mercredi 23 septembre 2015

des nouvelles de Patrick


1-Autocars: le succès foudroyant de la loi Macron
2-Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé
3-Quel est le salaire net moyen en France ?
4-Des Femen s’invitent au controversé Salon de la femme musulmane, à Pontoise
5-La Prudence et la débauche
6-Le Conseil constitutionnel confirme l'interdiction d'UberPop en France
7-Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?
8-Le revenu universel, un tabou français
9-60 % d’une classe d’âge, l’ambitieux objectif pour l’enseignement supérieur de Hollande
10-L'ONU fustige les expulsions systématiques de Roms en France
11-Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent
12-De moins en moins de Français paient l'impôt sur le revenu
13-Mélenchon veut «que tout le monde paie» l'impôt sur le revenu
14-L'inertie de la gauche au pouvoir dévitalise la démocratie
15-Sondage 2017 : Hollande éliminé au 1er tour, Marine Le Pen en tête
16-François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?
17-Manuel Valls va créer une brigade de lutte contre la haine sur Internet
18-Bordeaux : un aide-soignant frappé pour avoir voulu soigner une femme voilée
19-L'exorbitante facture de l'absentéisme au travail
20-Le Crédit Agricole risque une grosse amende aux États-Unis

---------------------------------

1-Autocars: le succès foudroyant de la loi Macron
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/autocars-le-succ%C3%A8s-foudroyant-de-la-loi-macron/ar-AAeyesP?li=AAaCKnE
21-09-2015

"Des chiffres pour faire taire ceux qui doutent de la pertinence de la réforme". Bercy ne le dit pas vraiment comme ça, mais le pense très fort.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AAexLSe.img?h=626&w=1123&m=6&q=60&o=f&l=f

On reproche à Emmanuel Macron de bousculer pour le plaisir tous les tabous. Or le ministre va sortir ce lundi 21 septembre son premier bilan, un mois jour pour jour après la promulgation de la loi autorisant la création de nouvelles lignes d'autocar: 700 emplois créés en un mois, 75 villes françaises desservies et pour certaines désenclavées, 782 départs et arrivées chaque jour. Tout cela transportant, et c’est sans doute le plus spectaculaire, 250.000 passagers en un mois!

Un succès foudroyant en plein mois d’août. On regardera dans le détail la méthodologie de Bercy, mais le discours du ministre, lui, est déjà calibré: la France est prête à la réforme, dès qu’on lui donne des outils nouveau elle s’en saisit.

Quant à la concurrence avec le train, là aussi les doutes sont balayés, les offres se complètent, et la demande de transport est telle qu’il y a évidemment de la place pour tout le monde.

Plusieurs milliers d'emplois supplémentaires
Faut-il penser que le travail du dimanche, par exemple, donnera les mêmes résultats? Les deux réformes n’ont rien à voir, répond Bercy, mais là où il y a un potentiel économique inexploité, nous devons avancer, et ce sont bien plusieurs milliers d’emplois supplémentaires qui sont attendus dans les mois qui viennent autour des nouvelles lignes de bus.

Voilà pourquoi, ce lundi matin, chez Iveco, la seule entreprise à produire encore des autocars en France, le ministre va aussi essayer d’appuyer sur le levier industriel, avec un contrat de fourniture d’autocars pour la compagnie Pays de Savoie, opérée par le géant européen Flixbus. Un géant allemand qui, d'ailleurs, a déjà transporté 25 millions de passagers. Une idée du potentiel pour la France où le levier d’investissement industriel reste à saisir.

---------------------------------

2-Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé
http://mouvement-des-liberes.com/2015/09/le-monopole-de-la-securite-sociale-est-officiellement-abroge/
Communiqué du 18 septembre 2015

Le monopole de la sécurité sociale est officiellement abrogé

http://s3.lprs1.fr/images/2014/10/16/4216253_11-1-510771595.jpg

Lire aussi :
Ne plus cotiser à la Sécurité sociale, est-ce légal ?
http://www.leparisien.fr/economie/ne-plus-cotiser-a-la-securite-sociale-est-ce-legal-16-10-2014-4217921.php
Sécurité sociale: Le RSI remporte une bataille judiciaire contre un artisan
http://www.20minutes.fr/societe/1569679-20150323-securite-sociale-rsi-remporte-bataille-judiciaire-contre-artisan
Le RSI l'emporte en justice contre les "Libérés de la Sécu"
http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-fiscalite/impots-taxes/le-rsi-l-emporte-en-justice-contre-les-liberes-de-la-secu_1664010.html

Saisie par le MLPS, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) indique, dans son avis du 10 septembre 2015, que « le certificat d’immatriculation des mutuelles établi par le secrétaire général du Conseil supérieur de la mutualité est transmis à l’INSEE aux fins d’inscription au répertoire SIREN et correspond à une extraction du répertoire SIREN transmise à l’organisme demandeur ».

Cela signifie que l’avis de situation d’un organisme de sécurité sociale au répertoire SIREN établit que cet organisme est une mutuelle.La consultation du répertoire SIREN établit que les URSSAF, les caisses primaires d’assurance maladie, le RSI, les caisses de retraite etc. sont des mutuelles.

Les mutuelles sont régies par le code de la mutualité qui dispose que ces organismes exercent leur activité dans un cadre concurrentiel et ne peuvent affilier quiconque sans que la personne ait fait acte d’adhésion et reçu copie des statuts et règlement de la mutuelle (article L 114-1 du code de la mutualité).

L’abrogation du monopole de la sécurité sociale est ainsi actée officiellement.
Le MLPS, qui a dû mener un combat de vingt-trois ans pour aboutir à ce résultat, se félicite de l’heureuse issue de son action qui va redonner ses chances à la France.

L’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) :  avis_cada_10_septembre_2015
L’avis de situation au répertoire SIREN de l’URSSAF : SIREN_URSSAF_IDF
L’avis de situation au répertoire SIREN du RSI : SIREN_CNRSI
Site Web du MLPS : http://www.claudereichman.com/mlps.htm .

---------------------------------

3-Quel est le salaire net moyen en France ?
http://www.planet.fr/emploi-retraite-quel-est-le-salaire-net-moyen-en-france.930268.1401.html?xtor=ES-14-921662[Planet-Mi-journee]-20150917
17 Septembre 2015

Dans une note publiée mercredi, l'Insee a analysé le salaire net mensuel moyen dans le secteur privé et public sur la période 2011/2013. Voici le résultat. 

Quel est le salaire net moyen en France ? 

2202 euros : c’est le salaire net mensuel moyen dans les secteur privé et public sur la période 2011/2013, selon une note de l’Insee publiée mercredi. Ce salaire est en recul de 0,3% en euros constants sur un an, précise Le Figaro, qui relaie l’étude.

Ce sont les employés qui s’en sortent le mieux avec une très légère hausse des salaires de 0,2%. Les ouvriers et professions intermédiaires ont connu une baisse de 0,3%. Les cadres, eux, sont les plus mal lotis puisqu’ils enregistrent en moyenne une baisse de 1,1% de leur salaire.

La moitié des actifs touchent moins de 1772 euros
En 2013, le salaire net médian était quant à lui de 1772 euros, ce qui veut dire que la moitié des travailleurs en France touchent moins que ce salaire. "Tout en bas de l'échelle, les 10% de salariés les moins bien rémunérés - ceux du premier décile, dans le jargon de l'Insee - perçoivent un salaire net mensuel inférieur à 1200 euros", ajoute le quotidien.

A noter également que les femmes ont vu leurs salaires stagner en 2013, tandis que leurs collègues masculins ont connu une baisse de 0,4%. Ce qui ne rattrape toutefois pas les écarts de salaires, les femmes gagnant pour le même poste 19% de moins qu’un homme.

Une autre étude publiée mercredi, de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), montre quant à elle que les cadres ont touché en moyenne 54 800 euros bruts par an en 2014.

---------------------------------

4-Des Femen s’invitent au controversé Salon de la femme musulmane, à Pontoise
http://www.lemonde.fr/religions/article/2015/09/13/des-femen-s-invitent-au-controverse-salon-de-la-femme-musulmane-a-pontoise_4755386_1653130.html
Le Monde.fr | 13.09.2015

Deux militantes du mouvement féministe Femen ont perturbé samedi 12 septembre un Salon consacré à la femme musulmane, à Pontoise (Val-d’Oise). Peu avant la fin de l’événement, vers 20 h 30, « deux Femen sont montées sur la scène, habillées de djellabas qu’elles ont enlevées, avant d’être prises en charge par le service de sécurité du Salon et remises à la police », a déclaré une source policière.

https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpt1/v/t1.0-9/11990426_503632323146984_8243526351273365970_n.jpg?oh=c9b545d31db9634ce256a2c396beb85c&oe=565EE4FF
FEMEN France à Salon Musulman Du Val D'oise

Vidéo :
Mehdi Kabir- 41- La désobéissance de la femme à son mari
https://www.youtube.com/watch?v=TlRUoyBw3u0

Enfin, un imam dit la vérité
https://www.youtube.com/watch?v=u_nxE5FISDQ

Lire aussi :
Le mode d'emploi salafiste de la femme parfaite
http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Le-mode-d-emploi-salafiste-de-la-femme-parfaite-827799
Le salon de la femme musulmane à Pontoise fait polémique
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/12/01016-20150912ARTFIG00002-le-salon-de-la-femme-musulmane-a-pontoise-fait-polemique.php

Les deux femmes ont été « entendues samedi soir » et « nous allons poursuivre l’enquête et les auditions pour savoir ce qui s’est passé », a fait savoir le parquet de Pontoise, qui précise que leur garde à vue a été « levée dans la nuit » et que les organisateurs du Salon ont annoncé leur intention de porter plainte.

