lundi 8 juin 2015

Merci encore Patrick: sources incluses


1-Ce que le FIFA-gate révèle sur les grandes puissances mondiales
2-Ces banques qui tirent profit des conflits armés
3-Etats-Unis : les données de quatre millions de fonctionnaires piratées
4-Selon le FMI, la plus grosse bulle financière de l’Histoire va bientôt exploser
5-Mer de Chine méridionale : Washington exige l'arrêt «immédiat» des constructions d'îles
6-Russie-USA : la guerre secrète des avions de combat
7-Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute
8-Voilà à quoi pourrait ressembler le drapeau de la Terre
9-L’économie américaine s’est contractée au premier trimestre
10-La crise a rendu les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres
11-Québec : les cigarettiers devront payer 11,3 milliards d'euros
12-Fifa : la corruption possible grâce à "la complicité" des banques
13-Coupe du monde 2018 : la Russie veut faire travailler ses prisonniers
14-Accusé de racisme, Haribo arrête sa production de bonbons de couleur noire
15-Népal : "Les femmes sont des proies rêvées pour les trafiquants"
16-200 000 ailerons de requin saisis en Equateur
17-Takata et ses airbags défectueux établissent un record avec 34 millions de rappels
18-Qui sont les milliardaires les plus riches de la planète ?
19-Neverland, le ranch de Michael Jackson, est à vendre pour 100 millions de dollars
20-Le Big One, c'est pour bientôt

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1-Ce que le FIFA-gate révèle sur les grandes puissances mondiales
http://www.lenouveleconomiste.fr/financial-times/ce-que-le-fifa-gate-revele-sur-les-grandes-puissances-mondiales-27302/
© The Financial Times Limited [2013] 04/06/2015

Le scandale de la Fifa dépasse les seuls enjeux footballistiques. Et va permettre de mesurer si les États-Unis sont toujours en mesure de dicter leurs lois aux instances internationales

fifa

Nous sommes à la mi-temps du match entre la justice américaine et la Fifa. En première période, les Américains ont pris le contrôle du match par surprise, avec l’arrestation inattendue de plusieurs représentants de premier plan de la Fifa. Mais l’instance dirigeante du foot mondial a riposté et égalisé en élisant à nouveau son président discrédité, Sepp Blatter (même s’il a démissionné le lendemain, ndlr).

Le score final de ce match est attendu dans le monde entier, et pas uniquement par les amateurs de foot. Le président Poutine a dénoncé les arrestations de la Fifa comme une énième preuve d’abus de pouvoir de l’Amérique. Sa réaction prouve que la bataille autour de la Fifa est devenue un test manifeste qui permettra de répondre à une question aujourd’hui centrale de la politique mondiale : les États-Unis sont-ils encore assez puissants pour dicter leurs volontés aux instances internationales ? Ou l’emprise de l’unique superpuissance sur les institutions internationales est-elle en train de se relâcher ?

La Fifa est une instance internationale ‘de niche’. Mais la même question, à savoir si le pouvoir ultime appartient toujours à l’Occident, s’applique à d’autres institutions internationales, comme le FMI ou encore l’ONU et ses agences, dont le Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme. C’est aussi la question soulevée toujours plus fréquemment dans les réseaux d’ONG qui constituent le maillage des systèmes économiques mondiaux. De Swift, l’organisation qui traite les transferts financiers entre banques à l’international, à l’Icann, qui régule le Net.

“la même question, à savoir si le pouvoir ultime appartient toujours à l’Occident, s’applique à d’autres institutions internationales, comme le FMI ou encore l’ONU et ses agences, dont le Conseil de l’ONU pour les droits de l’homme”

Jusqu’à la semaine dernière, la Fifa semblait l’archétype de l’instance internationale sur le point d’échapper à l’Occident. Les candidatures de l’Angleterre, de l’Espagne, des Pays-Bas, des États-Unis et de l’Australie pour organiser les Coupes du monde 2018 et 2022 ont été rejetées au profit de la Russie et du Qatar. La presse occidentale n’a alors pas tari d’accusations de corruption envers la Fifa, charges que M. Blatter et ses acolytes ont balayées d’un revers de main.

Les spectaculaires arrestations à Zurich sont venues modifier sensiblement cette image d’impuissance occidentale. Seuls les États-Unis pouvaient ou étaient prêts à le faire. La Suisse avait lancé sa propre enquête, mais il est peu probable qu’elle aurait agi seule sans le feu vert du FBI à Washington.
Pour quelles raisons l’Amérique a-t-elle pu agir ainsi ? Ce pouvoir des États-Unis est-il transférable à d’autres domaines ? Ou est-il en voie d’affaiblissement ?

Une donnée clé est le rôle central que joue le système financier américain dans l’économie mondiale, et qui, à son tour, repose sur l’importance des banques américaine et le rôle prédominant du dollar, devise mondiale de réserve. Les États-Unis ont pu intervenir dans l’affaire de la Fifa car des transactions apparemment frauduleuses ont été effectuées par l’intermédiaire de banques situées aux États-Unis.

Dans d’autres affaires, ce n’est pas uniquement l’utilisation directe du système financier américain qui piège des étrangers dans les filets américains. Certaines dispositions du droit américain obligent les étrangers à se plier à leurs lois même en dehors du territoire américain, sous peine d’être personnellement soumis à des sanctions. Swift [une société de droit belge qui traite les flux financiers de plus de 8 000 banques dans le monde, ndt], par exemple, opère depuis la Belgique. Si les dirigeants de Swift avaient refusé d’obéir aux lois américaines qui imposaient des sanctions envers l’Iran, ils risquaient de se voir refuser l’entrée sur le territoire des États-Unis. Ils ont donc choisi de coopérer.

“Voilà pourquoi la décision du FMI quant à la possibilité d’inclure le yuan au panier des droits de tirage spéciaux (DTS) des monnaies de réserve, sera observée de très près”

C’est ce genre de pouvoir qu’aucun autre pays ne possède. La Chine, par exemple, est un énorme marché et ne se prive pas d’utiliser ce pouvoir pour menacer les pays qui font des choses qui ne plaisent pas à Pékin, comme rencontrer le Dalaï-Lama, ou reconnaître Taïwan. Le yuan n’est cependant pas une monnaie mondiale et l’utilisation du système financier chinois n’est pas encore indispensable pour faire des affaires. Par ailleurs, la menace de se voir refuser l’entrée en Chine n’a pas l’effet glaçant d’une possible interdiction d’entrer aux États-Unis (pour ce qui est des interdictions d’entrer en Russie qui ont été prononcées la semaine dernière contre 89 citoyens européens, rares sont ceux qui considèrent la sanction comme une contrainte insupportable).

Cela pourrait-il changer ? C’est possible. Mais il faudrait pour cela que la monnaie chinoise devienne une devise de réserve capable de rivaliser avec le dollar. Voilà pourquoi la décision du FMI quant à la possibilité d’inclure le yuan au panier des droits de tirage spéciaux (DTS) des monnaies de réserve, sera observée de très près. Une telle démarche serait une étape tangible vers l’admission du yuan comme monnaie de réserve mondiale. Une situation qui pourrait à terme menacer le dollar et son pouvoir unique dans le système mondial – et par conséquent le pouvoir qu’il confère aux États-Unis.

Les États-Unis peuvent s’opposer à la décision du FMI d’élever le statut du yuan. Mais ils doivent cependant agir avec circonspection. Une opposition motivée par le fait que la monnaie chinoise n’est pas encore totalement convertible serait vue comme légitime. Mais une opposition qui ne paraîtrait qu’une tentative infondée de s’accrocher à un statut privilégié pourrait finir par affaiblir les États-Unis.

La leçon finale de l’affaire Fifa est que le pouvoir des États-Unis ne repose pas seulement sur la taille de son marché ou le pouvoir de son armée. Son système judiciaire possède toujours une autorité morale qui naît de ses racines, celles d’une démocratie ouverte et d’un état de droit.

La justice dispensée par le système judiciaire américain peut sembler brutale, surtout si l’on considère son recours aux menaces et au plaider-coupable. Mais si le Département de la Justice américain estime qu’il y a matière à intervenir, il est toujours crédible à l’échelle mondiale. Un procureur de Moscou ou de Pékin ne jouirait pas du même bénéfice du doute.

La Chine est assurément en train de rattraper l’Amérique en termes de richesses, tout comme l’Asie rattrape l’Occident. Mais la réputation d’intégrité des institutions américaines reste un avantage unique. C’est cette réputation qui permet aux États-Unis de s’attaquer à la Fifa.

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2-Ces banques qui tirent profit des conflits armés
http://www.africadiligence.com/ces-banques-qui-tirent-profit-des-conflits-armes/
5 juin, 2015

[Africa Diligence] Le procédé est classique et peut se résumer ainsi : (i) attiser les conflits discrètement en s’appuyant sur ses propres agents ; (ii) s’enrichir par la vente d’armes ; (iii) passer pour le sauveur vis à vis du camp des vainqueurs et s’en faire un nouvel allié utile pour ses futurs profits économiques. Le décryptage exclusif de Thierry Brugvin.

Ces banques qui tirent profit des conflits armés

Pour la classe des élites économique, industriel ou bancaire, la répression et les guerres peuvent être très profitables pour les profits et les débouchées économiques.

Les banques appuient parfois la répression des populations et au soutien des dictateurs.
Bien que dès 1973, les Nations Unis aient qualifié l’apartheid, de crime contre l’humanité, la communauté financière a continué à concéder des prêts au gouvernement sud-africain. C’est majoritairement les fonds publics, mais par l’aide bilatérale qui ont financé l’Afrique du Sud. En 1993, l’Etat sud-Africain devait 90% de ses aides extérieures à long terme à quatre pays : États-Unis, la France, l’Allemagne et la Suisse. « Durant toute la période d’apartheid, au moins 30 grandes banques et 230 de moindre envergure furent engagées pour financement du régime » (Ramos, 2008 : 82-83). Cette aide financière était réalisée en parallèle au soutien des États-Unis, via la France, à la création de la bombe nucléaire sud-africaine.

L’appui des banques fit l’objet de plaintes, notamment à New York, par les victimes de ce régime d’apartheid, en 2002, par l’apartheid Kumlumani Support Group. La plainte portait contre 21 banques et entreprises étrangères. Parmi ces banques on compte Barclay National Bank, Crédit Suisse, Deutsche Bank AG, Ford, J.P Morgan Chase (Bank) et parmi les entreprises BP, Chevron Texaco, Shell, et Total Fina-Elf pour la France. Une autre plainte avait été déposée pour le même motif, dès 1992, par d’autres victimes (Ramos, 2008 : 84).

Certaines banques soutiennent des marchands d’armes à la guerre et la dette de guerre.
« Les dettes de guerre considérées comme illégitimes dérivent de prêts qui ont financé des plans belliqueux à des fins impérialistes (étendre la domination d’un pays sur un autre par la force) » à des fins d’annexion ou de conquête d’un pays, par le moyen d’opérations de guerre (Ramos, 2008 : 86).

L’invasion du Timor oriental par le dictateur indonésien Suharto (1965-1998) fit 60 000 morts en 1976, puis 200 000 morts en 1979 près du tiers de la population du Timor Oriental (1). Cette invasion a été soutenue financièrement par les États-Unis et leurs alliés (Australie, Grande Bretagne…) et la Banque Mondiale. Les États-Unis quadruplèrent leur aide économique durant cette période. (2).

Eric Toussaint et Damien Millet nous rappellent aussi que durant « les années 1950, l’intervention de cette dernière et du FMI en Amérique latine a été marquée par les priorités de la politique étrangère de Washington. Les institutions de Bretton Woods ont soutenu le dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza pendant près de trente ans, jusqu’à son renversement en 1979. Au Guatemala, en 1954, elles boycottent le gouvernement progressiste de Jacobo Arbenz, puis s’empressent de soutenir la junte militaire qui l’a renversé. En Amérique du sud, elles sabotent les régimes démocratiques qui entreprennent des réformes tendant à réduire les inégalités : au Brésil, dès 1958, opposition au président Juscelino Kubitschek, qui refuse les conditions fixées par le FMI, puis boycottage de son successeur João Goulart quand celui-ci annonce une réforme agraire et la nationalisation du pétrole en 1963. En revanche, dès la mise en place de la junte militaire, en avril 1964, le FMI et la Banque mondiale accourent. Ils font de même en septembre 1973, au Chili, après le renversement et la mort de Salvador Allende. En mars 1976, en Argentine cette fois, le FMI apporte son concours à la dictature du général Jorge Videla. En avril 2002, il sera le premier (avec les États-Unis et l’Espagne de M. José María Aznar) à offrir ses services au bref gouvernement de facto issu du renversement du président vénézuélien Hugo Chavez ». (3).

Une autre des méthodes pour opprimer une partie de la population s’appuie sur les dettes d’oppression.
Utiliser la dette des États donne l’occasion d’opprimer une population (dettes d’oppression). « Les dettes d’oppression résultent de prêts contractés pour financer des activités humiliantes, agressives criminelles contre la population qui s’est endettée. Il s’agit par exemple de prêts utilisés pour installer de facto, maintenir ou renforcer un régime dictatorial ou répressif, de fonds destinés à l’achat d’armes pour réprimer des soulèvements de l’opposition, de fonds destinés à la construction ou à l’intendance de centre de détention et de tortures ou de camps de concentration, de fonds destinés à la formation ou à l’entretien de corps militaires spécialisés entraînés à ces fins, etc. » (Ramos, 2008 : 79) (4).

Par exemple en Afrique du Sud à Sharpeville, en 1960, les forces de police ont réprimé une manifestation, ce qui se solda par 69 personnes noires mortes, 400 blessés et 11727 arrestations (Ramos, 2008 : 81). L’année de la célèbre répression contre la manifestation étudiante de Soweto en 1976 qui fit 200 morts, le FMI, appuyé par la Grande Bretagne et les États-Unis, fit un prêt de 464 millions de $, soit l’équivalent de ses dépenses d’équipement militaire durant cette année la (Rudin, 2003).

L’Afrique du Sud, entre 1948 et 1991, a ainsi, mené une politique d’apartheid, c’est-à-dire qu’elle prônait la suprématie de la race blanche et exerçait sa domination et sa répression sur la population non blanche. Entre 1980 et 1993, on a calculé que les bénéfices légués aux entreprises étrangères qui ont commercé avec ce régime, notamment pour réprimer la population, s’élève à 41 milliards de $ (5). Ces méthodes permettent aux élites économiques capitalistes de faire des profits, de même que la suivante.

