dimanche 26 avril 2015

Une série d'article sur l'Afrique par Patrixk le curateur. Bravo et merci


1-Environnement. Dans mille ans, à quoi ressemblera la carte de l’Afrique ?
2-Les trois limites au rêve d’émergence de l’Afrique
3-Afrique subsaharienne : le FMI et la Banque mondiale annoncent un ralentissement de la croissance
4-Le pétrole à bas prix coûte cher à la croissance africaine
5-Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil
6-Baromètre digital des métropoles africaines
7-Abraaj lève 990 millions de dollars pour investir en Afrique subsaharienne
8-Rwanda, Côte d'Ivoire, RDC... : Stromae annonce une grande tournée africaine avec 8 dates de concert dans 8 pays
9-Soudan : razzia sur les terres agricoles
10-Violences xénophobes en Afrique du sud: «La situation sociale est explosive»
11-Afrique du Sud: le roi des Zoulous rejette toute responsabilité dans les violences xénophobes
12-Robert Mugabe dénonce la mainmise des pays colonisateurs sur l’Afrique
13-Nigeria : une mystérieuse maladie fait 18 morts en quelques jours
14-Lom Pangar : à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun
15-Gabon : mort de l’ancienne Présidente par intérim
16-13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville
17-Castel rachète Les Brasseries ivoiriennes
18-Côte d'Ivoire : Yasmina Ouégnin, de l'assurance à revendre
19-Côte d’Ivoire : Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao
20-Côte d’Ivoire: les transactions d’Orange money estimées à 6 milliards de F CFA par jour

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1-Environnement. Dans mille ans, à quoi ressemblera la carte de l’Afrique ?
http://www.courrierinternational.com/article/environnement-dans-mille-ans-quoi-ressemblera-la-carte-de-lafrique
10/04/2015

Un continent amaigri et beaucoup plus sec, voici ce qui attend l’Afrique dans mille ans, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement.

http://www.courrierinternational.com/sites/ci_master/files/styles/image_original_765/public/assets/images/1004-afrique.jpg?itok=w0J_zAxv
Le continent africain dans 1000 ans, rongé par la montée des eaux, et plus désertique. Projection Mail and Guardian

Dans les mille ans qui viennent, le continent africain va devoir faire face à deux fléaux majeurs : la désertification et l’augmentation du niveau de la mer. Rien de neuf, peut-être, mais le résultat, visualisé par The Mail & Guardian fait froid dans le dos. Le continent est grignoté par la montée des eaux (entre un et deux mètres d’ici à 3015), annonce le quotidien sud-africain, tandis que les terres épargnées par la désertification ne constituent plus qu’une mince bande verte le long de l’équateur.

Les effets seront dévastateurs, insiste le Mail & Guardian. Trente-trois des 48 pays d’Afrique continentale ont un littoral, sans compter les îles. Vingt-cinq pour cent de la population africaine vivent à moins de 100 kilomètres des côtes. Des côtes qui sont vulnérables à la montée des eaux et aux inondations, particulièrement en Afrique de l’Ouest, rappelle le journal.

Des villes entières sous les eaux
Si de telles prédictions se réalisent, les Seychelles, l’île Maurice, Sao-Tomé-et-Principe et le Cap-Vert seront noyés, une grande partie de Madagascar disparaîtra sous les eaux. Et des villes entières seront submergées : Lagos (Nigeria), Abidjan (Côte d'Ivoire), Nouakchott (Mauritanie), etc.

Cet avenir est encore assombri par la désertification, qui menace un quart du continent, selon une récente étude citée par l’article. Quelque 485 millions de personnes vivent aujourd’hui au seuil du désert. Une situation qui engendre déplacements de population et conflits, comme le rappelle l’actualité récente.

Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l'investissement nécessaire pour que le continent puisse s’adapter aux changements à venir est de l’ordre de 50 milliards de dollars par an d’ici à 2050, même si l’on parvient à maintenir la hausse des températures sous la barre des 2 °C.

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2-Les trois limites au rêve d’émergence de l’Afrique
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/09/les-trois-limites-au-reve-d-emergence-de-l-afrique_4612265_3212.html
Par Laurence Caramel (Addis Abeba, envoyée spéciale) LE MONDE Le 09.04.2015

Il y a des vérités qu’on préfère se dire entre soi. Entre les élections au Nigeria qui auront finalement laissé place à une alternance démocratique et l’attentat contre l’université de Garissa au Kenya au bilan de 148 morts, les gouvernements africains se sont livrés à un exercice d’introspection lucide sur les écueils qui guettent l’avenir du continent.

A l'entrée de la ville de Mekele, capitale de la région du Tigray en Ethiopie, un panneau publicitaire annonce l'arrivée du train construit par une entreprise chinoise.
A l'entrée de la ville de Mekele, capitale de la région du Tigray en Ethiopie, un panneau publicitaire annonce l'arrivée du train construit par une entreprise chinoise.

Certes les questions de gouvernance ou de violence liées à la montée du terrorisme islamiste n’ont été abordées que de manière feutrée, lors de la conférence conjointe de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies et de l’Union africaine, du 25 au 31 mars, à Addis-Abeba. Mais, les dessous de « l’émergence de l’Afrique » ont été auscultés sans tabou.

Les chiffres élevés de la croissance ont été regardés pour ce qu’ils sont : encourageants mais pas suffisants. Les fastes des nouveaux milliardaires, les immeubles qui envahissent des villes-champignons et les supermarchés symboles d’une nouvelle classe moyenne désormais convoitée par les multinationales de la consommation ne sont pas gage d’une transformation en profondeur du continent. « Ce beau discours sur la croissance de l’Afrique n’ira nulle part, si elle ne change pas la vie de la majorité des Africains », a averti Abdalla Hamdok, le secrétaire exécutif adjoint de la Commission économique pour l’Afrique en commentant la publication du Rapport économique sur l’Afrique 2015.

1) Pas assez d’emplois et plus d’inégalités
Avec 5 % de croissance en moyenne sur les quinze dernières années, six pays (dont quatre producteurs de pétrole) qui figurent dans le top 10 mondial des économies les plus dynamiques, l’Afrique s’est taillé la réputation de nouvel eldorado du XXIe siècle. Mais comme l’a rappelé le ministre du commerce du Ghana Eksow Spio-Garbrah, c’est à 7 % que les experts fixent la barre pour que l’Afrique commence à absorber les millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail et à faire reculer de manière significative une pauvreté qui demeure massive.

Même si ces chiffres sont à prendre avec prudence compte tenu du poids du secteur informel, ils ont le mérite de montrer que le compte n’y est pas. Ils conduisent aussi à relativiser les envolées peut-être prématurées sur « le dividende démographique » sur lequel l’Afrique pourrait compter pour « décoller ». Selon la théorie dont les derniers à en avoir fait démonstration sont les dragons asiatiques, la richesse d’un pays augmente avec sa population en âge de travailler. A une condition que l’économie offre des emplois et que ces nouvelles générations soient assez bien formées pour les occuper.

« Tous ces jeunes dans la rue à ne rien faire, c’est de gros problèmes en perspective »
Antoinette Sayeh (Fonds monétaire international)

S’il est exact qu’en Afrique, la population active va exploser au cours des quarante prochaines années pour passer de 600 millions environ aujourd’hui à 1,2 milliard en 2050, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle soit n’a pas encore eu lieu soit demeure insuffisant comparé aux efforts fournis par les pays asiatiques à partir des années 1960-1970. Plusieurs pays comme la Zambie, le Mozambique ou le Kenya ont lancé une réflexion pour tirer profit de leur transition démographique.

En attendant « tous ces jeunes dans la rue à ne rien faire, c’est de gros problèmes en perspective » a résumé la Libérienne Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) en plaidant pour une « croissance inclusive ». Autrement dit qui ne profite pas seulement à une minorité. Les gouvernements africains, conscients du risque, ont confié à la Commission économique pour l’Afrique la tâche d’élaborer un « indice africain de développement social ». Celui-ci, présenté à Addis-Abeba part de ce constat : « De telles inégalités doivent être combattues car elles sont susceptibles de contrer le développement à long terme, de nourrir l’agitation et de créer un cercle vicieux de pauvreté et d’exclusion. »

2) Des mobiles mais pas d’usines
Les Massaïs s’informent des cours du bétail avec des téléphones portables et les cybercafés deviennent une denrée (presque) aussi répandue que les débits de Coca-Cola. Mais l’industrie n’a toujours pas ou si peu fait son entrée sur le continent dont la part dans les exportations mondiales n’a cessé de reculer depuis les années 1970. Celles-ci, dominées par les matières premières, restent soumises aux aléas des cours internationaux. Or, après avoir un temps cru qu’ils pourraient sauter cette étape, la majorité des gouvernements juge désormais l’industrialisation incontournable pour engager une véritable transformation de leurs économies.

