jeudi 4 juin 2015

des nouvelles de Patrick



1-Rafale, l'Inde renonce à signer le contrat du siècle avec Dassault Aviation
2-Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde
3-La France invitée à accueillir 9 127 migrants en deux ans
4-Intelligence artificielle : le rêve de Facebook... à Paris
5-Quel est le coût moyen d’une maison de retraite dans votre région ?
6-Une étude chiffre à 1,6 milliard d’euros le coût annuel de la prostitution
7-D’Ormesson à Laferrière : « J’ai eu le coup de foudre pour toi »
8-Le Panthéon accueille quatre héros de la Résistance
9-Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»
10-Impôt sur le revenu : l'article à lire pour comprendre le prélèvement à la source
11-Ces assurances-vie qui ne vous rapportent (pratiquement) rien
12-Il sera interdit de fumer dans les aires de jeux publiques à partir de cet été
13-Maryvonne a gagné ? Pas si vite…
14-Natacha Polony lance un collectif de journalistes pour le «pluralisme» dans les médias
15-Jean-Marie Le Pen admet avoir été angoissé d'être élu président en 2002
16-Le moustique-tigre est aux portes de la Dordogne : le département placé sous surveillance
17-Faut-il interdire les smartphones aux enfants de moins de 16 ans pour améliorer les résultats scolaires ?
18-"Y'a bon Banania" disparaît bel et bien
19-Albi : un buraliste écope de sept ans de prison pour avoir tué un cambrioleur
20-Un gang français en possession de fausses cartes bancaires démantelé en Thaïlande

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1-Rafale, l'Inde renonce à signer le contrat du siècle avec Dassault Aviation
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/rafale-l-inde-renonce-a-signer-le-contrat-du-siecle-avec-dassault-aviation-480287.html
31/05/2015

L'Inde, qui avait acheté mi-avril 36 Rafale clé en main alors que le pays était censé être en négociations exclusives avec Dassault pour l'achat de 126 Rafale (dont 108 devaient être construits en Inde), n'ira pas au-delà de 36 appareils a déclaré le ministre indien de la Défense Manohar Parrikar

http://static.latribune.fr/article_page/473698/signature-officielle-au-qatar-de-l-accord-sur-la-vente-de-24-rafale.jpg

Après trois succès consécutifs à l'export. Dassault ne remportera pas le contrat du siècle pour le Rafale. L'Inde, qui avait acheté à la surprise générale mi-avril 36 Rafale clé en main alors que le pays était censé être en négociations exclusives avec l'industriel français pour l'achat de 126 Rafale (dont 108 devaient être construits en Inde), n'ira pas au-delà de 36 appareils, a déclaré le ministre indien de la Défense Manohar Parrikar. Nous n'en achèterons pas d'autres, (...) seulement 36" car le Rafale est "beaucoup trop cher", a-t-il déclaré ce dimanche à l'agence de presse indienne PRI. Ce dernier a précisé qu'un comité franco-indien chargé de définir les détails de l'achat des 36 exemplaires devrait achever son travail d'ici deux ou trois mois.

Trop cher dit le ministre
Les précédents projets gouvernementaux indiens d'acquérir 126 Rafale de la firme Dassault se sont révélés "économiquement non viables, et pas nécessaires" pour ce pays, a-t-il ajouté. "J'aimerais moi aussi avoir une BMW et une Mercedes, mais je ne les ai pas parce que je ne peux pas me le permettre", a dit Manohar Parrikar. "Premièrement je ne peux pas me le permettre, et deuxièmement je n'en ai pas besoin", a-t-il ajouté.

"Le processus a percuté un mur"
Lors de l'achat des 36 exemplaires mi-avril, sans dire qu'il renonçait aux autres Rafale, Manohar Parrikar avait fait tenu des propos très durs sur l'état des négociations avec Dassaut qu'il jugerait sans issue, et voulait négocier de gouvernement à gouvernement l'achat d'appareils supplémentaires.
"Le processus est bloqué, il a percuté un mur et n'a donné aucun résultat", déclarait Manohar Parrikar. L'acquisition de Rafale "est un achat stratégique qui n'aurait jamais dû passer par un appel d'offres", avait-il dit Parrikar. "Le précédent gouvernement aurait dû passer par un accord de gouvernement à gouvernement",  a insisté sur la nécessité de renforcer rapidement la défense indienne.

"L'armée de l'air a un besoin urgent de bons appareils de quatrième génération", a-t-il poursuivi. "Les appareils de cinquième génération ne viendront que dans 10 à 15 ans". L'acquisition de 36 appareils ne suffira cependant pas à satisfaire les besoins de l'Inde, qui doit faire face à des tensions frontalières avec la Chine et le Pakistan, relèvent les analystes. "Cela n'a aucun sens d'un point de vue logistique ou économique", relevait mi-avril Rahul Bedi, spécialiste de défense pour Jane's Defence Weekly.
L'armée de l'air indienne est équipée en partie d'antiques MiG-21 et MiG-27 russes.

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2-Trois banques françaises accusées de spéculer sur la faim dans le monde
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/24/20002-20150224ARTFIG00004-trois-banques-francaises-accusees-de-speculer-sur-la-faim-dans-le-monde.php
24/02/2015

Deux ans après un premier rapport pointant du doigt quatre banques françaises qui spéculaient sur la faim dans le monde, l'ONG dresse un nouveau bilan. Le Crédit Agricole s'est retiré de ce genre de fonds mais BNP Paribas, BPCE et la Société générale, non.

Crédit photo François Bouchon

L'ONG Oxfam France vient de publier la seconde édition de son rapport lancé en 2013 sur les établissements bancaires français qui spéculent sur la faim dans le monde à travers des fonds de placement spécialisés dans le secteur des matières premières agricoles. Parmi les quatre établissements financiers pointés du doigt en 2013, le Crédit Agricole «semble bien avoir respecté ses engagements et cessé toute activité spéculative sur les marchés agricoles, mais refuse toujours de prendre des engagements fermes dans la durée», note Oxfam dans son dernier rapport sur ce sujet.

En revanche, «trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles: BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis, toujours selon Oxfam. Le montant total des fonds gérés par celles-ci s'élève aujourd'hui à au moins 3,561 milliards d'euros», contre 2,58 milliards en 2013. Un montant en augmentation de 38% en 2 ans malgré le retrait du Crédit Agricole.

En France, la Société Générale «est aujourd'hui la banque française qui spécule le plus sur la faim» et ce malgré «un important effort de transparence», a indiqué Clara Jamart, d'Oxam France ce lundi matin sur France Info. L'établissement gère selon elle un montant total de fonds actifs dans ce domaine estimé à 1,359 milliard d'euros.

Spéculation galopante
Pour sa part, BNP Paribas totaliserait 11 fonds pour un montant de 1,318 milliard d'euros, et «n'a tout simplement pas respecté ses engagements». Enfin le groupe BPCE, via sa filiale Natixis, aurait un unique fonds de 884 millions d'euros. Oxfam dénonce le fait que ces «activités toxiques mettent en péril le droit à l'alimentation de centaines de millions de personnes» et que «la spéculation galopante aggrave la volatilité des prix alimentaires» rappelant qu'une personne sur neuf dans le monde ne mange pas à sa faim.

Un rapport qui n'est pas du goût des spécialistes des matières premières agricoles. «L'argument il n'y a que 3% des denrées agricoles qui correspondent effectivement à des livraisons physiques, les 97% restants étant liées à des opérations de couverture et d'arbitrage sur les marchés à terme, ne tient pas la route. L'agriculteur ne va pas à aller livrer son blé à la bourse, s'insurge Michel Portier, gérant du cabinet Agritel, spécialisé dans la gestion du risque des prix des matières premières agricoles. La volatilité est du au fait que l'on a des produits météo sensibles, il faudrait réduire les accidents climatiques et éventuel géopolitiques. Il n'y aurait plus de spéculation».

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3-La France invitée à accueillir 9 127 migrants en deux ans
http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/05/27/la-france-invitee-a-accueillir-9-127-migrants-en-deux-ans_4641559_1654200.html
LE MONDE | 27.05.2015

La Commission européenne persiste et signe : elle a présenté, mercredi 27 mai, son plan global sur l’immigration, en précisant les quotas de migrants à accueillir par pays. Malgré les réticences de certaines capitales et l’hostilité affichée d’autres, elle confirme sa volonté d’assurer une répartition de demandeurs d’asile qui séjournent actuellement en Italie et en Grèce. Elle ne parle toutefois plus de « quotas » par pays, mais d’une « clé » établie en tenant compte de divers critères qui ont fait l’objet d’une pondération : le nombre d’habitants, le produit intérieur, le taux de chômage, le nombre de demandes d’asile déjà reçues et le nombre de réfugiés déjà accueillis au titre de la protection internationale.

Des migrants attendant d'être débarqués dans le port sicilien de Messina, le 16 mai.
Des migrants attendant d'être débarqués dans le port sicilien de Messina, le 16 mai.

Après avoir donné des premières estimations le 13 mai, Bruxelles propose la répartition, étalée sur deux ans, de 40 000 Syriens et Erythréens, dont 24 000 sont actuellement en Italie et 16 000 en Grèce. La France serait censée en accueillir 4 051 venant d’Italie et 2 701 venant de Grèce, l’Allemagne 5 258 et 3 505. Vingt et un autres Etats sont concernés : les traités européens octroient un opt-in (droit d’option) au Royaume-Uni et l’Irlande, qui peuvent décider de participer ou non à un tel projet, et le Danemark possède un opt-out, qui exclut sa participation.

La répartition des demandeurs d'asile
Chaque pays se verrait attribuer une part de 40 000 réfugiés actuellement en Italie et en Grèce

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Les 40 000 personnes concernées représentent 40 % du total des migrants arrivés en Italie et en Grèce en 2014 et susceptibles de demander l’asile. Le projet de répartition (relocation), qui pourrait aussi concerner Malte à l’avenir, s’appuie sur un mécanisme d’urgence prévu dans le traité de l’Union (article 78.3) et qui n’a jamais été mis en œuvre.

Cette disposition précise que, en cas de circonstances exceptionnelles comme un afflux soudain de migrants, une répartition peut être mise en œuvre au niveau de l’Union. C’est le nouveau pays d’accueil qui décidera, au final, de l’octroi, ou non, de l’asile. Il incombera, en revanche, à l’Italie et à la Grèce de relever les empreintes de tous les demandeurs : en principe obligatoire, cet enregistrement n’est pas toujours réalisé. A l’avenir, les pays concernés seront aidés par Europol et Frontex pour mener à bien cette tâche et évaluer rapidement le statut exact des personnes arrivées illégalement en Europe.

Accueil en Europe de 20 000 réfugiés
Le plan présenté mercredi comporte un autre volet « accueil » pour 20 000 réfugiés reconnus par les Nations unies, qui demandent pour eux une protection internationale. Ce projet de réinstallation (resettlement) concerne, cette fois, les Vingt-Huit. Même si, jusqu’ici, 15 Etats membres seulement ont accepté ce principe, dans des proportions très variables : la Suède a accueilli plus de 2 000 réfugiés en 2014, la Finlande, 1 100, et les Pays-Bas, 800 ; 450 ont été admis en France et 280 en Allemagne. On n’en compte, en revanche, aucun en Pologne, en Bulgarie ou en Slovénie.