D’après une vidéo publiée sur Twitter, les deux militantes ont fait irruption à la tribune, où parlaient deux hommes en qamis (tunique longue) blanc, dans le cadre de la troisième édition de ce « Salon au féminin » qui se tient samedi et dimanche au parc des expositions de Pontoise, au nord de Paris.

« Personne ne me soumet »
Les « deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s’il faut battre ou non sa femme », quand les deux militantes, âgées de 25 et 31 ans, sont montées sur la scène, a raconté Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris. Les jeunes femmes – d’origine algérienne et tunisienne, selon Mme Shevchenko – ont crié, en arabe et en français, des slogans qui étaient également peints sur leurs seins et leur dos : « Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète. »

Aussitôt, des « Sales putes ! Il faut les tuer ! » ont fusé dans la salle, et une « quinzaine d’hommes ont sauté sur la scène et leur sont tombés dessus », a poursuivi Mme Shevchenko, reconnaissante à l’égard de la police, qui est intervenue très vite pour les protéger. La vidéo montre que hommes donnant des coups de pied aux deux femmes à terre.

Pétition et manifestation contre le Salon
Avant l’ouverture du Salon, une pétition réclamant l’interdiction de sa tenue avait recueilli près de six mille signatures sur le site Change.org. La personne à l’origine de la pétition dénonçait la présence parmi les invités de « prédicateurs fondamentalistes tels que Nader Abou Anas, connu pour avoir légitimé le viol conjugal et plus largement la soumission de la femme ».

Le Parti des radicaux de gauche a également dénoncé la présence de tels prédicateurs. L’observatoire départemental de la laïcité du Val-d’Oise avait appelé à manifester dimanche à 15 heures contre ce qu’il qualifie de « Salon fondamentaliste ».

---------------------------------

5-La Prudence et la débauche
http://www.economist.com/node/21664135?fsrc=scn/tw/te/pe/ed/prudenceandprofligacy
12 septembre 2015

The Economist publie aujourd'hui une étude de l'OCDE sur l'importance et la nature des efforts d'austérité en Europe. C'est plein d'enseignements intéressants, mais surtout ce que ça dit/prouve sur la France est stupéfiant. Si on classe les 11 principales économies de l'OCDE en fonction de leur effort de réduction du déficit budgétaire depuis le début de la crise (2008), la France n'est que 8e (ridiculisée par les efforts consentis par la Grèce, le Portugal, l'Irlande ou l'Espagne). Autrement dit : la rigueur en France ? Foutaises !

Mais, et c'est là où c'est incroyable, la France est le SEUL pays a avoir fait peser TOUT son effort de réduction du déficit budgétaire, non pas sur la baisse de la dépense publique, mais sur la hausse des impôts. Autrement dit : pour l'Etat zéro rigueur, pour vous la TOTALITE des sacrifices. L'exception française…

http://cdn.static-economist.com/sites/default/files/imagecache/original-size/images/2015/09/articles/body/20150912_fnc695.png

Lire aussi :
Économie : le véritable "gâchis français"
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/economie-le-veritable-gachis-francais-21-09-2015-1966498_1913.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150921

Voir la vidéo :
Jacques Attali : « La France est en situation pré-révolutionnaire. »
http://www.bvoltaire.fr/videos/jacques-attali-la-france-est-en-situation-pre-revolutionnaire,168711

(Google traduction)
Le mot «austérité» est entré dans le discours public après la récession mondiale a frappé un trou dans les finances publiques à travers le monde riche. Les gouvernements brouillés à se peindre comme la plus prudente, soit de gagner des voix (Grande-Bretagne), ou à persuader leurs créanciers qu'ils pourraient ne pas couper plus (Grèce). Mais correspondant à la rhétorique à la réalité en mesurant exactement comment les gouvernements austères ont été est pas simple.

Une approche simpliste serait de regarder combien les gouvernements ont réussi à réduire les emprunts (la différence entre les impôts et les dépenses). Mais emprunt peut changer pour des raisons autres que l'abnégation. Au milieu d'une crise de la dette, les dépenses en montgolfière sur les paiements d'intérêt va masquer les efforts visant à presser les services publics ou les pensions de l'État. Par la même occasion, une reprise économique qui pousse les gens hors prestations de chômage et des emplois tire vers le bas les dépenses et augmente les recettes fiscales, avec l'apparence, mais pas la douleur, de l'austérité.

Une meilleure méthode consiste à examiner l'évolution de la cycliquement ajusté budgétaire primaire balance-à-dire, l'excédent ou le déficit après le décapage sur les paiements d'intérêts et les effets temporaires du cycle économique. Isoler des effets temporaires est pas une science exacte, mais l'OCDE, un club des pays riches pour la plupart, a eu un aller. Le changement de cette mesure, à partir du moment où les dépenses publiques était à son plus débauché le moment où il a été plus restreint (ou l'équilibre prévu pour cette année, si se serrer la ceinture continue), fournit une mesure plus juste de l'austérité (voir tableau) .

Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne-les PIIGS, comme un raccourci de banquiers d'investissement a elle-étaient dans les pires détroits budgétaires dans la crise et, naturellement, ont été le plus austère depuis. L'Italie a réduit son déficit primaire sous-jacent de 4,7% du PIB; les autres, de plus de 8% du PIB. Ces chiffres sont énormes: 8% du PIB est équivalent à la dépense moyenne par le gouvernement sur les retraites de l'OCDE. Personne ne devrait accuser le gouvernement grec, en particulier, de ne pas couper assez de recul: les chiffres révèlent de serrage de la modique somme de 17,2% du PIB sous-jacent entre 2009 et 2015. À l'autre extrémité de l'échelle, l'Allemagne a à peine eu à réduire au tous, et en fait, l'OCDE prévoit pour le desserrer ses cordons de la bourse légèrement cette année. Pas étonnant que les PIIGS ont squealed.

Même cette mesure d'austérité est pas parfait, cependant. En mesurant du point de prodigalité élevé, il comprend un large emprunt destiné à injecter de la vie dans les économies affaissement. Par exemple, l'apparente amélioration de 6,4% du solde primaire sous-jacent de l'Amérique repose en partie sur l'expiration d'une relance budgétaire estimé par le FMI à une valeur d'environ 2% du PIB en 2009. Bien que stimulus retrait est douloureux, la plupart conviennent que cette exercice plongez dans l'année de base rend les gouvernements semblent être d'enfiler une chemise plus poilu que ils sont vraiment.

Coupe de rester immobile
L'autre inconvénient est que la mesure obscurcit la distinction entre les pays qui ont connu la croissance du PIB et ceux qui ont connu des baisses massives. Lorsqu'une économie se contracte rapidement, même en gardant les dépenses plat comme une part du PIB implique des coupes profondes en termes de trésorerie. La Grèce a donc dû réduire les dépenses réelles par plus d'un quart pour atteindre une réduction de 11,2 points de pourcentage dans les dépenses en pourcentage du PIB. Le gouvernement britannique, en revanche, aura réussi à réduire les dépenses sous-jacente, hors intérêts de la dette, en proportion du PIB de 3,2 points de pourcentage, mais la croissance économique a permis d'atteindre cet objectif par la tenue de cette mesure de dépenser à peu près constant en termes réels ( ie, après prise en compte de l'inflation).

Chiffres globaux masquent d'autres différences, aussi. Travailleurs du secteur public prennent peu de réconfort de savoir que l'ensemble des dépenses est dynamique si leurs salaires ont été gelés alors que les dépenses de l'aide sociale a augmenté. Les estimations de l'OCDE suggèrent que tel est bien ce qui est arrivé: en Amérique, la Grande-Bretagne et les PIIGS, les dépenses sur les services publics a été réduit par rapport aux dépenses sur les prestations et pensions. Au Portugal, la consommation des administrations publiques (une large mesure de passer sur les services publics) a été réduit de près d'un cinquième en termes réels depuis 2009, alors que les dépenses de sécurité sociale a glissé en hausse de 4%. Et même la hausse des dépenses de l'aide sociale peut se sentir austère si les populations vieillissantes font pression sur les systèmes de retraite.

