il évoque les possibles attaques contre les intérêts français.

Silencieux depuis environ deux mois, Abou Mohammed Al-Adnani a aussi évoqué les villes dans lesquelles les "fidèles" de l'Etat islamique doivent perpétrer des attentats.

"Paris, Rome et Jérusalem" sont principalement visées. Mais dans un tweet d'Abu Abdullah Britani, un djihadiste britannique, les villes de Londres et de Washington sont aussi citées.

"Oh chiens du Royaume-Uni [...], tout ce que vous verrez sera l'horreur sur les visages des gens et votre Big Ben réduit en poussière. (...) Oh rats sales de France, attendez-vous à la destruction de votre Tour Eiffel et au basculement de votre pays dans l'anarchie" peut-on lire sur ces tweets. Par ailleurs, l'EI s'est félicitée de l'allégeance de Boko Haram qui "devrait encore donner davantage de puissance à l'organisation" a indiqué le porte-parole.

Al-Adani a promis que "nul ne peut venir à bout de l'État Islamique. Nous allons, avec la Grâce de Dieu, de victoires en victoires". "Vous êtes faibles et lâches. […] Convertissez-vous ou vous subirez la Loi de l'État islamique quand vos armées seront anéanties de la péninsule de Mahomet, de Jérusalem et de toutes les terres musulmanes" a-t-il conclu s'adressant aux juifs et aux chrétiens.

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11-Daesh: Pourquoi les otages semblent si calmes avant leur décapitation
http://www.20minutes.fr/monde/daesh/1561979-20150313-daesh-pourquoi-otages-semblent-si-calmes-avant-decapitation
13.03.2015

Des exécutions effroyables. Sur les vidéos de décapitations publiées par l’organisation de l'Etat islamique, un aspect peut sembler déroutant: les otages, agenouillés en combinaison orange, sont impassibles quelques secondes avant leur mise à mort. «Saleh» (nom changé), un ancien traducteur de Daesh, aujourd’hui en Turquie, apporte une réponse lors d’une interview donnée à Sky News.

Deux otages de l'Etat islamique.
Deux otages de l'Etat islamique.

Voir aussi :
Voici pourquoi les otages de l'EI restent impassibles lors de leur exécution (vidéo)
http://www.sudinfo.be/1233452/article/2015-03-11/voici-pourquoi-les-otages-de-l-ei-restent-impassibles-lors-de-leur-execution-vid

Les otages seraient régulièrement soumis à des simulacres d’exécution. Lors du moment fatal, ces derniers penseraient, à tort, qu’il s’agit d’une énième répétition de vidéos de propagande. Mohamed Emwazi, le bourreau de l’EI plus connu sous le surnom de «Jihadi John», aurait demandé à Saleh de parler aux otages pour instaurer un climat de confiance. «Dis-leurs "on ne les tuera pas, ce n’est que des vidéos, on veut juste que votre gouvernement cesse d'attaquer la Syrie"», ajoutant: «Nous n'avons aucun problème avec vous, vous êtes seulement nos visiteurs.»

L’ancien traducteur explique aussi que les geôliers donnaient des noms arabes à leurs prisonniers pour qu’ils se sentent «entre amis» et «les calmer». Ainsi, le photographe japonais Kenji Goto était appelé «Abu Saad». «J’ai remarqué que lorsqu’ils l’appelaient Abu Saad, il se relaxait», ajoute Saleh. Etre plus calme pour être mieux exécuté.

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12-Attentat de Bamako : les forces spéciales maliennes affirment avoir tué un suspect
http://www.francetvinfo.fr/monde/mali/attentat-a-bamako/attentat-de-bamako-les-forces-speciales-maliennes-affirment-avoir-tue-un-suspect_847791.html#xtor=EPR-51-[attentat-de-bamako-les-forces-speciales-maliennes-affirment-avoir-tue-un-suspect_847791]-20150313-[titre]
13/03/2015

L'attaque perpétrée le 7 mars dans un restaurant de la capitale malienne, revendiquée par un groupe jihadiste, avait fait cinq morts, dont un Français.

Des policiers maliens près du restaurant visé par un attentat, samedi 7 mars 2015 à Bamako (Mali).
Des policiers maliens près du restaurant visé par un attentat, samedi 7 mars 2015 à Bamako (Mali).

Les forces spéciales maliennes ont annoncé vendredi 13 mars avoir abattu un homme suspecté d'avoir participé à l'attentat perpétré le 7 mars dans un restaurant de Bamako (Mali). "Lors d'un assaut lancé ce vendredi, l'un des auteurs du crime terroriste de samedi dernier a été tué. Il n'a pas voulu se rendre", a déclaré à l'AFP le numéro 2 des forces spéciales, une information confirmée par un autre responsable de cette unité, qui a affirmé avoir participé à l'opération.