Selon les calculs de la Commission, la France devrait accueillir 2 375 réfugiés reconnus par l’ONU en deux ans, l’Allemagne, 3 086, la Pologne, 962, le Royaume-Uni, 2 309, etc. Un budget de 50 millions d’euros est prévu pour ce projet. En tout, la France devrait donc s’engager à recevoir 9 127 migrants sur les 60 000 accueillis sur l’ensemble de l’Europe.

Répartition des réfugiés de l'ONU
Les Vingt-Huit se répartissent 20 000 réfugiés reconnus par les Nations unies, qui demandent une protection internationale.

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La Commission prévoit que, pour chaque demandeur d’asile accepté dans un pays, celui-ci recevra 6 000 euros provenant du Fonds européen pour l’asile (AMIF). De quoi vaincre les réticences ? Ce n’est pas certain. Outre le Royaume-Uni et la Hongrie, qui ont immédiatement critiqué le projet de quotas présenté à la fin avril par Jean-Claude Juncker, les Etats baltes, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ont dit leur hostilité. Par la voix de Manuel Valls, puis de François Hollande, la France a également manifesté ses réticences, tout en prônant, de manière un peu confuse, une répartition « réfléchie, équitable, solidaire » à l’échelle européenne.

M. Juncker et son équipe affirment d’ailleurs agir dans le fil des récentes directives du Conseil européen qui, après les dernières tragédies au large des côtes libyennes, avait prôné plus de solidarité entre les Etats membres. La proposition de la Commission n’est toutefois pas assurée, à ce stade, de passer le cap de ce Conseil, où elle devra être adoptée à la majorité qualifiée, après consultation du Parlement.

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4-Intelligence artificielle : le rêve de Facebook... à Paris
http://www.lepoint.fr/technologie/intelligence-artificielle-le-reve-de-facebook-a-paris-03-06-2015-1933251_58.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150603
Le Point - Publié le 03/06/2015

Le réseau social californien ouvre à Paris un centre dédié à la recherche sur l'intelligence artificielle. Pourquoi Paris ? Et pour y faire quoi ?

Mike Schroepfer, CTO Facebook, et Yann LeCun dans les bureaux de Facebook France dans le 17e arrondissement de Paris.
Mike Schroepfer, CTO Facebook, et Yann LeCun dans les bureaux de Facebook France dans le 17e arrondissement de Paris.

Facebook a annoncé la création d’un bureau dédié à l’intelligence artificielle. Et il a choisi Paris. « C’est la première fois que nous ouvrons un bureau sur l'intelligence artificielle en dehors des États-Unis », a expliqué Mike Schroepfer, directeur technique du réseau social, et bras droit de Mark Zuckerberg, le 2 juin à Paris. « Jusqu’ici, nous opérions de Menlo Park, ou encore de Greenwich Village à New York. » Cette unité parisienne de FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research) sera dirigée par Florent Perronnin, un ancien de Xerox à Grenoble.

« L’équipe parisienne comptera d’abord six membres, puis douze à la fin de l’année, et, à terme, une trentaine de permanents », détaille le Français Yann LeCun, professeur à l'université de New York (NYU) et qui chapeaute, depuis deux ans, l’activité liée à l’intelligence artificielle du réseau social au niveau mondial. La nouvelle unité multipliera les collaborations avec des doctorants, et nouera des partenariats avec différents instituts français, comme avec l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique).

« Ce type d’accord nous permet de voir quelles sont les attentes du marché », explique François Sillion, directeur général délégué à la science de l’Inria. Les royalties issues des brevets déposés par les différentes entités seront partagées entre elles. « La France a une des plus grosses communautés autour de l’intelligence artificielle dans le monde, et c’est pour cette raison qu’elle est la localisation idéale pour notre nouvelle équipe », a expliqué Mark Zuckerberg... sur Facebook après cette annonce.

Déceler l'humour
D’ores et déjà, le site basé à Menlo Park propose sur notre « timeline » des actualités en fonction de nos centres d’intérêt. Mais il veut aller plus loin.  « On va travailler sur le sens de chaque mot afin que la machine puisse s’approprier le sens d’un texte, soit capable de la résumer, ou encore de montrer un éclairage différent, voire opposé », a détaillé Yann LeCun. Autre champ d’exploration : la traduction des textes. « Un de nos chantiers est de déceler les traits d’humour, ou encore les émotions dans les expressions écrites, même si cela va prendre du temps. »

Le labo va également travailler sur les images. À terme, le réseau social sera capable de reconnaître un animal, pourra juger de l’intensité d'une compétition sportive, et pourra même dialoguer avec les individus », explique Yann LeCun, qui a tenu à préciser que « chacune de nos recherches se déroulerait dans le domaine public ». Une précision qui vise à rassurer les plus inquiets : le physicien Stephen Hawking, par exemple, qui a récemment redouté que l’intelligence artificielle ne signe, à terme, la mort de l’humanité.

Humble, Yann LeCun, dont le film préféré est 2001, l’Odyssée de l’espace, a toutefois expliqué qu’il restait beaucoup de problèmes à résoudre. « Un ordinateur n'apprend pas comme un enfant. » Il a détaillé quelques techniques d’apprentissage de la machine, comme le « reinforcement learning », qui permet de « faire comprendre à une machine quand elle a raison ou tort ».

Réalité augmentée
Enfin, Le Point.fr a pu profiter de la présence de Mike Schroepfer à Paris pour faire un point sur les nouveaux plans de développement du réseau social, qui s’est par ailleurs fixé comme objectif de connecter la planète, tout comme de renouveler la réalité virtuelle avec son masque immersif Oculus Rift. « Nous sommes conscients que 1,2 milliard d’habitants n’ont jamais été connectés à Internet et nous aimerions y parvenir à l’aide notamment d’un drone solaire, baptisé Aquila, et sur lequel nous planchons en ce moment. »

À quoi va donc servir Oculus Rift, qui va devoir affronter la concurrence de Sony, Carl Zeiss ou encore HTC ? Mike Schroepfer, dont le Forever Peace de Joe Haldeman ne quitte pas la table de chevet, a donné quelques exemples concrets d'utilisation du masque qui sera accessible auprès du grand public en 2016. « Il sert déjà à former des conducteurs de bus en Nouvelle-Zélande, et elles révolutionneront l'apprentissage de l'histoire et de la géographie. »

Quid de la montre connectée, comme celle d’Apple ou encore des lunettes interactives de Google ? « Il ne faut pas que l’écran soit trop petit, car cela perd tout son intérêt, sauf à transformer son sac à dos en écran, ce qui n’est pas encore le cas. Par ailleurs, bien sûr, nous aimerions avoir des lunettes qui affichent l’heure du prochain rendez-vous. Mais il faut pouvoir le faire sans donner l’impression d’être un cyborg. »

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5-Quel est le coût moyen d’une maison de retraite dans votre région ?
http://www.planet.fr/emploi-retraite-quel-est-le-cout-moyen-dune-maison-de-retraite-dans-votre-region.859618.1401.html?xtor=ES-1-847504[Planet-a-la-Une]-20150531
Mercredi 20 Mai 2015

L’organisme de conseil sur les maisons de retraite, Retraite Plus, a publié mardi une étude sur le coût des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) par région. Voici les résultats. 

Quel est le coût moyen d’une maison de retraite dans votre région ? 

En vidéo sur le même thème : Quelles aides pour financer un séjour en maison de retraite ?
http://www.planet.fr/emploi-retraite-quel-est-le-cout-moyen-dune-maison-de-retraite-dans-votre-region.859618.1401.html?xtor=ES-1-847504[Planet-a-la-Une]-20150531

Quelle est la région où il est le plus conseillé de choisir une maison de retraite ? C’est la question à laquelle l’organisme Retraite Plus, qui conseille les familles sur les maisons de retraite, a voulu répondre.

L’organisme a ainsi dévoilé mardi les tarifs des maisons de retraite privées pour chaque région. Des chiffres qui montrent de fortes disparités, avec des tarifs moyens mensuels allant de 2325 euros au minimum dans la région Poitou-Charentes à 3046 euros en Île-de-France.
Puisqu’il existe également de fortes disparités entre les prix pratiqués dans les villes moyennes et dans les capitales régionales, l’organisme a décidé de ne pas inclure ces dernières dans le classement par région. A noter également qu’il peut exister des écarts importants entre les départements d’une même région.

Voici le prix moyen par région d'une maison de retraite :

- Aquitaine : 2537 euros (coût moyen mensuel)
- Alsace : 2539 euros
- Auvergne : 2619 euros
- Basse-Normandie : 2459 euros
- Bourgogne : 2339 euros
- Bretagne : 2781 euros
- Centre : 2567 euros
- Champagne-Ardenne : 2460 euros
- Franche-Comté : 2483 euros
- Haute-Normandie : 2642 euros
- Ile-de-France : 3046 euros
- Languedoc-Roussillon : 2456 euros
- Limousin : 2626 euros
- Lorraine : 2438 euros
- Midi-Pyrénées : 2361 euros
- Nord-Pas-de-Calais : 2360 euros
- Pays de la Loire : 2864 euros
- Picardie : 2438 euros
- Poitou-Charentes : 2325 euros
- Provence-Alpes-Côte D’Azur : 2574 euros
- Rhône-Alpes : 2695 euros

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6-Une étude chiffre à 1,6 milliard d’euros le coût annuel de la prostitution
http://www.liberation.fr/economie/2015/05/28/une-etude-chiffre-a-16-milliard-d-euros-le-cout-annuel-de-la-prostitution_1318477
AFP 28 mai 2015

La prostitution coûte 1,6 milliard d’euros par an à la société française, selon une étude du Mouvement du Nid et de la société d’experts Psytel, qui vient renforcer les partisans de son abolition et de la pénalisation des clients.

Des prostituées dans une rue de Toulouse
Des prostituées dans une rue de Toulouse

A quelques jours de l’examen le 12 juin de la proposition de loi sur la prostitution en seconde lecture à l’Assemblée, cette étude, baptisée Prostcost, se veut une réponse à la Commission européenne, qui en 2014, avait proposé aux Etats membres d’inclure dans le calcul de leur PIB le chiffre d’affaires de la prostitution, ce que la France avait refusé. Prostcost «prend à revers le mythe d’une prostitution créatrice de croissance» et propose «une estimation du double fardeau économique et social» que fait peser la prostitution sur les prostituées et sur la société, explique les auteurs de l’étude.

Le Mouvement du Nid ne cache pas son objectif: prouver que «la prostitution est une violence spécifique motivée par le profit», explique Grégoire Théry, son secrétaire général, qui entend utiliser cette étude pour inciter les parlementaires à voter la pénalisation des clients et le renforcement des aides aux prostituées. Pour cela il a fait appel à la caution technique de Psytel, une société d’experts des questions sociales (statisticiens, économistes,...), qui avait déjà évalué le coût social des violences conjugales, devenue une référence.