L’Ethiopie, qui fait partie des quelques pays comme le Rwanda à avoir une stratégie dans le domaine, aspire à démontrer que la voie reste ouverte pour les pays les moins avancés. Le ministre conseiller Arkebe Oqubay a présenté une feuille de route pour un « Made in Africa » dont les grands principes sont largement empruntés à l’expérience de la Chine où l’Ethiopie a d’ailleurs commencé de débaucher ses premiers clients dans le textile. Mais ailleurs ? « En Afrique, la plupart des zones économiques spéciales ont échoué car les gouvernements n’ont pas été en mesure de fournir les infrastructures qu’ils avaient promises », a rappelé Célestin Monga, directeur de l’Unido (Organisation des Nations unies pour le développement industriel).

3) Toujours trop besoin de l’argent des autres
L’Afrique doit financer son développement n’a-t-on cessé d’entendre à Addis-Abeba. « Aucun pays ne s’est développé par l’extérieur », a répété le président rwandais Paul Kagamé. Oui mais comment ? Les transferts financiers des migrants, les investissements directs étrangers et l’aide publique au développement représentent 2,5 fois le montant des capitaux privés investis par des Africains du continent. Autant de ressources très volatiles. Pour les pays les plus pauvres, l’aide étrangère continue d’assurer une part substantielle des dépenses budgétaires.

Dans le même temps, l’argent tiré de l’exploitation des ressources naturelles prend toujours la route à l’étranger. Entre 2000 et 2009, cette fuite de capitaux rendue possible notamment par des systèmes de surfacturation a représenté des flux quasi équivalents à l’aide publique au développement, selon la Commission économique pour l’Afrique. Son secrétaire exécutif Carlos Lopes a une nouvelle fois plaidé pour une réforme des systèmes fiscaux et demandé aux gouverneurs des banques centrales de mobiliser en faveur d’investissements pour le développement les centaines de milliards de dollars de réserves qui sommeillent dans leurs institutions.

Ces quelques vérités ne sont pas nouvelles mais elles permettent de rappeler l’ampleur du défi que se sont lancés les Etats africains en adoptant l’agenda 2063. Ce plan de développement pour les cinquante prochaines années se fixe pour ambition de diviser par dix le nombre de pauvres et de faire accéder les deux tiers des Africains à la classe moyenne.

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3-Afrique subsaharienne : le FMI et la Banque mondiale annoncent un ralentissement de la croissance
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24611-afrique-subsaharienne--le-fmi-et-la-banque-mondiale-annoncent-un-ralentissement-de-la-croissance.html
mardi 14 avril 2015

La Banque mondiale et le FMI viennent de baisser leurs prévisions de croissance économique en 2015 pour l'Afrique subsaharienne à 4 % et 4,5 % respectivement. En cause : la chute du cours des matières premières.

Lagarde Kim cJonathan Ernst Reuters
De g. à dr. : Donald Kaberuka, président de la BAD, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et Jim Kim, président du groupe de la Banque mondiale.

Pour les ministres des Finances et responsables africains qui doivent participer du 17 au 19 avril à Washington aux réunions de printemps du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, le timing ne pouvait pas être plus mal choisi. En effet, ces institutions viennent de publier, coup sur coup, deux rapports encore assez réservés sur les perspectives de croissance de l'Afrique subsaharienne.

Selon la nouvelle édition d'Africa's Pulse, publiée par la Banque mondiale le 13 avril, cette région devrait connaître une croissance de 4% en 2015, soit moins que les 4,5 % enregistrés en 2014. En janvier dernier, l'institution dirigée par l'américain Jim Yong Kim annonçait une croissance en hausse cette année à 4,6 %. Selon ces estimations, l'Afrique subsaharienne devrait faire moins bien que la croissance moyenne enregistrée durant les deux dernières décennies (4,4 %). Le pic des années 2002-2008 (6,4 %) semble une histoire ancienne.

Légèrement plus optimiste, le FMI dans la nouvelle édition de son World Economic Outlook rendue publique ce mardi 14 avril, s'attend à un taux de croissance de 4,5 % en Afrique subsaharienne en 2015, soit moins que les 5 % enregistrés en 2014, mais surtout 0,4 point de moins que les prévisions annoncées par cette même institution il y a trois mois et 1,25 point de moins que celles publiées en octobre 2014.

Fin d'un super-cycle
Les deux institutions de Bretton Woods attribuent ce recul à la baisse du cours du pétrole et des autres matières premières qui marque la "fin d'un super-cycle", selon la formule de Makhtar Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

Dans son étude, cette institution internationale remarque d'ailleurs que la plupart des pays de la région sont confrontés cette année à une "dégradation des termes de l'échange", induite notamment par la hausse observée durant les dernières décennies de la corrélation entre le prix du pétrole et celui des autres matières premières. Selon la Banque mondiale, les 36 pays africains qui devraient connaître cette dégradation, représentent 70 % de l'activité économique de la sous-région et 80 % de sa population.

Le FMI et la Banque mondiale s'annoncent plus optmistes pour 2015, avec une reprise de la croissance en Afrique subsaharienne à 5,1 % selon la première et 4,5 % selon la seconde. À moins que ces prédictions ne soient elles aussi revues à la baisse, lors des prochaines mises à jours attendues en octobre...

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4-Le pétrole à bas prix coûte cher à la croissance africaine
http://www.africadiligence.com/le-petrole-a-bas-prix-coute-cher-a-la-croissance-africaine/
15 avr, 2015

[Africa Diligence] Moins cher à la pompe, le pétrole coûtera plus cher à la croissance africaine en 2015. La baisse des prix du baril et d’autres produits connexes est susceptible de ralentir la croissance économique en Afrique subsaharienne à 4% en 2015, contre 4,5% l’année dernière, selon le rapport « Africa Pulse » de la Banque mondiale publié le 13 avril 2015.

http://i.f1g.fr/media/ext/805x803/www.lefigaro.fr/medias/2014/05/20/PHO51f0262e-df68-11e3-8f93-9b100df7d9ae-805x803.jpg

Dans son intervention sur la chaine de télévision panafricaine Africa24, un conseil en intelligence économique de Knowdys, avait déjà estimé, début avril 2015, que les économies d’Afrique centrale et de l’Ouest allaient payer le prix fort pour un pétrole en baisse et des activités de Boko Haram en hausse.

« Africa Pulse » –  le rapport de la Banque mondiale qui analyse les questions qui impactent les perspectives économiques en Afrique chaque semestre – confirme cette lecture. En 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait se replier d’un demi-point pour se situer autour de 4,0 % contre 4,5 % en 2014.

Selon les projections, la croissance sera inférieure à la moyenne de 4,4 % réalisée en Afrique subsaharienne au cours des deux dernières décennies. Hors Afrique du Sud, la croissance moyenne devrait se situer autour de 4,7%, très en deçà des 6,4% enregistrés par la région sur la période allant de 2002 à 2008.

« Comme initialement prévu, des vents arrières externes sont devenus des vents contraires pour le développement de l’Afrique. C’est pendant ces moments difficiles que la région peut et doit montrer qu’elle est capable et peut soutenir le progrès économique et social par ses propres moyens », a déclaré Francisco Ferreira, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique lors de la publication du rapport semestriel à Nairobi.

La faiblesse des cours du brut continuera à peser sur les perspectives des pays exportateurs de pétrole dont les économies sont moins diversifiées à l’instar de l’Angola et de la Guinée équatoriale. Dans plusieurs pays importateurs de pétrole, en revanche, la croissance devrait rester forte. Ce sera notamment le cas en Côte d’Ivoire, au Kenya et au Sénégal.

Makhtar Diop, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, se veut toutefois rassurant. « La croissance est toujours au rendez-vous en Afrique subsaharienne malgré de nouveaux défis et des facteurs externes défavorables ». Ces défis, poursuit-il, s’accompagnent d’opportunités nouvelles. Pour Mokhtar Diop, la fin du super-cycle des matières premières donne au continent l’occasion d’accélérer ses réformes structurelles en faveur d’une croissance susceptible de réduire la pauvreté de manière plus efficace.

Les analystes de Brettons Woods font remarquer que même si la première économie du continent souffre en 2015, la croissance devrait rebondir en 2016 et au-delà, grâce à une économie relativement diversifiée et un secteur des services nettement plus dynamique que l’année précédente. L’élection de Muhammadu Buhari à la tête du Nigeria sera également, de l’avis des analystes de Knowdys, une autre circonstance favorable au rebond prévu par la Banque mondiale.

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5-Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil
http://www.africadiligence.com/intelligence-economique-en-afrique-le-jour-ou-chaque-africain-aura-ses-lunettes-de-soleil/
22 avr, 2015

[Africa Diligence] Le commun des Africains a longtemps considéré les lunettes comme une prothèse hors de prix. Face aux UV, les Noirs se sont toujours crus protégés par la nature. Malgré les alertes des ophtalmologues, il a fallu attendre l’émergence des classes moyennes pour voir que les lunettes solaires ne sont pas qu’un accessoire. Un gigantesque marché s’est ouvert en Afrique pour les industriels du secteur.