"Nous avons localisé l'individu dans un quartier populaire de Bamako, a indiqué un autre responsable des forces spéciales qui a affirmé avoir participé à l'opération, précisant que le suspect avait la peau claire. Il est originaire du nord. Il s'était rasé la tête. (...) C'est l'un des assaillants de samedi. C'est lui qui, à moto, avait lancé une grenade dans la rue du bar-restaurant La Terrasse."

De "véritables terroristes organisés"
L'attaque, la première à frapper des Occidentaux à Bamako, revendiquée par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune, a fait cinq morts : un Français, un Belge et trois Maliens. La victime française, Fabien Guyomard, 30 ans, était installée au Mali depuis 2007 où elle travaillait pour une entreprise de BTP.

Appuyée par des policiers de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et des enquêteurs français et belges arrivés en renfort, l'enquête sur cet attentat cible une dizaine de "véritables terroristes organisés", selon des sources proches du dossier. Parmi eux figurent un binational russo-malien, qui n'a pu être localisé, et le chauffeur présumé, qui serait handicapé.

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13-Vidéo de Daesh: La mise en scène d’enfants soldats est «un piège médiatique»
http://www.20minutes.fr/monde/daesh/1560327-20150311-video-daesh-mise-scene-enfants-soldats-piege-mediatique
12.03.2015

Dans la dernière vidéo d’exécution diffusée ce mardi par l'organisation de l’Etat islamique (EI), le bourreau est un enfant. Un jeune garçon en treillis militaire qui abat un homme présenté comme un Palestinien engagé dans les renseignements israéliens -le Mossad- d'une balle dans la tête. Ce n’est pas la première fois que Daesh met des enfants soldats au cœur de son dispositif de propagande, comme d’autres organisations terroristes auparavant.

Capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'Etat islamique
Capture d'écran d'une vidéo de propagande de l'Etat islamique

Voir la vidéo :
http://www.planet.fr/international-etat-islamique-nouvelle-video-dune-execution-avec-un-enfant-comme-bourreau.814850.29335.html

VIDEO. "Envoyé spécial" décrypte les codes de la propagande jihadiste sur internet
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-decrypte-les-codes-de-la-propagande-jihadiste-sur-internet_841037.html
La propagande de l'EI en direction des sourds
http://www.lepoint.fr/monde/la-propagande-de-l-ei-en-direction-des-sourds-11-03-2015-1911930_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150311

Surenchère médiatique
C’est la deuxième vidéo d’exécution par un enfant, et la première en français. A la mi-janvier, l’organisation terroriste avait diffusé une vidéo intitulée «Découverte d'un ennemi intérieur» en anglais, dans laquelle un enfant abattait au pistolet deux prisonniers accusés de travailler pour les renseignements russes.

Les deux vidéos comportent de nombreuses similitudes mais la dernière est plus travaillée, tant sur la forme que sur le fond. Pour Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements djihadistes, ce n’est pas un hasard. «En faisant exécuter par un enfant un homme accusé d’être un espion du Mossad, l’un des services de renseignements les plus puissants du Moyen-Orient, l’organisation de l'Etat islamique a voulu frapper encore plus fort».

En outre, «comme toujours avec Daesh, il y a un message caché, plus important que le discours explicite», analyse-t-il. La vidéo a été publiée la veille du 11 mars, jour du premier assassinat de Mohamed Merah. Trois ans plus tôt, ce dernier faisait sa première victime, le militaire Imad Ibn Ziaten, à Montauban. Dans la vidéo de l'exécution, l’homme qui s'exprime en français à côté de l'enfant pourrait être Sabri Essid, le frère par alliance du tueur au scooter de Toulouse. Quant au garçon, il pourrait s’agir de l’un des fils de Souad Merah.

«La violence n’est jamais gratuite avec Daesh, elle est toujours accompagnée d’un message», insiste Wassim Nasr.

Un «piège pour nous distraire des questions de fond»
«Les djihadistes détournent le trash made in Hollywood contre nous, en utilisant les codes des films d’horreur», estime le spécialiste de la propagande djihadiste Abdelasiem El Difraoui. En utilisant un enfant comme bourreau, l'organisation de l'Etat islamique poursuit cette escalade de la violence qui lui permet «d’occuper toujours plus d’espace médiatique». «Et nous tombons dans ce piège: nous sommes distraits des souffrances réelles des populations en Syrie et en Irak et nous restons dans l’inaction», déplore-t-il.