«Notre étude est un outil pour montrer que si on met plus d’argent dans la prévention, on peut économiser sur les conséquences sociales et économiques de la prostitution», explique Marc Nectoux, directeur de Psytel. A partir de données nationales, notamment de l’Insee, d’études existantes, d’analyses d’experts et d’interviews de prostituées, les auteurs ont identifié «29 postes de coûts» (coûts médicaux, coûts humains, conséquences sociales, etc.), pour un montant total estimé à 1,6 milliard.

Ils ont également estimé à 37.000 le nombre de prostituées en France, dont la grande majorité (62%) officieraient sur internet, 30% dans la rue et 8% dans des bars à hôtesses ou salons de massage.

- Evasion fiscale -
Les auteurs évaluent aussi à 3,2 milliards le chiffre d’affaires de la prostitution, en se basant sur le nombre de prostituées estimé et leurs gains mensuels moyens supposés. Ils aboutissent à un revenu annuel moyen par prostituée d’environ 87.700 euros.
Mais cet argent «est en bonne partie soustrait au circuit de l’économie classique» et notamment «envoyé à l’étranger», affirme l’étude, qui évalue à 853 millions d’euros cette évasion fiscale. «Si les clients dépensaient leur argent dans n’importe quelle autre activité, la société française économiserait chaque année plusieurs centaines de millions d’euros de dépenses liées aux conséquences de la prostitution et augmenterait ses recettes fiscales», affirment les auteurs.

En comparaison, les dépenses sociales (hébergement d’urgence, allocations sociales, actions de prévention, etc.) dont bénéficient les prostituées sont estimées entre 50 et 65 millions et les fonds publics alloués aux associations qui leur viennent en aide ne s’élèvent qu’à 2,4 millions d’euros. «Cela représente seulement 65 euros par an et par personne», souligne Justine Rocherieux, coordinatrice du Mouvement du Nid en Ile-de-France. De même, les frais de police et de justice pour lutter contre le proxénétisme et les réseaux sont évalués à 35 millions. «Le seul budget de l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains s’établit à moins de 2 millions d’euros, alors qu’ils combattent un secteur qui coûte 1,4 milliard», déplore Grégoire Théry.

L’étude établit aussi les surcoûts de santé liés à la prostitution (consultations médicales, IVG, médicaments, addictions) à 86 millions. Quant au «coût humain» (viols, violences physiques, années de vie perdues), ils l’évaluent à 311 millions d’euros, soulignant notamment que les prostituées sont 6 fois plus exposées au viol que la population générale. Les conséquences sociales indirectes (placements des enfants, homicides et suicides), pèsent quant à elles à 306 millions. Si on ignore combien de prostituées sont tuées chaque année, le Mouvement du Nid a dénombré 7 homicides en 2014, dont au moins 4 par des clients.

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7-D’Ormesson à Laferrière : « J’ai eu le coup de foudre pour toi »
http://www.lepoint.fr/culture/d-ormesson-a-laferriere-j-ai-eu-le-coup-de-foudre-pour-toi-27-05-2015-1931435_3.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150527
Le Point - Publié le 27/05/2015

L'académicien a prononcé un discours plein de verve lors de la cérémonie de remise d'épée du nouvel entrant sous la Coupole. Florilège.

L'écrivain haïtien et canadien Dany Laferrière a reçu son épée d'académicien mardi des mains de Jean d'Ormesson, deux jours avant le discours qu'il prononcera jeudi lors de son entrée sous la Coupole au fauteuil n° 2.
L'écrivain haïtien et canadien Dany Laferrière a reçu son épée d'académicien mardi des mains de Jean d'Ormesson, deux jours avant le discours qu'il prononcera jeudi lors de son entrée sous la Coupole au fauteuil n° 2.

Lire aussi :
Comment conquérir l'Académie en une nuit
http://www.lepoint.fr/culture/comment-conquerir-l-academie-en-une-nuit-27-05-2015-1931415_3.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150527

On dit que les cérémonies de remise d’épée sont intimes. Pas celle-ci, puisque la salle Saint-Jean de l’hôtel de ville de Paris était pleine à craquer. On y entendait un français d'un peu partout, parlé joyeusement avec les accents d’Haïti, du Québec et de la France : ce mardi 26 mai, Jean d’Ormesson remettait l’épée réalisée par le sculpteur haïtien Patrick Vilaire (présent dans la salle) à Dany Laferrière, deux jours avant son élection sous la Coupole, "le verre entre copains avant le dîner de gala", plaisantait d’Ormesson.

"Tu ne trouves pas que tu exagères ?"
Un simple apéro qui était aussi un événement de l’Histoire littéraire : "Noir, québecois et haïtien à la fois, tu as fait un film et, en plus, tu es écrivain, tu ne trouves pas que tu exagères ?", a demandé d'Ormesson à l’heureux élu, qu’il a tutoyé avant même de le connaître. "L’Académie française s’est jetée sur toi comme la pauvreté sur le monde !" a enchaîné l'aîné, en se moquant tendrement et constamment de l’institution "assoiffée de modernité et de choses nouvelles comme on sait".

Il a ensuite rendu hommage à Bianciotti, que l’Académie aimait beaucoup, et auquel Dany Laferrière succède. Il a rappelé que ce dernier, sur un plateau d’Apostrophes, avait jugé que la première phrase de Salammbô de Flaubert, citée par Jean Dutourd comme la plus belle de la langue française, était horrible ! Et que pour lui, Bianciotti, la plus belle était "le fond de l’air est frais". D’Ormesson s’amusa surtout de cette incongruité académique qui amènera Laferrière, qui n’a jamais vu ni connu l’écrivain argentin d’origine italienne, à expliquer jeudi pendant tout son discours qui il était à tous ceux qui le connaissent très bien.

"Un secrétaire perpétuel charmante"
Ajoutez le regard bleu et le sourire, et vous aurez une idée de l’ambiance qui régnait mardi à l’hôtel de ville, où furent abordés légèrement des sujets graves. D’Ormesson a en effet profité de ce festival d’ouverture d’esprit (pour comble, précisa-t-il, Laferrière est reçu par un Libanais, Amin Maalouf) pour évoquer la palette idéologique représentée sous la Coupole, et combien il regrettait de ne pas y avoir reçu Aragon, "un surréaliste et un communiste pour le même prix". En faisant le tour des "rites", il a fait remarquer à Laferrière qu'il lui faudra parler d’Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie, comme "d’un secrétaire charmante", autrement dit de conjuguer Madame au masculin, encore une des particularités du lieu.

Grand amour
Surtout, il s’est agi d’amour, ce qui n’est pas forcément le plus fréquent dans ce type de circonstances. D’Ormesson a en effet déclaré qu’il avait eu, en le lisant, un "coup de foudre" pour Dany Laferrière, tout en précisant qu’il n’avait jamais envisagé, même si ç’aurait été une expérience intéressante, de "coucher" avec l’auteur de Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer - ne serait-ce que pour pouvoir écrire sans "le" fatiguer, osa Jean D’O décidément en très grande forme.

D’amour, de grand amour, il en fut question aux premiers mots du discours de Dany Laferrière, donnant à imaginer sa mère, assise, à Port-au-Prince, dans sa maison, à côté du laurier rose. Très beau discours, simple et fort, où l’écrivain rappelait avoir reçu de Jean d’Ormesson une lettre datée du 12 janvier 2010 (jour du séisme qui a coûté 230 000 morts à Haïti), où l’académicien lui demandait seulement si, là où il se trouvait, il allait bien. La carte maîtresse sur laquelle s’acheva ce discours fut aussi le mot-clé de cette mémorable remise d’épée : l’as de cœur.

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8-Le Panthéon accueille quatre héros de la Résistance
http://www.lepoint.fr/societe/quatre-heros-de-la-resistance-font-leur-entree-au-pantheon-27-05-2015-1931369_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150527
Le Point - Publié le 27/05/2015

Peu avant 17 h 30 débutera la cérémonie de panthéonisation de deux femmes et deux hommes exemplaires. Une cérémonie qui doit mettre en avant l'unité nationale.

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay font ce mercredi leur entrée au Panthéon.
Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay font ce mercredi leur entrée au Panthéon.

Lire aussi :
Des cercueils vides au Panthéon
http://reinformation.tv/des-cercueils-vides-au-pantheon/
Le Panthéon, temple misogyne de la République
http://www.lepoint.fr/societe/le-pantheon-temple-misogyne-de-la-republique-26-05-2015-1931274_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150527
Germaine Tillion, l'ethnologue de Ravensbrück, racontée par une co-déportée
http://www.lepoint.fr/societe/germaine-tillion-l-ethnologue-de-ravensbruck-racontee-par-une-co-deportee-27-05-2015-1931361_23.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150527
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Panthéon
http://www.lepoint.fr/histoire/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-pantheon-26-05-2015-1931108_1615.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150527

"Avec ce geste, la République donnera toute sa place à l'un de ses enfants les plus turbulents et les plus talentueux, dont toute la vie fut au service de notre idéal républicain." En ordonnant le transfert des cendres d'Alexandre Dumas au Panthéon, le président Jacques Chirac avait ainsi salué la mémoire de l'écrivain. C'était en 2002. Depuis, aucun grand homme et, plus encore, aucune grande femme n'avaient eu les honneurs de cette grand-messe républicaine. Treize ans plus tard, voici l'oubli réparé.

Héros de la Résistance, ils incarnent par-delà la mort les valeurs de la République : Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay font ce mercredi leur entrée au Panthéon, où François Hollande leur rendra un hommage solennel. C'est au son de la "Complainte du partisan" interprété par le choeur de l'armée française et sous un ciel qui s'annonce clément que les quatre cercueils portés par des gardes républicains arriveront à 17 heures 20 précises sur le parvis du Panthéon en provenance de la Sorbonne voisine, où ils ont été accueillis la veille pour une veillée publique. Dans leur sillage, un cortège de 144 proches, résistants, lycéens, étudiants...

Quelques instants plus tard, le chef de l'État prononcera un long discours pour célébrer ces quatre personnalités qui "ont porté haut les valeurs de la République". Il sera ponctué par la Marseillaise avant que les portes du Panthéon ne s'ouvrent devant leurs cercueils, qui y pénétreront au son du "Chant des partisans". Dans son allocution, François Hollande s'attachera à raviver le souvenir de ces résistants pour souligner "ce qui les rassemble, l'esprit de résistance, précisément, le courage et la transmission de leurs valeurs par leurs discours et la trace qu'ils ont laissée dans l'histoire", a confié son entourage.

Personnalités "inséparables"
À travers ces personnalités "très différentes par leurs origines, leurs parcours, leur histoire et leur postérité" mais "inséparables par ce qu'elles ont traversé et leur dévouement pour la nation et pour la République", il exaltera ainsi les valeurs républicaines. Le président devrait toutefois s'abstenir de toute allusion à l'actualité, quatre mois après les attentats de Paris, ajoute un proche.