Le jour où chaque Africain aura ses lunettes de soleil

« Il n’y a qu’aux fous qu’il faut dire de ne pas rester au soleil », énonce un proverbe africain. De tout temps, les peaux noires ont été considérées comme les mieux armées pour se défendre contre le soleil. Les spécialistes interviewés par les analystes de Knowdys dans 12 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest affirment pourtant que cette protection naturelle n’est que partielle. L’exposition au soleil sans lunettes solaires peut en effet entrainer des anomalies ophtalmiques telles que la cataracte ou la tumeur maligne de l’œil. Les lunettes de soleil ne sont donc pas un luxe. C’est un marché de masse.

Quelle est la situation générale du marché ?
Le port de lunettes de soleil continue sa lente mais sûre progression depuis 2000, tracté par les nouvelles habitudes de consommation de la classe moyenne et les prescripteurs du monde médical. Le marché subsaharien reste dominé par les marques européennes, malgré la percée fulgurante de leurs consœurs chinoises. Dans l’ensemble, le segment « lunettes solaires » des grands magasins de produits optiques résistent bien à la concurrence des copies low-cost. Vu l’intensité du soleil, il n’est plus loin le jour où chaque Africain aura ses lunettes solaires.

Quels sont les pays couverts par cette étude ?
Afin d’aider les entreprises et investisseurs à se positionner sur le marché en pleine croissance des lunettes de soleil en Afrique centrale et de l’Ouest, les experts de Knowdys leur proposent d’accéder aux réseaux et aux profils détaillés des entreprises majeures exerçant dans les 12 pays suivants : 1. Cameroun, 2. Centrafrique, 3. Congo, 4. Côte d’ivoire, 5. Gabon, 6. Congo, 7. Ghana, 8. Guinée équatoriale, 9. Nigeria, 10. Sénégal, 11. Tchad, 12. Togo. Dans les notes et rapports produits à leur demande, les clients trouveront l’état de la concurrence, les derniers accords du secteur ainsi que les décryptages effectués en interne par les analystes de Knowdys.

Pourquoi commander cette étude maintenant?
Parce qu’elle est fraîche et permet d’obtenir :
1. Une vue globale du marché des lunettes de soleil en Afrique centrale et de l’Ouest
2. Les marques les plus prisées, segment par segment, pays par pays
3. Les prévisions et perspectives d’avenir pour le marché
4. Les principaux indicateurs macro-économiques
5. La législation et les normes en vigueur
Qu’y a-t-il de fondamental dans cette étude ?
Cette étude fournit de précieux renseignements sur :
1. Le potentiel du marché régional en 2015
2. Les contraintes en matière d’importation
3. La taille et les variations de chaque marché domestique
4. Les perspectives du marché à court et moyen termes
5. Les modèles qui connaissent la croissance la plus rapide
6. La répartition du marché en fonction des types de lunettes
7. Les profils et les réseaux des principaux acteurs du marché

Quels autres avantages présente cette étude ?
Exceptionnellement, cette étude présente deux focus majeurs sous forme de bonus: i) une analyse du marché des montures de lunettes et ii) un décodage du business des lentilles de contact dans chacun des 12 pays couverts par les enquêteurs de Knowdys Consulting Group.

Pourquoi faire appel à Knowdys Database ?
Créé voici une demi-douzaine d’années et mise à jour 24/7 grâce à des données et à des informations provenant des recherches primaires et secondaires, des bases de données commerciales et des décryptages effectués en interne par des experts en business intelligence, Knowdys Database est l’allié des entreprises et des investisseurs actifs au sud du Sahara. Pour booster la compétitivité des acteurs économiques locaux et internationaux sur les marchés africains, Knowdys surveille en permanence et produit des notes et rapports à haute valeur ajoutée dans 12 secteurs clés: agroalimentaire, assurance, aéronautique, automobile, énergies, banques, BTP, défense, éducation, industrie pharmaceutique, matières premières et Télécoms.

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6-Baromètre digital des métropoles africaines
http://afrique.lepoint.fr/economie/barometre-digital-des-metropoles-africaines-17-04-2015-1922330_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421
17/04/2015

Hopscotch Africa et Le Point Afrique livrent la première étude qui éclaire le dynamisme et l'attractivité des villes africaines à travers Internet et les réseaux sociaux.

 
Voir tous les graphiques : http://afrique.lepoint.fr/economie/barometre-digital-des-metropoles-africaines-17-04-2015-1922330_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421

L’étude porte sur la période allant du 21 janvier au 6 février 2015 et a concerné les 60 métropoles les plus peuplées du continent.

La méthodologie : les enjeux et les indices d'analyse
Un baromètre digital est une photographie à un instant t de l’empreinte numérique d’une marque, selon un ensemble d’indices recoupant des données quantitatives et qualitatives. Les villes possèdent une identité propre, une notoriété indépendante de leur pays et de leur région. Dans un contexte de concurrence accrue entre métropoles pour séduire visiteurs et investisseurs, elles doivent se démarquer, se singulariser en faisant exister leur nom, véritable "marque".

Comment ?
"C’est tout l’enjeu de l’écosystème numérique d’une ville :  ce sont les différentes parties prenantes d’une ville - autorités, institutions, acteurs économiques et culturels, population – qui construisent à chaque instant l’existence numérique de la marque-ville à travers la publication de contenus et le référencement efficace et maîtrisé de ces contenus. L’animation régulière et nourrie des réseaux sociaux permet non seulement de converser avec une communauté de followers, mais aussi de faire remonter la présence de la ville dans les algorithmes de référencement", explique Salima Haddour, directrice générale de Hopscotch Africa.

Qu'en est-il des indices d'analyse ?
Le choix s'est porté sur la visibilité, la maîtrise, la vivacité, l'engagement et enfin la puissance communautaire, soit la capacité à mobiliser une communauté d'internautes.

La visibilité : Lagos et Bangui sortent du lot
Le sens : par visibilité, il faut comprendre le nombre de liens indexés par Google sur la ville mais aussi le volume de recherches sur Google concernant cette dernière.

Le constat général : Les 5 villes les plus visibles en termes d'investissement représentent plus de 30 % de la visibilité totale des villes africaines avec un nombre de résultats dépassant le million. 10 villes africaines concentrent plus de 55 % de la visibilité totale du périmètre étudié. Parallèlement, les 10 villes les moins visibles représentent seulement 2 % de la visibilité des villes africaines sur Google.

Le classement : en tête de cette catégorie, on trouve Lagos (Nigeria, 177 millions de liens indexés sur la ville), suivie d'Alexandrie (Égypte, 159 millions), du Caire (Égypte, 131 millions), de Casablanca (Maroc, 128 millions) et du Cap (Afrique du Sud, 125 millions). Ce sont les villes dont les institutions et opérateurs économiques clés ont occupé la Toile sur cette période par la publication d’un contenu dynamique ; les médias y relatent avec force les réalisations – comme celles de la place financière de Casablanca Finance City ou de Cairo Invest.

Le point économique : pour autant, les villes africaines n'affichent pas assez leur potentiel économique. Ainsi, les opportunités et facilités d'investissement n'apparaissent pas systématiquement sur les deux premières pages de recherche.

Le classement : c'est Bangui, en République centrafricaine, qui arrive en tête en la matière avec 3 610 000 recherches sur la ville. Derrière elle, il y a Tunis (Tunisie, 3 570 000), Johannesburg (Afrique du Sud, 3 400 000), Moroni (Comores, 2 140 000) et Antananarivo (Madagascar, 1 730 000). En effet, trois de ces villes – Tunis, Antananarivo, Bangui – ont connu des changements politiques décisifs en 2014, créant à un appel fort à investissement. De son côté, Johannesburg est l’une des plus grandes économies émergentes du monde. Quant à Moroni, elle  fait partie des villes d’Afrique où l’investissement est le plus intéressant grâce à la liberté de mouvement des capitaux.

La maîtrise : Djibouti leader
Le sens : c'est toute la problématique de l'impact des initiatives prises par les autorités. En d'autres termes, elle concerne les liens maîtrisés qui permettent de mesurer le contenu créé et géré par des sources officielles.
Les lignes de force : il apparaît que seules 21 villes détiennent plus de deux liens maîtrisés. En face, plus d'un tiers des villes africaines ne maîtrisent aucun lien. Et l'éducation et l'administration se partagent à parts égales 75 % de la totalité des liens maîtrisés. Quant au tourisme, il ne représente que 5 % des liens maîtrisés, et les infrastructures, 20 %.
Le classement : Djibouti (Djibouti) démontre la meilleure maîtrise avec 4 liens dont le contenu est créé et géré par une source officielle. Il devance Douala (Cameroun, 4 liens), Antananarivo (Madagascar, 3), Bamako (Mali, 3) et Le Cap (Afrique du Sud, 3).

L'engagement et la puissance communautaire : Le Caire sort du lot
Le sens : la question en jeu ici est de voir comment les villes africaines s'approprient les réseaux sociaux en générant du contenu et de l'interactivité avec comme objectif de susciter un engagement communautaire et de créer du lien avec leurs publics. Pour ce qui est de la puissance communautaire, plus de deux tiers des villes ne possèdent aucune présence officielle sur les réseaux sociaux, 30 % des villes possèdent un compte Facebook officiel, 13 % des villes ont plus de 500 000 fans. Seuls 20 % des comptes officiels peuvent revendiquer un réel engagement de la part des fans. En moyenne, les villes disposent de 42 likes par publication sur Facebook, de 250 000 fans ; 60 000 tweets et hashtags en moyenne sont reliés à une ville.