De toute perspective, cependant, le récent épisode de se serrer la ceinture semble sévère. Un article publié l'an dernier par Julio Escolano, Laura Jaramillo, Carlos Mulas-Granados et Gilbert Terrier du FMI met les coupes dans un contexte historique. Les auteurs ont compilé une base de données de 48 disques d'austérité dans les pays riches entre 1945 et 2012, le tout visant à stabiliser la dette publique en proportion du PIB. Ils trouvent que la moitié environ de ces consolidations élevé à 5% ou plus du PIB, et un quart à 7,5% ou plus. L'expérience récente de l'Italie est dans la moyenne, donc, et la Grande-Bretagne (à ce jour) en dessous du pair. Mais la Grèce, l'Irlande, le Portugal et l'Espagne ont été beaucoup plus austère que la norme.

Privations récents de la Grèce sont les plus graves de tous ceux que les auteurs ont évalué. La deuxième place est également pris par la Grèce, qui a subi un épisode précédent de l'austérité en 1990 pour sécuriser (vous l'aurez deviné) l'adhésion à l'euro. Austérité budgétaire de l'Allemagne en 1996 gagne la cinquième place. Mais cette dose de restriction des dépenses souabe, qui a induit d'énormes grèves, finalement, représentait à peine 10% ou plus du PIB, un peu plus de la moitié de ce que la Grèce a enduré depuis 2009.

Austérité n'a pas été adopté au hasard. Les gouvernements qui ont réduit le plus sont aussi ceux qui ont passé le plus témérairement avant. Grèce aurait resserré de 17% du PIB, mais à son apogée son déficit primaire sous-jacent était clairement insoutenable 12%. Les citoyens des pays les moins dépensiers comme l'Allemagne ont le droit de condamner les excès passés du PIIGS ». Ils peuvent légitimement ferroviaire sur le rythme des réformes structurelles. Mais ils ne peuvent pas les dénoncer pour faire trop peu sur les finances publiques.

---------------------------------

6-Le Conseil constitutionnel confirme l'interdiction d'UberPop en France
http://www.francetvinfo.fr/france/greve-des-taxis/le-conseil-constitutionnel-confirme-l-interdiction-d-uberpop-en-france_1095215.html#xtor=EPR-51-[le-conseil-constitutionnel-confirme-l-interdiction-d-uberpop-en-france_1095215]-20150922-[titre]
22/09/2015

Le Conseil constitutionnel a confirmé l'interdiction d'UberPop, mardi 22 septembre. Les Sages ont rejeté les griefs soulevés par le géant américain de véhicules de transports avec chauffeurs, dans une question prioritaire de constitutionnalité.

Malgré l'interdiction, la société Uber propose toujours le service UberPop dans son application, le 12 février 2015, à Paris.
Malgré l'interdiction, la société Uber propose toujours le service UberPop dans son application, le 12 février 2015, à Paris.

La plus haute juridiction française a déclaré conforme l'article 3124-13 du Code des Transports à la Constitution. Celui-ci condamne "le fait d'organiser un système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent" au transport de passagers à titre onéreux, sans être une entreprise de transport.

Le Conseil constitutionnel a également estimé que cette disposition n'avait "ni pour objet ni pour effet" d'interdire le co-voiturage, comme l'affirmait la firme californienne.

---------------------------------

7-Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?
http://www.planet.fr/societe-polemique-autour-de-la-nomination-du-gouverneur-de-la-banque-de-france.932708.29336.html?xtor=ES-1-920038[Planet-a-la-Une]-20150922
Lundi 21 Septembre 2015

La nomination de François Villeroy de Galhau à la tête de l'institution publique a été décriée par 150 économistes dans une tribune.

Banque de France : pourquoi la nomination du nouveau gouverneur fait polémique ?

Lire aussi :
Leverage réel des banques françaises, 2° trimestre 2015
http://chevallier.biz/2015/08/leverage-reel-des-banques-francaises-2%C2%B0-trimestre-2015/

La nomination de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France (BDF) ne se déroule pas tout à fait comme prévue…

Dans une tribune publiée sur le site du Monde le 15 septembre, 150 économistes – avec Thomas Piketty en figure de proue – dénonçaient le choix du président de la République, arguant d’un "grave problème de conflit d’intérêts". En cause, le passé de François Villeroy de Galhau : ancien haut fonctionnaire et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn au ministère de l’Economie, il était jusqu’en avril dernier le directeur général délégué de BNP Paribas, une banque privée.

Son indépendance remise en cause
Dans leur tribune, si les signataires reconnaissent "l’expertise" du banquier, ils contestent en revanche "son indépendance". "Il est totalement illusoire d’affirmer qu’on peut avoir servi l’industrie bancaire puis, quelques mois plus tard, en assurer le contrôle avec impartialité et en toute indépendance", écrivent-ils. Comme l’explique Francetv Info, ce que redoutent les économistes a un nom : capture du régulateur. Il s’agit d’une situation "dans laquelle une agence gouvernementale chargée de contrôler un secteur, au lieu d'agir dans l'intérêt du public, finit par agir dans l'intérêt exclusif du secteur qu'elle est sensée contrôler."

Face aux soupçons, ses partisans louent sa probité
De leur côté, les défenseurs de la nomination effectuée par le président vantent la probité de François Villeroy de Galhau et rappelle que les missions de régulation bancaire ont été transférées à la Banque centrale européenne, limitant les pouvoirs du gouverneur de la BDF. Au-delà de ces querelles, la nomination de l’ancien directeur de BNP Paribas doit encore être validée par les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, el 29 septembre.

---------------------------------

8-Le revenu universel, un tabou français
http://www.slate.fr/story/105937/revenu-universel-tabou-fran%C3%A7ais
02.09.2015

Prônée aussi bien par les libéraux que par l'extrême-gauche, l'idée de mettre en place un revenu de base distribué également à tous pour assurer la survie de chacun peine encore à se faire entendre dans le débat public. Décryptage.

REUTERS/Dado Ruvic

Un tabou est-il en passe d'être levé? La promesse du Premier ministre finlandais d'expérimenter le revenu universel en donnant 1.000 euros à chaque citoyen à la place de toutes les allocations sociales déjà existantes, relance un débat qui n'a malheureusement pas encore lieu en France. Pourtant, cette mesure traverse les clivages partisans. C'est peut-être aussi une partie du problème...

«Il n'est rien au monde d'aussi puissant qu'une idée dont l'heure est venue.» Sur leur site vantant ses mérites, les défenseurs du revenu de base –aussi appelé revenu d'existence (par André Gorz) ou revenu universel– se plaisent à citer Victor Hugo. Rappelons pour l'anecdote que l'écrivain et intellectuel engagé, un jour confident du roi, un autre défenseur de l'ordre bourgeois, participa à la répression de l'insurrection ouvrière de 1848. Ça n'est que bien plus tard qu'Hugo se laissera convaincre par les bienfaits des combats révolutionnaires, non sans avoir renvoyé dos à dos les Communards et Adolphe Thiers, qui ordonna des bains de sang pour que finissent les combats. Comme s'il avait fallu du temps au poète et dramaturge pour prendre conscience d'une idée qui ne s'était pas encore imposée dans les faits...

Quelques siècles plus tard, c'est une autre révolution qui pourrait avoir lieu dans les pays développés, où l'idée d'un revenu universel fait son chemin parmi les intellectuels et certains politiques. Mais l'idée n'a pas seulement germé dans le cénacle étroit des élites: la société française semble s'y être convertie. Ainsi, 60% des Français seraient désormais favorables à l’idée d’un revenu de base, selon un sondage Ifop publié en mai 2015. L'Aquitaine a même déjà voté une mention pour mettre en place une première expérimentation en ce sens autour du RSA. Tout comme, de manière plus approfondie, la ville d'Utrecht aux Pays-Bas à compter de janvier 2016.

1.De quoi s'agit-il ?
Si les versions et les méthodes d'application divergent, l'idée est toujours la même: verser un revenu individuel, sans conditions de ressources, ni contrepartie, à tous les citoyens (très souvent, dès 18 ans et jusqu'à leur mort), pour leur permettre de vivre décemment bien que modestement du point de vue matériel.

«Ce revenu de base se substituerait à la plupart des aides sociales comme le RSA, certaines bourses, les allocations familiales, les niches fiscale, etc. On conserverait, en revanche, les retraites, les aides au logement et à la santé. Selon le montant du revenu de base, les allocations chômages seraient conservées ou non», détaillait à 20 Minutes Stanislas Jourdan, coordinateur national du Mouvement français pour un revenu de base.
Cette somme est variable selon les économistes et les partisans de la mesure, mais la fourchette est souvent comprise entre 450 et 1.000 euros par personne.

«Deux courants se différencient dans notre mouvement transpartisan, poursuit Jourdan. Certains défendent un revenu universel peu élevé mais rapide à mettre en place. D’autres souhaitent un revenu qui permette de vivre sans avoir d'emploi, donc plutôt autour de 800 euros.»

2.Qui est pour ?
En Finlande, un sondage nous a appris que 79% de la population approuvait cette idée. Elle est défendue par le gouvernement de centre-droit de Juha Spilä, tandis que les Verts finlandais la souhaitent... depuis plus de dix ans! Encore une fois, là où les deux formations se distinguent, c'est sur le montant de ce revenu universel : 440 euros par mois pour les Verts, 620 pour l'Alliance de gauche et entre 850 et 1.000 euros pour le libéral Björn Wahlroos.