François Hollande l'avait souligné le 21 février, annonçant le choix des quatre "panthéonisés", l'ethnologue Germaine Tillion représente à ses yeux "l'égalité entre les hommes et les femmes, entre les cultures, entre les peuples". Geneviève de Gaulle-Anthonioz, fondatrice d'ATD Quart-Monde et nièce du général de Gaulle, "c'est la fraternité" avec "les plus pauvres, les oubliés, les exclus, les relégués", poursuivait-il. L'intellectuel et journaliste Pierre Brossolette, "c'est la liberté" de celui qui se suicida sans avoir parlé après deux jours de torture par la Gestapo.

Quant à Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale du Front populaire assassiné en juin 1944 par des miliciens, "c'est la laïcité", mais aussi "la République, l'école de la République". Le Panthéon, sur le fronton duquel figure la devise "Aux grands Hommes la patrie reconnaissante", n'accueillait jusqu'ici que deux femmes sur 71 personnalités, la physicienne Marie Curie, Prix Nobel de physique puis de chimie, et Sophie Berthelot, qui n'y repose toutefois qu'en sa qualité d'épouse du chimiste Marcellin Berthelot.

Parité symbolique
Deux autres femmes les rejoindront donc, le président Hollande ayant innové par sa décision d'y faire transférer simultanément les cendres de quatre personnalités selon une parité très symbolique.

Cinquante ans plus tôt, le 19 décembre 1964, un autre grand résistant faisait son entrée au Panthéon, Jean Moulin, accueilli par le discours historique d'André Malraux ("Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège..."). À l'exception de Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing, tous les prédécesseurs de François Hollande sous la Ve République ont usé de cette prérogative présidentielle : choisir et accompagner de grandes figures républicaines sous l'immense coupole, au coeur du Quartier latin.

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9-Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/05/23/31001-20150523ARTFIG00081-jeannette-bougrab-la-france-est-toujours-aussi-aveugle-face-au-peril-islamiste.php
23/05/2015

À l'occasion de la sortie de son livre «maudites», Jeannette Bougrab a accordé un long entretien à FigaroVox. Quatre mois après les attentats de janvier, elle revient sur ces évènements tragiques ainsi que sur son enfance en banlieue.

http://www.albin-michel.fr/images/couv/4/8/6/9782226316684g.jpg     http://i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2015/05/23/XVMc7de1b5a-00a7-11e5-a613-035a0cc4bf75.jpg

Jeannette Bougrab est une universitaire française devenue maître des requêtes au Conseil d'État, membre de l'UMP. Elle a été présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) du 16 avril 2010 au 14 novembre 2010, date à laquelle elle est nommée au secrétariat d'État à la Jeunesse et à la Vie associative dans le gouvernement de François Fillon. Son dernier livre s vient de paraître aux éditions Albin Michel.

Quatre mois après les attentats de janvier, a-t-on tiré les enseignements nécessaires de cette tragédie?
Non, depuis les années 80, la France sous-estime la montée et la radicalisation de l'islam. L'affaire du voile de Creil en 1989 a été une première alerte, malheureusement ignorée. A l'époque déjà des intellectuels de gauche, comme Elisabeth Badinter, avaient dénoncé un abandon de la laïcité. Les élites ont préféré se couvrir les yeux plutôt que de prendre la mesure des conséquences désastreuses de l'abandon de notre modèle républicain. La chronologie récente des évènements en France est éloquente: En janvier 2006, un jeune homme du nom d'Ilan Halimi est enlevé, torturé et assassiné par le «gang des barbares», première manifestation d'un antisémitisme renaissant. Le 9 mars 2012, un jeune Français du nom de Mohammed Merah pénètre dans une école. Il tue un enseignant et ses deux enfants ainsi qu'une petite fille. Deux jours auparavant, il avait abattu des militaires revenus d'Afghanistan. Le 24 mai 2012, le Français Mehdi Nemmouche se rend au musée juif à Bruxelles. Il entre muni d'un revolver et tue quatre personnes… Il y aurait déjà dû y avoir un avant et un après Merah, un avant et un après Nemmouche. Nous n'avons pas fait notre révolution copernicienne. Les prémisses sont là. J'ai tenté d'alerter à travers des écrits et des conférences sur la gravité du phénomène de radicalisation de jeunes musulmans, pour certains récemment convertis. Mais on a parfois la terrible impression que les gens s'habituent aux violations des droits les plus fondamentaux. Il est intéressant de faire le parallèle avec la décennie noire en Algérie. Dans Gouverner au nom d'Allah, l'écrivain algérien Boualem Sansal rappelle qu'au début, personne ne prenait vraiment au sérieux le phénomène d'islamisation qui était vu comme une sorte de folklore sympathique. Lorsque les Algériens se sont réveillés, c'était le cauchemar. Le conflit a fait 300 000 morts (ndlr: les historiens avancent des chiffres compris entre 60 000 et 150 000 morts). Lorsque nous allons enfin nous réveiller, il sera trop tard.

Quel regard portez-vous sur le 11 janvier? N'y a-t-il pas eu ce jour-là une forme de réveil?
Ce n'est pas parce que 4 millions de personnes ont défilé dans les rues que les choses ont changé. Je ne comprends pas comment le 11 janvier la France a pu bomber le torse et prétendre s'être relevée? Lorsque 12 personnes meurent simplement à cause de leurs dessins et quatre autres parce qu'elles faisaient leurs courses dans une supérette cacher, c'est la preuve d'un terrible échec, le symbole absolu de notre déclin. Sommes-nous aveugles au point de ne pas avoir pris la mesure de la monstruosité des actes? Sommes-nous stupides d'avoir pensé qu'ils ne pourraient pas se reproduire? Nous n'avons toujours pas mesuré la gravité des évènements, le fait que nous sommes entrés en guerre. La violence ne cesse de progresser et j'entends que certains trouvent encore des excuses aux islamistes! Le titre d'un article sur le site de RFI n'était-il pas: «l'enfance malheureuse des frères Kouachi»? … Il faut arrêter la langue de bois. Aujourd'hui, on ne peut plus défendre la laïcité, critiquer ou même simplement évoquer l'islam, sans être taxé de racisme ou d'islamophobie par des mouvements de gauche. Tant qu'on ne prendra pas le recul nécessaire pour dénoncer certains comportements du prophète, on ne pourra arrêter le profond mouvement de régression que connaît le monde musulman depuis l'islam des lumières du XIe siècle. Au Yémen aujourd'hui, on vous explique que l'âge légal du mariage peut être abaissé à neuf ans car Mahomet a lui-même épousé une petite fille de six ans! Sur Youtube, Nada, une petite fille de 11ans que ses parents veulent marier de force lance un appel au monde occidental. En France, on ricane: «Cela concerne la péninsule arabique, pas nous!». Les Français ont tort de penser que ce qui se passe ailleurs ne les concerne pas. Les frères Kouachi sont allés s'entraîner au Yémen, Merah est allé au Pakistan.

A chaque émeute en Seine-Saint-Denis, on organise un concert de rap. Sous couvert d'antiracisme, on a enfermé ces populations dans leur milieu social et culturel. Une partie des enfants d'immigrés aspire à l'excellence alors que les élites, en particulier de gauche, consciemment ou inconsciemment les tirent vers le bas.

Dans votre livre, Maudites, vous revenez sur votre enfance. Vous expliquez qu'à l'époque, habiter dans une cité est une chance, mais qu'aujourd'hui vous ne pourriez plus retourner dans votre quartier en portant une robe sans vous faire agresser. Comme expliquez-vous une telle régression?
Il faut rappeler que mes parents venaient d'Algérie où il n'y avait pas d'eau courante et pas de chauffage. Pour eux, habiter en HLM était un bonheur. Les grands ensembles, tant décriés aujourd'hui, représentaient un progrès social indéniable. Et puis, nous avons collectivement abdiqué. Au nom du communautarisme, nous avons abandonné le modèle républicain. Au nom du différentialisme, l'école a arrêté de jouer son rôle d'assimilation. Pour le dire de manière un peu caricaturale, on a préféré construire des salles de sport en banlieue plutôt que des bibliothèques. Le Comte de Bouderbala, d'origine kabyle, résume ça très bien à travers un sketch où il explique qu'à chaque émeute en Seine-Saint-Denis, on organise un concert de rap. Et d'ironiser sur les fautes de grammaire et de syntaxe des rappeurs. Sous couvert d'antiracisme, on a enfermé ces populations dans leur milieu social et culturel. Une partie des enfants d'immigrés aspire à l'excellence alors que les élites, en particulier de gauche, consciemment ou inconsciemment les tirent vers le bas. On peut le voir aujourd'hui à travers la réforme du collège. Il y a également une part de responsabilité des parents. Les miens ne savaient ni lire ni écrire, mais m'ont inculqué l'amour de l'école. Ils me rappelaient, ainsi qu'à mes frères et sœurs, que nous avions la chance d'être nés en France et que nous avions la responsabilité de nous en sortir.

Diriez-vous que dans un certains quartiers, nous avons accepté une forme de «totalitarisme»?
Il n'y a pas que dans les cités. Dans mon livre, je fais le parallèle avec Stefan Zweig. L'écrivain avait fui son pays natal, l'Autriche, chassé par le nazisme, pour l'Angleterre puis le Brésil. Retraçant la chronologie des évènements de la fin du XIXe siècle jusqu'au début de la seconde guerre mondiale, il montre que le suicide européen était prévisible. Il regrette que les prémisses de la Shoah n'aient pas alerté les gouvernants: «Cela reste une loi inéluctable de l'histoire: elle défend précisément aux contemporains de reconnaître dès leurs premiers commencements les grands mouvements qui déterminent leur époque.» écrit-il. Ma crainte, pour ne pas dire ma peur, ma terreur est que les prémisses sont là et visibles, elles nous sautent même aux yeux et pourtant nous n'en tirons aucune conséquence.

D'avoir vu Charb abattu par des terroristes tout aussi sanguinaires, faute, pour notre République, d'avoir pris la mesure de la tyrannie des nouveaux terroristes de l'islamisme, et d'avoir été traînée ainsi dans la boue, je ressens la même trahison que celle vécue par papa. J'ai le sentiment d'avoir été rejetée, abandonnée par un pays entier. Je deviens à mon tour un harki.

Est-ce pour cela que vous avez décidé de quitter la France pour la Finlande?
J'ai passé toute ma vie à défendre les valeurs de la France. J'ai mis la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) à feu et à sang pour défendre une petite crèche, Baby Loup, et à travers elle la laïcité. Mon frère est militaire, mon père harki s'est battu pour la France. Mais après les évènements du 11 janvier, je ne pouvais plus rester dans ce pays, c'était une question d'oxygène, de vie ou de mort. Mon père a eu sa famille égorgée par les terroristes du FLN et n'a jamais été remercié par la France pour son engagement auprès d'elle. D'avoir vu Charb abattu par des terroristes tout aussi sanguinaires, faute, pour notre République, d'avoir pris la mesure de la tyrannie des nouveaux terroristes de l'islamisme, et d'avoir été traînée ainsi dans la boue, je ressens la même trahison que celle vécue par papa. J'ai le sentiment d'avoir été rejetée, abandonnée par un pays entier. Je deviens à mon tour un harki.