Financer chacun des deux camps offre l’opportunité de gagner à tous coups.
Cela peut se faire dans le cadre d’élection politique ou bien durant une guerre en finançant les armes des deux camps, Elf finançait les deux parties en conflit dans la guerre civile angolaise qui opposait depuis 1975 le gouvernement et un mouvement rebelle, l’UNITA (6).

Le fait d’entretenir la guerre entre deux camps en leur vendant à chacun des armes, pour les diviser et les affaiblir, va permettre au financeur de s’enrichir et d’asseoir son pouvoir, comme l’a fait notamment la France durant la guerre Iran-Irak (Vershave, 2003). Entre 2007 et 2010, durant les conflits entre le gouvernement nigérien et les rebelles du MNJ autour du prix de l’uranium notamment, Areva a aussi soutenu les deux camps en présence afin de conserver le pouvoir. Or, en 2010, des rebelles ont fait tomber le gouvernement, sans doute avec leur aide et celle du gouvernement français explique Taheruka (7). De cette manière Areva est restée présente au Niger en défendant ses intérêts, malgré les changements de gouvernements.

Durant la guerre de sécession, de 1861 à 1865, aux États Unis, les dirigeants de la banque Rothschild attisèrent le conflit. Entre 1860 et 1861, leur agent Georges Bickley fit pression en faveur des États Confédérés, tandis que deux autres de leurs agents, “J.P. Morgan” et d”August Belmont”, soutenaient les camps opposés, les sudistes. La banque Rothschild de Londres finança discrètement les États du Nord (Les confédérés) et celle de Paris finança les États du Sud. Cependant, après la guerre, en 1862 et 1863, le Président Lincoln, qui avait compris leur manœuvre, refusa, de rembourser les intérêts à la banque Rothschild. En représailles, Lincoln, fut assassiné le 14 avril 1865, par John Wilkes Booth, sur l’ordre des Rothschild.

Thierry Brugvin
(1) LE MONDE DIPLOMATIQUE, mardi 29 janvier 2008, « Suharto, le dictateur canonisé ».
(2) TOUSSAINT Eric, déc. 2004, » La politique du FMI à l’égard de l’Indonésie de 1947 à 2003 », http://www.cadtm.org/imprimer.php3?id_article=709.
(3) TOUSSAINT Eric, Millet Damien, Banque du Sud contre banque mondiale, Le monde Diplomatique, juin 2007.
(4) RAMOS Laura, « Dette illégitime en fonction de la destination des fonds », in CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Les crimes de la dettes, Syllepse, CADTM, 2008, p. 92 et 94.
(5) RUDIN Jeff, 2003, “Odious debt revisited” in Jubilee South Journal V1, n°1.
(6) GLOBAL WITNESS, 2003, Les Affaires sous la guerre. Armes, pétrole & argent sale en Angola, Dossier noir n° 18, Agone, 240 p.
(7) TAHERUKA, février 2011.

Lire aussi :
Les fausses guerres cachent de vrais mensonges
http://www.africadiligence.com/les-fausses-guerres-cachent-de-vrais-mensonges/

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3-Etats-Unis : les données de quatre millions de fonctionnaires piratées
http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/021114737329-les-donnees-de-quatre-millions-de-fonctionnaires-americains-piratees-1125584.php#xtor=EPR-7-[matinale]-20150605-[Prov_]-1904042%402
Elsa Conesa / Chef de service adjoint et Gabriel Gresillon / Correspondant à Pékin | Le 05/06

L’intrusion aurait été menée par des « hackers » chinois. C’est l’une des plus importantes jamais opérée dans les systèmes informatiques de l'administration américaine.

L’intrusion menée « hackers » chinois. C’est l’une importantes jamais opérée systèmes informatiques l'administration américaine

Les pirates informatiques chérissent particulièrement l’administration américaine. Après un piratage des services fiscaux révélé la semaine dernière, qui a permis à des « hackers » de récupérer des données concernant 100.000 ménages, ce sont 4 millions d’employés des services fédéraux qui ont été victimes d’un détournement informatique. Selon le «  Washington post  », les auteurs de cette intrusion, lancée en décembre dernier contre l’ Office of Personnel Management (OPM), qui gère les effectifs du gouvernement, seraient chinois. Il s’agirait de l’un des vols de données les plus importants jamais répertoriés. Les pirates auraient cherché en particulier à obtenir des numéros de sécurité sociale des agents, et autres numéros d’identification, nécessaires pour nombre d’opérations de la vie courante aux Etats-Unis.

L’OPM a déjà été victime d’une première attaque d’origine chinoise l’été dernier, mais ciblant des personnes protégées car ayant leur accès à des données stratégiques, comme des scientifiques. Cette fois, le spectre de l’attaque est beaucoup plus large, et intervient tout juste avant que l'administration ait pu mettre en place de nouvelles procédures de sécurité devant réduire les accès extérieurs. Il pourrait s’agir d’espionnage, tout comme d'une attaque financière.

Des attaques de plus en plus sophistiquées
Hasard du calendrier, le « New York Times » a révélé jeudi que l’administration Obama avait donné, sans débat public, à l’agence de sécurité nationale (NSA) l’autorité légale de surveiller les communications sur Internet pour repérer des pirates informatiques travaillant notamment pour des gouvernements étrangers. L’agence de renseignement a été autorisée à passer au crible des données sur Internet, sans mandat judiciaire, à la recherche de logiciels malveillants et de piratages liés à des gouvernements étrangers. Pour prévenir les critiques, la direction nationale du renseignement (ODNI), qui chapeaute toutes les agences de renseignements américaines, a rappelé opportunément que la cyber-menace pesant sur les Etats-Unis augmentait « en fréquence, en échelle, en sophistication et en sévérité des conséquences ».

Accusations irresponsables
Le « New York Times » croit savoir que la Russie serait derrière une attaque qui avait permis à des pirates d’accéder à des échanges de courriels de la Maison Blanche, en particulier de Barack Obama. Mais la Chine est très régulièrement mise en cause dans ces affaires, au point que les relations diplomatiques se sont tendues sur ce sujet entre Washington et Pékin. La Chine supporte très mal d’être régulièrement pointée du doigt par un pays dont les agissements en matière de cyber-surveillance semblent loin d’être irréprochables, comme l’ont démontré les révélations d’Edward Snowden.
Evoquer « sans enquête en profondeur » la responsabilité de la Chine dans le vaste piratage informatique récemment détecté aux Etats-Unis est « irresponsable et sans fondement scientifique », a réagi ce vendredi matin le ministère chinois des Affaires étrangères.

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4-Selon le FMI, la plus grosse bulle financière de l’Histoire va bientôt exploser
https://lebilan2.wordpress.com/2015/06/02/selon-le-fmi-la-plus-grosse-bulle-financiere-de-lhistoire-va-bientot-exploser/
2 juin 2015

Dans son dernier rapport sur la stabilité financière, le Fonds monétaire international sonne l’alarme. Son propos, sur la retenue comme d’ordinaire, n’est pas aussi explicite que le nôtre. LE BILAN ajoute, aux aspects conjoncturels relevés par le FMI, une analyse structurelle du système financier.

Lagarde

C’est un événement planétaire. Le Fonds monétaire international (FMI), organisme basé à Washington né des accords de Bretton Woods en 1944, qui a largement contribué à bâtir le système financier actuel, tire la sonnette d’alarme. Généralement rassurante, l’institution sort de ses habitudes pour mettre le doigt sur ce qui « accentue les tensions » dans l’économie mondiale. Bien sûr, le discours tenu par le FMI reste sobre et évite soigneusement les formules catégoriques et trop explicites. Néanmoins, après avoir déjà consacré son avant-dernier rapport régulier – biannuel ou trimestriel – sur la stabilité financière aux « risques » encourus par les acteurs publics et privés de la finance internationale, l’édition d’avril 2015 du document franchit une marche supplémentaire.

La prochaine crise est inévitable. Pour le prouver, nous nous intéresserons de près aux signaux négatifs dont le FMI fait état, reposant comme à l’accoutumée sur une étude empirique des conjonctures. Dans un second temps, nous lierons à ces facteurs circonstanciels un examen structurel du système financier contemporain. Ce dernier, par une analyse plus profonde, sera révélé pour ce qu’il est – un géant aux pieds d’argile, sans cesse grandissant pour nourrir en milliards la caste des ultra-riches.

Le printemps des crises
Le FMI fait état d’une conjoncture qui, mois après mois, « intensifie les risques » de survenue d’une nouvelle crise financière. Certains éléments, salués en France par les dirigeants politiques et les économistes de cabinet comme très favorables pour l’économie nationale, sont profondément déstabilisateurs pour le système international. Autrement dit, les causes d’une croissance française « élevée », à 0,6% au premier trimestre selon les estimations bienveillantes de l’Insee, mettent en danger des acteurs économiques de premier rang – donc l’équilibre financier planétaire.

Taux d’intérêt records en France et en Allemagne
Le 1er juin 2015, les taux d’intérêt auquel la France emprunte sur les marchés ont atteint un nouveau record. A dix ans, les obligations ont atteint le seuil de 0,8080% ; pour les maturités les plus courtes, les taux sont même négatifs depuis des mois, et ont même franchi, ce jour, la barre du -1% pour les échéances de trois ans. Une bonne nouvelle, à priori : enfin, l’Etat semble sortir des milliards d’euros d’intérêts réglés chaque année à ses créanciers. Sur LE BILAN, nous avons d’ailleurs insisté sur l’arnaque géante que représente la dette publique pour les travailleurs français. Mais du point de vue de l’équilibre des marchés, c’est une toute autre histoire.

En réalité, la ruée vers les dettes allemandes et françaises met à mal la rentabilité du secteur de l’assurance. L’outre-Rhin emprunte également à des taux très bas, pour une raison simple : comme les obligations françaises, les allemandes représentent le risque le plus faible du marché. Les compagnies d’assurance misent des quantités astronomiques de capitaux, souvent dans des placements périlleux. La probabilité de voir s’effondrer ces investissements, lucratifs mais dangereux, oblige les entreprises à placer certains œufs dans des paniers plus sûrs. Les emprunts des Etats ont toujours représenté une solidité, une garantie de remboursement quoiqu’il advienne. Mais dans la zone euro, certains pays ont inspiré davantage de craintes que de confiance : la Grèce, l’Italie, le Portugal ont subi, ces dernières années, des phénomènes de désinvestissement massif en raison des inquiétudes de restructuration de leurs dettes publiques ; et par le jeu du marché, leurs taux se sont alors relevé subitement, entraînant parfois de graves conséquences.

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A contrario, face à l’instabilité des Etats du sud, les premières puissances de l’Union européenne ont incarné dans l’esprit des financiers une certaine intangibilité. Les dettes françaises et allemandes, malgré la santé relativement mauvaise de l’économie hexagonale, sont devenues les valeurs-refuge par excellence. Mais y investir a représenté un coût toujours plus important : désormais, ce sont les créanciers qui payent ces gros Etats pour pouvoir placer leurs capitaux entre leurs mains, d’où les taux négatifs. La loi du marché, théâtre d’un rapport de force permanent entre l’offre et la demande donne parfois des situations comme celles-ci ; et plus les investisseurs sont nombreux à acquérir des obligations françaises et allemandes, plus les taux d’intérêt continueront à baisser.

L’observateur non-averti pourrait croire que chacun trouve son compte dans ce mécanisme. Il sous-estimerait lourdement les pratiques hasardeuses, voire fâcheuses, des compagnies concernées. Axa, Predica, et Allianz vendent des contrats d’assurance en garantissant des taux de rémunération supérieurs ; elles promettent un rendement élevé aux particuliers, qui contractent des assurances-vie, des retraites par capitalisation ou placent leur épargne sur des investissements présentés comme profitables. Mais les difficultés du marché à restaurer la confiance, et les taux toujours plus bas des placements obligataires, creusent toujours plus l’écart avec les revenus prédits, dont les assurances jurent de se faire les garantes. En bout de course, les compagnies se rapprochent toujours plus du précipice, et leur chute pourrait être extrêmement sévère.

Au printemps déjà, le FMI mettait sérieusement en garde contre le phénomène de tension qui s’opère sur ce marché. Dans son rapport sur la stabilité économique mondiale, publié en avril, l’institution souligne que « la persistance des faibles taux d’intérêt mettra à rude épreuve un grand nombre d’établissements financiers ». Après avoir atteint, peu après la publication du rapport, le record absolu de 0,3%, puis être revenus à plus de 1% début mai, les intérêts des obligations sur dix ans replongent à nouveau. Or, le Fonds allait encore plus loin : « les tests de résistance réalisés par l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles font apparaître que 24% des assureurs risquent de ne pas pouvoir tenir leurs exigences de solvabilité, dans un scénario de persistance de faibles taux d’intérêt ». Autrement dit, dans ce « scénario » qui est de loin le plus probable de tous, un quart des compagnies se retrouveraient, ni plus ni moins, en incapacité de régler les prestations à leurs assurés – qu’il s’agisse de complémentaires retraites ou de tout autre contrat. L’ensemble du secteur de l’assurance, qui détient les capitalisations les plus élevées de la planète, se retrouverait bientôt plongé dans une crise aux conséquences faramineuses, et dont personne ne sait aujourd’hui s’il sera possible d’en sortir.

Le pétrole et la guerre
Outre la crise des assurances, qui menace de frapper de plein fouet la zone euro, la situation internationale n’est pas au beau fixe. Un autre facteur, présenté en France comme bénéfique pour notre économie, est au cœur des préoccupations : la chute drastique du prix du pétrole. Le baril de Brent, après avoir atteint son plus haut historique à près de 140 dollars en juin 2008, avait largement pâti de la crise financière en tombant sous la barre des 40 dollars six mois plus tard. Mais son cours s’était immédiatement repris, revenant à 70 dollars en mai 2009, et oscillant autour des 100 dollars pendant près de cinq ans.