La construction d’un Etat guerrier
D’autres vidéos diffusées par Daesh montrent des enfants soldats en train de s’entraîner à faire le djihad. Un moyen de dire que «la relève est là et que l’organisation de l'Etat islamique, en construisant une société guerrière, s’inscrit dans un temps long», selon Wassim Nasr. La vidéo montrant deux enfants originaires de Strasbourg évoluant, fusil au bras, dans une rue de Raqqa, en Syrie, avait aussi pour but de véhiculer l’image d’un «semblant de stabilité» selon le journaliste.

Abdelasiem El Difraoui rappelle que d’autres organisations terroristes ont déjà diffusé des vidéos mettant en scène des enfants soldats, sans la même visibilité que Daesh, dont le dispositif de propagande est plus efficace. La preuve, «cette vidéo d’exécution par un enfant a reçu plus d’attention médiatique que toutes celles sur les enfants soldats dans les conflits en Afrique de l’Est», remarque le docteur en sciences politiques.

Lire aussi :
Exécution d'un arabe israélien par l'EI : l'enfant bourreau serait Français
http://www.planet.fr/international-execution-dun-arabe-israelien-par-lei-lenfant-bourreau-serait-francais.816295.29335.html?xtor=ES-10-816266[Planet-Alerte-Infos]-20150312
L'Etat islamique revendique l'exécution d'un Arabe israélien dans une nouvelle vidéo
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/l-etat-islamique-revendique-l-execution-d-un-arabe-israelien-dans-une-nouvelle-video_845775.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150311-[lestitres-coldroite/titre5]
État islamique : un djihadiste parlant français dans une vidéo d'assassinat
http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/10/01003-20150310ARTFIG00418-etat-islamique-un-djihadiste-parlant-francais-dans-une-video-d-assassinat.php

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14-État islamique : la symbolique du gamin
http://www.bvoltaire.fr/pierreduriot/etat-islamique-la-symbolique-du-gamin,164081?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=ecdf08a3ab-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-ecdf08a3ab-30488537&mc_cid=ecdf08a3ab&mc_eid=2042cb4fa1
14-03-2015

Effroi dans les petites lucarnes occidentales, avec ce gamin armé d'un pistolet, achevant un otage, avec la bénédiction des adultes barbus entourant la scène.

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2015/03/maxresdefault-1-1456x648.jpg

Effroi dans les petites lucarnes occidentales, avec ce gamin armé d’un pistolet, achevant un otage, avec la bénédiction des adultes barbus entourant la scène.

Le décorum n’est pas utilisé au hasard, tant les têtes pensantes, ou plutôt impensables, de l’État islamique connaissent bien nos occidentalismes et, en particulier, ceux que nous vouons aux enfants. Les tenants du radicalisme islamique marquent ainsi la différence de puissance et d’engagement entre nos enfants, que l’on sait souvent apathiques et vautrés devant les consoles de jeux, et les leurs, entraînés, éduqués à la dure et capables du pire.

Le décalage entre les nôtres, uniques et sacralisés, érigés en demi-dieux des foyers, en personnages centraux de nos vies et de nos aspirations, et les leurs, pléthoriques, dont le nombre vient pallier la mortalité et que l’on envoie, avec héroïsme, jeter des pierres contre des chars, au nom de la grandeur d’Allah. Ils nous renvoient à cette idée de la conquête d’un pays par le ventre des femmes, à la capitulation future sous le nombre, sans souci de maîtrise, ni d’organisation… alors que nous prenons le temps d’éduquer des individualités que l’on espère brillantes et constructrices.

Ils jouent sur l’effet de sidération, nous imposent ce modèle d’enfant qui n’en est plus un, à nous qui considérons l’enfance comme une période insouciante, autant que merveilleuse, même si elle ne l’est pas forcément de nos jours. De la même manière que les femmes combattantes de Syrie sidèrent les soldats masculins de Dieu, les enfants meurtriers troublent nos consciences et nos perceptions de la barbarie, encore plus barbare, puisqu’elle met en scène des enfants dans un rôle que nous avons peine à imaginer pour les nôtres.

Ils nous signifient, aussi, que nous ne sommes pas au bout de nos peines, que nous pouvons bien les tuer, un par un, tous autant qu’ils sont, puisque derrière eux, une autre génération de combattants de Dieu est déjà debout. Ils ne sont pas les premiers. La Seconde Guerre mondiale, des conflits africains ou asiatiques ont vu arriver au front, en désespoir de cause, de ces enfants soldats endoctrinés, fanatisés, prêts à tout pour des adultes dont ils épousent forcément la cause, puisque ce sont leurs modèles identificatoires et qu’ils se construisent, ici comme là-bas, sur ces modèles.