Que répondez-vous à ceux qui pensent qu'on a besoin de vous pour mener le combat?
Je suis une femme arabe de culture musulmane, je dénonce l'islamisme et on me le reproche. Une fois, deux fois, trois fois, sur tous les tons, j'ai essayé de dire, d'écrire la menace qui pèse sur nous. Personne n'a voulu m'écouter. On m'a récemment traité de «Dora l'exploratrice» parce que je suis allé au Pakistan et au Yémen pour rencontrer des femmes qui luttent et auxquels je rends hommage dans mon livre. Je ne supporte plus ce ricanement permanent. C'est un manque de respect pour ces jeunes filles qui sont des héroïnes. La gauche morale se fout du sort des Yézidis, de celui de jeunes filles pakistanaises. Elle préfère les intellectuels qui ont défendu Mao et les Khmers rouges tout en devisant sur la résistance au Flore... Dans ces conditions, je me sens libre de quitter le pays un temps pour me ressourcer un peu avec ma fille. Mais je continuerai à me battre de là où je serai.

Les dirigeants français ont-ils capitulé?
J'ai subi les foudres de mon premier ministre pour avoir dit qu'il n'y avait pas de «charia light». Mais je crois qu'on ne peut pas se contenter de critiquer les politiques. Manuel Valls a souvent été courageux sur la question de la laïcité. Malheureusement, il est contesté par sa base. Le monde culturel et intellectuel a également une lourde part de responsabilité. L'alliance rouge-verte symbolisé par le livre d'Edwy Plenel, Pour les musulmans, me gêne beaucoup. Heureusement, il y a quelques résistants comme par exemple Michel Onfray. Mais il se fait injurier lui aussi.

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10-Impôt sur le revenu : l'article à lire pour comprendre le prélèvement à la source
http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/impots/impot-sur-le-revenu-l-article-a-lire-pour-comprendre-le-prelevement-a-la-source_921799.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150528-[lestitres-coldroite/titre1]
28/05/2015

Le gouvernement a annoncé son intention de lancer cette réforme. Le système a certes ses avantages, mais aussi ses inconvénients. Explications.

Un formulaire de déclaration d'impôt sur le revenu photographié le 21 mai 2015 à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Lire aussi :
Pourquoi l'État veut-il prélever l'impôt à la source ?
http://www.francetvinfo.fr/economie/impots/impots/pourquoi-l-etat-veut-il-prelever-l-impot-a-la-source_920959.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150526-[lesimages/image2
Le Guen mise sur un prélèvement à la source d'ici quatre ans
http://www.lepoint.fr/politique/le-guen-le-prelevement-a-la-source-commence-maintenant-26-05-2015-1931154_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150526

L'idée n'est ni nouvelle ni originale. La plupart des pays industrialisés l'appliquent d'ailleurs déjà, certains depuis près d'un siècle. Et elle a beau être plébiscitée par plus de 60% des Français, elle n'a toujours pas été concrétisée. Mais cette fois, c'est la bonne : le gouvernement l'assure, martelant depuis près d'une semaine, qu'il veut aller progressivement vers le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Cela risque cependant d'être plus difficile à faire qu'à dire. Francetv info vous expose le problème.

Le prélèvement à la source, c'est quoi ?
Le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source consiste à collecter l'impôt chaque mois, lors du versement aux contribuables de leur salaire par leur employeur ou de leur pension par leur caisse de retraite.
Cette méthode est pour l'heure partiellement appliquée en France. Près de la moitié des prélèvements obligatoires sont ainsi déjà retenus à la source. C'est notamment le cas des cotisations sociales et de la contribution sociale généralisée, la fameuse CSG. Mais pas de l'impôt sur le revenu.

Qu'est-ce que cela changerait pour moi ?
Actuellement, un contribuable français paie ses impôts en différé. Il doit déclarer chaque année au fisc ses revenus de l'année précédente. Il paiera donc en 2015 des impôts sur ses revenus de 2014. Avec le prélèvement à la source, ce paiement devient immédiat. De plus, le contribuable n'a plus à faire lui-même sa déclaration. Son employeur, sa caisse de retraite ou sa banque prélèvent directement sur son salaire ou sa pension la part imposable et la reverse au Trésor public chaque mois.

Est-ce que j'y gagnerais quelque chose ?
Primo : grâce au prélèvement à la source, le contribuable n'est plus contraint d'économiser pour verser chaque mois, chaque année ou trois fois par an une grosse somme d'argent au fisc, fait valoir le think tank Terra Nova, proche du PS et ardent défenseur du prélèvement à la source, cité par Le Figaro (article payant).

Secundo : l'impôt prélevé à la source correspond exactement aux revenus que le contribuable perçoit. Ceux qui subissent une baisse brutale de leurs revenus, à cause d'un licenciement ou d'un départ à la retraite, voient leur impôt diminuer au même moment et non l'année suivante, explique Le Revenu.

Tertio : à l'heure actuelle, une mesure annoncée par le gouvernement se concrétise deux ans plus tard. Le prélèvement à la source permet de rendre "quasi instantanés" les effets de la politique fiscale du gouvernement. Le contribuable peut donc "mesurer directement la réalité des annonces", argue le groupe de réflexion Terra Nova.

Et l'Etat, en quoi y aurait-il intérêt ?
En optant pour le prélèvement à la source, l'Etat pourrait grappiller 0,2% de PIB, calcule le Conseil des prélèvements obligatoires, dans un rapport de 2012, relayé par L'Obs. Explication : le paiement différé de l'impôt est une source d'inquiétude pour les contribuables. Du coup, ils ont tendance à mettre de l'argent de côté pour pouvoir payer leurs impôts. Le passage au prélèvement à la source réduirait cette inquiétude et donc leur "épargne de précaution". Les ménages auraient alors davantage d'argent à dépenser. De quoi relancer la consommation et l'économie française. Toutefois, les gains pour l'Etat pourraient être "limités", juge le Conseil des prélèvements obligatoires, repris par Le Figaro (article payant).

Le prélèvement à la source favorise "l’acceptabilité de l’impôt", fait valoir le site gouvernemental Vie publique. Il a d'ailleurs permis d'augmenter le taux de recouvrement de l'impôt par l'administration dans les pays où il a été mis en œuvre. Mais, en France, ce taux est déjà de 99%, fait remarquer L'Obs. La généralisation de la déclaration pré-remplie et le taux de mensualisation élevé (66% en 2014) rendent ses effets encore plus hypothétiques.

Ensuite, les avis divergent sur les économies que l'Etat pourrait réaliser grâce à ce transfert de charge, la collecte de l'impôt incombant aux entreprises et non plus à l'administration. Frédéric Douet, spécialiste de droit fiscal à l'université de Bourgogne, y croit, comme il l'écrit dans Le Monde. Le think tank Terra Nova évalue même l'économie à 10 000 équivalents temps plein, d'après Le Figaro. Mais pas Le Revenu, qui estime à l'inverse que le prélèvement à la source pourrait coûter plus cher, l'administration devant assurer le contrôle des entreprises.

Le principal syndicat des agents du fisc, Solidaires finances publiques, vigoureusement opposé à ce système qu'il juge "coûteux", abonde en ce sens. Et s'interroge : "Comment garantir que les montants collectés par les entreprises soient intégralement reversés à l'Etat lorsqu'on sait par exemple que la TVA collectée par les entreprises n'est déjà pas intégralement reversée ?"
Le Conseil pointe en outre que ce mode de recouvrement pourrait devenir une charge supplémentaire pour les tiers payeurs.

Mais cela signifie-t-il que je paierai double l'année du passage de l'un à l'autre ?
C'est le principal écueil. Le passage au prélèvement à la source fait de manière brutale poserait des difficultés de trésorerie certaines aux contribuables la première année. L'année de la transition d'un système à l'autre, ils seraient obligés de payer à la fois leur impôt sur le revenu de l'année en cours et celui de l'année écoulée.

La solution la plus simple, expliquée par Le Monde, serait que l'Etat décrète une année fiscale blanche pendant laquelle les revenus des contribuables ne seraient pas imposés. Ainsi, en 2015, les Français ne paieraient pas d'impôts sur leurs revenus de 2014, mais uniquement sur ceux de 2015. Problème, cela risque de provoquer des effets d'aubaine : ceux qui en ont la possibilité pourraient étaler leurs revenus le plus possible sur l'année non imposée.

Terra Nova imagine une "montée en puissance progressive" du prélèvement à la source pour lisser ses effets : il s'écoulerait ainsi quarante-huit mois entre le démarrage de la réforme et son plein effet.

Et si j'ai des revenus qui viennent de diverses sources ?
Le prélèvement à la source ne serait de toute façon que partiel, pointe Metronews. Les montants de certains revenus ne sont connus qu'en fin d'année, comme les revenus fonciers. Certains contribuables bénéficient aussi de réductions d'impôts et de déductions qui ne peuvent être prises en compte qu'une fois l'année écoulée.

Terra Nova en a bien conscience. Le groupe de réflexion voit le prélèvement à la source comme "une étape intermédiaire" d'une grande réforme fiscale qui passerait par une "simplification" de la fiscalité. Et un outil de réduction du nombre de niches fiscales. Mais ça, c'est un autre chantier.

Tout ça, c'est bien pour les célibataires, mais comment ça marche pour les familles ?
Le prélèvement à la source oblige à repenser le système fiscal français. Car, en France, l'impôt sur le revenu est un "impôt familial", relève Frédéric Douet, professeur de droit fiscal à l'université de Bourgogne, dans Le Monde. Son montant est calculé en fonction de la composition du foyer fiscal et des revenus imposables de ses membres. Or, ce n'est pas le cas du prélèvement à la source.

Dans le cas d'un contribuable célibataire, le système est simple : l'impôt est prélevé à la source sur son revenu imposable au moment où il lui est versé. Dans le cas d'une famille, et donc d'une déclaration commune des revenus imposables des époux, c'est plus compliqué. Il faudrait par exemple supprimer le quotient familial pour gommer ces disparités, envisage l'universitaire.

En outre, "dans le cas d'un foyer fiscal avec des revenus inégaux, le plus petit salaire pourrait être amené à supporter une retenue équivalente à celle de son conjoint : une rupture manifeste de l'égalité devant l'impôt", prévient L'Expansion, citant le syndicaliste Alexandre Derigny, de la CGT Finances.

Et c'est encore plus complexe lorsque les membres d'un même foyer fiscal touchent des revenus de sources différentes : salaires, mais aussi revenus fonciers ou dividendes.

Cela risque de changer beaucoup de choses dans mes relations avec mon patron, non ?
C'est le principal argument des opposants au prélèvement à la source. Ce nouveau système soulèverait des problèmes de confidentialité des données personnelles, met en garde le Conseil des prélèvements obligatoires. Car les employeurs devenus tiers payeurs devraient connaître les changements de situation personnelle de leurs salariés (mariage, divorce, revenus du capital...) pour calculer leurs impôts.

D'où la crainte que ces informations ne soient utilisées par les employeurs et qu'ils ne soient influencés dans leurs politiques salariales, voire dans leurs politiques d'embauche. S'y ajoute le risque de tensions dans l'entreprise. "Deux collègues occupant la même fonction pourraient toucher un salaire net différent si leurs taux d'imposition étaient différents", imagine L'Expansion.