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Voici exactement un an, le baril était à plus de 110 dollars : il entama, alors, sa baisse la plus longue jamais observée. Jusqu’en janvier 2015, pas un jour n’est passé sans que le prix du pétrole finisse par baisser ; après une timide reprise en mars, son cours stagne depuis deux mois et les observateurs craignent une nouvelle chute, vers les abysses cette fois. Au passage, si le Brent est le plus représentatif avec près de deux-tiers des échanges mondiaux, il est important de souligner que le baril de pétrole américain suit exactement la même courbe, avec la même baisse historique durant six mois. Bien sûr, les Français ont vu ce phénomène comme une bonne affaire : notre pays, très consommateur d’essence et dénué de toutes ressources, a vu ces événements comme un soulagement. Le mauvais présage de feu Christophe de Margerie, patron de Total jusqu’à son décès en octobre dernier, qui prévoyait pour les prochains mois un prix à la pompe de 2 euros pour le sans plomb, était écarté. Mais là encore, les conséquences d’un processus excessifs seront lourdes.

Les pays exportateurs de pétrole, qu’il s’agisse des monarchies du Golfe ou des pays d’Amérique Latine, dont le Venezuela de notre camarade Nicolas Maduro, se retrouvent en grave difficulté financière. Le cercle vicieux est en œuvre depuis maintenant un an : la baisse du baril entraîne logiquement des profits moins élevés pour les Etats producteurs ; leurs dettes publiques et leurs devises deviennent des placements moins avantageux, voire plus dangereux, ce qui provoque le départ de nombreux financiers ; ces pays se trouvent pris dans un certain étau, entre moins de profits et moins d’investissements. Les entreprises qui y ont encore leurs placements, pour beaucoup européennes et américaines, font face à des risques toujours plus élevés pour leurs trésoreries. Plus globalement, la sortie accélérée des capitaux en devises monétaires concernées entraîne un cercle vicieux, qui déstabilise complètement le marché international des changes.

Ce dernier vacille d’autant plus qu’un autre facteur vient perturber l’équilibre financier du capitalisme planétaire, et non des moindres : les guerres. Les années 2010 voient une très forte recrudescence des hostilités armées, dont la présentation par nos « grands » médias comme de simples guerres civiles cache mal l’ampleur de leurs répercussions. Tout particulièrement, les guerres libyenne et syrienne, largement encouragées par l’OTAN qui a financé et armé les prétendus « rebelles », déstabilisent des régions entières, voire des continents. Le Maghreb et le Moyen-Orient pâtissent sévèrement, d’un point de vue financier, de la montée en puissance des groupes djihadistes. La Libye et la Syrie étaient des modèles économiques, tant en point de vue de leur produit intérieur que de la distribution des revenus au sein de leurs populations. Cette relative prospérité a poussé leurs voisins à lier des capitaux aux leurs, tant elles représentaient une stabilité prometteuse. Les événements meurtriers, qualifiés de « printemps arabe » alors qu’ils étaient pour l’essentiel provoqués par des milices de mercenaires, ont profondément rebattu les cartes dans les régions.

Les puissances occidentales, Union européenne et Etats-Unis en tête, minimisent largement l’aspect économique de ces guerres ; d’une part, parce qu’elles les ont délibérément déclenchées, d’autre part, parce que des pays comme les USA ou la France placent leurs pions sur l’échiquier économique. En Libye, par exemple, Total s’est rué sur les exploitations pétrolières, faisant peu de cas de la population locale et de son devenir. En Syrie, le pari fait par la France est d’abord et avant tout la chute du régime d’El Assad, encore aujourd’hui malgré l’horreur incarnée par Daech. De solides, la Syrie et la Libye sont désormais vouées à s’écrouler dans le ventre mou du tiers-monde. Mais d’autres entreprises occidentales ou internationales avaient misé gros sur les économies syrienne et libyenne ; nombre d’entre elles ont procédé au retrait d’une quantité importante de capitaux. Et ce phénomène a, lui aussi, bouleverse le marché des devises.

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La dépréciation rapide des taux de change accentue les tensions qui pèsent sur les entreprises fortement endettées en devises [des Etats producteurs de pétrole ou en guerre] et cela a provoqué de fortes sorties de capitaux des pays émergents », constate le Fonds monétaire international. Ce dernier souligne la gravité financière des événements actuels : « l’augmentation de la volatilité des principaux taux de change a été la plus forte depuis la crise financière mondiale. La diminution des liquidités sur les marchés des changes et les marchés obligataires, de même que l’évolution de la composition des investisseurs, ont accentué les frictions dans les ajustements de portefeuille ». Les « frictions » dans les « ajustements » sont des euphémismes : même s’ils jurent ne jamais céder à la panique, l’assombrissement des perspectives internationales donne aux investisseurs des sueurs froides.

Faillites bancaires en pagaille
Petit à petit, les conditions d’un krach se réunissent. Aux éléments observés par le Fonds monétaire, d’autres phénomènes sont à étudier de près. La  situation des marchés financiers, en particulier en Europe, donne à elle seule un signal extrêmement pessimiste pour l’avenir immédiat.

C’est d’abord une banque autrichienne qui a provoqué en Europe centrale des remous démesurés. Depuis la crise de 2008, Hypo Alpe Adria (HAA) est incapable de sortir la tête de l’eau, empêtrée dans toutes sortes de placements toxiques. En grave difficulté depuis 2014, ses problèmes viennent pour l’essentiel de sa filiale Heta, spécialisée dans les investissements à risque. Pour maintenir ses activités, HAA se voyait régulièrement aidée par les fonds publics : entre 2008 et 2015, ce sont 5,5 milliards d’euros qui ont été versés, sans contrepartie ni remboursement, par l’Etat autrichien à la banque. Face à la colère des contribuables, et à l’impasse de la situation, l’Autriche a pris une décision le 1er mars dernier : ne plus donner un euro à Heta, dont les actifs ne représentaient plus alors que 280 millions d’euros. Mais cette structure était organiquement liée à de nombreux acteurs financiers, en Europe de l’Est et également en Allemagne.

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C’est notamment la Düsseldorf Hypotherkenbank, basée dans la capitale de Westphalie, qui a pâti le plus immédiatement de la faillite annoncée de Heta. Banque modeste et entièrement liée à HAA, Düsselhyp représente néanmoins une première étape d’un « effet boule de neige considérable », concède le quotidien libéral en ligne la Tribune : « avec un impact initial de 280 millions, on met en péril un bilan de 11 milliards, et un marché de quelque 400 milliards d’euros ». Pour éviter la contagion, l’Association allemande des banques privées (BdB) a immédiatement pris le contrôle de la Düsselhyp ; mais cette dernière n’est pas la seule concernée par la faillite de la filiale de la HAA, loin s’en faut. La bavaroise BayernLB et Dexia Kommunalbank sont exposées à hauteur de plusieurs milliards. Si les flammes apparentes ont été étouffées, le brasier pouvant provoquer une crise bancaire en Europe centrale reste intact.

Parallèlement, un pays bien plus petit mais plus proche de nous était ébranlé par une crise de premier ordre : Andorre. La principauté, dont le président de la République française est également le chef d’Etat, a fait face à une déstabilisation jamais vue. La Banque privée d’Andorre (Banca Privada d’Andorra, BPA) s’est retrouvée sous la coupe d’une enquête américaine, ouverte le 10 mars par la FinCEN, organisme attaché au Trésor chargé de lutter contre le crime financier. En cause, la BPA avait blanchi l’argent de mafias chinoises, russes et vénézuéliennes, selon les autorités américaines. L’aspect géopolitique dans l’affaire est important, tant les trois pays cités constituent des adversaires de premier plan pour l’impérialisme états-unien ; du point de vue économique, qui nous intéresse ici, l’affaire a provoqué un déficit de confiance sans précédent pour les plus de 7 milliards d’actifs de la BPA. Le petit Etat a pris le contrôle de la banque, fait inédit dans son histoire ; mais, comme le rappelle la Tribune, Andorre n’a « pas de filets de sécurité ». N’étant pas membre de la zone euro, la Banque centrale de Francfort ne le renflouerait pas en cas de faillite ; or, les actifs de la BPA sont deux fois supérieurs au produit intérieur brut de la principauté. Si elle venait à déposer le bilan, elle entraînerait dans sa chute bien d’autres institutions, à commencer par les banques espagnoles avec lesquelles elle entretient des partenariats financiers privilégiés.

Pendant ce temps, les tensions grandissantes entre Europe et Russie ont coûté au grand pays une grave crise bancaire, qui n’a pas fini de le secouer. De nombreux établissements ont fait faillite au printemps, passant les uns après les autres sous la tutelle par la Deposit Insurance Agency (DIA), l’organisme public chargé de reprendre les banques déposant le bilan. En mars, l’équivalent de 18 milliards d’euros manquait aux banques pour assurer leurs financements, rendant dès lors insuffisant le plan de recapitalisation de 13 milliards mis en place par l’Etat. « Un quart des banques russes sont au bord de l’asphyxie », annonçaient alors Les Echos. Pour éviter de se retrouver, elle-même, en difficulté, la géante Sberbank se refusait alors à toute aide vis-à-vis de ses concurrents. Malgré son intransigeance apparente, elle a accusé de lourdes difficultés au premier trimestre, avec une division par deux de ses bénéfices sur un an selon les résultats annoncés la semaine dernière. Le premier facteur de ces résultats est intrinsèque au système bancaire, avec notamment une diminution de 16% des revenus nets tirés par la banque des intérêts des crédits.

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Enfin, après l’Allemagne et Andorre, c’est un autre voisin de la France qui semble proche de la tempête depuis ce printemps : l’Italie. Le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) a dévoilé, le 25 mars, un rapport qui a mis le feu aux poudres dans le microcosme de l’investissement financier. L’entreprise américaine d’audit et conseil, reprise par le magazine Challenges au mois d’avril, souligne « l’inflation galopante des crédits à risques des banques italiennes ». « Les prêts douteux augmentent sans cesse », souligne Jacques Sapir : « ils sont proches de 15 à 20% là où ils devraient être à 5% ». Du propre aveu de la Banque d’Italie, ces « prêts non performants » ont atteint 185 milliards d’euros en janvier, et continueront à augmenter en 2015 d’après PwC. Le système bancaire de notre voisin latin ne trouve plus grâce aux yeux des cabinets de conseil, comme Alpha Value, qui insiste sur le « fonctionnement coûteux » d’un « système éclaté », où « le niveau de fonds propres des banques est très bas ». La réaction est sans appel : les capitaux fuient désormais le pays. Après trois ans et demi de baisse, les taux d’intérêts des obligations italiennes remontent depuis trois mois, créant pour la finance nationale des tensions accrues. Challenges rappelle que « cette faiblesse a été mise en lumière par les tests de résistance de la BCE, en octobre, puisque neuf banques italiennes sur les quinze soumises à l’exercice ont échoué » aux « stress tests » de la Banque centrale. L’hebdomadaire économique, chantre du capitalisme, se fait franchement pessimiste sur l’avenir proche de la péninsule, reprenant en chapeau les propos de Sapir : « on peut s’attendre à une crise bancaire italienne majeure cet été ».

Le retour des subprimes
Comme le veut la logique du marché, l’incertitude règne sur la suite des événements. Nous ne nous ferons pas oiseau de mauvais augure : il est impossible d’affirmer si la prochaine crise surviendra effectivement cet été. Néanmoins, le système financier est de plus en plus sous pression et les signaux négatifs ne manquent pas. Les faillites bancaires européennes, survenues pour des raisons diverses, restent jusqu’à présent des phénomènes isolés – mais, ajoutés aux processus globaux analysés par le FMI, créent les conditions d’une nouvelle crise.

Les « grands » médias se gardent bien d’aborder frontalement la question, trop attachés à défendre le système capitaliste, en glorifiant par exemple le 0,6% de croissance française. S’il est effectivement absurde de chercher à prédire la date du prochain krach, analyser en profondeur la situation des banques est par contre possible, utile et nécessaire. Il apparaît alors clairement que la prochaine crise aura bien lieu ; et qu’elle aura un retentissement, dans le monde et en France, sans doute plus puissant encore que celle de l’automne 2008. Pour comprendre le dernier krach, comme celui à venir, étudier la question des subprimes est éclairant. Loin d’être d’un autre âge, elle en dit long sur le système financier contemporain.

Le tas d’or
A l’origine se trouve un système bancaire entièrement basé sur le crédit, dont les Etats-Unis sont le fer de lance. Au pays du « rêve américain », les revenus des travailleurs ont été comprimés pendant plus d’un demi-siècle ; à mesure que les profits des plus riches grimpaient en flèche, grâce aux hausses de production et aux gains de productivité, les salaires proportionnels n’ont fait que baisser. Pour soutenir artificiellement la consommation des ménages, les banques ont donc développé un outil formidable : les crédits à la consommation. Emprunter de l’argent est devenu toujours plus facile : pour acheter une maison ou une voiture, bien sûr, mais aussi un lave-linge, un aspirateur, et enfin pour payer ses baguettes. Les cartes de crédits, qui sont devenues la norme, permettent de régler ses achats du quotidien non plus avec l’argent présent effectivement sur le compte bancaire, mais avec de l’argent prêté par la banque que le consommateur devra rembourser les mois suivants. Comme chaque prêt, il comporte des taux d’intérêts élevés ; et avec un pouvoir d’achat artificiellement augmenté, les Américains se sont en fait retrouvés de plus en plus dans l’étau des banques.

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Aux Etats-Unis, le phénomène de surendettement atteint des niveaux inimaginables en Europe ; des millions de foyers sont concernés. Dans un ersatz de régulation du système se sont développées les agences de notation : chaque créditeur, chaque individu qui emprunte de l’argent, se voit attribuer une note sur 1.000, allant de la solidité financière incarnée (1.000) à l’insolvabilité la plus totale (0). Ce système, le « FICO score », introduit en 1989 par la société de logiciels informatiques éponyme, s’est institutionnalisé et il n’est plus une compagnie de crédits qui ne le prend en compte. Dès la fin des années 1990 s’est formée une nouvelle catégorie de la population, les « mauvais payeurs », accumulant les dettes et les retards sur leurs remboursements : les subprimes. Fixé historiquement à 640, puis variable, il est un niveau du FICO score en-dessous duquel les ménages ne peuvent plus contracter de nouveau prêt, sauf à accepter des conditions particulières. A partir de 2001, le nombre d’individus catégorisés subprimes n’a cessé de croître.