 En versant uniformément un revenu, sans conditions, on «responsabilise» les citoyens en leur permettant de choisir leur voie
Et c'est ici que le sujet devient très intéressant. Car, en économie, les mesures proposées par les politiques sont issues d'une famille de pensée ou d'une ligne idéologique dont les retombées se diffusent à la société entière. L'idée du revenu universel, elle, est défendue à la fois par des théoriciens libéraux comme par des militants d'extrême-gauche, de Podemos en Espagne à Dominique de Villepin en France, pour faire simple. C'est ce qui rend son objectif différent selon le camp qui la met en avant.

3.Quel est le but de cette mesure ?
Éradiquer la misère, simplifier le système social français, permettre à des jeunes de s'engager autrement, transformer la vision du travail qui domine aujourd'hui dans notre société... Les vertus sont nombreuses mais elles ne sont pas partagées par tous. Pour les libéraux, l'objectif est que chacun devienne maître de son destin. En versant uniformément un revenu, sans conditions, on «responsabilise» les citoyens en leur permettant de choisir leur voie: si certains veulent travailler pour compléter ce revenu, libre à eux. S'ils préfèrent se contenter de cette somme qui permet d'acheter le strict nécessaire pour subvenir à leurs besoins vitaux, c'est aussi leur droit.

Ainsi par voie de conséquence, le travail salarié, par exemple, ne sera plus une obligation. On pourra choisir de travailler car on aime son travail ou parce que l'argent est un moteur de satisfaction personne, ou encore pour satisfaire des besoins matériels qui nous semblent importants (n'ayez crainte, chacun aura le droit d'épargner son «revenu» pour acheter une Porsche, s'il en a envie...) Le salaire viendra alors se cumuler au revenu universel. D'autres, au contraire, opteront alors pour une vie plus modeste, écologiquement responsable, tout en s'engageant différemment, par le biais d'associations par exemple.

«C’est le monopole du travail comme source d’utilité sociale, de reconnaissance sociale et d’estime de soi que nous pourrions briser en défendant l’instauration d’un revenu inconditionnel», défend  l'économiste et philosophe Baptiste Mylondo, dans son ouvrage Un revenu pour tous !, cité par Libération en août 2015.

En ligne de mire: favoriser la liberté des individus qui, débarassés de ces contraintes sociales, pourraient lire, flâner ou s'adonner à des activités plus créatives et déconnectées de l'économie marchande, alors que certains jeunes, par exemple, sont obligés pour des contraintes financières évidentes de prendre un emploi qu'ils ne désirent pas.

L'idée est d'en terminer avec la stigmatisation de ceux qui perçoivent des prestations sociales
Pour ceux qui, à gauche, défendent ce système, l'idée est également de transformer l'État «redistributeur» en État «émancipateur». Et d'en terminer avec la stigmatisation de ceux qui perçoivent des prestations sociales. Ce guichet unique permettrait en outre de favoriser une justice totale entre les citoyens, qui percevraient tous de façon équivalente un revenu d'existence. D'autres partisans de ce revenu, enfin, affirment carrément que cette mesure est normale, dans un pays développé dont les ressources économiques sont importantes et mal redistribuées.

4.Pourquoi (presque) personne n'en parle?
Le verrou est d'abord psychologique. La mesure paraît impopulaire, quand certains ouvriers, artisans ou salariés du tertiaire se tuent à la tâche pour ne toucher qu'un Smic. Si les politiques se laissent aussi facilement convaincre que les Français sont contre la distribution d'argent sans conditions, il y a peu de chances pour qu'ils prennent ce type de décisions. Sauf que les choses sont plus compliquées, comme toujours.

En France, l'idée a surgi sans faire beaucoup de bruit dans le débat public par l'intermédiaire de l'économiste Marc de Basquiat et du philosophe libéral Gaspard Koenig. Dans leur essai Liber, un revenu de liberté pour tous, ils proposaient un revenu universel en complément d'un maintien des cotisations déjà existantes. Pour eux, l'arrière-pensée est claire: faire du travail un choix pour obtenir des revenus supplémentaires. Et redonner du souffle à l'économie française. Mais pas seulement. Citée par Le Figaro, la chercheuse au Crédoc Isa Aldeghi avançait une autre explication pour favoriser le travail:

«Dans les études que l'on a réalisé, on se rend compte que travailler ne sert pas seulement à gagner de l'argent mais est également un facteur d'identité, de sociabilité. Cette réaction est même surtout présente dans les familles ayant une bonne situation.»

Le revenu universel reviendrait à aplanir les différences de patrimoine, afin que les richesses du pays soient, au moins au départ, mieux réparties
Une vision du travail avec laquelle n'est pas d'accord le philosophe Baptiste Mylondo, qui explique le fondement de sa démarche intellectuelle:
«Je suis parti d’une critique de la valeur travail, et de la vision de l’utilité sociale que l’on peut avoir dans une société où tout passe par l’emploi: la reconnaissance sociale, l’estime de soi, le lien social, déclarait-il à Slate.fr en 2012. Alors qu’à l’évidence, il y a d’autres activités qui peuvent être source de reconnaissance sociale. J’en suis donc venu à l’idée qu’il fallait reconnaître l’utilité sociale de toutes les activités et que la vie ne devait pas tourner uniquement autour de l’emploi.»

Dans cet esprit, on peut facilement avancer qu'avant d'être un facteur de sociabilité, le travail peut aussi et surtout être considéré comme une aliénation quand on n'a pas la chance de faire une activité choisie, aimée et respectée.

5.Quel serait l'impact?
Un détour par la théorie économique est nécessaire, car le revenu universel part d'un postulat de base: ce n'est pas nous, contemporains, qui sommes à l'origine des richesses de notre pays, mais celles-ci sont avant tout le produit de notre histoire, de notre système économique, de notre monnaie, bref, de tous ceux qui nous ont précédés. Or, personne n'est plus responsable qu'un autre de ces succès: c'est pourquoi nous sommes tous égaux face à la richesse de notre pays. Pourtant dans les faits, ça n'est pas le cas. L'héritage est discriminant selon l'origine sociale de la famille dans laquelle nous naissons, par exemple. Le revenu universel reviendrait à aplanir tout cela, afin que les richesses du pays soient, au moins au départ, mieux réparties.

Le travail sera un choix. Et ceux qui choisiront de ne pas travailler n'en seront pas pénalisés
L'impact, également, serait visible sur le chômage. Notre époque vit au rythme des déclarations sur l'augmentation ou la baisse du chômage, ce fléau moderne. Mais force est de constater qu'en quarante ans, les recettes appliquées par les politiques n'ont pas eu beaucoup d'effets, ou alors à la marge: au chômage conjoncturel s'ajoute un chômage structurel. Sauf que pendant ce temps, la société a changé. La révolution technologique, l'arrivée des machines, ont rendu obsolètes certains emplois, tandis que d'autres sont financés par l'État pour garantir un ordre social. Nous pensons le monde en termes de plein-emploi, comme si celui-ci était la règle, tandis que l'inactivité est montrée du doigt, alors qu'elle est de plus en plus fréquente (et constitue presque un passage obligé) chez les jeunes générations. Le temps où Coluche pouvait imiter un père s'enorgueillir d'avoir fait carrière toute sa vie dans la même fromagerie est définitivement terminé.

C'est ainsi qu'il faut comprendre le débat sur les 35 heures, qui fut une réponse à ce chômage exponentiel: pour le réduire, pensèrent les socialistes, il fallait diviser le travail! Le revenu universel, lui, propose une lecture plus subtile: le travail sera un choix. Et ceux qui choisiront de ne pas travailler n'en seront pas pénalisés. Ils ne pèseront pas non plus sur le travail des autres. Mais pourront mettre leur temps libre à profit pour mener des activités associatives, créatives, humanitaires.

6.Mais alors pourquoi ça coince?
Justement parce que cette mesure est proposée et à gauche et à droite de l'échiquier politique. Christine Boutin ou le parti Alternative libérale l'ayant défendu, une omerta s'est formée autour d'un sujet qui, justement, rassemble des familles intellectuels différentes (ce qui en soi n'est pas un problème). Seulement voilà, les deux camps mettent les mêmes mots sur deux solutions différentes. En réalité, le revenu de base n'est ni d'extrême-gauche, ni libéral, mais il est défendu par les uns comme par les autres. Et par certains qui voient là une aubaine intelectuelle pour faire passer des pilules plus amères.

 «Certains libéraux intelligents ont compris que si la société versait un revenu d’existence, c’était autant en moins pour les entreprises à prendre en charge au niveau du coût salarial», soulignait sur Slate.fr l’économiste Jean-Marie Harribey, membre de l’association altermondialiste Attac, qui s'oppose fortement à la mesure.