Terra Nova suggère deux options pour y remédier. La première consiste à appliquer une retenue à la source reposant sur un barème exprimé en taux effectif. L’autre option consisterait à laisser la charge du recouvrement à l’administration fiscale par prélèvement sur le compte bancaire du contribuable.

Ce prélèvement à la source, c'est pour quand ?
Le député PS Dominique Lefebvre, vice-président de la commission des finances et fin connaisseur du dossier, a lancé un avertissement dans Le Figaro (article payant) : "Je déconseille fortement d'engager dans la précipitation cette réforme. Nous sommes dans l'incapacité d'engager concrètement le prélèvement à la source en 2016 ou en 2017."

Dans un premier temps, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a annoncé mercredi le lancement de ce grand chantier. Mais sans fixer d'échéance. Dimanche, le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, a précisé les choses lors du "Grand Rendez-vous" iTélé-Europe 1-Le Monde. La mise en place du prélèvement à la source commencera "avant la fin du quinquennat". Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, l'a contredit sur LCI et Radio Classique : la réforme commencera "maintenant" et s'achèvera "dans trois, quatre ans", soit au-delà de 2017. Si la majorité au pouvoir ne change pas d'ici là.

Après l'instauration du prélèvement à la source, la suite logique serait une fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG. Elle a été promise par François Hollande en 2012, mais est depuis laissée de côté.

Reste que la retenue à la source est un véritable serpent de mer. Fin 2006, soit sous la présidence de Jacques Chirac, l'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton avait voulu sa mise en place pour 2009. Mais il n'avait pas été suivi par le gouvernement Fillon arrivé au pouvoir en 2007 après l'élection de Nicolas Sarkozy.

J'ai eu la flemme de lire votre article, vous pouvez me faire un résumé ?
Le gouvernement a annoncé qu'il voulait mettre en place progressivement le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Cela signifie que les contribuables n'auraient plus à remplir de déclaration annuelle. Leurs impôts seraient reversés directement à l'administration fiscale par les employeurs et les caisses de retraite lors des versements des salaires ou des pensions. Cette réforme longtemps évoquée présente des avantages tant pour l'Etat que pour les contribuables, mais aussi de nombreux inconvénients. Autant d'écueils sur lesquels elle a toujours buté jusqu'à présent.

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11-Ces assurances-vie qui ne vous rapportent (pratiquement) rien
http://www.planet.fr/assurances-ces-assurances-vie-qui-ne-vous-rapportent-pratiquement-rien.859777.1554.html?xtor=ES-1-859858[Planet-a-la-Une]-20150521
Mercredi 20 Mai 2015

La revue 60 millions de consommateurs a enquêté sur les assurances-vie, et les rendements de celles-ci ne sont pas ceux qu’annoncent les assureurs.

Ces assurances-vie qui ne vous rapportent (pratiquement) rien

Les rendements des assurances-vie, une arnaque ? C’est en tout cas ce que laisse penser une enquête de 60 millions de consommateurs à paraître le 21 mai, relayée mercredi par le Canard enchaîné.

Si les assureurs prétendent que les fonds en euros des contrats d’assurance-vie ont rapporté 5,2% en moyenne de 2002 à 2014, il n’en est pourtant rien. Ils n’auraient en effet rapporté que 1,9%, selon 60 millions de consommateurs.

Tous les assureurs concernés ?
Ne seraient en effet pas pris en compte des critères importants, parmi lesquels l’inflation, les impôts et autres frais cachés. "Par exemple les frais sur chaque versement (qui peuvent aller jusqu’à 4 ou 5% !) ne sont jamais, ou presque, décomptés dans le calcul", explique la revue spécialisée. L’inflation et les impôts annuleraient même presque tout le gain.

Et tous les assureurs seraient concernés par ces chiffres. Le fond de l’Afer, considéré comme le meilleur par la revue, annonce un rendement de 3,2% en 2014. Pourtant, celui-ci ne serait que de 1,96% net, selon le magazine.

Pour finir, la revue pointe également du doigt les fonds placés en "unités de compte", qui ne feraient guère mieux que les autres contrats d’assurance-vie. Et le rendement serait même pire puisqu’il y aurait trois à quatre fois plus de commissions. Autant de critiques qui ne devraient pas tarder à faire réagir les assureurs.

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12-Il sera interdit de fumer dans les aires de jeux publiques à partir de cet été
http://www.planet.fr/revue-du-web-il-sera-interdit-de-fumer-dans-les-aires-de-jeux-publiques-a-partir-de-cet-ete.865082.1912.html?xtor=ES-10-865095[Planet-Alerte-Infos]-20150529
Vendredi 29 Mai 2015

Cachez cette cigarette du regard des enfants. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce que le gouvernement publiera fin juin un décret interdisant de fumer dans les aires de jeux publiques afin que "l'interdiction soit effective cet été". Cette mesure fait partie des quatre points du plan national de lutte contre le tabagisme annoncé l'an dernier par Marisol Touraine. Ce plan prévoit notamment l'introduction du paquet neutre.

http://preprod-img.planet.fr/files/images/feeditem/2/8/0/865082/2061552-focus.jpg

"Une façon de respecter nos enfants"
Cette "mesure de bon sens" est "une façon de respecter nos enfants", a déclaré la ministre, à l'occasion de la visite d'un centre Tabac Info Service à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). D'après Marisol Touraine, la mesure "recueille une forte adhésion dans la population".

Lundi, le gouvernement lancera par ailleurs une campagne d'information sur le thème "Profitez de l'été pour arrêter de fumer", invitant les accros à la cigarette à appeler Tabac Info Service au 39 89. Le tabagisme a légèrement reculé en 2014 dans l'Union européenne, avec 26% de fumeurs contre 28% en 2012, en dépit de mauvais élèves comme la France, selon une enquête Eurobaromètre publiée vendredi.

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13-Maryvonne a gagné ? Pas si vite…
http://www.bvoltaire.fr/richardhanlet/maryvonne-a-gagne-vite,179594?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=b26c3381ff-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-b26c3381ff-30488537&mc_cid=b26c3381ff&mc_eid=2042cb4fa1
29-05-2015

En fait, c’est seulement la première haie d’une longue course qui vient d’être franchie, et c’est maintenant que la vieille dame va s’attaquer aux vrais problèmes.

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2015/03/injustice-1456x648.jpg

Ce matin, les médias du système nous ont annoncé à grands sons de trompe que la brave Maryvonne de Rennes allait pouvoir retrouver son logement, actuellement squatté par une bande d’énergumènes. La justice ayant tranché en sa faveur, tout serait donc résolu : circulez, braves gens, il n’y a plus rien à voir.

En fait, c’est seulement la première haie d’une longue course qui vient d’être franchie, et c’est maintenant que la vieille dame va s’attaquer aux vrais problèmes. Elle découvrira au bas de son jugement une formule rituelle priant les autorités de lui prêter assistance pour l’exécution de ce jugement.

En pratique, Maryvonne va devoir se tourner vers un huissier.
Celui-ci, conscient que ses commandements ont peu de chances d’impressionner les punks à chien, va requérir l’aide de la force publique en la personne du commissaire de police. Ce dernier, peu pressé de se retrouver à la tête de ses hommes devant les caméras de Canal+ (avec John-Paul Lepers au micro), va se couvrir en demandant l’autorisation du préfet.

Le représentant du gouvernement se déclarera tout prêt à accorder l’assistance de la force publique, mais seulement quand conformément à la loi « on aura trouvé une solution de relogement pour les squatters ». Comme on sera déjà fin juin, le service préfectoral chargé de cette mission quasi impossible tournera à effectif réduit. Donc, dans le meilleur des cas, le dossier sera rouvert dans la première décade de septembre.

Là, grâce à l’aide des avocats d’associations financées par vous et moi, il s’agira pour les squatters de faire durer le jeu jusqu’au 1er novembre, date d’interdiction des expulsions jusqu’au 31 mars.

Il leur suffira d’héberger un enfant ou une grand-mère cardiaque et ce sera le jackpot, puisqu’il serait impensable pour le préfet de traumatiser une mamy en verre filé, ou un enfant tout juste scolarisé par un changement d’école… Au pire, ils peuvent faire camper devant chez eux quelques potes zadistes de Sivens ou Notre-Dame-des-Landes, et ce sera reparti pour des semaines !

Alors courage, Maryvonne, et n’oublie pas de payer tes impôts : tu te rends compte du nombre de fonctionnaires qui s’occupent de ton cas ?

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14-Natacha Polony lance un collectif de journalistes pour le «pluralisme» dans les médias
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/05/28/31003-20150528ARTFIG00368-natacha-polony-lance-un-collectif-de-journalistes-pour-le-pluralisme-dans-les-medias.php
28/05/2015

À l'occasion des dix ans du référendum sur le traité constitutionnel, Natacha Polony présente un nouveau collectif de journalistes, le Comité Orwell.

http://i.f1g.fr/media/figaro/805x453_crop/2015/05/28/XVMc89a023e-0561-11e5-adf3-53145667fcc0.jpg

Le Comité Orwell est un Collectif de journalistes pour la défense de la souveraineté populaire et des idées alternatives dans les médias.Ni police de la pensée, ni minute de la haine.
Retrouvez le sur son site
Et son compte Twitter

La journaliste et essayiste Natacha Polony et le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint lancent le Comité Orwell, un collectif de journalistes qui se donne pour objectif de promouvoir le «pluralisme» dans les médias pour œuvrer à la reconquête d'une crédibilité journalistique mise à mal par l'unanimisme qui y règne.

Lancer le collectif le 29 mai 2015 ne doit rien au hasard: à l'occasion des 10 ans de la victoire du «non» au référendum sur la Constitution européenne, les journalistes souhaitent rappeler cette «rupture démocratique» , qui fut aussi une rupture médiatique.

Le choix d'Orwell comme figure tutélaire est justifié par le climat pesant d'un débat public qui n'a plus rien de démocratique: «Nous sommes dans une époque de manipulation des mots, de transformation des vérités, où l'on ne débat pas avec celui qui pense différemment mais où on l'ostracise. Nous vivons ainsi quotidiennement la fameuse «minute de la haine» relatée dans le roman d'Orwell», explique ainsi Natacha Polony au Figaro. Les journalistes membres du Comité (ouvert à tous) ont pour projet d'organiser, colloques, conférences et productions écrites, afin de «nourrir le débat d'idées en France».

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15-Jean-Marie Le Pen admet avoir été angoissé d'être élu président en 2002
http://www.lepoint.fr/politique/jean-marie-le-pen-admet-avoir-ete-angoisse-d-etre-elu-president-en-2002-29-05-2015-1932226_20.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150530
Le Point - Publié le 29/05/2015

Dans un entretien donné à "Society", le fondateur du FN estime que les Nigérians vont envahir la France : "Ils vont vous défoncer la gueule."