Dans un processus décortiqué avec talent par Michael Moore dans son film Capitalism : A love story, les banques ont mis en place au début des années 2000 un système pernicieux. Les familles surendettées se sont vues proposer de prendre un crédit sur l’hypothèque de leur logement : en pleine ascension des prix de l’immobilier, s’est diffusée l’idée selon laquelle les maisons sont des « tas d’or », des « banques » à elles seules. Si un ménage, même endetté jusqu’au cou, vivait dans une maison estimée à 200.000 dollars, alors il pouvait emprunter une part proportionnelle à la banque, proche parfois de la valeur estimée du bien. Du point de vue des banques, le calcul était simple : en prêtant de l’argent, les ménages pourront consommer, investir, vivre mieux et dégager bientôt de quoi nous rembourser ; pour ce service, nous pouvons appliquer des taux d’intérêts fluctuants, très profitables, indexés sur le marché pour maximiser le rendement des prêts hypothécaires ; enfin, si la famille en vient à ne plus payer ses traites, nous pourrons saisir le logement, ce qui constitue une garantie de remboursement à coup sûr. Chacun sait aujourd’hui que ce scénario ne s’est pas déroulé comme prévu.

La perversion du système
Si le mécanisme de crédits en était resté là, tout injuste qu’il est pour des travailleurs pris à la gorge, il n’aurait pas provoqué la tempête de 2008. En réalité, le système va beaucoup plus loin. La finance capitaliste repose sur un principe élémentaire : les établissements prêtent de l’argent qu’ils n’ont pas. Pour bien comprendre, nous allons prendre un exemple abstrait.

Mettons que mille individus demandent, chacun, un prêt de mille dollars à la banque A. Celle-ci n’a pas un million d’euros en poche ; mais elle peut en avoir seulement  100.000, soit 10%, et accorder malgré tout ces prêts. Le procédé est simple : pour récupérer le million de dollars, elle recourt marché financier. En émettant des actions, elle peut se financer massivement, pour réaliser ses opérations et au final, donner à ses financeurs une bonne rentabilité. Le plus souvent, ça fonctionne très bien : la banque A, si elle applique un taux d’intérêt moyen de 5% à ses clients, en redistribuant 3% aux actionnaires et en empochant 2% de commission, fait une excellente affaire. Cela signifie qu’elle a gagné 20.000 dollars, pour avoir prêté un argent qu’elle ne possède pas ; et au passage, elle a grassement rémunéré les actionnaires, qui auront davantage confiance en elle.

En réalité, les sommes sont bien plus élevées, donc les risques aussi. Pour parer les probabilités de ne pas se voir rembourser, la banque A veille à mutualiser les risques. Elle combine les engagements financiers : si une action reposait, au bout du compte, sur un seul crédit, elle ne vaudrait plus rien au cas où l’endetté ne rembourserait pas. La banque A veille donc à ce que chaque titre sur le marché corresponde à une somme de parts dans de nombreux crédits, étalés temporellement et géographiquement : c’est la titrisation. De plus, notre banque émet en réalité des actions pour un montant supérieur aux prêts qu’elle fournit aux ménages ; ainsi, elle place des capitaux dans une multitude d’investissements, sûrs ou très rentables. Avec une trésorerie toujours égale à 100.000 dollars, la banque A peut donc brasser, par exemple, deux millions de dollars sur les marchés financiers : tout repose sur la promesse de gains contenue dans le bénéfice qu’elle réalisera sur cette capitalisation élevée.

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Là où l’affaire se corse dangereusement, c’est que les deux millions de dollars de capitalisation font eux-mêmes l’objet d’une spéculation. A partir de ces actifs financiers sont émis des dérivés de crédit, consistant en des options d’achats – mais pas des promesses – des actions concernées. Ce mécanisme permet, a priori, de réduire les risques : un autre financeur, l’acheteur du dérivé, se porte garant pour l’actif et le « protège ». En réalité, c’est un moyen pour les financeurs de doper dans des proportions astronomiques la quantité de capitaux, donc les revenus qui leur sont liés – les dividendes notamment. Ce commerce juteux s’est placé, ces dernières décennies, au cœur du système financier international. Pour l’exemple de la banque A, les deux millions d’actifs financiers peuvent faire l’objet d’un montant équivalent de dérivés de crédit. La capitalisation totale de l’affaire est donc portée à quatre millions de dollars ; le tout, alors que seul un million a été effectivement prêté, et pourra fera l’objet de remboursement ; et alors que la trésorerie de la banque A est, encore et toujours, à 100.000 dollars, soit moins de 3% de la capitalisation totale prenant en compte les dérivés.

L’exemple présenté, derrière des sommes abstraites pour rendre les mécanismes intelligibles, est loin d’être une exception : c’est le modèle de la finance capitaliste. Il est question ci-dessus de dollars, pour ne pas trancher avec le présent exposé sur les subprimes ; mais le raisonnement reste parfaitement valable en euros ou en francs, étant donné que le mécanisme est tout autant utilisé par les compagnies d’assurance et les banques françaises. Revenons donc à notre exemple. A partir d’un millions de dollars dans l’économie réelle, qui représentent déjà un pouvoir d’achat artificiel pour les ménages endettés, ce sont quatre millions qui peuvent transiter sur les marchés et arroser copieusement les gros porteurs d’actions. Le système tient parce que les capitaux se renouvellent, parce que les ménages continuent de contracter toujours plus de crédits immobiliers ou à la consommation, et parce que les mouvements de fonds sont permanents. Il subsiste même si, parmi les 1.000 individus qui ont emprunté mille dollars à la base, 50 en viennent à ne pas pouvoir rembourser.  Mais à 100 insolvables, le système vacille dangereusement ; et si la confiance se perd, les capitaux s’enfuient aussi rapidement qu’ils sont arrivés.

La crise des subprimes
Différents facteurs ont progressivement conduit à la crise des subprimes, survenue en août 2007. D’abord, les taux d’intérêts appliqués par les organismes de crédits pour les prêts hypothécaires se sont envolés, quand la Réserve fédérale – la banque centrale états-unienne – a rehaussé son taux directeur, de 1% en 2004 à plus de 5% en 2007. Dès lors, le montant des échéances mensuelles ont grimpé pour ceux qui avaient souscrit à un crédit subprime. Une raison rarement évoquée par les observateurs est le marasme économique états-unien : comme en France, bien qu’à un degré moindre, l’appareil industriel des USA a été progressivement démantelé, ces dernières décennies, par les grands groupes capitalistes qui ont délocalisé la production en Asie. Dans leur pays d’origine, ces entreprises maintenaient un chiffre d’affaire artificiellement élevé par de nombreux engagements financiers avec le secteur de la bancassurance ; ce n’est donc pas pour rien si des géants, comme General Motors, sont passés en 2008 à deux doigts de la faillite. Toujours est-il que le chômage des Etats-Unis a grimpé au cours des années 2000, renforçant la condition de pauvreté des travailleurs américains, et donc leur incapacité à payer leurs traites.

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Dès lors, un nombre grandissant de ménages se sont vus dans l’incapacité de régler les échéances mensuelles. Le phénomène grandissant, il a d’abord mis en danger les asset-backed security, ou ABS, les titres financiers conçus à partir des crédits subprimes. Les banques et assurances propriétaires de ces titres les avaient, elles-mêmes, transformés en toutes sortes de dérivés de crédits, dont les collateralised debt obligation ou CDO, considérés sûrs car mêlant les créances immobilières des subprimes à des titres obligataires émis par les Etats. Le rendement promis pour ces produits financiers était élevé, c’est pourquoi certains établissements, financiers voire immobiliers, s’étaient spécialisés dans la détention de ces titres. Plus les organismes détenaient de ces actions « toxiques », et plus rapidement ils se sont retrouvés piégés. En 2007 puis en 2008, ce sont des poids lourds qui ont successivement été atteints par la paralysie financière : la banque Bear Stearns, d’abord, pionnière dans les méthodes de titrisation – parfois répétées sur les mêmes produits pour espérer créer une cascade de profits. Investie à plus de 80% sur le marché des capitaux, délaissant l’économie réelle comme la gestion de patrimoine (10%), la Bear était la cinquième banque d’affaires de Wall Street. En situation de dépôt de bilan, elle a été rachetée en mars 2008 par la banque commerciale JPMorgan Chase à 10 dollars l’action, soit treize fois moins que son niveau d’octobre 2007.

Au printemps 2008, certains pensaient que le pire était passé ; mais l’étau ne faisait que commencer à se refermer sur des acteurs plus importants encore, comme le retrace le captivant docu-fiction Too big to fail. Fannie Mae (FNMA) et Freddie Mac (FHLMC), deux sociétés par actions créées par le gouvernement fédéral pour augmenter la taille du marché des prêts hypothécaires, se sont retrouvées asphyxiée : à elles deux, elles assuraient envers les organismes de crédits 5.200 milliards de dollars d’hypothèques, soit des centaines de fois leurs fonds propres. Fin juillet, au bord de la faillite, le Trésor consent à prendre le contrôle des entreprises pour éviter la liquidation pure et simple. Enfin, ce fut au tour de Lehman Brothers, quatrième banque des Etats-Unis, de se retrouver sous le feu des projecteurs. Les événements ont alors sévèrement démenti l’adage courant dans le milieu de la finance américaine, appliqué notamment dans le cas de cette banque, selon lequel l’établissement serait « trop gros pour faire faillite ». Mi-septembre, faute de repreneurs, Lehman Brothers n’a eu d’autre choix que d’être liquidée, faisant s’envoler les promesses de rendements et de remboursements des innombrables acteurs financiers engagés avec elle. La faillite de la banque fut l’élément déclencheur du krach boursier international.

Recave géante
Les observateurs se penchant sur l’étude de la crise financière mondiale se sont surtout focalisés sur la question des crédits subprimes, sur les conditions du marché américain, ou sur le comportement du Trésor – c’est d’ailleurs l’angle du téléfilm de HBO cité plus haut. Rares sont ceux qui se sont intéressés à la partie émergée de l’iceberg, le système financier lui-même.

Il est vrai que les subprimes, en tant que placements risqués qui ont fini dans le mur, sont l’élément déclencheur du krach international ; mais, finalement, ils n’en sont pas le moteur. La cause première de la crise réside dans la structure même de la finance capitaliste, c’est-à-dire la titrisation et la production de dérivés de crédits. Complexe et technique, la question est soigneusement évitée par les « grands » médias, tant obnubilés par leur audience que défenseurs invétérés du capitalisme contemporain. Pourtant, c’est bien la structure même de l’économie qui permet une telle spéculation, et qui engendrera des crises toujours plus violentes.

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Au lendemain de la crise financière, les chefs d’Etat, rassemblés au Conseil européen ou au G20, ont multiplié les déclarations d’intention. En janvier 2009, Nicolas Sarkozy ouvrait à Paris la conférence internationale « Nouveau monde, nouveau capitalisme », en insistant : « on doit moraliser le capitalisme (…) ceux qui refusent la refondation, font le lit de ceux qui veulent détruire le capitalisme ». A ses côtés, Angela Merkel estimait que « la seule possibilité » était de « réformer le système financier », « pour inciter les marchés financiers à ne pas prendre trop de risque ». Tony Blair, alors jeune retraité de son poste de Premier ministre britannique et consultant financier pour les multinationales, abondait : « il faut une gouvernance mondiale afin de réguler le système financier face à la crise internationale ». Il est important de préciser que tous ces discours restèrent lettre morte. Plus aucun dirigeant ne parle de régulation, au contraire ; tous insistent sur le besoin de rendre l’économie « compétitive », donc de la libérer de toute contrainte – même, par exemple, pour établir un seuil de ratio entre fonds propres et capitalisation à ne pas dépasser.

Cette envie passagère de « moralisation » était une réponse contextuelle à des peuples interloqués par les sommes en jeu. En novembre 2008, pour « sauver les banques », les Etats ont mis des sommes astronomiques sur la table. Ainsi, la France a proposé 360 milliards d’euros de recapitalisation et d’argent frais aux banques qui le souhaitaient, une initiative alors saluée y compris par le Parti socialiste et le Front national, satisfaits de voir les grandes banques françaises extraites de la tempête. Sans aucune contrepartie, cette manne incroyable a été distribuée aux établissements financiers qui n’hésitaient pas, bientôt, à mordre la main qui les a nourris. Car ces centaines de milliards ont été financés par un large emprunt de l’Etat sur les marchés, c’est-à-dire aux mêmes banques et compagnies d’assurances bénéficiant du « plan de sauvetage » ; et elles n’hésitaient pas à tout faire pour maintenir, sur cette dette créée de toutes pièces, les taux d’intérêts les plus élevés. Dans un rare instant de lucidité, Le Monde relaya en janvier 2014 une étude selon laquelle « entre 200 et 300 milliards d’euros par an d’avantage financier » ont bénéficié aux banques européennes.

Même au cœur de la crise financière, en 2008, les principales banques françaises ont réalisé des milliards d’euros de bénéfices, distribuant à leurs dirigeants et actionnaires des gigantesques profits. Grâce à la recapitalisation gratuite fournie par les Etats, donc les travailleurs contribuables, aucune remise en question n’a été réalisée par les grands établissements financiers. En fait, alors que le krach venait de faire disparaître en poussière des milliers de milliards d’euros dans les bourses de la planète, les gouvernements et la grande bourgeoisie financière propriétaire des banques ont simplement veillé à remettre dix balles dans le flipper. Ou pour prendre une image plus appropriée aux méthodes de casino employées dans la finance capitaliste, à opérer une « recave » géante – paiement d’une nouvelle mise pour revenir à la table de jeu, après avoir perdu au poker. Les milliers de milliards d’euros dépensés par les Etats pour « aider » les banques ont permis à ces dernières de poursuivre leurs activités de spéculation, en prétextant que les cesser reviendrait à céder à la panique, le tout sous les applaudissements des politiciens européens. Dans ce mauvais cirque, les travailleurs ont été doublement perdants : d’abord, ce sont les petits porteurs et les salariés qui ont subi de plein fouet la crise financière ; ensuite, ce sont tous les contribuables, notamment les simples employés écrasés par les taxes, qui ont payé le remboursement de la dette publique, donc le « plan de sauvetage » du système.