L’instrumentalisation du jeune humain érigé en politique de combat, en chair à canon, renvoyé à sa condition de petit mammifère, destiné à tuer ou être tué, est bien aux antipodes de la conception démocratique que l’on se fait de la société. La caractéristique régulière, cependant, de ces jeunes construits dans la violence et la haine est qu’ils deviennent des adultes difficilement recyclables dans une société civile et que leurs victimes ultimes, ici comme là-bas, sont souvent leurs géniteurs.

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15-Existe-t-il un pacte entre l'Etat Islamique et la Turquie ?
http://www.levif.be/actualite/international/existe-t-il-un-pacte-entre-l-etat-islamique-et-la-turquie/article-normal-368363.html
24/02/15

Selon deux spécialistes des mouvements djihadistes au Proche-Orient, un "pacte de non-agression" lierait le gouvernement turc au groupe islamiste.

Existe-t-il un pacte entre l'Etat Islamique et la Turquie ?
"Aucun des deux protagonistes n'aurait intérêt à attaquer l'autre", assure Romain Caillet.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'armée turque a mené une opération militaire en Syrie afin d'évacuer la dépouille d'un dignitaire ottoman, ainsi que les 38 soldats qui gardaient son tombeau. Effectuée dans une zone contrôlée par l'Etat Islamique, située près de 40 kilomètres à l'intérieur du territoire syrien, l'opération s'est déroulée sans heurts. "Un franc succès", se réjouit le Premier ministre, Ahmet Davutoglu. Ni obstacle, ni affrontement. N'était-ce pas trop facile ?

C'est en tout cas l'avis d'Anthony Samrani, diplômé en sciences-politiques à l'Université de Lyon et collaborateur régulier au quotidien francophone libanais "L'Orient-Le Jour". "Si la facilité avec laquelle l'armée a pu rentrer en territoire syrien est compréhensible, au vu du chaos qui y sévit, le fait qu'elle ait pu mener cette opération sans livrer le moindre combat a de quoi susciter quelques interrogations" avance-t-il dans un article publié ce lundi. "Cela confirme-t-il les rumeurs d'une alliance entre les deux parties ou cela s'inscrit-il davantage dans une logique de pacte de non-agression ?"

Interrogé par ses soins, le chercheur français Romain Caillet, spécialiste du djihad et de l'État islamique, qui a déjà collaboré avec Le Monde ou Médiapart, penche clairement pour la seconde option. "Il y a effectivement des contacts entre l'EI et les Turcs. Mais il s'agit moins d'une alliance que d'un pacte de non-agression", tranche-t-il, avant de développer sa théorie, selon laquelle aucun des deux protagonistes n'aurait intérêt à attaquer l'autre. "La Turquie peut empêcher les combattants étrangers de rejoindre l'EI en fermant sa frontière, tandis que les jihadistes peuvent commettre des attentats terroristes sur le territoire turc, ce qui provoquerait l'effondrement du tourisme. Sans oublier que la mafia turque est un intermédiaire privilégié pour l'EI dans les opérations de revente de pétrole et d'objets de contrebande."

Des affirmations concordantes avec celles avancées, en octobre dernier, par l'expert en géopolitique Philippe Sébille-Lopez. "La Turquie, et ses frontières trop perméables, permet au pétrole de contrebande d'arriver plus facilement dans les raffineries européennes et américaines." Un mois plus tôt, le ministre des affaires étrangères égyptien s'en prenait directement au président turc, M. Recep Tayyip Erdogan, en faisant référence à sa politique de soutien, menée depuis 2012, vis-à-vis de groupes jihadistes qui combattent le régime de Bachar Al-Assad : "[C'est] un homme désireux de provoquer le chaos et de semer la division au Proche-Orient à travers son soutien à des groupes et à des organisations terroristes."

Reculer pour mieux collaborer ?
La Turquie en contact "intime" avec l'EI ? Une opinion qui ne fait pas l'unanimité. Certains observateurs se sont ainsi empressés de saluer ainsi une "victoire contre les terroristes", estimant également qu'avec ce repli tactique réussi, et après la libération des otages du consulat de Mossoul en août 2014, la Turquie, "désormais débarrassée d'entrave, sera beaucoup plus à même de participer activement au sein de la coalition anti-EI. L'accord pour la formation de rebelles syriens spécialement affectés à cette tâche vient d'ailleurs d'être formalisé avec les Etats-Unis."