Le cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen.
Le cofondateur du FN Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen confie ses "angoisses" à Society. Dans un entretien donné au magazine, le cofondateur du Front national assure avoir eu certaines peurs en 2002, après avoir passé le premier tour de la présidentielle. "En 2002, c'est vrai, j'ai envisagé avec une certaine angoisse qu'il y ait une déferlante populiste. Je ne suis pas spécialement un homme politique qui a la réputation d'être peureux, mais je sais évaluer le danger", assure notamment Jean-Marie Le Pen à Society.

Mais l'homme politique ne s'arrête pas là. "Quand vous vous retrouvez dans l'hypothèse d'être président de la République alors que vous n'avez pas l'appareil pour le faire, vous ne trouvez pas que ça puisse susciter légitimement une impression d'angoisse ? Si ce n'est pas le cas, c'est que vous êtes un branleur", ajoute-t-il notamment.

"Vous défoncer la gueule"
S'il a passé une fois le premier tour d'une élection présidentielle, Jean-Marie Le Pen confie n'avoir jamais cru en ses chances d'entrer un jour à l'Élysée. "Je n'ai jamais fait plus de 18 % et on n'accède pas au pouvoir quand on fait 18 %", assure le père de Marine Le Pen, avant de tacler sa fille, actuelle présidente du FN. "D'ailleurs, Marine n'a jamais fait plus, et elle ne fera pas plus demain en faisant un mélange d'UMP et de PS."

Jean-Marie Le Pen profite également de l'interview donnée à Society pour dénoncer comme il en a l'habitude la "déferlante démographique qui va submerger l'Europe en provenance d'Afrique". Et le frontiste d'en rajouter une couche : "Je vous garantis qu'ils (les Africains, NDLR) vont se tuer les uns les autres, ils vont s'égorger, parce qu'il n'y aura pas à manger pour tout le monde. Et puis, ils vont venir ici, ils vont vouloir votre place, ils vont tout vous prendre. (...) Ils vont vous défoncer la gueule !"

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16-Le moustique-tigre est aux portes de la Dordogne : le département placé sous surveillance
http://www.sudouest.fr/2015/05/22/il-est-a-nos-portes-1928119-1733.php
22/05/2015

Même si sa présence n’est pas avérée, des pièges ont été posés dans six communes du Périgord

Le moustique-tigre est aux portes de la Dordogne : le département placé sous surveillance
L’Aedes albopictus est particulièrement agressif au lever du jour et au crépuscule

La Gironde et le Lot-et-Garonne sont déjà tombés. Désormais, l'étau se resserre sur la Dordogne. Le moustique-tigre est aux portes du département et sa poussée a quelque chose d'inexorable.

Sa progression est telle que la riposte s'organise. L'Établissement interdépartemental de démoustication du littoral Atlantique (EID) a mis sous surveillance six communes du département, où des pièges ont été posés : Bergerac, La Bachellerie, Sourzac, Périgueux, Saint-Laurent-sur-Manoire et Sarlat. Si l'EID, sous la houlette du ministère de la Santé, prend autant de précautions, c'est que l'Aedes albopictus (le nom scientifique du moustique-tigre) est le principal vecteur de la dengue ou du chikungunya (1). Et, non content d'être un vecteur de virus, ce moustique figure parmi les espèces les plus invasives au monde.

« Niveau albopictus 0 »
Originaire d'Asie du Sud-Est, il est apparu voici une dizaine d'années sur la façade méditerranéenne de la France. Depuis, il remonte vers le nord. Il a dépassé Lyon, pris Bordeaux, et continue sa lente conquête. Une vingtaine de départements sont ainsi tombés. À l'EID Atlantique, le directeur technique et scientifique, Sébastien Chouin, reste prudent, notant que, « à ce jour, aucune observation du moustique-tigre n'a été effectuée, ni confirmée dans le département ». Pour l'instant, la Dordogne est donc en « niveau albopictus 0 ». À ce jour, aucune observation du moustique-tigre n'a été effectuée, ni confirmée dans le département

Mais, bien placé pour connaître ce fléau, Sébastien Chouin avoue avoir « toutes les raisons de penser que son implantation en Dordogne pourrait intervenir très prochainement ». D'où le programme de « surveillance entomologique des sites à risque élevé d'importation de l'espèce ». Cette surveillance se fait grâce à des petits pièges pondoirs installés dans différentes communes, pour détecter le plus tôt possible l'arrivée de l'insecte.

Quelques parades
Bien des Périgordins sont pourtant certains de l'avoir déjà vu, avec sa petite taille (il est plus petit que notre moustique commun), et surtout avec sa couleur, noir bariolé de blanc. Sauf que ces caractéristiques sont partagées par d'autres espèces de moustiques. Il convient donc de conserver son sang-froid. Dans un premier temps, l'EID cherche à étendre ses observations et compte sur le concours de chacun. Si un individu un peu louche fait son apparition, Sébastien Chouin incite « toute personne » à lui « envoyer photo ou échantillon » (2).

Le moustique-tigre n'aime rien tant que les eaux croupies pour pondre ses larves
Quelques gestes simples et de bon sens peuvent aussi gêner l'expansion de cet insecte. En effet, l'Aedes albopictus n'aimant rien tant que les eaux croupies pour pondre ses larves, l'EID conseille de renouveler souvent l'eau des coupelles de fleurs, de couvrir les réservoirs d'eaux pluviales, de nettoyer ses gouttières et caniveaux, d'éviter les dépôts sauvages en extérieur, etc. Malgré ces parades, l'Aedes albopictus est en passe de rejoindre le panthéon des espèces invasives désormais bien implantées, tout comme le ragondin, la jussie, le frelon asiatique, la grenouille-taureau, la tortue de Floride, l'écrevisse américaine, la perche soleil, le poisson-chat, le sandre ou le doryphore…

(1) Une épidémie de chikungunya a sévi à La Réunion entre début 2005 et mi-2006, touchant près de 40 % de la population. (2) Sur le site de l'EID ou via l'application pour mobiles IMoustique.

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17-Faut-il interdire les smartphones aux enfants de moins de 16 ans pour améliorer les résultats scolaires ?
http://www.atlantico.fr/decryptage/faut-interdire-smartphones-aux-enfants-moins-16-ans-pour-ameliorer-resultats-scolaires-guy-andre-pelouze-2153598.html
Jeudi 21 Mai 2015

Les autorités sanitaires nous mettent souvent en garde contre les dangers que peuvent représenter les smartphones. Les risques seraient tels, qu'il faudrait non seulement les bannir des établissements scolaires, mais aussi les interdire aux jeunes de moins de 16 ans.

Faut-il interdire les smartphones aux enfants de moins de 16 ans pour améliorer les résultats scolaires ?
L'utilisation du smartphone avant 16 ans affecterait les résultats scolaires.

Lire aussi :
Les écoles qui interdisent les téléphones ont de meilleurs résultats
http://www.bfmtv.com/societe/les-ecoles-qui-interdisent-les-telephones-ont-de-meilleurs-resultats-887925.html

Atlantico : De nombreuses études dont la dernière en date, celle de la London School of Economics mettent en garde contre les risques que peuvent représenter les smartphones pour les jeunes. Selon-vous devrait-on interdire l'usage de ces appareils avant 16 ans ? Une telle mesure est-elle envisageable ?
Guy-André Pelouze : Interdire est très fréquent en France, cela amène un avantage moral à celui qui propose l'interdiction. Il se situe lui-même dans le camp du bien puisqu'il introduit une interdiction. Pourtant, lorsque que l'on interdit quelque chose, la guerre est souvent perdue d'avance. On le voit très nettement avec l'exemple du cannabis où interdiction n'a pas rimée pas avec fin de consommation.

Une telle mesure de prohibition n'est donc pas envisageable, mais l'on peut voir ce qui se passe dans l'école. La dégradation des résultats scolaires n'a pas attendu les smartphones. Ce qui veut dire que la piste peut-être de donner un contrat à l'enseignement incluant les élèves, enseignants et parents. Et dans ce contrat on pourrait inclure un certain nombre de mesures à propos des smartphones que l'on adapteraient au fur et à mesure.

Une approche contractuelle autour d'un contrat d'enseignement semble ainsi plus sensée. Plutôt que la contrainte, adoptons le contrat. Aujourd'hui les contrats sont de grands absents. L'établissement doit s'engager à nous apporter le meilleur enseignement possible mais l'élève doit tout autant s'engager à travailler.

Pourquoi vouloir interdire l'usage des smartphones aux jeunes ? Quels est leur impact sur le cerveau des adolescents ? En quoi est-ce qu'un l'usage d'un smartphone est plus dangereux à un âge qu'à un autre?
L’impact sur le cerveau est d’une dimension nouvelle. L'utilisation que nous faisons des écrans connectés (smartphone, tablette, ordinateur..) est celle d’un outil technologique disruptif. Trois caractères les rendent spécialement disruptifs :

1-Les écrans connectés donnent accès à des contenus infinis dans l’espace et le temps.
2-Les écrans connectés nous permettent d'obtenir une image d'une qualité impressionnante nous faisant directement entrer dans une forme de réalité virtuelle.
3-Le débit de ces systèmes téléphoniques est tel que l'impression de réalité virtuelle capture l’attention et se substitue aux données sensorielles de la vie réelle. Il n'y a pas de ralentissement des mouvements, pas de mouvements saccadés, on peut accéder à une information de manière instantanée et l’interactivité est totale. Ainsi, cette réalité virtuelle est augmentée par rapport à la vraie vie.

L’usage de cette technologie est à l'origine de modifications comportementales et est, tout autant, un facteur de modifications structurelles de notre cerveau dont les conséquences à long terme sont encore inconnues. Des formes d’addiction apparaissent chez certains les utilisateurs.

Pour autant il faut regarder les résultats des études sans biais. Par exemple les utilisateurs intensifs de jeux vidéo développent des capacités dans certaines tâches et dans certaines zones cérébrales qui peuvent ensuite leur servir dans la vie réelle. Pourtant un article récent de grande qualité a mis en évidence que des effets secondaires inattendus étaient aussi observés chez les mêmes utilisateurs de jeux vidéo comme la diminution de taille de l’hippocampe. Les conséquences à long terme sont inconnues mais on sait que de telles modifications sont observées dans la maladie d’Alzheimer. La recherche scientifique s’est emparée de ces sujets et il faut examiner les résultats solides pour faire des préconisations.

On ne peut savoir si se servir d'un smartphone nous met plus en danger à un âge qu'à un autre.
En revanche, de 0 à 10 ou 12 ans, le risque n'est pas seulement  lié à la consultation des écrans qui distrairaient les enfants de tâches scolaires mais à la vulnérabilité des cellules cérébrales, notamment, au plus jeune âge. Recevoir des ondes électromagnétiques en permanence n'est pas du tout inoffensif pour le cerveau chez les tous jeunes enfants ! C’est d’ailleurs indiqué clairement sur le prospectus.