Déjà, en 1960, l'économiste libéral Milton Friedman conditionnait ce revenu de base en échange d'une suppression du salaire minimum. Si l'on suit sa logique, ce serait alors la porte ouverte à toutes les dérives et le détricotage de certains droits sociaux existants. Sauf que bien ficelée, la proposition d'un revenu de base s'intégrerait dans un système économique qu'il faudrait refonder. Et il aurait pour conséquence une redéfinition des textes de lois sur la sécurité sociale, le droit du travail, l'assurance chômage ou les allocations logement. Une utopie, vraiment?

---------------------------------

9-60 % d’une classe d’âge, l’ambitieux objectif pour l’enseignement supérieur de Hollande
http://www.lemonde.fr/education/article/2015/09/17/hollande-fixe-un-objectif-ambitieux-pour-l-enseignement-superieur_4760964_1473685.html
Le Monde.fr avec AFP | 17.09.2015

François Hollande a fait sien, jeudi 17 septembre, l’objectif d’amener 60 % d’une classe d’âge dans l’enseignement supérieur. La « stratégie » du gouvernement « est soutenue par un objectif majeur que je prends pour ce qui me concerne comme un objectif qui doit être celui de la nation : amener 60 % d’une classe d’âge à un niveau d’enseignement supérieur », a déclaré le chef de l’Etat à l’occasion de la rentrée universitaire.
M. Hollande, qui s’exprimait devant un amphithéâtre de quelques centaines d’étudiants et d’enseignants de l’université Paris Sud à Saclay (Essonne), a précisé que la moitié d’entre eux devaient parvenir au niveau de la licence et 25 % au niveau du master.

http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/styles/mea_635x357/public/asset/images/2015/09/maxnewsworldthree828148.jpg?itok=yMGSkUdx

A ceux qui s’interrogent sur la réalisation de cet objectif, François Hollande a rappelé que François Mitterrand « avait parlé de 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ». « Ça a pris plus de dix ans, mais ça s’est fait », a-t-il relevé.

D’entrée, le président Hollande a souligné que « la France a[vait] besoin d’universités fortes, d’un système d’enseignement supérieur brillant », y voyant « un enjeu décisif dans le cadre de la mondialisation » et une nouvelle illustration de la « priorité de [son] quinquennat », la jeunesse.

Rapport du comité StraNES
L’objectif de porter 60 % d’une classe d’âge au niveau de l’enseignement supérieur figurait dans le rapport du comité StraNES (Stratégie nationale de l’enseignement supérieur), chargé de définir des objectifs pour les dix prochaines années et remis au président de la République, le 8 septembre.
Actuellement, 42 % d’une classe d’âge accède en France à un diplôme de l’enseignement supérieur, tandis que 36 % des étudiants sont boursiers, notent les auteurs du rapport. Or, « notre monde est en mutation », avec des métiers qui disparaissent et des « travailleurs qui changent plus souvent d’emploi, voire de métier ».

« L’enseignement supérieur change de rôle : alors qu’il était destiné à former une petite élite, il accueille désormais la majorité des jeunes, et dans certains pays on peut prévoir que dans dix ans la grande majorité de la population sera diplômée du supérieur », expliquent Sophie Béjean, présidente de la StraNES, et Bertrand Monthubert, rapporteur général.

Le texte souligne la nécessité d’élever le niveau général de qualification, mais aussi de « faire de la formation tout au long de la vie une réalité ». Pour cela, il faudrait « revoir la répartition des fonds de la formation professionnelle en fléchant un pourcentage de la taxe d’apprentissage vers l’enseignement supérieur ».

Concernant le financement de l’enseignement supérieur, il faudrait atteindre 2 % du PIB d’ici à dix ans, contre 1,5 % en 2010. Le rapport ne propose pas d’augmenter les droits d’inscription des étudiants.

---------------------------------

10-L'ONU fustige les expulsions systématiques de Roms en France
http://www.lepoint.fr/societe/l-onu-fustige-les-expulsions-systematiques-de-roms-en-france-11-09-2015-1963899_23.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20150911
11/09/2015

Le haut-commissaire aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".

L'ONU adresse à nouveau à la France un avertissement sévère sur la façon dont les autorités traitent les Roms.

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein a dénoncé vendredi la "politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms" en France, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. "Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué.

"Deux des principaux organes des traités internationaux, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale et le Comité des droits de l'homme, ont plus tôt cette année exhorté la France à s'abstenir de telles expulsions forcées sans offre d'hébergement alternatif", a-t-il ajouté. "Je me joins à eux pour demander à la France de remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive", a-t-il dit. Fin août, le Samaritain, l'un des plus anciens bidonvilles roms de France, a été évacué malgré l'intervention de l'évêque, la présence d'enfants scolarisés et la mobilisation citoyenne. Une décision qui a suscité une pluie de critiques.

"La plupart de ces personnes sont devenues sans abri"
"L'expulsion a été menée sans avertissement, alors que celui-ci est normalement de 24 heures minimum. Elle est survenue tôt dans l'après-midi alors que les habitants étaient absents. Des biens leur appartenant ainsi que certaines pièces d'identité auraient été détruits. Seul un petit nombre de familles se sont vu offrir un hébergement et pour trois nuits uniquement. De ce fait, la plupart de ces personnes sont devenues sans abri", a fustigé Zeid Ra-ad Al Hussein.

À ce jour, poursuit-il, "la plupart des Roms expulsés de La Courneuve vivraient sous des tentes près de la mairie, grâce au soutien d'activistes de la société civile qui ont déployé d'importants efforts pour que les enfants puissent aller à l'école, et ce en dépit de la réticence des autorités à les enregistrer". "Du point de vue des droits de l'enfant, tout ceci est extrêmement inquiétant", a-t-il relevé.

Il souligne aussi que les événements de La Courneuve ne sont que "les derniers d'une série d'expulsions forcées collectives de migrants Roms en France depuis 2012" et a fait part de sa préoccupation devant des rapports faisant état de nouvelles expulsions à venir. D'après le haut-commissaire, les expulsions forcées de Roms et de gens du voyage ont continué ces dernières années dans plusieurs pays de la région (en plus de la France), dont la Bulgarie, l'Albanie, la République tchèque, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Roumanie, la Russie, la Serbie, la Turquie et le Royaume-Uni.

Zeid Ra-ad Al Hussein explique notamment craindre de nouvelles expulsions à Gurmen en Bulgarie, ainsi que dans l'autre municipalité bulgare de Varna, "où il est prévu de démolir plusieurs maisons de Roms et ce alors qu'aucun hébergement alternatif ne semble prévu".

---------------------------------

11-Pourquoi les exportations d'armes françaises cartonnent
http://www.usinenouvelle.com/editorial/pourquoi-les-exportations-d-armes-francaises-cartonnent.N312443
10 février 2015

Qualité des armements mise en évidence lors des opérations extérieures, mix de gros et petits contrats, matériels conçus directement pour les armées étrangères, implication du ministre de la Défense... les industriels de la défense sont armés pour réussir en dehors de leur frontière.

http://1.bp.blogspot.com/-T4-KjhX-Jv8/UoEP8HgjIlI/AAAAAAAAHp8/jryP7U9fwGo/s1600/Eurofighter+Typhoon+muntions.png
Dassault Rafale VS Eurofighter Typhoon2 2/2 - capable de voler en super-croisière à Mach 1.4. Pour des pays encore capables de se payer une flotte composée de chasseurs dédiés au combat aérien et de chasseurs bombardiers, l’avion reste un adversaire redoutable, très certainement au-dessus de toutes les productions mondiales actuelles.

Lire aussi :
Les ventes d'armes, une très juteuse affaire pour la France
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-ventes-d-armes-une-tres-juteuse-affaire-pour-la-france-09-09-2014-1861617_53.php
Top 10 des plus gros pays exportateurs d’armes au monde
http://www.topito.com/top-plus-gros-pays-exportateurs-armes-monde
Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Les-5-plus-gros-vendeurs-armes-dans-le-monde-12947

Même sans vendre de Rafale à l'étranger, la France a explosé son record de ventes d'armes à l'exportation en 2014. Les industriels tricolores ont vendu pour 8,06 milliards d'euros d'équipements militaires, soit une progression de 17,3% par rapport à l'année précédente.

Les chiffres définitifs qui seront communiqués en mai, pourraient même être encore meilleurs. Selon la direction générale pour l'armement (DGA) qui présentait son bilan annuel le 9 février dernier, ce serait alors l'année la plus forte depuis le début des années 2000, plus forte même qu'en 2009 où les prise de commandes avaient atteint 8, 2 milliards.

"C'est un très bon résultat à double titre. D'abord pour l'économie nationale. Cela représente un excédent commercial qui est très largement positif. Il n'y a aucun secteur commercial qui en fasse autant. C'est également une bonne nouvelle pour le respect de la LPM (loi de programmation militaire, NDLR) dont l'équilibre repose sur des exportations fortes. Je pense que 2015 nous permettra de confirmer cette tendance à la hausse", a commenté le délégué général à l'armement Laurent Collet-Billon. Comment expliquer une telle performance ?