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16-Les femmes, victimes collatérales de la Turquie d'Erdogan
http://www.lepoint.fr/monde/les-femmes-victimes-collaterales-de-la-turquie-d-erdogan-11-03-2015-1911845_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150311
11/03/2015

Le discours conservateur et religieux du président turc a contribué à l'explosion du nombre de faits de violence contre les femmes en Turquie.

http://www.lepoint.fr/images/2015/03/11/par-turquie-femmes-erdogan-meurtre-victimes-islami-3122997-jpg_2759963_652x284.JPG
Une jeune femme brandit un portrait d'Özgecan Aslan, dont le meurtre atroce a provoqué une énorme vague d'indignation en Turquie.

Les cris fusent au coeur de la nuit stambouliote. Jupes fendues, bras enlacés et déhanchés prononcés, les convives se laissent griser par la voix envoûtante de la jeune diva sur scène, au rythme effréné des battements d'une darbouka. Après une dernière pinte de bière locale Efes, les hôtes se retrouvent pour fumer sur le toit de l'Arsen Lüpen, bar en vogue dominant le Bosphore. Bienvenue sur la rive occidentale d'Istanbul, dont les nuits torrides n'ont rien à envier à celles des capitales européennes.

Mais elles ne recouvrent qu'une facette de la Turquie. À quelques ruelles de là, se dressent dans la pénombre les immeubles quelque peu décatis du quartier populaire de Kasimpasa. Seuls les fragiles néons des quelques épiciers encore ouverts viennent perturber la nuit déjà avancée, permettant à des mères de famille, toutes voilées, d'acheter l'ingrédient oublié. C'est cette Turquie, pieuse et conservatrice, qui a porté au pouvoir Recep Tayyip Erdogan il y a 13 ans. Or, l'irrésistible ascension du président turc masque une réalité pour le moins terrifiante.

1 400 % de meurtres en plus
Entre son élection en 2002 et l'année 2009, les meurtres de femmes ont augmenté de 1 400 % en Turquie. Et la tendance n'a fait que s'aggraver avec le temps. Au cours de l'année 2014, au moins 294 femmes turques ont été tuées. Rien qu'en janvier dernier, 27 ont perdu la vie, soit 20 % de plus que l'année précédente. À chaque fois, l'agresseur fait partie de l'entourage direct ou indirect de la victime. Mais ces faits divers ne recueillent en temps normal que peu d'écho auprès de l'opinion publique.

La donne a changé le 13 février dernier, avec le cas atroce d'Özgecan Aslan. La jeune étudiante de 20 ans a été violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du minibus qui la ramenait de l'université. Son corps brûlé a été retrouvé dans une rivière de la ville de Tarsus, dans le sud du pays, les mains coupées. Le drame a provoqué une vive émotion à travers le pays. Spontanément, des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les grandes villes pour dénoncer la recrudescence des violences faites aux femmes, mais aussi pointer la responsabilité du gouvernement islamoconservateur. Sur Twitter, le hashtag #OzgecanAslan a été partagé trois millions de fois, et une pétition appelant à punir sévèrement ses meurtriers a recueilli près d'un million de signatures.

Cette mobilisation sans précédent a amené Recep Tayyip Erdogan à réagir publiquement. Qualifiant la violence contre les femmes de "plaie ouverte dans notre société", et de "rupture de la confiance de Dieu", le chef de l'État a dit espérer que les trois assassins de la jeune femme, interpellés et écroués, écopent de "la peine la plus sévère". Une sortie qui n'a toutefois pas convaincu les manifestants. "Cette brutalité grandissante contre les femmes est en grande partie le résultat des politiques sociales du parti AKP", dénonce Safak Pavey, députée du parti d'opposition kémaliste CHP. "Ses dirigeants promeuvent une série de valeurs morales religieuses (...) qui mettent en danger de façon chronique et persistante les vies des femmes qui n'y souscrivent pas".