La vivacité : Johannesburg est la plus active
Le sens : il s'agit de mesurer le dynamisme des villes sur Facebook. Cela se traduit concrètement par un décompte du nombre de publications quotidiennes sur les comptes Facebook officiels.

Le constat général : seules les autorités de trois villes sur cinq assurent une communication régulière sur leur compte. 30 % des villes n'ont aucune interaction avec leur communauté. En moyenne. Précision de taille : cette analyse ne porte que sur des villes disposant d'une page officielle sur Facebook, soit le tiers de l'échantillon.

Le classement : Johannesburg truste la première place avec 40 publications en moyenne, suivie de Rabat (Maroc, 10 publications), Le Cap (7), Casablanca (Maroc, 7) et Dakar (Sénégal, 7).

Le classement général : Le Caire en haut du top 5 des villes africaines
Sur la période considérée, Le Caire a présenté la plus forte popularité digitale des villes africaines grâce notamment à sa communauté sur la page générée automatiquement par Wikipédia sur Facebook et à sa visibilité sur Google. Cette popularité est liée à une bonne combinaison de dynamique économique, d’attrait touristique et de patrimoine historique.

Ensuite, Johannesburg. Sa désignation de capitale économique de l’Afrique du Sud explique le fait qu’elle soit la 4e ville d’Afrique concernant les investissements. Elle occupe la 3e place de puissance sur les réseaux sociaux et est la 9e la plus visible sur Google. Une popularité qui, comme pour Le Caire, est liée à une bonne combinaison d’affichage de potentiel économique et d’attrait touristique.

Tunis. La capitale tunisienne est la deuxième ville d'Afrique qui est ressortie sur cette période. Tunis fait partie des 5 villes les plus aimées sur Facebook mais aussi des 10 villes les plus puissantes sur ce réseau social. Les bonnes remontées Google s’expliquent aussi parce que la collecte des données, menée en début d’année, a coïncidé avec la mise en place de la nouvelle présidence et du nouveau gouvernement.

Cape Town dispose d’une page Facebook officielle très suivie et la plus influente sur le continent. Doté d’une des situations géographiques les plus remarquables du continent, Le Cap associe qualité de vie et intérêt touristique.

Casablanca. La capitale économique du royaume chérifien fait figure de bonne élève sur la plupart des indicateurs. Son classement dans le top 5 de ce baromètre résulte plus d’un travail de fond que d’une situation conjoncturelle liée à sa médiatisation. Elle bénéficie d'un bon engagement des fans sur Facebook avec en moyenne 200 likes par publication. Elle dispose d’une bonne visibilité et la concrétisation de son ambition de s’affirmer comme un hub régional commence à porter ses fruits.

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7-Abraaj lève 990 millions de dollars pour investir en Afrique subsaharienne
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24584-abraaj-leve-990-millions-de-dollars-pour-investir-en-afribsaharienne.html
lundi 13 avril 2015

Le capital-investisseur spécialisé dans les pays émergents, Abraaj, a annoncé le closing final de Abraaj Africa Fund III, son nouveau fonds pour l'Afrique subsaharienne et le premier levé sous son nom. A la clé : 990 millions de dollars.

Frédéric Sicre et Jacob Kholi (Abraaj) recevant le prix Africa CEO Forum du meilleur capital-inves. © Bruno Levy-ACF
Frédéric Sicre et Jacob Kholi (Abraaj) recevant le prix Africa CEO Forum du meilleur capital-inves.

La période est propice pour les capital-investisseurs en Afrique. Après Helios, qui a attiré récemment 1,1 milliard de dollars pour son troisième fonds, ou Development Partners International (DPI), qui a annoncé fin mars avoir finalisé la levée de son deuxième fonds panafricain à 725 millions de dollars, c'est au tour d'Abraaj de battre des records. Le capital-investisseur né aux Emirats Arabes Unis et spécialisé dans les pays émergents a annoncé le 12 avril le closing final de son fonds Abraaj Africa Fund III (AAF III), frôlant le milliard de dollars. 64% des 990 millions de dollars est venu d'investisseurs européens et nord-américains, a précisé Abraaj dans un communiqué ajoutant que les investisseurs institutionnels, les fonds de pension et les fonds souverains représentent 76% des fonds levés.

AAF III investira dans des entreprises de taille moyenne d'Afrique sub-saharienne, notamment dans les secteurs des biens de consommation, du crédit à la consommation et du service aux entreprises. Les principaux pays ciblés sont le Nigeria, le Ghana, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et le Kenya.

Ces 990 millions sont nettement supérieurs aux 800 millions initialement recherchés par Abraaj et dépassent de beaucoup la taille des précédents fonds du groupe pour l'Afrique subsaharienne (Aureos Africa Fund, 381 millions de dollars, et auparavant, les fonds régionaux d'Aureos).

67 investissements
Abraaj est un acteur relativement récent en Afrique mais la reprise en 2012 d'Aureos Capital et de ses équipes, qui détenaient souvent un historique de plus d'une décennie en matière d'investissement dans des entreprises subsahariennes, lui a permis de se positionner rapidement comme un acteur central dans le domaine du private equity africain. En tout, Abraaj (principalement via Aureos Capital) a déployé près de 3 milliards de dollars dans des entreprises subsahariennes, exécutant 67 investissements et 30 sorties totales ou partielles. Le capital-investisseur compte 27 professionnels à Nairobi, Lagos, Accra et Johannesburg.

Les investissements d'Abraaj en Afrique subsaharienne francophone ont été jusqu'à présent peu nombreux : les sénégalais Ciments du Sahel et Matforce, la clinique togolaise Biasa ou, plus récemment, la société ivoirienne African Industrial Services Group (AIS) ont reçu des fonds d'Abraaj au cours des dix dernières années. Mais le capital-investisseur a également misé dans d'autres sociétés d'envergure régionale voire panafricaine ayant des expositions importantes en zone francophone : c'est le cas notamment de Saham Finances, un groupe d'assurances très présent en Afrique subsaharienne, ou de Fan Milk, dont les marques sont très connues au Togo ou au Bénin.

Abraaj est également actif en Afrique du Nord, zone pour laquelle il lève actuellement un autre fonds, Abraaj North Africa Fund II.

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8-Rwanda, Côte d'Ivoire, RDC... : Stromae annonce une grande tournée africaine avec 8 dates de concert dans 8 pays
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150416171521/
17/04/2015

Stromae a annoncé vendredi les dates de sa première tournée africaine. Le chanteur de "Papaoutai" se rendra au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Cap-Vert au Cameroun, au Gabon, au Congo, en RDC et au Rwanda, pays dont son père est originaire et où il ira pour la première fois de sa vie.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042015/016042015171942000000023052014191803000000JA2785p026_1.jpg
Stromae à Karlsruhe, en Allemagne, le 14 mai 2014.

Préparez-vous, Stromae débarque bientôt en Afrique, peut-être à côté de chez vous. Le chanteur belge d'origine rwandaise a annoncé vendredi 17 avril avril sur sa page Facebook les dates de sa tournée sur le continent. Fils d'un père rwandais et d'une mère flamande, Stromae se rendra à Dakar, Praia (Cap Vert), Douala, Abidjan les 13, 16, 19 et 23 mai, puis à Libreville, Brazzaville, Kinshasa et Kigali les 6, 10, 13 et 20 juin. En 2014, l'artiste s'était déjà produit au Maghreb, à Alger, Rabat et Tunis. Mais c'est la première fois qu'il organise une série de concerts en Afrique subsaharienne.

>> Lire l'interview de Stromae à J.A. : "La jeunesse d'Afrique n'a pas besoin de mes leçons pour croire en elle"
Actuellement en tournée en Amérique du Nord, Stromae s'est livré dans son dernier clip à une attaque en règle des réseaux sociaux et en particulier de Twitter. Succès immédiat, puisque la vidéo totalise près de 6 millions vues depuis le 1er avril sur YouTube.

Les dates de la tournée de Stromae :
Le 13/05, au Monument de la Renaissance à Dakar.
Le 16/05, au Gamboa Festival de Prala.
Le 19/05, à la maison du parti de Bonanjo à Douala.
Le 23/05, à l'open Air Heden Golf Hotel d'Adibjan.
Le 06/06, au stade de Libreville.
Le 10/06, au palais des Congrès de Brazzaville.
Le 13/06, au théâtre de Verdure de Kinshasa.
Le 20/06, au stade Amahoro de Kigali.