"The London school of economics" a récemment rendu un rapport à propos de l'impact que peut avoir l'utilisation d'un smartphone dans le cadre scolaire. Selon eux, si l'on bannit les téléphones des établissements scolaires (mesure déjà en application dans certains lycées anglais)  les résultats des élèves augmenteraient de façon significative (plus 12% pour les plus en difficulté et 6,4% pour les meilleurs). Comment un simple objet électronique peut-il tant impacter les capacités scolaires des jeunes ?
Attention, il ne s'agit pas de simples objets mais d'écrans connectés au web qui interfèrent avec les processus d'apprentissage, de compréhension et de concentration. Les effets de la consultation des smartphones pendant les cours sont similaires à la réalisation de plusieurs taches simultanées sur un ordinateur. Le multitâche ralentit tous les processus :  le cerveau comme l’ordinateur doit gérer les sollicitations de l'écran connecté. C'est pourquoi, il mobilise moins de neurones pour le cours qui se déroule devant lui dans la vie réelle, puisque certains des neurones seront utilisés pour chercher et/ou traiter  les informations issues de l'écran connecté.

Ceci renvoi immédiatement au fait que les capacités cérébrales ne sont pas infinies et que, comme le montre cet article de la LES, les cerveaux les plus faibles et/ou les moins motivés (enfants peu motivés par la lecture par exemple) décrocheront plus vite si on leur demande de se mettre en multitâche. Celui qui sous-performe à l'école sera d'avantage perturbé par ces outils électroniques. Et les auteurs ont démontré que la suppression de l’utilisation pendant les cours améliore les scores des élèves aux tests. Le niveau de preuve est élevé ce d’autant que d’autres études ont démontré que l’accès à Facebook pendant les cours avait aussi un effet délétère sur la performance (rapport "Computer in human science").

Si l'on venait à interdire l'usage des smartphones à l'école, comment pourrait-on veiller au respect de cette règle ?
Je préconise l'extinction des téléphones durant les cours. A ma connaissance, il n'y pas de moyens technologiques qui pourraient éteindre automatiquement les téléphones. Une application pour ce faire n’est pas simple à développer mais ce serait une solution. Comme toujours l’innovation est une bonne piste.  Par contre, en l’état dans le cadre d'un contrat d'enseignement il pourrait très bien y avoir une clause stipulant qu'éteindre son téléphone portable est la responsabilité de l'élève. Ainsi, dans les cas où cette règle ne serait pas respectée, des sanctions seraient appliquées. Mais tout ceci doit être géré au niveau de l’établissement. Et les sanctions appliquées.

N'est-ce pas le rôle des parents de contrôler l'usage que leurs enfants font des smartphones ? Comment responsabiliser parents et enfants à la fois ?
Les parents sont les seuls responsables puisque ce sont eux qui achètent le smartphone et payent le contrat avec un fournisseur d'accès. Ils possèdent cette liberté, ce qui est normal. Mais, cette liberté va de pair avec la responsabilité de contrôler l'usage que l'enfant en fera. En effet, il serait trop facile d'user de la liberté et des bas prix que permet la concurrence et l’économie de marché  tout en rejetant la responsabilité sur les enfants, l'établissement, les enseignants, ou l'Etat.

On en revient à un changement paradigmatique des relations entre la société civile et l'école. Le sujet de l'école est l'enseignement et son  thermomètre, les résultats de l'élève. Aujourd'hui ils sont médiocres et la dégradation se poursuit ce qui n'est ni une question de moyens, ni une question d'accès mais uniquement une question de performance.

Il faut donc ré-insister sur le fait que sans contrat, aucune contrainte ne permettra de responsabiliser les uns et les autres. Sans contrat précis et personnalisé (qui n'aurait rien à voir avec l'Etat ni avec le règlement intérieur de l’établissement) on se heurtera à l'incapacité de faire appliquer les règles. Il est nécessaire de se focaliser sur les résultats de l'enseignement et non sur les portables en tant que tels. Ce débat permet de remettre l'enseignement au centre de l’école tout autant que les mesures possibles pour améliorer les performances des élèves. Un établissement autonome, géré rationnellement et engagé dans la performance de l’enseignement devrait au vu de ces preuves prendre immédiatement les mesures appropriées pour que les smartphones n’altèrent pas les résultats de ses élèves.

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18-"Y'a bon Banania" disparaît bel et bien
http://www.lexpress.fr/styles/saveurs/y-a-bon-banania-disparaitra-bel-et-bien_994798.html
20/05/2011

Le Mrap a encore obtenu gain de cause en appel: la société Nutrimaine doit cesser de mentionner le fameux slogan, sous peine d'une astreinte de 20 000 euros par infraction.

©PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/PELAEZ Julio. L'entreprise Nutrimaine qui fabrique Banania a annonce qu'elle radiait definitivement le slogan  Y'a bon Banania  en reponse a une plainte du collectif des Antillais , Guyanais et Reunionnais.
Feb 02nd 2006. The French makers of a popular chocolate and banana drink have bid farewell to its 80 year old advertising slogan after a pressure group threatened to take the company to court for racism.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a obtenu jeudi devant la cour d'appel de Versailles que Nutrimaine, société titulaire de la marque Banania, fasse cesser la vente de produits portant le slogan "Y'a bon". Pourtant, les militants du Mrap et du Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais (Collectif Dom), avaient déjà en 2006, convaincu la firme de signer un protocole d'accord, à travers lequel elle s'engageait à radier la formule de son vocabulaire et de son marketing. Mais voilà, Le Mrap, ainsi que le collectif DOM, ont fait constater par huissier la présence en 2008 de produits dérivés portant le message "Y'a bon", accolé à la marque et à la célèbre image du tirailleur sénégalais, dans une boutique parisienne et sur un site Internet. 

"Ca n'est plus possible"
Dans son arrêt, la cour a considéré que la société Nutrimaine devra faire disparaître "sous quelque forme et quelque soit le moyen, la fabrication et la commercialisation de toute illustration sur laquelle apparaîtrait" la fameuse phrase. Elle a prononcé une astreinte de 20.000 euros par jour par infraction constatée. 

D'où vient le slogan?
Inventé en pleine première Guerre Mondiale en référence aux régiments de tirailleurs sénégalais, le slogan, perçu aujourd'hui comme raciste et portant atteinte à la dignité humaine, n'a pourtant plus été utilisé pendant trente ans...jusqu'au rachat de la marque de poudre cacaotée par Nutrimaine, en 2003.

Le Mrap, qui réclamait au total 650.000 euros de dommages et intérêts à la société, a été débouté de cette demande.

"On ne fait pas de marketing avec des expressions passéistes. A l'époque, en 1914, nous étions en pleine période colonialiste. En 2005 ou 2010, ça ne paraît plus possible de stigmatiser une couleur pour un produit", a déclaré Me David Marty, l'avocat de l'association. "On ne peut pas distiller aux enfants dès le biberon qu'un Noir, au visage grossier, dit 'Y'a bon' et ne sait pas parler autre chose qu'un français simplifié", a-t-il ajouté. 

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19-Albi : un buraliste écope de sept ans de prison pour avoir tué un cambrioleur
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/meurtres/albi-un-buraliste-ecope-de-7-ans-de-prison-pour-avoir-tue-un-cambrioleur_865629.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150402-[lestitres-coldroite/titre7]
01/04/2015

La cour d'assises a rejeté la qualification de légitime défense, demandée par le parquet.

Le buraliste Luc Fournié comparaît pour avoir tué un cambrioleur en 2009, devant la cour d'assises d'Albi (Tarn), le 30 mars 2015.
Le buraliste Luc Fournié comparaît pour avoir tué un cambrioleur en 2009, devant la cour d'assises d'Albi (Tarn), le 30 mars 2015

Il avait abattu un cambrioleur d'un coup de fusil en 2009. Luc Fournié, buraliste de Lavaur (Tarn), a été condamné à sept ans de prison, mercredi 1er avril. La cour d'assises d'Albi a estimé qu'il était coupable du meurtre de Jonathan Lavignasse, 17 ans, et de blessure sur Ugo Bernardon. Elle a rejeté la qualification de légitime défense, demandée par l'avocat général.

La cour a condamné Luc Fournié, 58 ans, au motif essentiel que "sa riposte avait été disproportionnée compte tenu du temps écoulé" - quatre jours - entre le moment où la sœur de Luc Fournié avait constaté que les barreaux d'une fenêtre du bar-tabac avaient été endommagés et le drame.

Luc Fournié va faire appel de sa condamnation
A l'époque, après avoir été alerté, Luc Fournié s'était "préparé au retour des voleurs : son fusil était chargé et il dormait dans la réserve", avait indiqué à l'audience un des experts psychiatres. "On ne peut pas être en état de légitime défense quand on prépare sa défense", avait insisté pendant sa plaidoirie l'avocat de la partie civile, Me Simon Cohen.

Luc Fournié avait lui-même appelé les gendarmes et les secours après avoir tué le jeune cambrioleur, dans la nuit du 14 décembre 2009, quand les deux voleurs s'étaient introduits dans son établissement. "Luc Fournié s'est retrouvé face à deux silhouettes dans l'obscurité, il était mort de frousse", a plaidé son avocat, ajoutant que "le droit à la peur, c'est le droit de défendre sa personne". Son client va faire appel de la condamnation.

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20-Un gang français en possession de fausses cartes bancaires démantelé en Thaïlande
http://negronews.fr/2015/03/05/actualite-un-gang-francais-en-possession-de-fausses-cartes-bancaires-demantele-en-thailande/
mar 05, 2015

Cinq ressortissants français ont été arrêtés sur des accusations d’utilisation de cartes bancaires frauduleuses en retirant de l’argent à partir de plusieurs machines sur cette île touristique, a indiqué la police mardi.

[ACTUALITÉ] UN GANG FRANÇAIS EN POSSESSION DE FAUSSES CARTES BANCAIRES DÉMANTELÉ EN THAÏLANDE

Kevin Tahiango Theodore Okito, 29 ans, Mel Duval Poaty, 29 ans, Accel Jonathan Poaty Pambou, 26 ans, Samir Maruof, 29 ans, et Jessy Bianvenu Vincence, 33 ans, ont été interceptés par la police de Phuket,  samedi dernier puis présentés lors d’une conférence de presse mardi.

Le Chef de la police de Phuket, Pol Maj Gen Pachara Bunyasit dit qu’ils ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’utiliser de fausses cartes bancaires dans le distributeur de carte bancaire d’une épicerie dans le district de Kathu. Une recherche dans leur maison située dans le district de Muang a permis de retrouver 13 cartes bancaires contrefaites ainsi qu’un ordinateur portable et trois lecteurs flash.

« Un sixième membre de la bande est toujours en fuite », a-t-il ajouté.
Ces arrestations ont eu lieu suite à une alerte de Siam Commercial Bank signalant qu’un groupe d’étrangers avait utilisé de fausses cartes ATM sur plusieurs machines depuis le 22 février dernier. La police gardait un œil sur les suspects potentiels et les a finalement pris en flagrant délit.

Le chef de la police a indiqué qu’Interpol a émis une alerte rouge concernant M. Okito, indiquant qu’il était recherché en vertu d’un mandat d’arrêt délivré dans un autre pays. Il n’a pas donné plus de détails.

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French ATM gang busted in Phuket
http://www.bangkokpost.com/news/crime/487782/french-atm-gang-busted-in-phuket

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