La bulle éclatera
L’un des premiers principes du capitalisme est l’opacité dans laquelle les dirigeants économiques opèrent. Les propriétaires de capitaux ont un droit inaltérable à l’anonymat, à la « liberté » de spéculer avec des sommes à peine croyables, et n’ont de comptes à rendre à personne. Il est donc très difficile de connaître la situation réelle des banques aujourd’hui, et pour l’observateur étranger aux cercles de pouvoirs, se fier aux indices laissés par le marché sont la seule option. Le rapport du FMI est, à lui seul, un puissant révélateur sur l’état d’esprit dans lequel se trouvent les dirigeants financiers, pourtant versés d’ordinaires dans l’autosatisfaction et le déni des risques.

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« La délégation de la gestion quotidienne de portefeuille crée des problèmes d’incitation entre investisseurs ultimes et gestionnaires, ce qui peut encourager des comportements déstabilisateurs et amplifier les crises », dit le Fonds monétaire international. « La stabilité financière n’est pas fermement établie dans les pays avancés et les risques se sont intensifiés dans beaucoup de pays émergents » poursuit l’organisme international, dans un discours dont la platitude n’a d’égale que le caractère exceptionnel. Le meilleur résumé se trouve sans doute dans les constatations les plus techniques : « Les options de rachat facile et la présence d’un «avantage du précurseur» peuvent provoquer des risques de ruée, et la dynamique des prix ainsi enclenchée peut s’étendre à d’autres compartiments du système par le conduit des marchés de financement, des bilans et des garanties. ». Au cas où ça ne vous semble pas très clair, en langage FMIste, ça signifie que la prochaine crise internationale est pour très bientôt.

Ça gonfle, ça gonfle
L’autre institution internationale issue de Bretton Woods, la Banque mondiale, présente des statistiques qui peuvent être un marqueur très intéressant. Pourtant, comme l’INSEE, la façon dont les données sont présentées et structuraient gomment volontairement les paradoxes béants de l’économie contemporaine, pour mieux défendre l’ordre établi ; de plus, la Banque accuse un grave retard dans la publication des chiffres, les derniers en date étant ceux de l’année 2013. Néanmoins ils restent instructifs : les capitalisations boursières totales des entreprises cotées, après avoir accusé le coup en 2007-2008 et en 2011, sont nettement reparties à la hausse. Elles marquent une reprise en flèche des spéculations boursières, alors même que les économies réelles ont tendance, elles, à patiner.

Les ratios capital/actif des banques ont suivi, en sens inverse, la même courbe: ces dernières années, la part de fonds réels contenue dans la capitalisation des établissements financiers a lourdement diminué ; et tout indique que le mouvement s’est accéléré entre 2013 et 2015, une période non traitée par la Banque mondiale. Cette courbe internationale n’a pas été suivie par la France : notre pays a légèrement amélioré son ratio ces dernières années. Il faut dire que les banques hexagonales partaient de très loin : en 2013, dernier chiffre connu, les établissements français ne disposaient toujours que de 5,4% de fonds propres par rapport à l’ensemble de leurs actifs financiers. C’est, à très peu de choses près, au même niveau que l’exemple que nous donnions : une capitalisation à deux millions d’euros pour un capital réel à 100.000 euros.

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Plus probant encore, la montée vertigineuse des capitalisations est constatable par l’évolution des places boursières, autant valable en points d’indice qu’en montant monétaire. Le Dow Jones, qui avait atteint les 14.198 points en octobre 2007, a dégringolé dans les mois qui ont suivi, passant brièvement sous la barre des 8.000 points début 2009. Mais très rapidement, il a repris un rythme de croissance soutenu, franchissant son record avec 14.268 points en mars 2013, et ne cessant de crever le plafond depuis. Le 19 mai 2015, il a établi son plus haut niveau en fermeture à 18.312 points ; au soir du 1er juin, il était toujours supérieur à 18.000.

La Bourse de Paris et son indice phare suivent la même déroutante course. Supérieur à 5.000 points en ce début du mois de juin, il atteint surtout des niveaux de capitalisation record. Mi-juillet 2007, avant d’être affecté par la crise des subprimes, le CAC 40 établissait un record avec tout juste 1.300 milliards d’euros. Il a ensuite lourdement baissé dans les dix-huit mois qui ont suivi : d’environ 1.000 milliards début 2008, le CAC n’était plus qu’à 570 milliards d’euros début 2009. Depuis, l’indice boursier français n’a fait que grimper, si bien que ce printemps, le record de juillet 2007 a été allègrement franchi. Le CAC s’est élevé au-dessus des 5.000 points, en finissant le 1er juin avec une capitalisation de 1.353,28 milliards d’euros ; et le 27 avril, il a même réalisé un record en clôturant à 1.415 milliards.

L’explosion pour bientôt
Ces chiffres qui se succèdent semblent ne pas signifier grand-chose, et il est vrai qu’ils ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ce sont de petits révélateurs d’un mouvement global : jamais la capitalisation, en France et dans le monde, n’a été aussi élevée. En ajoutant l’ensemble des établissements financiers, le fossé entre l’économie réelle et la spéculation boursière devient une abîme. Dans cette course effrénée, la bulle gonfle encore et toujours, en quantité et en proportions, faisant apparaître toujours plus nettement la seule perspective possible : l’éclatement violent de ce gonflement artificiel, le plus grand que l’Histoire aura connu.

Les grands porteurs d’action, les milliardaires de la grande bourgeoisie financière, savent parfaitement jouer avec les règles du marché ; quand l’éclatement surviendra, ils en seront les premiers informés, car ils disposent de tous les outils pour visualiser l’évolution proche des actifs financiers. En attendant, ils s’empiffrent sans aucun cas de conscience : en 2014, les dividendes du CAC 40 ont bondi de 25%. Dévoilés, sans bruit, en février 2015, ils ont atteint 56 milliards d’euros pour la seule année dernière, et pour les seules quarante entreprises présentes dans l’indice. Le record, accompli en 2007 avec 57,1 milliards d’euros, est frôlé.

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Dirigeants économiques, politiciens et éditorialistes poursuivent leurs activités, vaquent à leurs occupations sans se soucier de la suite. Pourtant, dans les sphères proches du pouvoir – réel, celui de la grande bourgeoisie – la certitude d’une crise prochaine se dessine plus clairement. Et cette fois, personne ne sait exactement comment en sortir. Les Etats, déjà étranglés par une dette gigantesque due au « sauvetage » de 2008 et aux intérêts des créanciers, auraient bien du mal à allonger la monnaie pour « recaver » une deuxième fois dans la même décennie. Mais pour l’instant, nos très chères élites font l’économie d’une telle discussion.

Le scénario se confirmera : si ce n’est pas cet été, ni en 2016, ce sera à coup sûr dans les prochaines années. Le système financier capitaliste est un monstre gigantesque, en croissance permanente, construit toujours plus sur du vide. La sortie de la crise financière de 2008 par une extorsion massive de richesses aux peuples, organisée par la caste politico-médiatique aux ordres de la classe capitaliste dominante, a simplement accordé un sursis de quelques ans au système en place. La crise des subprimes, et le krach international consécutif, ont révélé la nature même du régime économique de notre époque, où l’artifice cache mal les blessures profondes. Il ne reste plus qu’à espérer que les peuples, à commencer par les travailleurs français, en fassent une occasion de pousser à la transformation radicale de notre société. Céder à la servitude une nouvelle fois mettrait à genoux la France, sa classe ouvrière, son restant de souveraineté ; se redresser, au contraire, est toujours possible. Il faudra, simplement, arrêter de s’incliner devant la poignée de milliardaires et leurs avatars politiques, de la gauche socialiste à l’extrême-droite chauvine.

Les indices ne manquent pas pour annoncer la crise prochaine. Déjà, le FMI sonne l’alarme, dérogeant à ses habitudes les plus élémentaires ; ensuite, les faillites en série dans l’espace européen sont un signal fort de ce qui adviendra ; enfin, la structure même de la finance capitaliste pousse l’économie, à vitesse grand V, vers le prochain krach boursier. Il ne fait nul doute que la prochaine crise arrivera ; ce peut être cet été, ou dans cinq voire dix ans, mais elle est inéluctable. La course effrénée conduite par les grands financiers, poussés par la caste politico-médiatique, fera beaucoup de dégâts – et avant tout chez les travailleurs qui nourrissent le monde de richesses, plutôt que chez les spéculateurs qui gonflent leur fortune. La question qui doit nous animer, désormais, est moins la façon dont cette crise se déroulera, ou le moment auquel elle surviendra ; mais ce que nous
ferons, en tant que peuple déjà âprement exploité, quand l’économie mondiale sera à nouveau à la croisée des chemins.

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5-Mer de Chine méridionale : Washington exige l'arrêt «immédiat» des constructions d'îles
http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/30/01003-20150530ARTFIG00047-mer-de-chine-meridionale-washington-exige-l-arret-immediat-des-constructions-d-iles.php
30/05/2015

Les Chinois mènent d'énormes opérations de remblaiement dans l'archipel disputé de Spratleys, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses.

«La Chine a créé plus de 800 hectares de terrain, soit plus que tous les autres pays ayant des revendications. Et la Chine l'a fait dans les seuls derniers 18 mois», a souligné le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.
«La Chine a créé plus de 800 hectares de terrain, soit plus que tous les autres pays ayant des revendications. Et la Chine l'a fait dans les seuls derniers 18 mois», a souligné le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.

Lire aussi :
Pour un officiel de l'OTAN, une guerre éclatera cet été
http://www.slate.fr/story/102141/otan-guerre-ete-2015
Mer de Chine : la tension monte entre Washington et Pékin
http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/22/01003-20150522ARTFIG00238-mer-de-chine-la-tension-monte-entre-washington-et-pekin.php
Mer de Chine : Manille et Hanoi font un pied de nez à Pékin
http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/28/01003-20150528ARTFIG00016-mer-de-chine-manille-et-hanoi-font-un-pied-de-nez-a-pekin.php

«On ignore jusqu'où la Chine ira». Par la voix de son secrétaire à la Défense Ashton Carter, Washington a appelé samedi à l'«arrêt immédiat et durable» des travaux de construction par Pékin d'îles semi-artificielles en mer de Chine méridionale. «Par ces actions, la Chine n'est pas en phase avec les règles et les normes internationales», a justifié Ashton Carter depuis Singapour, où il assistait au forum annuel connu sous l'appellation «Dialogue Shangri-La» réunissant plusieurs hauts responsables militaires de la zone Asie-Pacifique. Selon lui, les travaux de construction ou d'agrandissement d'îlots nuisent à la sécurité dans la région Asie-Pacifique. Il a aussi averti que les soldats américains continueraient à pénétrer dans les «eaux internationales» de mer de Chine méridionale. Le survol de la zone par un avion espion américain avait déclenché la semaine dernère l'ire de la Chine.
«La paix et la stabilité s'effondreront»

Gen Nakatani, ministre de la Défense japonais
Également présent au forum, le ministre de la Défense japonais, Gen Nakatani, a quant à lui averti que les prétentions de Pékin risquaient de plonger la région dans le chaos. «Si nous restons sans rien faire face à une situation contraire au droit, l'ordre tournera bientôt au désordre, et la paix et la stabilité s'effondreront», a dit le ministre nippon. «J'espère, et j'attends de tous les pays, dont la Chine, qu'ils se comportent en tant que puissances responsables», a ajouté Gen Nakatani. Lors d'une session de questions/réponses suivant le discours d'Ashton Carter, un responsable militaire chinois a rétorqué que ses critiques étaient «infondées et non constructives». «Je pense que les activités de la Chine sont légitimes, raisonnables et justifiées», a-t-il ajouté.

Une importance militaire stratégique
En cause: l'archipel des Spratleys, soit plus de 100 îlots, récifs et atolls situés à mi-chemin entre le Vietnam et les Philippines. Ces derniers constituent l'une des zones les plus disputées en raison de son importance militaire stratégique. Les Chinois y mènent actuellement d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses. «La Chine a créé plus de 800 hectares de terrain, soit plus que tous les autres pays ayant des revendications. Et la Chine l'a fait dans les seuls derniers 18 mois», a souligné Ashton Carter. L'Américain a tout de même reconnu que plusieurs voisins avaient également développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan avec un.

Les pays de la région redoutent un coup de force du géant chinois. Cette semaine, les autorités chinoises ont organisé une cérémonie pour la construction de deux phares sur des récifs de cette zone maritime. Et Pékin a récemment retiré deux pièces d'artillerie qu'elle venait de déployer un mois plus tôt sur un de ses îlots controversés. Selon des responsables militaires américains, cette artillerie ne posait pas directement de menaces de sécurité. Mais elle alimente les craintes que la Chine n'utilise ses îles artificielles à des fins militaires.

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6-Russie-USA : la guerre secrète des avions de combat
http://jforum.fr/2015/04/russie-usa-la-guerre-secrete-des-avions-de-combat/
26/04/2015

Une guerre secrète entre les USA est la Russie est en cours. Chacune des deux puissances cherche a avoir le meilleur avion de combat, avec la plus grande charge en armement, et surtout le moins visible des écrans radars.

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Dans cette course les Etats-Unis semblent perdre leur avance technologique, au profit des Russes et des Chinois. Le F22 Raptor se voit rattrapé par le T-50 Russe. D’où le désire des Etats-Unis de lancer la fabrication d’un nouvel avion de combat plus puissant.

Selon le magazine américain National Interest, les Etats-Unis auront de la peine à construire un chasseur capable d’égaler le T-50 russe et le J-20 chinois.

 Les Etats-Unis créent une chasseur de 6e génération F/A-XX dans l’espoir de dépasser le T-50 (PAK-FA) russe et le Chengdu J-20 chinois considérés comme les meilleurs avions de combat, a annoncé l’analyste militaire américain Dave Majumdar dans le magazine National Interest.

« Quand on voit un T-50 (PAK-FA) russe ou un J-20 chinois et leurs technologies balistiques, on comprend que les avantages des Etats-Unis diminuent », indique le journaliste se référant à un responsable de l’industrie de défense américaine.