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9-Soudan : razzia sur les terres agricoles
http://afrique.lepoint.fr/economie/soudan-razzia-sur-les-terres-agricoles-17-04-2015-1922298_2258.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-lepoint-afrique]-20150421
17/04/2015

Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite auraient mis la main sur plus de 500 000 hectares de terres agricoles. Des exploitations qui pompent l’eau du Nil.

http://afrique.lepoint.fr/images/2015/04/17/1125801lpaw-article-1125804-jpg_2818698.jpg

Un conseil, ne demandez jamais des chiffres au Soudan. L’ambassadeur Yousif El Kordofani, patron des relations publiques au ministère des Affaires étrangères, à Khartoum, commence par évoquer une exploitation agricole de 200 hectares gérés par les Émirats arabes unis du côté d’Atbara, à 250 kilomètres au nord de la capitale. C’est là que le fleuve Atbara rejoint le Nil et entame sa course finale vers la Méditerranée. En arrivant sur place, le fonctionnaire local n’évoque plus qu’une propriété de 50 hectares. Puis, un peu plus tard, un autre administratif comptabilise, lui, 300 hectares. Enfin, un agronome sud-africain donne une tout autre envergure à ce vaste territoire géré par les Émirats, 12 000 hectares. Un tour du propriétaire dans son 4x4 nous laisse penser que ce solide gaillard au tee-shirt rouge et à la casquette verte est plus proche de la réalité que nos précédents interlocuteurs. 12 000 hectares uniquement dédiés à la culture d’aliments pour le bétail.

 

500 000 hectares pour les Émirats
Des cultures irriguées en permanence par de l’eau pompée à une centaine de mètres dans le sous-sol, et venant du Nil, coulant majestueusement à quelques kilomètres de l’exploitation agricole. Le milieu est aride et l’évaporation intense. Ensuite, les aliments pour le bétail sont acheminés par la route jusqu’à Port-Soudan au nord du pays. Les terres arables se font de plus en plus rares au Proche-Orient, et les monarchies pétrolières investissent depuis quelques années dans la création d’annexes extra-territoriales au Soudan. Les Émirats arabes unis exploiteraient ainsi près de 500 000 hectares. Et l’Arabie saoudite, venue plus récemment, 20 ou 30 000 hectares. Il nous a également été dit que la Corée du Sud aurait loué 700 000 hectares, mais Le Point Afrique n’a pas pu vérifier cette information sur place. Une fois encore, les ministères soudanais font systématiquement de la rétention d’information. Ou communiquent des données invérifiables ?

 

Les populations locales écartées
Il est tout aussi compliqué de savoir si ces terres louées par les entrepreneurs venus du Golfe étaient exploitées ou non autrefois par des populations locales. L’Institut international de l’environnement et du développement (IIED) confirme l’accroissement des transactions à grande échelle sur le continent africain. En cinq ans, en Éthiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan, “ce sont 2,5 millions d’hectares sur lesquels les investisseurs se sont rués“. Et comme souvent en Afrique, les terres sont propriété des États et les paysans ne détiennent qu’un droit d’usage. Quant aux contrats, ils n’évoquent qu’en termes très vagues “la question de la répartition des récoltes entre exportation et consommation locale“. Enfin, les populations concernées sont “tenues à l’écart des négociations“.

Pas de protestations égyptiennes
Curieusement, les Égyptiens, si prompts à brandir les traités coloniaux signés en 1929 et en 1959 sur leurs “droits historiques“ sur le Nil, qui leur accordaient 87 % du débit du fleuve, n’ennuient guère les Soudanais concernant ces millions de litres pompés quotidiennement pour alimenter ces milliers d’hectares loués par des dignitaires du Golfe. Le Caire s’est beaucoup plus mobilisé pour dénoncer l’édification du barrage le plus grand d’Afrique construit par Addis-Abeba. À Khartoum, il nous a été suggéré que pour calmer Abdel Fattah Al-Sissi, son homologue soudanais Omar el-Béchir lui aurait promis de n’accueillir aucun membre des Frères musulmans égyptiens au Soudan. Et même de lui livrer ceux qui réussiraient malgré tout à s’y réfugier pour échapper à la traque des services égyptiens.

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10-Violences xénophobes en Afrique du sud: «La situation sociale est explosive»
http://www.20minutes.fr/monde/1590963-20150420-violences-xenophobes-afrique-sud-situation-sociale-explosive
20.04.2015

Certains pays voisins ont affrété des bus pour rapatrier leurs ressortissants. Sept ans après des émeutes raciales qui avaient causé la mort d’une soixantaine de personnes, l’Afrique du sud est de nouveau la proie d’une flambée de violences.

Une manifestation à Johannesburg en Afrique du sud, ensanglantée depuis trois semaines par des violences xénophobes.
Une manifestation à Johannesburg en Afrique du sud, ensanglantée depuis trois semaines par des violences xénophobes.

Voir la vidéo 1 :
http://www.france24.com/fr/20150417-afrique-du-sud-nouvelles-attaques-commerces-etrangers-johannesburg-durban-xenophobie-jacob-zuma/

Voir la vidéo 32 :
Afrique du Sud : les violences xénophobes font 5000 déplacés en trois semaines
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique-du-sud/video-afrique-du-sud-les-violences-xenophobes-font-5000-deplaces-en-trois-semaines_880679.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150419-[lestitres-coldroite/titre5]

Selon un dernier bilan, sept personnes ont été tuées ces derniers jours à Johannesburg et à Durban. Essentiellement des ressortissants des communautés étrangères installées depuis longtemps dans le pays de Nelson Mandela. Directeur adjoint du portail d’information «Africa Intelligence», Francis Soler décrypte la situation pour 20 Minutes…

Comment expliquez-vous que l’Afrique du sud soit de nouveau le théâtre d’émeutes raciales?
Ce n’est pas nouveau. Il s’agit d’un phénomène récurrent qui touche ce pays car la situation sociale y est explosive. Les violences touchent essentiellement les ressortissants des pays voisins installés sur place. Pour la plupart, les victimes sont des compagnons de pauvreté des sud africains installés dans les townships. Tout simplement parce qu’ils se retrouvent en concurrence avec les sud-africains pour avoir accès aux droits classiques que sont l’eau, la terre et l’emploi.

Le pouvoir en place n’a donc pas réglé ces problèmes?
Non. Les inégalités persistent. Il y a bien une communauté noire moyenne qui s’est développée. Mais il ne s’agit que d’une fine pellicule qui dissimule un gros contingent de pauvreté dans le pays. Les immigrés d’autres pays deviennent donc une cible privilégiée pour eux. Ce sont les cibles de la frustration.

http://img.20mn.fr/ph4gA2GrRR62GaEQhDsOlA/561x360_centaines-etrangers-attendent-visite-president-zuma-18-avril-2015-camp-chatsworth-sud-durban
Des centaines d'étrangers attendent la visite du président Zuma le 18 avril 2015 dans le camp de Chatsworth, au sud de Durban

Jacob Zuma, le président, a mis beaucoup de temps à réagir à ces violences. Pourquoi?
Le pouvoir politique a une part de responsabilité dans cette crise. Tout simplement parce que la classe dirigeante a une sorte de réflexe de protection de sa propre situation. Le fils du président Zuma a lui-même expliqué que l’Afrique du sud ne pouvait pas accueillir tous les immigrés des pays voisins. Jacob Zuma a mis plusieurs jours à se démarquer de cette position et a dénoncé les violences.

http://img.20mn.fr/24tEvwTHRqCSJwnyyiLMlA/561x360_president-sud-africain-jacob-zuma-a-pretoria-8-avril-2015
Le président sud-africain Jacob Zuma à Pretoria le 8 avril 2015

N’est-ce pas surprenant dans un pays tel que l’Afrique du sud?
Oui c’est assez surprenant. Car toutes ces personnes sont des héritiers ou des descendants de l’ANC (African National Congress, le parti de Nelson Mandela interdit durant l’Apartheid). En tant que tels, ils ont bénéficié de l’aide internationale pendant des années. Ils devraient renvoyer l’ascenseur. Mais aujourd’hui, ils ne pensent d’abord qu’à leur propre intérêt économique et politique.

Lire aussi :
Nouvelles attaques de commerces étrangers à Johannesburg
http://www.france24.com/fr/20150417-afrique-du-sud-nouvelles-attaques-commerces-etrangers-johannesburg-durban-xenophobie-jacob-zuma/
Robert MUGABE : « Nous sommes choqués et dégoutés par ce qui s’est passé à Durban »
http://icibrazza.com/2015/04/robert-mugabe-nous-sommes-choques-et-degoutes-par-ce-qui-sest-passe-a-durban/

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11-Afrique du Sud: le roi des Zoulous rejette toute responsabilité dans les violences xénophobes
http://oeildafrique.com/afrique-du-sud-le-roi-des-zoulous-rejette-toute-responsabilite-dans-les-violences-xenophobes/
20 avr, 2015

Accusé d’être à l’origine d’une vague de violences xénophobes en Afrique du Sud, le roi des Zoulous Goodwill Zwelithini a à son tour appelé au calme lundi, et rejeté toute responsabilité dans ces incidents meurtriers.

le roi des Zoulous
Le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, accusé d’avoir provoqué une vague de violences xénophobes qui a fait au moins sept morts et des milliers de réfugiés en Afrique du Sud, a rejeté lundi toute responsabilité dans ces incidents.