Les cinq clés du succès
Primo, la multiplication des interventions de l'armée française (Mali, Centrafique, Irak...) a montré l'efficacité de ses équipements. "C'est une vitrine assez exceptionnelle pour montrer la qualité de armements français", explique-t-on à la DGA. Dans cet environnement, la France "surperforme" avec une croissance de ses ventes à l'étranger de 40% en 2013 et de 17% en 2014. Elle gagne deux rangs dans le classement mondial :elle dépasse le Royaume-Uni et Israël et se positionne au 3eme rang derrière les Etats-Unis et la Russie.

Secundo, le cru 2014 n'aurait pas été exceptionnel sans un méga contrat. Ainsi les industriels tricolores ont bénéficié du contrat DONAS d'aide à l'armée libanaise financé par l'Arabie saoudite à hauteur de trois milliards de dollars. De quoi ravir Thales, Nexter, Airbus Helicopters, MBDA... qui vont équiper les soldats libanais en systèmes de communication, hélicoptères Gazelle et Puma, missiles anti char, véhicules blindés, canons Caesar.

Tertio, ces industriels sont de plus en plus tournés vers les marchés exports. Les efforts de DCNS pour adapter son offre aux marines étrangères a encore payé avec la vente l'an dernier de quatre corvettes Gowind à l'Egypte pour environ 1 milliard d'euros. Ce type de navire plus léger et moins armé que les frégates multimissions a été conçu et financé sur fonds propres dans le but de cibler des marines avec des besoins plus réduits. Plus globalement, le délégué général à l'armement s'est félicité de la moisson de petits contrats remportés l'an dernier. "Nos industriels ont remporté beaucoup de contrats de l'ordre des 200 millions d'euros voire moins. Cela constitue un socle solide et la volonté, y compris de PME, de s'imposer sur les marchés exports", estime le DGA Laurent Collet-Billon.

Quarto, l'effet Le Drian, Le ministre de la Défense n'a pas ménagé sa peine, visitant ou recevant fréquemment ses homologues. Toute l'année, il a multiplié les déplacements en Pologne, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Inde... où de gros appels d'offres sont en cours. "Même si sa mission n'est pas vendre, cela crée un climat propice", explique un cadre de la DGA. Son rôle a été déterminant notamment dans la compétition face aux Américains pour vendre deux satellites espions aux Emirats Arabes Unis. Grâce à ce soutien étatique, les deux rivaux Thales Alenia Space et Airbus Defence & Space, unis pour l'occasion, ont remporté ce contrat estimé à 800 millions d'euros.

Quinto, le soutien de la DGA. Malgré les contraintes budgétaires, la direction générale pour l'armement continue de soutenir l'effort R&D de ses industriels. Elle a ainsi investi 782 millions d'euros dans la recherche de défense en 2014 quitte à réduire certaines commandes en valeur. Elle a également consacré 45 millions d'euros au PME pour les aider à développer des technologies duales (défense et civiles) via son dispositif de financement Rapid.

---------------------------------

12-De moins en moins de Français paient l'impôt sur le revenu
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/09/05/29002-20150905ARTFIG00011-de-moins-en-moins-de-francais-paient-l-impot-sur-le-revenu.php
05/09/2015

La suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu en 2015 a bénéficié à 9,45 millions de foyers. Mais la facture n'a pas été allégée pour les classes moyennes supérieures, qui ont absorbé l'essentiel des hausses d'impôts précédentes.

Le ministère des finances, à Bercy.
Le ministère des finances, à Bercy

Le gouvernement n'est pas peu fier d'annoncer que la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu (IR) cette année a fait plus de bénéficiaires que prévu. Soit 9,45 millions de ménages, au lieu des 9 millions initialement anticipés. Dit autrement, plus de la moitié des quelque 17 millions de foyers qui payent l'IR ont bénéficié de ce coup de pouce. Difficile, à première vue, de ne pas se réjouir avec l'exécutif de ces baisses d'impôts, que les Français, en proie à un «haut-le-cœur fiscal», pour reprendre l'expression de Manuel Valls, exigeaient.

Mais le tableau est en réalité moins idyllique qu'il n'y paraît. Ce geste à 3,2 milliards d'euros, qui amplifie celui de l'année précédente, est en effet loin de compenser au global les hausses massives décidées depuis 2011. Au total, les prélèvements ont augmenté de 74 milliards entre 2011 et 2013, à la fois pour les entreprises et les ménages, qui en ont chacun schématiquement supporté la moitié. En 2014, la facture globale n'a été que de 2,8 milliards, mais la diminution pour les entreprises a été compensée par un alourdissement de la facture pour des millions de Français. Baisse du plafond du quotient familial, fiscalisation des heures supplémentaires ou de la participation de l'employeur à la complémentaire santé: les mesures n'ont pas manqué.

Hausse des impôts locaux et des cotisations
Les gestes de 2014 et 2015 ont surtout eu pour objectif d'éviter une révolte fiscale en contrebalançant les mesures qui ont frappé les plus modestes depuis 2011. Sur les 9,45 millions de ménages bénéficiaires, environ 3 millions sont ainsi sortis l'impôt sur le revenu ou ont évité d'y entrer. Résultat, le nombre de foyers imposés, après avoir bondi jusqu'à 19,2 millions en 2013 et être revenu à 17,6 millions l'an dernier, va encore refluer, à 17 millions ou moins, proche de celui de 2010 (16,8 millions) . Après être retombé à 47,5% l'an dernier, le taux de foyers imposés, va donc reculer à environ 46,5%, selon Bercy en 2015.

Bercy explique par ailleurs que 2,2 millions de foyers bénéficient cette année d'un gain supérieur à 400 euros sur leur avis d'imposition. Mais pour 1,6 million de ménages, ce gain est inférieur à 100 euros. Rien ne dit que ces baisses ne seront pas en partie compensées par les hausses d'impôts locaux ou de cotisations sociales.

Mais le mouvement amorcé pose une autre question, celle de la concentration de l'impôt sur le revenu. Le geste de 2015 n'a en effet pas bénéficié aux 20% des français, les classes moyennes supérieures et aisées, qui ont réglé 75% des mesures de hausses d'impôts décidées en 2013 et 2014, soit 6 milliards d'euros. Rappelons qu'en 2012, 10% des Français se sont acquittés de 70% de la facture l'IR.

Or il est peu probable que la pression fiscale sur cette population se relâche avec le cadeau fiscal à 2 milliards que dévoilera lundi François Hollande pour 2016. Et qui devrait toucher les classes moyennes. Le risque? Que de plus en plus de contribuables décident d'échapper à ce fardeau en partant pour l'étranger, martèle Gilles Carrez, le président Les Républicains de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

---------------------------------

13-Mélenchon veut «que tout le monde paie» l'impôt sur le revenu
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/09/08/25002-20150908ARTFIG00104-melenchon-veut-que-tout-le-monde-paie-l-impot-sur-le-revenu.php
08/09/2015

Le co-fondateur du Front de Gauche s'est élevé, ce mardi matin sur France Info, contre les nouvelles exonérations fiscales promises par François Hollande aux foyers les plus modestes.

Jean-Luc Mélenchon à Lyon, le 13 mars 2014.
Jean-Luc Mélenchon à Lyon, le 13 mars 2014

Lire aussi :
Mélenchon veut "que tout le monde paie" l'impôt sur le revenu
http://www.europe1.fr/politique/melenchon-veut-que-tout-le-monde-paie-limpot-sur-le-revenu-2511599

C'est l'un des rares de son camp à plaider en ce sens. S'il est devenu habituel de voir le co-fondateur du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, lâcher ses coups contre François Hollande, certaines de ses critiques continuent parfois de surprendre. À commencer par celle de ce mardi matin, sur France Info, où l'eurodéputé s'est élevé contre les nouvelles exonérations d'impôts des foyers les plus modestes rendues possibles par les baisses d'impôts annoncées pour 2016 par François Hollande. «Tout le monde doit contribuer» à l'impôt sur le revenu, a-t-il estimé.

«On annonce une baisse d'impôts pour faire sortir un certain nombre de gens de l'impôt sur le revenu. Moi je suis pour que tout le monde paie, (...) évidemment à proportion. Tout le monde, parce qu'il y a une dignité civique à contribuer à l'effort collectif, ne fût-ce que 10 euros», a plaidé l'ancien candidat à la présidentielle. «Je ne vais pas vous cacher que cet homme m'inspire une sorte de méfiance permanente», a-t-il glissé à l'endroit du chef de l'État.

Une thématique généralement chère à la droite
Un propos d'autant plus étonnant qu'il est généralement cher à la droite. Le maire les Républicains (LR) de Bordeaux, Alain Juppé, s'est dit opposé aux exonérations, lundi, lors de sa contre-conférence de presse. «(Cela)ne va pas dans le bon sens. Contribuer à l'impôt est une responsabilité citoyenne», a-t-il expliqué. Bruno Le Maire exprimait fin août une position similaire sur le plateau du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI: pour le député LR de l'Eure, tout le monde doit être soumis à l'impôt, «sans exception», «même de façon modeste».