Selon M.Majumdar, les chasseurs russe et chinois sont les meilleurs avions de combat, dépassant leurs concurrents occidentaux, y compris le chasseur-bombardier F-35C de Lockheed Martin et le chasseur-bombardier et avion d’assaut embarqué F/A-18E/F Super Hornet de Boeing. Seul le chasseur F-22 Raptor (Lockheed Martin, Boeing) est en mesure de rivaliser avec les avions russe et chinois, estime l’analyste.
Le secret du tout nouveau chasseur russe T-50

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Le T-50 est la quintessence de tous les éléments modernes de l’aviation russe, écrit lundi Interpolit.

Cet appareil est appelé à défier le chasseur américain F-22 Raptor de cinquième génération. L’avion russe tarde pourtant à faire son apparition depuis quelques années, alors que le chasseur américain est déjà en service et a même participé aux récentes attaques contre l’État islamique en Irak. Néanmoins, le concepteur du T-50 Alexandre Davidenko est persuadé qu’il sera meilleur que le F-22.
« Les principales fonctions restent identiques mais nous avons essayé de les améliorer », explique-t-il. Et d’ajouter que pendant l’élaboration du T-50, ou encore PAK FA, la compagnie Sukhoi a même simulé un combat aérien entre le T-50 et le F-22.

Même les constructeurs ignorent pour l’instant quelle sera la version de série du PAK FA à cause de son évolution permanente. Mais on connaît déjà quelques détails. Comme l’a rapporté Alexandre Davidenko, la part des matériaux composites dans la masse globale de l’avion à vide s’élève à 25%, et à 70% à la surface de l’appareil. La large utilisation de matériaux composites dans la construction de l’avion a permis de réduire son poids et de simplifier considérablement la préparation de la production en série.

Le bureau d’étude Sukhoi affirme aussi que le niveau d’invisibilité radar, optique et infrarouge de l’appareil sera sans précédent. L’unique problème qui fait encore douter de l’appartenance du T-50 à la cinquième génération est son moteur. Les prototypes sont propulsés par les moteurs Al-41F1, connus également comme 117S — installés aujourd’hui sur les Su-35S. Ces moteurs seront montés sur les premiers T-50 de série. Les moteurs de cinquième génération, connus comme Type 30, en sont en effet encore au stade de la conception. Les travaux d’étude et d’essai devraient s’achever d’ici 2016. Selon diverses estimations, les PAF FA seront dotés de nouveaux moteurs seulement en 2025-2027.

Le T-50 remplit la principale exigence des chasseurs modernes, avec une haute intellectualisation du bord. Le radar du chasseur à antenne active voit tout ce qui se passe dans les airs et au sol dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Il peut suivre plusieurs cibles en verrouillant sur elles l’armement du chasseur. Selon les constructeurs, il peut les attaquer toutes en même temps en tirant des missiles en éventail. Et ce aussi bien contre des cibles aériennes qu’au sol.

T-50

Les ailes du PAK FA sont dotées de plusieurs antennes radar, ce qui permet au chasseur de voir tout ce qui se passe autour de lui à 360°. Le long du fuselage sont disposés des dizaines de capteurs permettant de contrôler la situation autour de l’appareil et d’échanger des informations en temps réel avec les systèmes de contrôle au sol ou dans le cadre d’un groupe d’aviation. En fait, le T-50 peut être aussi bien un outil d’attaque autonome qu’un coordinateur d’opération militaire globale.

La cabine du T-50, contrairement au Su-27, ne possède pas d’équipements analogiques. Tout est remplacé par deux écrans LCD. Selon les ingénieurs, cela économise la place et le poids mais permet aussi d’introduire dans l’appareil un contrôle parallèle à distance. En pratique, cela signifie que le rôle du pilote devient moins notable. C’est l’ordinateur qui décide à quelle vitesse l’avion abordera la cible et à quel moment le pilote sera autorisé à tirer.

Le chasseur Su-35

Le T-50 pourra décoller et atterrir sur des pistes de 300 à 400 mètres. A terme, les ingénieurs créeront sa version embarquée. Les concepteurs disent que l’avion volera à plus de 2 500 km/h et pourra parcourir jusqu’à 5 000 km en autonomie.

Tout comme son concurrent le F-22, le T-50 coûte extrêmement cher. Le coût du programme de développement du Raptor est estimé à 74 milliards de dollars et chaque appareil vaut 146 millions de dollars. C’est pourquoi les USA n’ont acheté que 187 chasseurs de cette classe. Le programme russe est bien moins coûteux, mais le vice-ministre russe de la Défense Iouri Borissov a déclaré que le ministère se réservait le droit de revoir le nombre de chasseurs de cinquième génération achetés. Les militaires n’en commanderont que 12 et décideront ensuite combien d’appareils ils pourront se permettre. Auparavant, ils affirmaient vouloir à coup sûr acheter 52 T-50.

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7-Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute
http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/021103285286-les-subventions-aux-energies-fossiles-representent-10-millions-de-dollars-par-minute-1124170.php
Jean Michel Gradt / Journaliste | Le 01/06

Les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles en 2015 vont atteindre 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), lit-on dans un récent rapport du FMI.

Permalien de l'image intégrée

Et si c'était le rapport qu'on attendait pour secouer la COP21, la conférence internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris dans six mois ? Dans un rapport intitulé  « How Large Are Global Energy Subsidies? » (« Quelle est l'ampleur des subventions dans l'énergie? ») remis le 18 mai au Fonds monétaire international (FMI), David Coady, Ian Parry, Louis Sears et Baoping Shang estiment que les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) atteindront cette année 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), soit 14,5 milliards de dollars par jour ou encore 10 millions de dollars par minute (voir le rapport intégral ci-dessous).

Selon eux, réduire les subventions attribuées à ces énergies réduirait de 20 % les émissions de CO2 sur la planète. « Cette analyse est très importante. Elle brise le mythe que les combustibles fossiles ne sont pas chers en montrant combien leurs coûts réels sont énormes, a réagi Nicholas Stern, économiste et spécialiste du climat à la London School of Economics dans un entretien au Guardian . Il n'y a aucune justification aux énormes subventions attribueés à ces combustibles fossiles, qui faussent les marchés et nuisent aux économies, en particulier dans les pays les plus pauvres ».
Avec 4740 milliards d’euros de subventions cette année, le secteur des énergies fossiles est davantage subventionné que l'ensemble des programmes de santé publique dans tous les pays de la planète.

Subvention à l'énergie après impôt
Comment les auteurs parviennent-ils à ces chiffres impressionnants  ? « Notre travail, expliquent-ils, met l'accent sur la notion assez large de subventions à l'énergie après impôt ("post-tax energy subsidies"), qui survient lorsque les prix à la consommation sont inférieurs aux coûts d'approvisionnement, qu'il n'existe pas de taxe sur les dégâts environnementaux, et qu'une taxe additionnelle s'applique à tous les biens de consommation pour augmenter les recettes fiscales. »

De fait, les acteurs des industries fossiles ne participent pas à tous les coûts de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. Des coûts qui comprennent, entre autre, les dommages causés aux populations par la pollution de l’air, ou via les inondations, sécheresses et autres tempêtes qui résultent du changement climatique.

Vitor Gaspar, qui dirige les département des Affaires fiscales au FMI, a expliqué (voir la vidéo de présentation du rapport ci-dessous) que les estimations détaillées dans ce rapport s’appuyaient sur des bases solides et qu'elles donnaient un aperçu des coûts réels générés par combustibles fossiles.

Six pétroliers pour une taxe sur le carbone
Ces données seront-elles prises en compte à l'occasion des négociations de la COP21 qui ont repris ce lundi 1er juin à Bonn (Allemagne)  sur la base d’un texte censé être exhaustif puisqu'il regroupe les propositions de chacun des 193 pays membres de l’ONU ? Certains en doutent. Dans une tribune intitulée "Changement climatique : la proposition dont aucun Etat ne veut", publiée vendredi dans Libération, Maxime Combes et Nicolas Haeringer s'étonnent d'un oubli troublant . « Alors que les énergies fossiles représentent 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et qu’on ne cesse de forer pour en trouver davantage, aucun Etat, aucune institution internationale, ne propose de limiter la production de charbon, de gaz et de pétrole » écrivent-ils.

Est-ce à dire qu'en matière de taxation des émissions de carbone, le paysage est et restera figé ? Pas sûr. La preuve : six compagnies pétrolières et gazières européennes (BG Group, BP, Eni, Royal Dutch Shell, Statoil et Total) ont lancé lundi un appel à tous les Etats pour instaurer des « mécanismes de tarification du carbone ». « Notre secteur est confronté à une équation complexe: répondre à une demande croissante en énergie qui soit moins émissive en CO2. Nous sommes prêts à jouer notre rôle pour relever ce défi. Nous avons la ferme conviction qu'un prix du carbone permettra de se détourner des options les plus émissives et apportera la visibilité nécessaire pour dynamiser les investissements dans les technologies bas carbone et les ressources les plus pertinentes au rythme adéquat », ont encore écrit les directeurs généraux des six groupes dans leur communiqué commun.

« Il y a cinq ans, on était tous arc-boutés sur notre pré carré, à défendre les énergies fossiles », a souligné le directeur général de Total, Patrick Pouyanné, lors d'une conférence de presse « Nous avons besoin d'un prix du carbone sur la planète+. Nous avons besoin aujourd'hui que les Etats du monde entier mettent en place un tel cadre et nous sommes convaincus que notre participation peut s'avérer précieuse pour définir une approche de la tarification du carbone à la fois pratique et réaliste ». Selon lui, un tel « signal prix » contribuerait à remplacer les centrales électriques au charbon en Europe par des centrales à gaz, deux fois moins émettrices de Co2. Pour équilibrer la compétitivité du charbon et du gaz, il faudrait que la tonne de carbone vaille « une quarantaine de dollars », contre environ 7 euros aujourd'hui, a estimé le dirigeant.

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8-Voilà à quoi pourrait ressembler le drapeau de la Terre
http://www.planet.fr/international-le-drapeau-de-la-terre.860446.29335.html?xtor=ES-1-847333[Planet-a-la-Une]-20150522
Jeudi 21 Mai 2015

Un étudiant suédois a créé un drapeau pour représenter l’humanité. Elaboré avec l’aide de la Nasa, le logo devrait être utilisé pour les missions spatiales.

Voilà à quoi pourrait ressembler le drapeau de la Terre

Dans le cadre d’un projet de fin d’études, Oskar Pernefeldt, un étudiant suédois à l’université Beckmans (Suède), a créé un drapeau pour l’humanité. Le jeune étudiant s’est étonné de la présence des drapeaux nationaux sur la combinaison des astronautes américains, russes, français ou chinois, alors que l’espace est un endroit neutre. Le drapeau a été élaboré avec le soutien d’entreprises privées et de l’Agence spatiale américaine, la Nasa. 

Selon le site internet du projet, The International Flag of Earth (Le drapeau international de la planète Terre), ce drapeau a pour objectif de "représenter la planète Terre", mais aussi de "rappeler aux hommes que nous partageons cette planète, peu importe les frontières nationales, et qu’il faut prendre soin les uns des autres et de la planète sur laquelle nous vivons".

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"Une fleur, symbole de la vie"
La réalisation de ce drapeau à été soigneusement étudiée et conçue dans le respect de la vexillologie, la science qui étudie les drapeaux : "Les cercles sont liés les uns aux autres. C’est pour signifier que tous les éléments sont liés sur notre planète, directement ou indirectement", explique le designer sur son site.

"Au milieu du drapeau, les sept anneaux représentent une fleur, symbole de la vie su Terre (…) Le fond bleu représente l’eau, essentielle à la vie. Les anneaux qui composent la fleur forment également un cercle, qui peut être interprété comme la représentation de la Terre en tant que planète dans un univers", ajoute-t-il.

Encore faut-il que la communauté internationale se mette d’accord. En effet, l’idée d’un drapeau représentant la Terre est loin d’être récente. Plusieurs drapeaux ont déjà été proposés lors de concours officiels ou par des initiatives personnelles.

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9-La crise a rendu les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres
http://www.planet.fr/actualites-la-crise-a-rendu-les-riches-encore-plus-riches-et-les-pauvres-encore-plus-pauvres.860523.1557.html?xtor=ES-1-847333[Planet-a-la-Une]-20150522
Jeudi 21 Mai 2015

Les écarts de revenus et de richesses se sont creusés depuis les années 80 et durant la crise économique de 2007 à 2011, selon un rapport de l’OCDE publié jeudi. 

La crise a rendu les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres

Un rapport de l’OCDE sur les conséquences sociales de la crise économique, de 2007 à 2011, publié jeudi, montre que les écarts de revenus et de richesses se sont une nouvelle fois creusés. L’étude, qui est allée jusque dans les années 80 pour voir l’évolution des revenus, montre en effet que les inégalités dans les pays de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique ont augmenté.

"En moyenne, les 10% les plus riches de la population ont ainsi un revenu 9,6 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 fois dans les années 1980 et 9,1 fois dans les années 2000", rapporte le site francetvinfo, qui relaie l’information.

Un écart qui s’est accru plus rapidement en France
En France, les inégalités se situent dans la moyenne des autres pays membres mais se sont toutefois accrues plus rapidement. Le coefficient de Gini, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus (0 représentant une égalité parfaite, et 1 un cas d'inégalité extrême), est en effet passé de 0,293 à 0,309 entre 2007 et 2011 dans l’Hexagone, selon le rapport, repris par l’AFP.

Tous ces chiffres alarment les auteurs de l’étude, selon lesquels "un point critique" a été atteint. "En ne s'attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements affaiblissent le tissu social dans leur pays et compromettent leur croissance économique à long terme", a déclaré le secrétaire général de l'organisation lors de la présentation du rapport à Paris.

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10-L’économie américaine s’est contractée au premier trimestre
http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/02198982688-leconomie-americaine-sest-contractee-au-premier-trimestre-1123546.php#xtor=EPR-8-[18_heures]-20150529-[Prov_]-1904042%402
Lucie Robequain / Correspondante à New York | Le 29/05

Depuis la crise financière, l’économie américaine ne peut s’empêcher de faire du yo-yo.

L’économie américaine s’est contractée trimestre
L’économie américaine s’est contractée au premier trimestre

Les Etats-Unis ont mal commencé l’année. Le pays, qui a traversé le second semestre 2014 au meilleur de sa forme, a complètement calé depuis. La croissance s’est contractée de 0,7% sur les trois premiers mois de l’année, un chiffre qui contraste fortement avec ceux des deux trimestres précédents (5 % et 2,2 %). Elle anéantit pratiquement tout espoir de voir la Réserve fédérale relever les taux d’intérêt au mois de juin. « Il n’y a plus rien à attendre avant septembre. Et encore, cela suppose que l’économie redémarre dans les prochains mois », pense Chris Wiliamson, économiste en chef chez Markit.