Lire aussi :
Images Choc Afrique du sud : Des africains brûlés vifs, congomikili, @congomikili
https://www.youtube.com/watch?v=svAEPrscnEE&feature=youtu.be

« Cette violence envers nos frères et soeurs est une honte. (…) Protégeons nos frères et soeurs africains », a-t-il lancé aux côtés des responsables politiques de la région au cours d’un meeting dans le grand stade de Durban (est), la métropole du pays zoulou. Goodwill Zwelithini est largement accusé d’avoir été à l’origine des violences qui ont visé des étrangers venus d’autres pays d’Afrique, faisant au moins 7 morts et des milliers de déplacés ces quinze derniers jours, à Durban d’abord, puis Johannesburg.`

Il a, selon les médias, appelé fin mars les étrangers à « faire leurs bagages et quitter » le pays. « La guerre à laquelle j’appelle aujourd’hui est une guerre pour protéger les ressortissants étrangers, quelle que soit leur origine », a insisté en zoulou Goodwill Zwelithini, qui avait pour l’occasion troqué sa traditionnelle peau de léopard contre un costume occidental. Si l’Afrique du Sud post-apartheid est une république, elle reconnaît plusieurs milliers de chefs traditionnels, dont le roi des Zoulous est le plus influent, sa juridiction s’étendant théoriquement sur quelque 12 millions de sujets (22% de la population du pays).

Le roi zoulou s’était jusqu’à présent contenté d’un communiqué, dans lequel il expliquait essentiellement qu’il avait été mal compris. Et il n’a pas dit le contraire, lundi à Durban. « Tous les gens qui m’écoutaient à Pongolo (le 23 mars, ndlr) comprennent bien le zoulou (…). On a donné au public une version déformée et mal interprétée de mon discours », a-t-il déclaré. « Mon discours à Pongolo était destiné à la police, appelant à une meilleure application de la loi » afin de lutter contre la criminalité et l’immigration illégale, a insisté Goodwill Zwelithini. Le roi zoulou n’a, dit-il, jamais ordonné à ses sujets d’attaquer des étrangers. « Si j’avais dit ça, il ne resterait plus rien! » « Cette violence est destinée à diviser les Africains et à nous dresser les uns contre les autres », a-t-il relevé.

- Appels au calme -
L’appel au calme du grand chef zoulou suit une multitude d’exhortations lancées par des hommes politiques, des personnalités et des médias. Le président Jacob Zuma a renoncé à la dernière minute à se rendre en Indonésie, des messages apaisants se succèdent à la radio, une veillée et une manifestation sont annoncées à Johannesburg, la capitale économique… « Aucun grief ne pourra jamais justifier l’assassinat de sang-froid d’êtres humains, la destruction de biens ou le déplacement de centaines de personnes, dont des femmes et des petits enfants », a déclaré M. Zuma lundi. « Des millions de Sud-Africains condamnent ces meurtres atroces et abhorrent la xénophobie et toutes les formes d’intolérance. Ensemble, nous devons travailler davantage pour extirper la violence et la haine de notre société », a-t-il ajouté.

Le calme est revenu en ce début de semaine, ce qui n’a pas empêché quelques centaines de Malawites ou de Zimbabwéens de préférer rentrer au pays. Le groupe minier Kenmare, lui, a rapatrié 62 employés sud-africains travaillant dans une mine de titane mozambicaine, par peur de représailles de la population locale. Le gouvernement a aussi voulu calmer les ardeurs de la population, en annonçant qu’il allait lutter contre le travail des immigrés clandestins. Car les employeurs sont souvent accusés d’employer volontiers cette main d’oeuvre docile et bon marché.

Sur fond de frustrations de la majorité pauvre du pays, les exactions contre les étrangers ne sont pas rares en Afrique du Sud, où une explosion de violences avait fait 62 morts en 2008. La situation s’était nettement calmée depuis, mais des incidents sporadiques n’ont jamais cessé dans les townships, visant surtout des Bangladais, des Somaliens et des Ethiopiens, dont les magasins sont régulièrement pillés, mais aussi des Congolais de RDC ou des Mozambicains.
Des incidents ont notamment fait une demi-douzaine de morts à Soweto, aux portes de Johannesburg, en janvier.

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12-Robert Mugabe dénonce la mainmise des pays colonisateurs sur l’Afrique
http://www.rfi.fr/afrique/20150409-robert-mugabe-denonce-mainmise-colonisateurs-afrique-president-zimbabwe-ressources-naturelles/
10-04-2015

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a terminé jeudi son voyage en Afrique du Sud. Une visite d'Etat de deux jours durant laquelle il a beaucoup été question de coopération économique entre les deux pays. L’économie du Zimbabwe, mal en point, a besoin d’être relancée. Et qui fut aussi l’occasion pour lui de s’en prendre aux Occidentaux, et notamment à la France.

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Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, 91 ans, lors de sa première visite depuis 20 ans en Afrique du Sud, le 8 avril 2015.

Deux jours durant, le président Robert Mugabe s'en est pris aux Occidentaux, à l'ONU. Il a rappelé la lutte d'indépendance, a justifié les invasions de fermes détenus par les Blancs, et a dénoncé le pillage de ressources naturelles de continent. S'adressant à des chefs d'entreprises jeudi à Pretoria, le président Mugabe a justifié sa politique de nationalisation des entreprises, rappelant que les ressources naturelles de l'Afrique appartiennent à l'Afrique. A cette occasion, il a appelé les pays francophones à reprendre leur indépendance économique, notamment de la France :

« L'indépendance n'a été obtenue qu'à moitié dans la plupart des pays africains. Certains ne contrôlent même pas leurs ressources naturelles, a-t-il souligné. Allez au Gabon, toute la richesse du sous-sol est détenue par la France. C'est l'accord qui a été passé, et c'est la même chose dans la plupart des pays francophones. Ils découvrent du pétrole, c'est pour la France. Ils découvrent des diamants, c'est pour la France. Et les mineurs bien entendu français. Et qu'est ce que vous obtenez en échange ? 12%, peut être 15% des revenus ? Et c'est pour cela que ces pays sont victimes de tentatives de coup d'Etat l'un après l'autre. Mais malheureusement les Espagnols, les Français, tous sont derrière ces coups d'Etat. »

Investisseurs sud-africains et diaspora
Au milieu de tout cela, le président zimbabwéen a demandé à l'Afrique du Sud de contribuer au développement de la région. Et appelé les hommes d'affaires sud-africains à venir investir au Zimbabwe. « Nous nous sommes battus pour vous, pour que vous ayez la liberté de pouvoir utiliser les ressources naturelles comme actifs dans vos affaires. Je peux vous assurer que le Zimbabwe est ouvert pour les affaires », a-t-il insisté. Son appel aura-t-il été entendu ? Mugabe refuse de revenir sur sa politique d'indigénisation, qui prive les entreprises étrangères du contrôle de leurs filiales locales et qui inquiète fortement les investisseurs étrangers.

Il a également profité de son voyage pour appeler la diaspora zimbabwéenne à revenir investir dans leur pays : « La politique de diaspora nationale entend créer des opportunités pour les Zimbabwéens à l'étranger pour qu'ils puissent contribuer via leur investissement, leur expertise, au développement économique du pays. »

Lire aussi :
Investisseurs, Mugabe vous dit : « n’ayez pas peur ! »
http://www.africadiligence.com/investisseurs-mugabe-vous-dit-nayez-pas-peur/
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, refuse de s'adresser à un journaliste parce qu'il est blanc
http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/video-voici-le-president-mugabe-qui-refuse-de-s-adresser-a-un-journaliste-parce-qu-il-est-blanc_873357.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]
Voir la vidéo :
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=W-CR4xeN5vc

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13-Nigeria : une mystérieuse maladie fait 18 morts en quelques jours
http://www.metronews.fr/info/nigeria-une-mysterieuse-maladie-fait-18-morts-en-quelques-jours/mods!zLMpp1Wzxxc/
Créé : 19-04-2015

AFRIQUE – 18 personnes ont trouvé la mort au Nigeria en l'espace d'une semaine, après avoir contracté une mystérieuse maladie. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il pourrait s'agir d'un empoisonnement dû à un herbicide.

L'Organisation mondiale de la santé essaye de comprendre ce qui a pu causer la mort de 18 personnes au Nigeria.

Qu'est-ce qui a bien pu causer, en l'espace d'une semaine, la mort de 18 Nigérians, habitant tous la même ville ? C'est la question qui agite aujourd'hui les autorités sanitaires, nationales comme internationales. Selon un responsable de la santé de l'Etat d'Ondo, où s'est déclarée la maladie, 23 personnes ont été infectées, et une grande partie en sont mortes. Mais pour l'instant, rien ne permet de comprendre de quoi il s'agit.

L'hypothèse Ebola écartée
Les symptômes sont des maux de tête, des pertes de connaissance et de poids ainsi que des troubles de la vue. La mort survient très rapidement. "Les quatre premières personnes à avoir contracté la maladie mystérieuse entre dimanche et lundi sont mortes dans les 24 heures après l'apparition des symptômes", a détaillé le responsable. Des spécialistes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du ministère nigérian de la Santé et d'autres partenaires se sont rendus sur place pour lutter contre l'infection.