«Pour rendre l'impôt plus léger», Jean-Luc Mélenchon considère qu'il faut «l'étaler». «Au lieu de cinq tranches il en faut 14, de manière à ce que la classe moyenne ne paie pas pour tout le monde et que ceux qui ont les revenus les plus élevés paient davantage». «Mais surtout, ce qu'il y a de choquant dans la déclaration de François Hollande, c'est qu'il dit ‘je vais baisser les impôts'... Et qu'ensuite il dit ‘ça sera en coupant des dépenses publiques de plus», a-t-il finalement critiqué.

---------------------------------

14-L'inertie de la gauche au pouvoir dévitalise la démocratie
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/charles-consigny/consigny-l-inertie-de-la-gauche-au-pouvoir-devitalise-la-democratie-24-08-2015-1958682_1449.php#xtor=CS1-32
24/08/2015

L'annonce par François Hollande d'une baisse des impôts à laquelle personne ne fait crédit est le symbole de la politique du gouvernement.

Le Premier ministre et le président, impuissant face à la crise, selon Charles Consigny.

Lire aussi :
Hollande regrette que la gauche française ne soit pas "mature"
http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/hollande-regrette-que-la-gauche-francaise-ne-soit-pas-mature-1067294

Le président de la République a promis de baisser les impôts en 2016 « si la croissance s'amplifie ». Continuant de se distancier par rapport à une réalité déplaisante, François Hollande ne dit toujours pas « je » : « Il y a une volonté de... », « La France, elle... », etc. Jamais de « je », le « je » qui engage, le « je » qui risque, ce « je » qui est le pivot de la Ve République, monarchie élue, imaginée par le général de Gaulle pour un pays qui n'est pas le Danemark et qui a sans doute besoin de cette verticalité.

« Si la croissance s'amplifie » : si on est à 0, il peut toujours y avoir amplification, on restera à 0. M. Hollande peut bien promettre de multiplier la croissance par 5, elle restera à 0 – et il aura tenu sa promesse. Saisissant peut-être la bizarrerie de son vocabulaire, le chef de l'État a finalement précisé que les baisses d'impôts auraient lieu en 2016, quoi qu'il advienne. En 2016, soit un an avant l'élection présidentielle, et cela après avoir porté le niveau des prélèvements obligatoires en France à un niveau sans précédent.

Une étude d'Ernst & Young a calculé que les Français travaillent en moyenne 208 jours par an pour la puissance publique, ce qui ne leur en laisse que 157 pour eux-mêmes. Nous sommes donc devenus un peuple où tout le monde travaille in fine pour l'État : ça ne vous rappelle rien ? Le problème est que nous ne vivons pas dans un dessin animé où il y aurait un grand jardin paradisiaque et redistributif où Najat Vallaud-Belkacem serait une princesse rétroéclairée. Nous vivons dans un pays qui est en train de perdre ses galons, dont le peuple s'est appauvri et d'où de plus en plus de gens s'en vont.

1 000 exemples de gaspillage
Les impôts, quels qu'ils soient, auraient pu être divisés par deux depuis longtemps : des milliards d'euros d'argent public sont détournés par les partenaires sociaux dans le scandale maintes fois dénoncé et jamais réglé de la formation professionnelle ; les rapports s'empilent les uns sur les autres à Bercy pour dire que les charges trop élevées créent du chômage ; les collectivités locales dépensent des sommes aberrantes dans des projets dont on pourrait se passer et qui ne font même plus un entrefilet dans la presse, laquelle est inutilement subventionnée à grands frais ; les intermittents du spectacle représentent un tiers du déficit de l'assurance-chômage alors qu'ils ne représentent que 3 % des chômeurs, mais le gouvernement affiche sa ferme intention de ne rien changer ; le Conseil économique, social et environnemental ne sert à rien, tout le monde le sait, tout le monde le dit, et il n'est toujours pas supprimé ; et nous avons mille exemples comme ceux-là, en France, dont on ne parle plus, par lassitude.
Comment les socialistes peuvent-ils prétendre baisser les impôts alors qu'en trois ans et demi de mandat, ils ne se sont attaqués à aucun chantier important ?

Ce sont les syndicats qui gouvernent
Comme le souligne Michel Houellebecq avec son habituelle clairvoyance, dans des entretiens estivaux au Figaro Magazine, le mépris du peuple à l'endroit des hommes politiques a atteint un niveau inouï. Mais c'est parce que les responsables publics s'inventent eux-mêmes impuissants que la population se détourne d'eux. C'est parce qu'ils laissent les syndicats gouverner à leur place que les Français les méprisent. C'est leur inertie qui leur est reprochée. Prenons le seul exemple des taxis : quelle a été la réponse du gouvernement au comportement scandaleux des chauffeurs de taxi en juin dernier ? Céder à toutes leurs revendications.

Alors, voter, respecter les lois, payer des impôts, si les élus et les organismes publics n'en font rien ou si peu, laissons tomber. Et si cette non-action, qui dévitalise la démocratie, finit par la faire choir, ce quinquennat, cette majorité, ce gouvernement, ce président en porteront la responsabilité.

---------------------------------

15-Sondage 2017 : Hollande éliminé au 1er tour, Marine Le Pen en tête
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/sondage-2017-hollande-%C3%A9limin%C3%A9-au-1er-tour-marine-le-pen-en-t%C3%AAte/ar-AAe0vDZ?ocid=mailsignoutmd
06-09-2015

Voici un sondage inquiétant pour l'actuel chef de l'Etat et pour le Parti socialiste. François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle en 2017, selon un sondage Ifop pour RTL et Le Figaro publié dimanche.

Le Parisien: Si François Hollande a décidé de bombarder des objectifs jihadistes en Syrie, il mise avant tout sur une sortie de crise diplomatique face à Bachar al-Assad.http://s.tf1.fr/mmdia/i/45/4/marine-le-pen-le-22-avril-2012-au-soir-du-1er-tour-de-la-presidentielle-10685454kggso_1861.jpg?v=4
Si François Hollande a décidé de bombarder des objectifs jihadistes en Syrie, il mise avant tout sur une sortie de crise diplomatique face à Bachar al-Assad

L'actuel président de la République arriverait troisième derrière Marine Le Pen (Front national) et le candidat du parti Les Républicains quel qu'il soit, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé.

Dans les deux scénarios imaginés pour le sondage, François Hollande se place en troisième position, avec 19% des intentions de vote. Avec Nicolas Sarkozy comme candidat des Républicains, la droite recueille 25% des suffrages, tandis que la candidate du Front National arrive en tête avec 27% des voix.

Alain Juppé recueille le même pourcentage d'intentions de vote que l'ancien président, mais Marine Le Pen voit son score passer à 29% des voix.

De précédents sondages ont déjà état d'une élimination au premier tour de François Hollande. Ce dernier a déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas s'il n'arrivait pas à inverser la courbe du chômage.

*Enquête réalisée en ligne du 3 au 4 septembre 2015 auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

---------------------------------

16-François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?
http://www.planet.fr/politique-francois-hollande-qui-est-cette-fille-bien-dont-il-tombe-sous-le-charme.932603.29334.html?xtor=ES-1-920038[Planet-a-la-Une]-20150922
Lundi 21 Septembre 2015

Au cours d’un voyage au Mexique l’année dernière, le président de la République serait "tombé sous le charme" d’une dénommée Audrey Azoulay. A tel point qu’il aurait ensuite fait en sorte qu’elle  obtienne un poste à l’Elysée.

François Hollande : qui est cette "fille bien" dont il est "tombé sous le charme" ?

François Hollande serait "tombé sous (son) charme". C’est en tout cas qu’écrit L’Express. Selon les informations du magazine, Audrey Azoulay aurait fait une si bonne impression au président qu’il aurait ensuite demandé à ce qu’elle intègre sa garde rapprochée. Tous les deux auraient fait connaissance en 2014 dans l’avion qui menait le chef de l’Etat au Mexique puis sur place, lors de la visite d’une usine d’aviation, précise l’hebdomadaire.

A l’époque la quadragénaire était directrice générale déléguée du Centre national du cinéma (CNC). Depuis, elle est devenue conseillère générale de la Culture et de la Communication à l’Elysée. "C’est une fille bien, il faut lui trouver un poste", aurait en effet lâché François Hollande après leur rencontre. Cinq mois plus tard, Audrey Azoulay obtenait un poste à l’Elysée, rapporte L’Express.

---------------------------------

17-Manuel Valls va créer une brigade de lutte contre la haine sur Internet
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/05/28/32001-20150528ARTFIG00120-manuel-valls-va-creer-une-brigade-de-lutte-contre-la-haine-sur-internet.php
28/05/2015

L'«unité nationale de lutte contre la haine sur Internet» devrait être mise en place cet été, dans le cadre du plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme présenté par le premier ministre.