Le scénario a comme un air de déjà-vu. Depuis la crise financière, l’économie américaine ne peut s’empêcher de faire du yo-yo. Elle affiche un grand dynamisme pendant deux ou trois trimestres , avant de retomber comme un soufflé ensuite. La panne annoncée vendredi matin tient à plusieurs facteurs : comme l’an dernier, le froid polaire a paralysé une bonne partie du pays. Les Américains sont restés enfermés chez eux, plutôt qu’aller au restaurant et dans les magasins. La consommation, qui reste le grand moteur de l’économie, a progressé d’un petit 1,8 %, loin des 4,4 % du trimestre précédent.

L’essence a beau rester incroyablement bon marché, elle n’a plus l’effet bénéfique que l’on pouvait observer au cours des trimestres précédents : « Quand le prix de l’essence baisse, les Américains se mettent à rouler davantage. Mais ils ne vont pas rouler 12 heures par jour. Au bout d’un moment, ils atteignent un plafond et l’effet prix n’agit plus », explique Ethan Harris, économiste en chef chez Bank of America. Loin d’être positive, la chute des prix du pétrole semble même devenir un point noir pour l’économie du pays : les compagnies pétrolières mettent leurs projets en sommeil. Elles ont réduit leurs investissements de près de moitié au cours du dernier trimestre (-48,7 %).

Les exportateurs font eux aussi grise mine. La flambée du dollar rend leurs produits particulièrement chers aux yeux des Européens et des Asiatiques. Le dollar a encore progressé de 11 % par rapport à l’euro ces trois derniers mois. « Le bénéfice d’un pétrole peu cher s’est tari. L’inconvénient du dollar fort, quant à lui, se fait pleinement sentir », résume Michael Gapen, économiste en chef chez Barclays. Les exportations ont effectivement plongé de 7,6 % sur les trois derniers mois, coûtant plus de 1 point de croissance au pays.

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11-Québec : les cigarettiers devront payer 11,3 milliards d'euros
http://www.lepoint.fr/monde/quebec-les-cigarettiers-devront-payer-11-3-milliards-d-euros-02-06-2015-1932964_24.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150602
Le Point - Publié le 02/06/2015

La Cour supérieure de la province avait été saisie dans le cadre de deux recours collectifs, les procédures en justice ont duré 17 ans.

Un bureau de tabac, photo d'illustration.
Un bureau de tabac, photo d'illustration

La Cour supérieure du Québec a condamné lundi trois fabricants de cigarettes à verser 15,5 milliards de dollars canadiens (11,3 milliards d'euros) de dommages et intérêts à plus d'un million de victimes du tabac au Québec, un record au Canada. Les trois multinationales condamnées - Imperial Tobacco Canana (filiale de British American Tobacco), Rothmans Benson & Hedges et Japan Tobacco International - ont immédiatement contesté le verdict du juge Brian Riordan, qui avait été saisi dans le cadre de deux recours collectifs. Ce jugement historique met un terme à 17 années de procédures en justice.

Le magistrat a retenu quatre accusations principales contre les cigarettiers, dont les manquements au « devoir général de ne pas causer un préjudice à d'autres » et au devoir « d'informer ses clients des risques et des dangers de ses produits ». Les deux recours collectifs regroupent en tout près de 1,02 million de Québécois, dont certains fumaient depuis les années 1960.

« Les consommateurs adultes et les gouvernements étaient au courant des risques associés à l'usage du tabac depuis des décennies », a répliqué Imperial Tobacco Canada, estimant dans un communiqué que le jugement de lundi « cherche à dégager les consommateurs adultes de toute responsabilité concernant leurs actes ». « Nous estimons qu'il y a des motifs solides d'interjeter appel de ce jugement », a ainsi ajouté Tamara Gitto, vice-présidente d'Imperial Tobacco Canada, annonçant l'intention du cigarettier de saisir la Cour d'appel du Québec.

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12-Fifa : la corruption possible grâce à "la complicité" des banques
http://www.lepoint.fr/sport/fifa-la-corruption-possible-grace-a-la-complicite-des-banques-04-06-2015-1933729_26.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150605
Le Point - Publié le 04/06/2015

Selon une ONG américaine, 26 banques apparaissent mentionnées dans l'acte d'accusation contre la Fifa, dont JPMorgan et Citigroup.

JP Morgan fait partie des banques qui auraient laisser faire, selon la coalition d'organisations Jubilee USA.

Le scandale de corruption qui éclabousse la Fifa n'aurait jamais été possible sans la "complicité" des grandes banques internationales et notamment américaines, a estimé jeudi la coalition d'organisations Jubilee USA.

"Le degré de corruption n'a été possible qu'avec la complicité du système bancaire international", a déclaré Éric LeCompte, directeur de ce groupement d'organisations de lutte contre la pauvreté et l'opacité financière.

La justice américaine a inculpé 14 responsables de la Fifa et du marketing sportif dans un dossier comptabilisant 150 millions de dollars de malversations. Un ex-responsable de l'organisation, Chuck Blazer, a par ailleurs directement reconnu le versement de pots-de-vin en marge de l'attribution des Mondiaux 1998 et 2010.

"Nous avons besoin de lois sur la transparence" (Éric LeCompte)

Selon l'ONG, 26 banques apparaissent mentionnées dans l'acte d'accusation, dont JPMorgan et Citigroup, et certaines d'entre elles ont permis à ces fonds de "circuler" dans le système financier américain. "Il n'y a qu'un seul cas où une banque a rejeté une opération qu'elle jugeait suspecte", affirme Jubilee USA dans son communiqué, affirmant que l'acte d'accusation souligne combien la corruption est "protégée" par des établissements financiers américains. Aucune banque américaine n'a toutefois été mise en cause par la justice américaine dans le scandale de la Fifa, mais Jubilee affirme que les enquêteurs examinent encore si l'une d'elles a violé la loi.

L'ONG affirme également qu'une partie des pots-de-vin ont atterri dans des sociétés-écrans anonymes qui mettent leur véritable propriétaire à l'abri des autorités et dont certains États américains se sont fait une spécialité, comme le Delaware. "Nous avons besoin de lois sur la transparence qui font en sorte que les délinquants ne puissent plus transférer leur argent dans le monde", a affirmé Éric LeCompte.

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13-Coupe du monde 2018 : la Russie veut faire travailler ses prisonniers
http://www.rtl.fr/sport/football/coupe-du-monde-2018-la-russie-veut-faire-travailler-ses-prisonniers-7778497669
26/05/2015

Pour limiter les coûts engendrés par l'organisation du Mondial de football, une loi va permettre de faire travailler les détenus, à moindre prix bien sûr.

À Saint-Pétersbourg, à l'ouest du pays, c'est un stade de 60.000 places qui est en train de sortir de terre
À Saint-Pétersbourg, à l'ouest du pays, c'est un stade de 60.000 places qui est en train de sortir de terre

Au moment d'organiser les Jeux Olympiques d'hiver 2014, à Sotchi, la Russie n'avait pas hésité à dépenser à tout-va, allant même jusqu'à faire de l'événement le plus cher de l'histoire du sport avec un budget estimé à environ 40 milliards d'euros. Mais depuis, les sanctions liées à la crise ukrainienne et la chute des prix des pétrole ont durement affectée la santé économique du pays, au point de le forcer à surveiller de très près ses comptes bancaires.

Résultat : alors que le pays se consacre à la préparation de la Coupe du monde 2018 de football, l'heure est aux économies. Et un député est convaincu d'avoir une solution des plus efficaces. Pour Alexander Khinshtein, membre du parti de Vladimir Poutine, elle pourrait bien se trouver dans les prisons du pays puisqu'il vient de proposer un texte de loi autorisant les autorités à faire travailler les détenus.

Acheter moins cher qu'au prix de marché
Objectif annoncé : transformer les peines de prison en séjours dans des usines, pour concevoir matériaux et ustensiles nécessaire à l'accueil de la prestigieuse compétition. "C'est une opportunité d'acquérir des matériaux à un prix bas, bien plus bas que le prix du marché à l'heure actuelle", explique le parlementaire à l'agence Associated Press. "Et en plus de cela, ça permet de mettre les prisonniers au travail, ce qui est toujours une bonne chose."

Dans son projet de texte, le député propose notamment de rémunérer les détenus un peu moins de 300 euros mensuels. Alexander Khinshtein reste également persuadé que son idée participerait de la politique russe de "remplacement des importations", décrétée depuis le début de la chute du rouble et les sanctions prises contre le pays.

Un système carcéral déjà très critiqué
Par le passé, le système carcéral russe a déjà été accusé de faire travailler les détenus pour des salaires dérisoires et des horaires bien trop importants, comme le rappelle le New York Times. Fin 2013, Nadejda Tolokonnikova, membre des Pussy Riot avait notamment dénoncé les conditions de vie inhumaines subies lors de son passage dans un camp de travail.

S'il se refuse pour l'instant à tout commentaire auprès de la presse occidentale, le service pénitentiaire russe a précisé dans un journal économique local que les tâches confiées aux prisonniers "ne seraient pas proposées à des citoyens ordinaires". Du côté de la FIFA, une instance qui subit déjà de nombreuses critiques liées aux conditions de travail sur les chantiers de la Coupe du monde qatarie, on n'assure pour le moment n'avoir pas eu connaissance du plan russe.

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14-Accusé de racisme, Haribo arrête sa production de bonbons de couleur noire
http://www.valeursactuelles.com/monde/accuse-de-racisme-haribo-arrete-sa-production-de-bonbons-de-couleur-noire-50183
19/01/2015

Racisme ? Le scandale est venu… par des bonbons, en Scandinavie. Sous la pression de nombreux internautes, Haribo a retiré de la vente ses bonbons de couleur noire à la réglisse, qui représentait des masques de l’art primitif africain.

http://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/styles/va-article/public/haribo_afp.jpg?itok=7agUqWTQ

Pression des consommateurs
Vendredi 17 janvier, le fabricant de bonbons Haribo a fait savoir qu’il arrêtait la vente en Suède et au Danemark de leurs bonbons au réglisse présents dans l’assortiment Skipper Mix. Ces bonbons, au réglisse et de couleur noire, représentait des masques s’inspirant de l’art primitif africain. La production de ces confiseries avait été lancée par Haribo il y a quelques années déjà, sans que ça ne fasse jusqu’alors polémique.

Le géant mondial de la fabrication de bonbons a déclaré tenir compte des nombreuses réclamations des consommateurs : «Nous avons estimé que nous pouvions garder ce produit et en retirer les parties que certains consommateurs ont jugées offensantes» a déclaré à l’AFP le directeur d’Haribo Suède.

En France, les bonbons dit tête de nègre ont été définitivement retiré de la vente en 2013.

Lire aussi :
Accusé de racisme, Haribo élimine ses bonbons noirs en Scandinavie
http://www.lemonde.fr/vous/article/2014/01/17/accuse-de-racisme-haribo-elimine-ses-bonbons-noirs_4350208_3238.html

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15-Népal : "Les femmes sont des proies rêvées pour les trafiquants"
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150515.OBS9004/nepal-les-femmes-sont-des-proies-revees-pour-les-trafiquants.html
15-05-2015

Après les deux séismes qui ont frappé le Népal, de nombreuses femmes ont perdu le ou les emplois qui leur permettaient de vivre, en l'absence de mari et de famille.

Une femme népalaise devant les magasins fermés, le 14 mai 2015 à Katmandou, après le deuxième tremblement de terre. (Metin Aktas / ANADOLU AGENCY)
Une femme népalaise devant les magasins fermés, le 14 mai 2015 à Katmandou, après le deuxième tremblement de terre.

Difficile d’imaginer ce que Sarika vient de traverser si l’on s’arrête à son sourire lumineux, son regard bienveillant, ses gestes doux. Sarika a 32 ans, quatre enfants, pas de papier, pas d’argent. Elle est à la rue depuis le premier tremblement de terre au Népal, le 25 avril. Avant le séisme, elle louait une petite chambre dans une maison de Thamel, le quartier touristique de Katmandou. Son mari – "un mariage d’amour" - l’a quittée voilà cinq ans pour une autre femme. Depuis, Sarika doit se débrouiller seule : au Népal, les femmes sans mari sont comme proscrites, elles sont rarement recueillies par leur propre famille.

Sarika cumulait donc deux boulots pour faire vivre ses enfants et les envoyer à l’école. De 9 heures à 18 heures, elle travaillait dans un magasin de vêtements ; de 18 heures à 1 heure du matin, elle était entraîneuse dans un "dance bar". Mais le magasin et le "dance bar" ont fermé après la catastrophe. Les gens n’ont plus d’argent pour sortir ou s’acheter de nouveaux habits. Elle confie :

« Je ne sais pas ce que je vais faire. J’ai peur pour mes enfants. Et j’ai besoin de deux travails pour les faire vivre tous les quatre. »

http://referentiel.nouvelobs.com/file/13992020.jpg
Sakira le 14 mai 2015 à Katmandou (Ingrid Chiron/L'Obs)

"Les femmes comme Sarika sont les plus fragilisées par le tremblement de terre", estime Hira Dahal, la fondatrice de l’association Chhori - "filles" en népalais – qui gère un centre d’accueil pour les femmes des "dance bar" avec l’ONG française Planète Enfants.
Elles n’ont plus de toit, plus de travail, pas d’économie, le plus souvent elles étaient journalières. Rester seules dans les camps est dangereux. Les hommes boivent, tout le monde est sous pression. Il y a eu des viols et on a aussi parlé de disparition. Ce sont des proies rêvées pour les trafiquants."

Disparues sans laisser de trace
La traite des femmes et des enfants est un fléau persistant au Népal. Les organismes officiels estiment à 14.000 le nombre de femmes et d’enfants qui sont réduits à un état d’esclavage domestique ou sexuel chaque année. La plupart sont envoyés en Inde, dans les pays du Golfe, plus rarement en Afrique, où ils sont "achetés" par de riches particuliers ou des tenanciers de bordels. Perrine Savoie, la chef du bureau de Planète Enfants à Katmandou, explique :

Il suffit qu’un trafiquant leur promette un bon travail à l’étranger pour qu’elles s’envolent sans papier, sans garantie."
Retenues prisonnières, ces femmes disparaissent sans que personne ne les cherche, quasiment sans laisser de trace. Seulement, 186 disparitions pour "traite" ont été déclarées à la police népalaise l’an passé.