Volte-face d'Erdogan
Après s'être tout d'abord montré relativement discret sur les questions de société à son arrivée au pouvoir en 2002, Recep Tayyip Erdogan a peu à peu durci son discours au fil de ses réélections, soucieux de conforter son électorat conservateur, majoritaire dans le pays. "Erdogan n'a pas d'agenda islamiste caché. Il a simplement dû freiner son idéologie pour arriver au pouvoir et donner des gages aux libéraux", souligne le chercheur indépendant Alican Tayla. À l'époque, le Premier ministre, qui a pour priorité de rassurer les investisseurs étrangers, milite en faveur d'une adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Mais échaudé par les tergiversations européennes, et renforcé par l'essor de l'économie turque, l'homme fort de la Turquie montre alors un tout autre visage. "On a vu surgir dans son discours des termes religieux, avec un désir d'imposer des normes éthiques très conservatrices sur tout le pays", analyse Sinan Ülgen, ancien diplomate turc et président du Center for Economics et Foreign Policy (EDAM). "Ce type de propos vise à approfondir les clivages au sein de la société turque, de sorte que sa base électorale lui soit d'autant plus liée."

Ainsi, Recep Tayyip Erdogan, qui avait juré lors de sa première élection ne "jamais se mêler de vie privée", multiplie depuis les déclarations-chocs sur sa vision de la femme dans la société. En mai 2012, le Premier ministre conservateur qualifie l'avortement de "crime". En novembre dernier, Erdogan, désormais président, juge "contre nature" l'égalité homme/femme, assurant qu'il n'existe qu'"une place pour les femmes dans (la) société : la maternité". Un mois plus tard, il récidive, en comparant la contraception à une "trahison".

"Immoralité"
"Quand une approche morale confessionnelle devient dominante, attaquer et brutaliser les gens qui n'y adhèrent pas devient légitime", analyse la députée Safak Pavey. "Le concept de péché et celui de crime sont systématiquement et volontairement confondus par le gouvernement. Ainsi, les violences contre les femmes qui ne se soumettent pas à ces lois ne sont pas présentées comme des crimes, mais davantage comme une bonne action religieuse."

Et ces considérations n'épargnent pas la justice turque, dont les peines sont souvent étrangement clémentes à l'égard des agresseurs. Ainsi, en 2011, une jeune fille de 13 ans violée par 26 hommes a vu la peine de ses agresseurs être réduite parce qu'elle avait "consenti" à une telle relation sexuelle, selon le jugement. A contrario, les deux femmes accusées d'avoir "vendu" la fille ont été condamnées à neuf ans de prison chacune pour "immoralité". Nombre de cas similaires ont été enregistrés.

Pour répondre à ce fléau, l'AKP a été à l'origine en 2012 d'une loi renforçant la protection des femmes. Adopté par le Parlement turc, le texte permet notamment à un juge d'émettre des ordres de protection sans demande préalable de preuve de violence. Écrite en concertation avec des organisations de défense des femmes, la loi a pourtant été remaniée par le gouvernement, et rebaptisée "Projet de loi pour la protection de la famille et la prévention des violences contre les femmes".

Violences familiales
"Le problème en Turquie est que la femme est vue comme un membre de la famille et pas comme un individu à part entière", pointe la députée kémaliste Binnaz Toprak. "Aussi longtemps que ce sera le cas, il sera très difficile de remédier à ces violences". D'après un sondage gouvernemental publié dans le quotidien turc Hürriyet, une majorité de femmes turques ont indiqué avoir déjà été exposées à des violences sexuelles et physiques après l'âge de 15 ans. En outre, près d'un quart des femmes en couple interrogées ont déclaré ne pas être autorisées à travailler par leur conjoint, ajoute l'étude.

Au-delà de la rhétorique conservatrice de l'AKP, ces chiffres traduisent le profond conservatisme d'une part non négligeable de la société turque. Pour Binnaz Toprak, seule l'éducation fera évoluer les mentalités en Turquie. "Le niveau d'éducation moyen en Turquie est de six ans", rappelle la députée. "Il est indispensable de sensibiliser à l'école sur la question des violences faites aux femmes, mais aussi de mettre en place un programme concret pour augmenter la place des femmes dans l'éducation supérieure." En 2013, seulement 29 % des femmes turques étaient engagées dans la vie active.

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17-Le génocide des Chrétiens d’Orient bat son plein et le monde drape l’Islam dans sa vertu
http://www.europe-israel.org/2015/03/le-genocide-des-chretiens-dorient-bat-son-plein-et-le-monde-drape-lislam-dans-sa-vertu/
mar 02, 2015

Le monde s’émeut et s’indigne parce que les vrais musulmans à la solde du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie, les protégés d’Obama, ont saccagé le Musée de Mossoul, mais il garde le silence sur le martyr des chrétiens d’Orient victimes de purification ethnique et de crimes contre l’humanité.

Le génocide des Chrétiens d’Orient bat son plein et le monde drape l’Islam dans sa vertu

Ce qui se passe dans cette partie du monde et la duplicité de la communauté internationale est en tous points de vue comparable au climat de terreur, de pogroms et d’autodafés en Allemagne nazie.