Manuel Valls.
Manuel Valls

Lire aussi :
« Le plan anti-racisme de Manuel Valls protège tout le monde, sauf les Chrétiens… »
http://www.medias-presse.info/le-plan-anti-racisme-de-manuel-valls-protege-tout-le-monde-sauf-les-chretiens/29733

Manuel Valls avait promis de lutter contre le racisme et l'antisémitisme en ligne: il doit maintenant nommer ses soldats. Le premier ministre va mettre en place son «unité nationale de lutte contre la haine sur Internet» dès cet été, d'après les informations du site NextInpact. Cette nouvelle équipe sera chargée de faire le lien entre les différents sites Web et les autorités dans le cadre de la surveillance et la surveillance des discours de haine en ligne. Elle pourra par exemple envoyer des recommandations ou des avertissements à Google, Facebook ou Twitter si ces derniers ne modèrent pas eux-mêmes les contenus jugés illégaux. Elle sera enfin chargée de créer et d'animer des «cyberpatrouilles» destinées à traquer les propos racistes ou antisémites afin d'enquêter sur leurs auteurs et éventuellement les présenter à la Justice.

Un «bataillon de community managers»
Les détails de l'organisation de cette brigade ne sont pas encore arrêtés. Une réunion à ce sujet doit se tenir à Matignon vendredi, selon NextInpact. Son but sera notamment de déterminer si cette unité doit être intégrée à Pharos, la plateforme de signalement des contenus illégaux en ligne du gouvernement. Cette dernière est actuellement animée par des policiers et des gendarmes de l'OCLCTIC, l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication. Il s'agit aussi de décider si l'unité de lutte contre la haine sur Internet pourra envoyer des rappels à la loi aux auteurs des propos racistes ou antisémites.

Cette initiative accompagne les récents efforts du gouvernement pour lutter contre la propagande djihadiste sur Internet. Dans ce cadre, les autorités collaborent déjà avec les grandes entreprises du Web. Une plateforme de signalement des contenus violents a été mise en place pour les policiers, qui peuvent plus facilement demander le retrait de contenus problématiques à Google, Facebook ou Twitter. Manuel Valls ne compte pas s'en arrêter là: invité à une conférence à l'université Paris-Dauphine mercredi, le premier ministre a annoncé la mise en place d'un «bataillon de community managers de l'Etat» pour contrer la propagande djihadiste. Il ne s'agit plus seulement de modérer les propos haineux, mais aussi de leur répondre.

---------------------------------

18-Bordeaux : un aide-soignant frappé pour avoir voulu soigner une femme voilée
http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/20/2162504-bordeaux-aide-soignant-violemment-agresse-avoir-voulu-soigner-femme-voilee.html#xtor=EPR-1
Publié le 20/08/2015

La consultation a dégénéré en bagarre. Un homme et sa femme enceinte se sont présentés dimanche 9 août aux urgences de la maternité de l’hôpital Pellegrin, à Bordeaux. D’après Sud-Ouest, le mari, très agressif, a refusé qu’un aide-soignant prenne en charge son épouse voilée.

Une femme portant un niqab./Photo d'illustration

Lire aussi :
Enfin, un imam dit la vérité
https://www.youtube.com/watch?v=u_nxE5FISDQ
À 10 ans, il menace un maître-nageur de l'égorger
http://www.europe1.fr/faits-divers/a-10-ans-il-menace-un-maitre-nageur-de-legorger-2508595
Corse : Une tête de sanglier accrochée à la porte d'une salle de prière musulmane, pour la deuxième fois
http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/8412-corse-sanglier-accrochee-porte-salle-priere-musulmane.html

Pour des raisons religieuses, il exigeait que ce soit une femme qui s’occupe d’elle. Une dispute s’est déclenchée et un autre aide-soignant est intervenu pour essayer de faire entendre raison à l’homme. Fou de rage, le mari lui a alors donné deux coups de poing au visage. L’aide-soignant a dû subir trois jours d’interruption de travail et a porté plainte contre son agresseur.

---------------------------------

19-L'exorbitante facture de l'absentéisme au travail
http://www.lepoint.fr/economie/l-exorbitante-facture-de-l-absenteisme-au-travail-08-09-2015-1963116_28.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20150909
09/09/2015

D'après une étude d'Alma Consulting Group, elle s'élèverait à 60 milliards d'euros par an. Des économies sont possibles, notamment pour les PME.

D'après une étude d'Alma Consulting Group, la facture de l'absentéisme au travail s'élèverait à 60 milliards d'euros par an.

Le chiffre est étourdissant : 60 milliards d'euros. Ce serait le montant des coûts directs et indirects de l'absentéisme l'année dernière dans le secteur privé en France. Cette estimation, calculée pour la première fois par Alma Consulting Group avec Goodwill-Management et le CSA, dans le cadre de la publication de son « baromètre de l'absentéisme », recouvre les coûts de remplacement, de maintien de salaire, et de perte de valeur ajoutée, qui s'élèveraient à 45 milliards. Soit 5,77 % de la masse salariale. Il faut y ajouter 15 milliards de coûts indirects (2,83 % de la masse salariale), qui incluent par exemple la prévention et la prévoyance.

« N'en déduisons pas pour autant qu'une baisse de l'absentéisme ferait progresser le PIB dans les mêmes proportions, d'autant qu'une forte part de l'absentéisme reste incompressible (maladies, raisons familiales...). Mais les moyens d'agir sur une partie de ces coûts existent », souligne-t-on dans les conclusions de l'étude publiée mardi 8 septembre. Ainsi, selon ce même document, une entreprise qui enregistre un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros avec un résultat net de 500 000 euros et dont la masse salariale représente 35 % de son chiffre d'affaires, son absentéisme, égal à la moyenne nationale (4,59 %), lui coûte 202 000 euros soit 40 % de sa rentabilité nette. « Une réduction d'un quart de cet absentéisme (soit de 4,59 % à 3,44 %) porte sa rentabilité de 500 000 euros à 551 000 euros, soit un bond de 10 % », estiment les auteurs de l'étude. L'effet serait loin d'être anodin.

En moyenne, chaque salarié aurait été absent 16,7 jours, soit 7,4 % de plus que l'année précédente.

---------------------------------

20-Le Crédit Agricole risque une grosse amende aux États-Unis
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/09/10/20005-20150910ARTFIG00023-le-credit-agricole-risque-une-amende-de-pres-d-un-milliard-de-dollars-aux-etats-unis.php
10/09/2015

Washington reproche à la troisième banque française ses financements passés de personnes et de pays jugés coupables d'activités terroristes par les États-Unis. L'année dernière BNP Paribas avait dû s'acquitter d'une amende record de 8,9 milliards de dollars.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/14240671.jpg

Le Crédit Agricole est sur le point d'aboutir à un accord avec les autorités américaines pour tourner la page sur ses financements passés de personnes et de pays jugés par les États-Unis coupables d'activités terroristes. La troisième banque française s'attend à cette occasion à verser de 900 millions à un milliard de dollars à diverses agences fédérales et étatiques. De sources américaines on indique que les faits reprochés à l'établissement couvrent la période 2003-2008.

L'affaire rappelle celle qui a touché BNP Paribas en 2014. Le groupe bancaire européen avait dû l'an dernier verser une amende record de 8, 9 milliards de dollars et en outre plaider coupable de délits passibles de sanctions pénales, pour avoir également financé en dollars des transactions au profit de clients en Iran, au Soudan et à Cuba. La dureté des sanctions infligées à BNP Paribas a été expliquée au Département de la justice par l'absence de coopération initiale de ses responsables et par sa récidive en dépit de mises en garde par les autorités fédérales. Bien qu'une fois de plus les opérations visées par les américains concernent l'Iran et le Soudan, il ne semble pas que les circonstances aggravantes du cas de BNP Paribas soient réunies dans le dossier constitué par les procureurs américains contre le Crédit Agricole. Ce dernier a indiqué le mois dernier avoir constitué des provisions d'1, 6 milliard de dollars en vue de régler des litiges faisant l'objet de négociations «très avancées».

Société Générale dans le collimateur
Les discussions entre banques et régulateurs américains dans ce type d'affaires sont particulièrement complexes du fait de la multiplicité des agences impliquées. Outre le Département de la justice, le Trésor, la Réserve fédérale, il faut aussi tenir compte des exigences des régulateurs bancaires de l'État de New York (Department of Financial Services). Tous se partagent les amendes versées en fonction de formules complexes. La Société Générale est une troisième banque française qui fait l'objet d'enquêtes aux États-Unis. Mais le géant italien UniCredit, ainsi que Deutsche Bank sont dans le même cas. En mars dernier, la seconde banque d'Allemagne, Commerzbank a déjà été frappée d'une amende d'1, 45 milliard de dollars par les autorités américaines, pour avoir aussi financé des transactions en dollars pour le compte de clients en Iran et au Soudan.

Les banques américaines n'ont pas été épinglées pour ce type d'opérations qu'elles jugeaient trop risquées ce qui laissait le champ à leurs rivales européennes. En revanche les plus grands établissements américains ont dû verser de dizaines de milliards de dollars pour solder leurs agissements antérieurs à la crise de 2008, mais dans d'autres domaines. JP Morgan Chase, première banque des États-Unis, a par exemple été mise à l'amende à hauteur de plus de 31 milliards de dollars notamment dans le cadre d'opérations sur le marché des créances immobilières. Bank of America, deuxième banque du pays, détient le record avec de multiples amendes d'un total de plus de 57 milliards de dollars.

---------------------------------