Le nombre de femmes livrées à elles-mêmes a considérablement augmenté avec le tremblement de terre. Beaucoup d’hommes ont été tués. Ceux qui ont émigré pour travailler dans les pays du Golfe n’ont pas pu tous revenir pour aider leurs femmes dans le chaos népalais.

C’est le cas de Laxmi qui a aussi été recueillie par l’association Chhori. Elle a perdu 11 membres de sa famille qui habitait le district de Sindhupalchok, où 90% des maisons ont été détruites par le séisme. Et son mari est retenu à Dubaï, où il s’est cassé une jambe en travaillant sur un chantier. Elle est seule et sans ressource avec deux enfants, dont le plus petit a 11 mois.

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16-200 000 ailerons de requin saisis en Equateur
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/05/28/saisie-record-d-ailerons-de-requin-en-equateur_4642441_3244.html
Le Monde.fr avec AFP | 28.05.2015

Le gouvernement équatorien a annoncé, mercredi 27 mai, la saisie de quelque 200 000 ailerons de requin et l’arrestation de trois trafiquants à Manta, principal port de pêche du pays.

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Le ministre de l’intérieur, José Serrano, a annoncé la saisie sur Twitter, postant des photos de milliers de ces ailerons de couleur sombre, très prisés en Asie où ils sont utilisés dans la cuisine et dans la médecine traditionnelle.

Les autorités ont déclaré qu’au moins 300 000 requins avait été tués par les trafiquants, estimant qu’il s’agissait d’un des crimes les plus graves contre l’environnement dans le pays au cours des dernières années. Les ailerons ont été saisis en plusieurs opérations dans la ville portuaire de Manta.

La loi équatorienne interdit la pêche au requin depuis 2007. La pêche aux ailerons, dite « finning », est une pratique consistant à capturer des requins pour leur couper les ailerons avant de les rejeter mutilés à la mer, où ils meurent.

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17-Takata et ses airbags défectueux établissent un record avec 34 millions de rappels
http://www.lepoint.fr/automobile/securite/takata-et-ses-airbags-defectueux-etablissent-un-record-avec-34-millions-de-rappels-20-05-2015-1929653_657.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150520
Le Point - Publié le 20/05/2015

VIDÉO. Vertigineux et jamais vu : une défaillance technique n'avait pas rappelé autant de voitures au garage depuis les débuts de l'automobile

Un airbag doit protéger et non pas agresser un automobiliste. C'est pourtant ce qui peut se produire pour 34 millions d'Américains.
Un airbag doit protéger et non pas agresser un automobiliste. C'est pourtant ce qui peut se produire pour 34 millions d'Américains.

Il a eu beau tourner autour du pot et ne pas manquer d'air dans sa stratégie de défense, allant jusqu'à nier l'évidence, l'équipementier japonais Takata a fini par céder à la pression. Après des mois d'une affaire nauséabonde, le fournisseur japonais de la plupart des constructeurs américains a fini par se rendre à l'évidence : ses airbags sont bien en cause et peuvent occasionner de graves accidents. Takata a finalement cédé et a décidé mardi de doubler à environ 34 millions le nombre de véhicules au total qui vont être rappelés aux États-Unis en raison de ses airbags défectueux.

Cette décision va entraîner le retour chez les concessionnaires de quelque 17 millions de voitures supplémentaires à l'échelle du pays, qui viennent s'ajouter à une première vague de 17 millions déjà concernés, a annoncé le secrétaire aux Transports américain Anthony Foxx au cours d'une conférence de presse. C'est le plus gros rappel de produits aux États-Unis depuis que le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson avait, en 1982, rappelé 31 millions de boîtes de comprimés Tylenol empoisonnés au cyanure.

Produits dans les années 2000, les airbags défectueux peuvent exploser, même en cas de collision mineure, et projeter des fragments de métal et de plastique sur les passagers, selon les autorités américaines. L'agent gonfleur utilisé - du nitrate d'ammonium - est notamment susceptible de se détériorer en cas d'exposition à une humidité excessive. Ces coussins de sécurité sont associés à "au moins cinq décès" sur le sol américain et à de nombreux blessés, a précisé le ministre. Le bilan total dans le monde, y compris aux États-Unis, s'établit à six morts et 105 blessés, selon des documents soumis aux élus américains par Takata en avril.

Coopération obligée
Le groupe nippon a aussi pour la première fois "reconnu" que ses équipements étaient défectueux. Selon des documents adressés à l'Agence américaine de la sécurité routière (NHTSA), Takata admet en outre que les airbags mis en cause peuvent laisser échapper de l'air. Le groupe indique toutefois qu'il poursuit ses tests pour identifier la véritable source du défaut.

"Depuis le début, notre but a toujours été simple : un airbag sûr dans chaque véhicule", s'est réjoui Mark Rosekind, l'un des responsables de la NHTSA. "Les mesures que nous prenons aujourd'hui sont des progrès importants pour atteindre ce but."
Saluant les bonnes dispositions de l'équipementier nippon, les autorités américaines ont décidé de suspendre la pénalité financière de 14 000 dollars par jour qu'ils lui avaient infligée en février pour refus de coopérer "totalement" avec la NHTSA. À ce jour, le montant des sanctions dépasse le million de dollars.

Les réparations vont prendre des mois, voire des années, avant d'être complètement effectuées, d'autant qu'il y a une pénurie des pièces de remplacement. La société japonaise, qui emploie plus de 43 500 personnes dans le monde et existe depuis plus de 80 ans, a décidé de doubler ses capacités de production, à 900 000 kits par mois à compter de septembre. Depuis janvier, Takata produit 450 000 kits par mois, contre 300 000 en décembre. Le groupe nippon travaille aussi avec des concurrents pour répondre à la demande des constructeurs.

"Ce problème doit être résolu illico presto", a enjoint mardi Bill Nelson, sénateur démocrate de Floride (sud-est), un État dont les habitants sont particulièrement touchés par ces problèmes d'airbags à cause de la forte humidité présente dans la région. Une dizaine de groupes automobiles sont concernés : BMW, Fiat Chrysler, General Motors, Ford, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Subaru, Toyota et surtout Honda, qui a déjà fait revenir à lui seul 19,6 millions de véhicules à travers le monde chez ses concessionnaires, dont 5 millions jeudi dernier.

Le premier groupe automobile mondial Toyota en est, lui, à 8 millions de véhicules rappelés tandis que Nissan en a fait revenir 4 millions au total. Outre la pression des régulateurs l'accusant de sa mauvaise gestion du scandale, Takata est visé par une enquête pénale du département américain de la Justice (DoJ) qui soupçonne l'équipementier d'avoir masqué le problème pendant des années.

Si son image en a pris un coup, les dégâts sur sa performance financière sont aussi importants. Il est tombé dans le rouge lors de son exercice fiscal 2014-2015, accusant une perte de 230 millions d'euros.

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18-Qui sont les milliardaires les plus riches de la planète ?
http://www.planet.fr/actualites-qui-sont-les-milliardaires-les-plus-riches-de-la-planete.863478.1557.html?xtor=ES-1-859859[Planet-a-la-Une]-20150528
Mercredi 27 Mai 2015

Américains, Asiatiques, Européens… Où se trouvent les milliardaires les plus riches du monde ? Une enquête de la banque suisse UBS et du cabinet PwC apporte des éléments de réponse.

Qui sont les milliardaires les plus riches de la planète ? 

Une étude de la banque suisse UBS et du cabinet de conseil PwC, publiée mardi, dresse le palmarès des fortunes dans le monde. A partir d’un échantillon de 1 300 grosses fortunes, les deux organismes ont pu dresser le profil des personnes les plus riches de la planète.

Et c’est l’Europe qui recense les milliardaires les plus riches du monde, avec une fortune moyenne de 5,7 milliards de dollars par milliardaire. Viennent ensuite les Américains, avec 4,5 milliards de dollars et en troisième position du classement les Asiatiques, avec 3,2 milliards de dollars.

De plus en plus de milliardaires
Toujours selon l’étude, il faudra semble-t-il se tourner vers la finance pour espérer devenir un jour milliardaire. 30% des nouveaux milliardaires des Etats-Unis ont en effet fait fortune dans ce secteur. L’industrie de biens de consommation est quant à elle favorisée par les Européens. Un milliardaire sur deux du Vieux Continent a constitué sa fortune dans ce domaine.

A noter également que les milliardaires sont toujours plus nombreux : ils sont 1826 en 2015, contre 1645 en 2014, selon un classement établi par le magazine Forbes en mars dernier, repris par le site La Tribune.

Sans grande surprise, l’homme le plus riche de la planète est toujours le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, dont la fortune est estimée à… 79,2 milliards de dollars. Rien que ça !

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19-Neverland, le ranch de Michael Jackson, est à vendre pour 100 millions de dollars
http://www.francetvinfo.fr/culture/people/neverland-le-ranch-de-michael-jackson-est-a-vendre-pour-100-millions-de-dollars_927491.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20150530-[lestitres-coldroite/titre7]
29/05/2015

Le vaste ranch du "roi de la pop", qui abritait un incroyable parc d'attractions, a été mis en vente pour 100 millions de dollars.

Le Le vaste ranch de Michael Jackson en Californie, Neverland, le 29 mai 2009.

Le vaste ranch du "roi de la pop" Michael Jackson en Californie, Neverland, qui abritait un incroyable parc d'attractions, a été mis en vente pour 100 millions de dollars, ont indiqué vendredi 29 mai plusieurs agents immobiliers. Mais le montant réclamé est "optimiste", a estimé un expert, étant donné les accusations d'agressions sexuelles sur des enfants y ayant séjourné qui ont visé le chanteur, décédé en 2009.

Michael Jackson avait construit cet immense ranch près de Santa Barbara (ouest des Etats-Unis), et en avait fait un parc d'attractions comprenant un mini-zoo, des jeux et des jardins. La propriété comprend 22 bâtiments, dont une maison principale de six chambres, un cinéma et un théâtre, décrit le Wall street journal, précisant que tous les animaux du zoo ont été déplacés, à l'exception d'un lama.

Aucune visite organisée
La propriété, rebaptisée ranch de Sycamore Valley, a été rénovée par une société d'investissements. Plusieurs agences immobilières ont été chargées de trouver un acheteur. Une annonce publiée sur un site internet présente des photos de la bâtisse à l'architecture d'inspiration normande, avec piscines et fontaines, des ponts et un parterre de plantes décoratives écrivant "Neverland" au-dessus d'une horloge de fleurs.

"Il y a évidemment beaucoup d'affection pour lui et pour son talent", a commenté Randall Bell, un spécialisé dans l'évaluation de propriétés au profil atypique, auprès du Los Angeles Times. "Mais c'est difficile de passer outre le fait que Neverland est étroitement lié à l'agression d'enfants. Je pense que 100 millions de dollars, c'est très optimiste", a-t-il poursuivi.

Selon le journal californien, la société d'investissements Colony Capital avait racheté la propriété pour 22,5 millions de dollars en 2008. Le Wall Street Journal a précisé qu'aucune visite du ranch ne sera organisée, afin d'éviter une ruée de fans du "roi de la pop".

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20-Le Big One, c'est pour bientôt
http://www.planet.fr/revue-du-web-le-big-one-cest-pour-bientot-une-nouvelle-etude-revele-que-4-failles-ont-cumule-assez-denergie-pour-provoquer-des-tremblements-de-terre
Mercredi 15 Octobre 2014

Le Big One, c'est pour bientôt : une nouvelle étude révèle que 4 failles ont cumulé assez d'énergie pour provoquer des tremblements de terre "désastreux" en Californie. Situées sous des zones urbaines de San Andreas, elles pourraient provoquer des tremblements de terre d'une magnitude de 6,8 ou plus. 15 millions de personnes seraient menacées.

Faille de San Andreas : faut-il en avoir peur ?
La faille de San Andreas en Californie

Lire aussi :
Faille de San Andreas : faut-il en avoir peur ?
http://www.planet.fr/environnement-faille-de-san-andreas-faut-il-en-avoir-peur.864556.1474.html?xtor=ES-1-847334[Planet-a-la-Une]-20150529

Inquiétante nouvelle pour les Californiens. Quatre failles situées sous des zones urbaines du système de faille de San Andreas dans la Californie du Nord ont "cumulé assez d'énergie pour provoquer des tremblements de terre majeurs", d'une magnitude de 6,8 ou plus, rapporte une nouvelle étude. Selon ces recherches, publiées lundi 13 octobre dans le Bulletin of the Seismological Society of America, les failles de Hayward, Rodgers Creek et Green Valley, ont presque -si ce n'est déjà- atteint leur seuil de rupture.

Le cycle sismique, qui se traduit en surface par des vibrations du sol, provient de la fracturation des roches en profondeur. Cette dernière est due à une grande accumulation d'énergie qui se libère, en créant ou en agrandissant des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint.

La zone nord du système de faille de San Andreas se divise en cinq branches principales dont la longueur totale atteint environ 2011 km.

"La faille de San Andreas et les deux failles Hayward et Calaveras nord (qui traversent la baie de San Francisco nldr) ont été calmes pendant des décennies. L'étude offre un bon moyen de se préparer pour les prochains tremblements de terre majeurs", déclare James Lienkaemper, co-auteur de l'étude. Cette dernière analyse le nombre de glissements survenus dans chaque zone de la faille de San Andreas.

"Calculer l'étendue d'un glissement permet d'évaluer l'importance et le timing d'un tremblement de terre important  dans la zone nord de la faille de San Andreas", explique James Lienkaemper. "L'étendue des glissements dans certaines zones de la faille n'est pas encore bien déterminée. Notre priorité principale est donc d'étudier les zones urbaines de San Andreas, au-dessus desquelles vivent des milliers d'habitants de la Baie".

Les contrôles des glissements de la faille de la Baie sont devenus de plus en plus réguliers au cours de ces dernières années. Les mesures d'alignements de matrice...

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