Génocider les chrétiens est permis, détruire des statuettes, même si cela est absolument condamnable et criminel, provoque un tollé général. Le massacre des chrétiens est un détail, une péripétie dans cette guerre qui ne dit pas son nom mais qui n’est pas sans rappeler les guerres néo-coloniales à des fins de prédation capitalistiques.

En protégeant les chrétiens on aurait sauvé cette partie de notre patrimoine universel. C’est notre passivité qui est responsable des malheurs du Proche-Orient.

Que le monde apprenne enfin ce que c’est l’islam qui n’a jamais été l’ami de l’homme ni de la diversité culturelle, ni du bien vivre ensemble, ni du pluralisme identitaire, ni de l’histoire universelle ni de l’archéologie. Il se veut à lui tout seul la matrice de tous les peuples qui doivent dans ses délires cosmiques se fondre dans le même moule pour former un seul et unique peuple sous la bannière de l’Oumma professant une seule religion, l’islam, et parlant la même langue, l’arabe. Les deux mamelles de l’humanité.

Mahomet a détruit les vestiges archéologiques de la Mecque sous prétexte qu’ils représentent des idoles car pour lui il ne peut y avoir de mémoire et de tradition historiques autres que les siennes.

L’humanité est née avec l’islam comme en sont convaincus les musulmans et tout ce qui peut témoigner de son antériorité, de sa richesse, de sa réussite, de sa splendeur, et de sa supériorité sur lui doit disparaître. Tous les peuples conquis par l’islam sont tous amnésiques de leur propre histoire.

L’islam se veut le nombril du monde, le début de son histoire, le géniteur de l’humanité, sa voie, son phare, son salut,  et il est craindre qu’il ne soit pas sa fin. A trop vouloir être le maître du monde, il ne se rend pas compte qu’il est en deçà de tout.

De son ignorance, sa suffisance, sa vanité, sa vantardise et sa mégalomanie il en a fait des articles de foi pour ses fidèles qui brillent par leur inculture et leur déficience intellectuelle.

PS Bachar n’est pas l’ennemi de l’humanité ce sont les wahhabites ces grands amis de la France qui le sont.

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18-Arabie saoudite : 39e décapitation depuis le début de l'année
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/arabie-saoudite-39e-decapitation-depuis-le-debut-de-l-annee-les-executions-bondissent_841067.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]
05/03/2015

Amnesty International dénonce, jeudi, un rythme d'exécutions "sans précédent" dans ce royaume régi par une version rigoriste de la charia.
Amnesty International parle d'un rythme "sans précédent". Un Saoudien a été décapité, jeudi 5 mars. Le 39e en même pas trois mois.

Des activistes dénoncent les éxécutions en Arabie Saoudite devant l'ambassade à Beyrouth, le 1er avril 2010.
Des activistes dénoncent les éxécutions en Arabie Saoudite devant l'ambassade à Beyrouth, le 1er avril 2010.

Manie Ben Ali Ben Muhsin Al-Gahtani, reconnu coupable d'avoir tué un autre homme à l'aide d'une arme à feu, a été exécuté à Abha dans le sud-ouest du pays, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. Le nombre d'exécutions s'élève désormais à 39 depuis début 2015, selon un décompte de l'AFP, soit un chiffre trois fois supérieur à celui enregistré pendant la même période l'année dernière.

Des exécutions qui s'accélèrent
"Il est impossible" de donner les raisons de l'augmentation des exécutions, qui se poursuivent à un rythme "vraiment sans précédent", a déclaré Sevag Kechichian, chercheur d'Amnesty International. Après 27 exécutions en 2010, le nombre a ensuite bondi à environ 80 annuellement. L'AFP en a recensé 87 en 2014, un chiffre parmi les plus élevés au monde.

Ces exécutions se poursuivent en Arabie saoudite malgré les dénonciations répétées des organisations de défense des droits de l'Homme. En septembre, un expert indépendant travaillant pour l'ONU avait exprimé son inquiétude concernant le déroulement des procédures judiciaires en Arabie saoudite et appelé à un moratoire sur les exécutions dans ce pays. Viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce royaume régi par une version rigoriste de la charia.

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19-Droits de l’homme : La Suède met fin à sa coopération avec l’Arabie Saoudite
http://www.tunisiadaily.com/2015/03/10/droits-de-lhomme-la-suede-met-fin-a-sa-cooperation-avec-larabie-saoudite/
Mardi 10 mars 2015

La Suède a décidé de ne pas renouveler son accord de coopération militaire signé avec l’Arabie saoudite en 2005, a annoncé mardi le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven.