Les premiers tests menés ont permis d'écarter l’hypothèse d'une maladie virale et en particulier d'Ebola, qui a fait plus de 10.000 morts en Afrique de l'Ouest depuis début 2014. Mais pour l'instant, les chercheurs sont dans le flou le plus total. A en croire l'OMS, le plus probable serait l'ingestion d'herbicide par les victimes. Une hypothèse qui reste encore à confirmer.

Lire aussi :
Une maladie "mystérieuse" frappe le Nigeria
http://www.parismatch.com/Actu/International/Une-maladie-mysterieuse-frappe-le-Nigeria-747966

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14-Lom Pangar : à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24538-lom-pangar--alus-grand-ouvrage-jamais-realise-au-cameroun.html
mercredi 22 avril 2015

Au Cameroun, le barrage de Lom Pangar va résorber le déficit de production d'électricité du pays. Le magazine Réussite vous emmène sur le site de construction, où l'ambiance entre le constructeur chinois et les employés est... électrique.

Le chantier du barrage de Lom Pangar, au Cameroun. © Reussite
Le chantier du barrage de Lom Pangar, au Cameroun.

Avec un déficit de production d'électricité de 1000 mégawatts par an, le Cameroun manque cruellement d'infrastructures hydroélectriques. Le barrage de Lom Pangar va permettre de produire de l'électricité et de réguler le cours du fleuve Sanaga. Pour l'instant, les deux barrages camerounais en activité, situés plus en aval, ne peuvent fonctionner à plein régime pendant la saison sèche.

560 millions
Les caméras de "Réussite" ont suivi les bailleurs de fond à Yaoundé avant de partir dans l'est du Cameroun, en pleine zone equatoriale, sur la base vie du chantier du barrage où l'ambiance est électrique entre le constructeur chinois et les employés camerounais qui réclament de meilleures conditions de vie.

Partez à la découverte du plus grand ouvrage jamais réalisé au Cameroun, d'un coût de 560 millions de dollars et qui pourra retenir près de 3 milliards de mètres cubes dès septembre prochain !

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15-Gabon : mort de l’ancienne Présidente par intérim
http://oeildafrique.com/gabon-mort-de-lancienne-presidente-par-interim/
11 avr, 2015

L’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé (73 ans), est décédée vendredi à Paris. Originaire de Lambaréné, au centre du Gabon, la dame avait su gérer la transition suite au décès d’Omar Bongo.

l’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé
L’ancienne présidente de la République gabonaise par intérim, Rose Francine Rogombé

En 2009, Omar Bongo avait choisi de promouvoir Mme Rogombé qui prenait la présidence du Sénat. Un choix stratégique, car selon la Constitution, en cas de vacance de pouvoir, c’est le président du Sénat qui assure l’intérim du président de la République. A la mort d’Omar Bongo en juin 2009, et alors que deux courants s’affrontent, d’un côté, les partisans d’un coup d’Etat militaire et de l’autre, les défenseurs de la légalité constitutionnelle, Rose Francine Rogombé va prendre la présidence par intérim.

L’ancienne secrétaire d’Etat à la Promotion de la femme sous le monopartisme a fait du maintien de la paix son cheval de bataille. Ses sorties hors du pays sont un véritable succès diplomatique.

Au micro de Rfi, elle a indiqué en 2009 qu’elle était là pour assurer l’équilibre. «Je vis difficilement cette situation. D’abord, je ne peux pas même me réjouir, parce que je n’ai pas été élue. Et je viens là par le jeu de la Constitution. Donc, je suis dans la douleur, dans la tristesse, et en même temps, il faut être la présidente de la République. J’ai même du mal à réaliser certaines choses», avait-elle confié.

Considérée comme un pilier du régime d’Omar Bongo, Francine Rogombé a organisé des élections qui ont vu l’élection d’Ali Bongo le 30 août. Après la prestation de serment du nouveau président le 16 octobre 2009, Mme Rogombé a regagné le palais du Sénat.
Alors qu’elle avait envie de continuer en mars 2015 dernier à la tête de l’Institution, le parti d’Ali Bongo a refusé de l’investir. Rose Francine Rogombé avait donc quitté ses fonctions avec chagrin.

Le décès de Mme Rogombé intervient cinq mois après le rappel à Dieu de son époux, en fin novembre 2014.

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16-13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville
http://info241.com/13-caisses-d-armes-saisies-pres-d-une-plage-de-libreville,942#.VTamH6kplyY.facebook
21 avril 2015

La marine et la gendarmerie gabonaises ont présenté ce mardi à la presse, treize caisses en bois contenant des armes et de munitions sur une plage dans le nord de Libreville. La prise a été faite après l’arraisonnement de chalutiers étrangers qui pêchaient illégalement près de Libreville. Une enquête a été ouverte pour déterminer leur "provenance" et leurs "propriétaires" selon le parquet de Libreville.

http://info241.com/local/cache-vignettes/L640xH340/arton942-923d9.png
13 caisses d’armes saisies près d’une plage de Libreville

Des journalistes présents ont constaté que les caisses contenaient une vingtaine de kalachnikov, au moins un lance-roquettes et deux mortiers ainsi que plusieurs obus, fusils mitrailleurs, pistolets automatiques, dizaines de grenades à main et plusieurs centaines de munitions d’armes diverses.

http://info241.com/local/cache-vignettes/L469xH352/armes-5-76064.jpg
Une vue du contenu des caisses.

D’après le procureur de la République de Libreville Sidonie Flore Ouwé, la cache d’armes a été découverte dans la matinée dans un petit campement de pêcheurs abandonné. Mais elle n’a avancé aucune piste. Pour le général Jean Ekoua, commandant de la gendarmerie nationale gabonaise : « Ce que nous déplorons, c’est d’avoir un arsenal aussi puissant. Vous avez là un arsenal de l’ordre d’une section de combat commando. C’est-à-dire, rien qu’avec cet arsenal, ils peuvent tout détruire ».

Les armes ont été découvertes après l’arraisonnement de chalutiers étrangers - battant pavillon équato-guinéen avec des équipages chinois - qui pêchaient "en toute illégalité" dans la zone nord de Libreville la semaine dernière, selon le chef d’état-major de la Marine nationale, Yves Keba Malekou.

Le commandant en chef de la gendarmerie, le général Jean Ekoua, a parlé "des informations (indiquant) qu’il y avait des mouvements de pirogues étrangers aux pêcheurs" sillonnant l’estuaire et les mangroves situées au nord de Libreville, en plein parc national, ont permis de découvrir la "cache d’armes".

Avec Voix de l’Amérique et Gabonactu.com

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17-Castel rachète Les Brasseries ivoiriennes
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/24585-castel-rachete-les-brasseries-ivoiriennes.html
dimanche 12 avril 2015

Moins de deux ans après leur arrivée sur le marché de la bière en Côte d'Ivoire, Les Brasseries ivoiriennes (LBI) viennent d'être rachetées par le groupe BGI, propriété de Pierre Castel, a appris "Jeune Afrique".

La fortune de Pierre Castel et de sa famille est estimée à 7,5 milliards d'euros par le magazine français Challenges. © Reuters

Un petit tour et puis s'en vont : moins de deux ans après leur arrivée sur le marché de la bière, Les Brasseries ivoiriennes (LBI) viennent d'être rachetées par le groupe BGI, propriété de Pierre Castel. L'opération s'est conclue en quelques semaines, a appris Jeune Afrique. Fondée par le groupe Eurofind, LBI était venu briser le monopole de la Société de limonaderies et brasseries d'Afrique (Solibra), détenue justement par le groupe Castel, dans la production de bière en Côte d'Ivoire.

Avec un certain succès : son produit d'entrée de gamme, la Number One, avait atteint une part de marché de 28 %, selon Euromonitor. Globalement, LBI s'était même octroyé environ 10 % du marché de la bière. Mais tout semble avoir basculé fin 2014, alors que le groupe venait d'annoncer l'acquisition de capacités supplémentaires d'embouteillage.

Sa situation financière, avec 7 milliards de F CFA (10,6 millions d'euros) de revenus en 2013, se serait selon nos informations rapidement dégradée. Et le décès il y a un an du fondateur d'Eurofind, Moustapha Khalil, a sans doute également joué un rôle important dans la décision du groupe d'abandonner une activité qui avait nécessité environ 30 millions d'euros d'investissement pour le seul outil industriel.

Même si Heineken aurait été approché il y a quelques mois par Souad Khalil, Emmanuel Hurtado et Adham El Khalil, dirigeants d'Eurofind, Castel est allé plus vite pour reprendre son seul concurrent, semble-t-il avec l'aval de l'État. L'acquisition a été faite par BGI, mais LBI devrait bientôt fusionner avec Solibra, coté à la Bourse régionale. La marque Number One devrait survivre, et avec elle sa centaine de salariés ainsi que le site de production.

Lire aussi :
Pierre Castel, l'homme qui met l'Afrique en bouteille
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/19600-pierre-castel-lhomme-qui-met-lafrique-en-bouteille.html
Les Brasseries ivoiriennes mettent la pression
http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/23063-les-brasseries-ivoiriennes-mettent-la-pression-eco.html .