Crédit photo ©  Philippe Wojazer / Reuters

« Il sera rompu », a déclaré M. Löfven à la radio publique SR depuis Kiev, à propos de cet accord qui était controversé au sein de la majorité de gauche en raison de la question des droits de l’Homme.
L’accord faisait de l’Arabie saoudite le troisième acheteur d’armement suédois en dehors des pays occidentaux. En 2014, Riyad en avait ainsi acheté 338 millions de couronnes (37 millions d’euros) d’armes.
La coalition entre sociaux-démocrates et Verts débattait en interne depuis son accession au pouvoir en octobre de l’opportunité de renouveler cet accord arrivant à échéance en mai.

Les Verts militent traditionnellement contre la vente d’armes aux « dictatures » et considèrent que l’Arabie saoudite en est une. Quant aux sociaux-démocrates, même s’ils étaient seuls au pouvoir à l’époque où cet accord avait été paraphé, ils apparaissaient très divisés sur la question.
Cette décision est rendue publique peu après un incident diplomatique entre les deux pays, l’Arabie saoudite ayant empêché la ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallström de prononcer un discours prévu lors d’une réunion de la Ligue arabe au Caire.

La ministre, qui revendique une « politique étrangère féministe », avait irrité Riyad en dénonçant les « méthodes moyenâgeuses » de la justice saoudienne contre le blogueur Raef Badaoui, flagellé pour « insulte à l’islam ».
M. Löfven, qui n’a pas donné de raison à cette décision, a cependant indiqué qu’elle avait été arrêtée « depuis un certain temps » et que les événements du Caire n’y avaient rien changé.
L’opposition de centre-droit en Suède appelait le gouvernement à prolonger l’accord, soulignant le risque de miner la crédibilité de la Suède en tant que partenaire commercial.

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20-La Chine vient d’interdire le port de la burqa, de la barbe, et même le jeûne le jour du ramadan
http://www.lesobservateurs.ch/2015/01/25/la-chine-vient-dinterdire-le-port-de-la-burqa-de-la-barbe-et-meme-le-jeune-le-jour-du-ramadan/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter
25.01.2015

La Chine vient d’interdire le port de la burqa, de la barbe, et même le jeûne le jour du ramadan dans la région du Xinjiang, où vit l’importante communauté musulmane ouïghour.

La Chine vient d’interdire le port de la burqa, de la barbe, et même le jeûne le jour du ramadan

Pour justifier ces récentes interdictions, les autorités chinoises ont déclaré que : «cette règlementation est destinée à freiner l’augmentation de l’extrémisme qui a forcé les femmes ouïghours à abandonner leur costume traditionnel et coloré pour le remplacer par une burqa noire. »
«La Burqa n’est pas le vêtement traditionnelle des femmes ouïghour, et son port dans les lieux publics est d’ailleurs interdit dans des pays tels que la Belgique et la France. »

Les autorités chinoises ont également interdit les longues barbes et le jeûne pendant le Ramadan. Ils tiennent également les mosquées sous une stricte surveillance. Les Chinois ont la même approche que le maire de New York, Rudy Giuliani, connue sous le nom de théorie du carreau cassé* pour mater l’islamisme et le terrorisme. Ils ont compris que la burqa et les longues barbes sont des actes politiques de rejet de la société et des déclarations religieuses. Que ces déclarations religieuses mène à la radicalisation, et que la radicalisation mène au terrorisme.

En interdisant et en réprimant durement des actes mineurs, en les traitant comme des crimes politiques, tout en autorisant la pratique privée de la religion, ils traitent le mal à la source. Du moins le pensent-ils après avoir épuisé les méthodes communistes contre les musulmans.
Et si cette méthode ne fonctionne pas et que les attentats terroristes se poursuivent…

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
* Giuliani, qui avait décidé – avec succès- à rendre les rues de New York plus sûres, avait imposé de lourdes amendes à tout propriétaire d’un logement dont une fenêtre était cassée. Il avait expliqué que « si vous voyez une fenêtre cassée, c’est que l’immeuble est abandonné ou mal entretenu. S’il est abandonné, il est probable qu’un jour ou l’autre il y aura du trafic de drogue. Et s’il y a du trafic de drogue, un jour ou l’autre il s’y produira un crime. En mettant de lourdes amendes aux propriétaires qui laissent des carreaux cassés, je les oblige à entretenir leurs bien, donc à le louer, ce qui dérange les dealers et fera baisser la criminalité. »

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