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18-Côte d'Ivoire : Yasmina Ouégnin, de l'assurance à revendre
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2830p036.xml0/lections-pdci-yasmina-ou-gnin-vie-des-partis-c-te-d-ivoire-c-te-d-ivoire-yasmina-ou-gnin-de-l-assurance-revendre.html
15/04/2015

À 35 ans, la plus jeune députée du pays est aussi la cadette de l'ex-directeur du protocole d'Houphouët-Boigny. Rencontre avec Yasmina Ouégnin, une élue parfois... déconcertante.

http://www.jeuneafrique.com/photos/042015/015042015150245000000yasgnin.jpg
Détail d'une affiche de campagne de Yasmina Ouégnin.

Elle débarque sur la terrasse de ce grand hôtel abidjanais d'un pas pressé. Un téléphone à la main, elle parle vite et explique qu'entre ses "différents emplois du temps" le temps lui est compté. "Vous êtes sûre que cela enregistre ? s'inquiète-t-elle au bout de quelques minutes. Il ne faudra pas me rappeler pour me dire que cela n'a pas fonctionné !"

Élue à Cocody (une commune d'Abidjan), Yasmina Ouégnin est, à 35 ans, la benjamine de l'Assemblée nationale ivoirienne. Et, à défaut d'expérience, elle a de l'assurance à revendre. Dernière fille de Georges Ouégnin, l'ancien directeur du protocole du président Houphouët-Boigny, puis de Henri Konan Bédié et même, pour quelques mois, de Laurent Gbagbo, Yasmina Ouégnin se dit "génétiquement programmée pour appartenir au Parti démocratique de Côte d'Ivoire [PDCI]".

Elle rit même à l'idée qu'on puisse l'imaginer en dehors du parti du "Vieux", qu'elle affirme avoir bien connu. "Lorsque je parle d'Houphouët-Boigny, je parle de mon parrain, de mon grand-père, d'un homme qui était présent le jour où je suis née, d'un homme avec qui je mangeais tous les dimanches." L'ancien président est d'ailleurs le seul qui trouve grâce à ses yeux, elle qui assure n'avoir aucun mentor politique en Côte d'Ivoire.

Toute petite, j'étais folle amoureuse de Kadhafi ! J'ai même eu un autographe de lui. Une vraie groupie !

Ses modèles, la jeune députée les cherche ailleurs. Elle cite volontiers la Britannique Margaret Thatcher, la Pakistanaise Benazir Bhutto et même l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. "J'ai toujours été fan, surtout à ses débuts. Idéologiquement, nous ne sommes pas du même bord. Lui était socialiste, et moi, je suis capitaliste. Mais je ne peux que constater que son pays avançait. Toute petite, j'en étais folle amoureuse ! J'ai même eu un autographe de lui. Une vraie groupie !"

L'entregent de ses parents
C'est après la crise post­électorale de 2010-2011 que Yasmina Ouégnin est entrée en politique, "pour ne plus subir les événements". Diplômée de l'école de commerce d'Abidjan (la réputée ESCAE) et de l'école de management de Bordeaux, en France, elle dirige à l'époque son propre cabinet de courtage en assurances (c'est encore le cas aujourd'hui) et n'a aucune expérience de la chose publique.

Doit-elle se présenter aux municipales ou aux législatives ? Elle n'hésite pas longtemps, avouant ne pas vraiment apprécier "tout ce qui est politique de proximité". Elle se présente donc là où elle a toujours vécu, à Cocody, y décroche l'investiture du PDCI, puis la députation. Le parti était à la recherche de jeunes et de femmes, explique-t-elle. Pour ses concurrents, à l'intérieur comme à l'extérieur de sa formation, c'est surtout son nom et l'entregent de ses parents qui ont fait la différence.

"Régime trop présidentialiste"
Depuis, consciente "du rôle très limité de l'Assemblée dans un pays au régime trop présidentialiste", elle s'est surtout fait remarquer pour ses prises de position parfois... dissonantes : elle était contre la modification du code de la famille, contre l'appel de Daoukro ("antidémocratique et sorti de nulle part") par lequel Bédié a appelé à soutenir la candidature unique d'Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015, contre encore le cumul des mandats dans la fonction publique, qui empêche selon elle une nouvelle génération d'émerger...

Cette mère d'une petite fille de 6 ans, divorcée, se dit pourtant déjà déçue de la politique. Au point de ne pas se représenter aux législatives de décembre 2016 ? "Pour l'instant, je ne veux pas rempiler, mais j'attends de voir comment se déroulera la présidentielle." De là à dire qu'elle ne s'est pas plu à l'Assemblée nationale, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir. La distinguée trentenaire s'y sent même très à l'aise, grâce au président, Guillaume Soro, "qui a tendance à mettre les femmes en avant".

Et ses collègues masculins, ne sont-ils pas parfois machos ? "Nos échanges peuvent être violents, mais ils restent corrects, me tiennent les portes... J'ai même droit à un bisou de chaque élu à chaque fois que j'arrive en session." C'est dire !

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19-Côte d’Ivoire : Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao
http://www.afriquefemme.com/111-entre-nous/femmes-leaders/2527-massandje-toure-litse-la-nouvelle-madame-cafe-cacao

Après tous les bruits qui ont couru sur la filière café-cacao personne ne s’imaginait que cette filière stratégique pour l’économie du pays allait être confiée à une femme.

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Massandjé Touré-Litsé, la nouvelle madame café-cacao

Les bailleurs de fonds ont fait de la réforme de la filière café-cacao une des conditionnalités pour que la Côte d’Ivoire soit éligible au point d’achèvement à l’Initiative PPTE. Cette question étant cruciale, le Chef de l’Etat ne pouvait qu’ être exigeant quant aux compétences et à l’expertise de la personnalité chargée de conduire cette réforme.

Et le choix du président s’est porté sur Massandjépour diriger le comité de gestion de la filière Café-cacao. C’est une ancienne conseillère du chef de l’Etat et du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Comme les bailleurs de fonds, les producteurs de café-cacao attendent beaucoup de la réforme engagée par l’Etat ivoirien. Ils appellent à l’application effective de son contenu. Il s’agit donc de la sécurisation du revenu des planteurs par un prix minimum garanti et la transparence dans la gestion des ressources.

La nouvelle réforme de la filière a été rendue publique en novembre 2011. Mme Litsé est depuis janvier 2012, directrice générale du Conseil du café-cacao (CCC), la nouvelle structure qui gère le café et le cacao qui sont la grande richesse du pays.

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20-Côte d’Ivoire: les transactions d’Orange money estimées à 6 milliards de F CFA par jour
http://news.abidjan.net/h/549207.html
Publié le jeudi 16 avril 2015  |  APA

Abidjan (Côte d'Ivoire) - Les transactions journalières d’Orange money s’élèvent à 6 milliards de F CFA, pour 3,5 millions d’abonnés, a appris APA, mardi, de source officielle dans la capitale économique ivoirienne.

Conférence
Conférence de presse sur le leadership de Orange CI
Mardi 14 avril 2015. Abidjan. M. Mamadou Bamba anime une conférence de presse sur le leadership de Orange CI sur le marché de la téléphonie mobile en Côte d`Ivoire.

« Aujourd'hui nous avons 3,5 millions d'abonnés au service Orange money sur lequel il y a une transaction de 6 milliards de FCFA par jour", a affirmé le Directeur général d’Orange-Côte d’Ivoire Télécom, Mamadou Bamba, au cours d’une conférence de présentation de bilan d’activités. Pour la téléphonie fixe, Mamadou Bamba a indiqué que Côte d’Ivoire Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 175 milliards en 2014.Au chapitre de l'e-commerce, il a révélé que 4 millions d'achats en ligne ont été réalisés en Côte d'Ivoire en 2014.

« En Côte d'Ivoire, il y a plus de 1,7 million d'utilisateurs de Facebook », a-t-il dit, avant de se réjouir de la forte croissance de l'e-commerce dans ce pays. Le Directeur général a indiqué que son entreprise a réalisé 370 milliards de FCFA de chiffre d'affaires et payé 107 milliards de FCFA de taxes et de redevance à l'Etat ivoirien en 2014 et a investi 13% de ce chiffre d'affaires. M. Bamba a rappelé que l'engagement de son entreprise touche également le secteur du sport où elle est présente depuis plus de 17 ans.

"Notre passion pour le football se traduit par un investissement de plus de 32 milliards de FCFA dans ce domaine et a abouti au sacre des Eléphants, nouveaux rois d'Afrique à l'issue de la coupe d'Afrique des Nations de 2015", a-t-il cité en exemple. Le groupe Orange-Côte d'Ivoire Télécom pèse 3% dans le Produit intérieur brut (PIB) ivoirien et 50% du chiffre d'affaire global généré par le secteur des Télécoms en Côte d'Ivoire. Il est le numéro un de la téléphonie mobile en Côte d’Ivoire avec 8,781 160 abonnés et est le premier employeur du secteur des télécommunications en Côte d’Ivoire avec 1458 travailleurs.

Au plan social, Orange-Côte d'Ivoire Télécom a réalisé plus de 300 projets pour un montant dépassant 7 milliards de FCFA. Elle intervient dans la santé, l'éducation et la culture.Sept opérateurs de téléphonie mobile se partagent le marché ivoirien

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