lundi 2 novembre 2015

Quoi de neuf Patrick ?? et merci...


1-Une fracturation du monde inquiétante
2-Le monde sera-t-il musulman?
3-Le mondialisme croit en la race synthétique
4-«Une taxe sur les transactions financières pourrait remplacer tous les impôts actuels»
5-Le spectre de 2008 de retour dans quelques mois ?
6-L'optimisation fiscale laisse un trou béant dans les comptes des Etats-Unis
7-« La hausse des marchés est simplement une bulle » (Carmignac)
8-Israël : Benyamin Nétanyahou accuse un ancien leader palestinien d'être responsable de l'Holocauste
9-Eliot Higgins, le détective du net qui a doublé l'enquête officielle sur la disparition du vol MH17
10-Les Etats-Unis inquiets de la présence de navires russes près de câbles Internet
11-La NASA a-t-elle caché l'eau martienne ?
12-Pourquoi Obama bombe le torse en mer de Chine
13-Russie : des députés présentent un projet de loi pour sanctionner les hommes ouvertement homosexuels
14-La Chine met officiellement fin à la politique de l'enfant unique
15-Cancer : l'OMS n'appelle pas à arrêter de manger de la viande
16-Ce que dit le Coran : le port du voile
17-Le vice-président des Maldives arrêté pour tentative d'assassinat sur le président
18-Aston Martin : une DB4 Zagato à 15 millions de dollars
19-Trois questions sur la "comète morte" qui va frôler la Terre en ce jour d'Halloween
20-A New York, 24 000 plaintes ont été déposées contre les rats

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1-Une fracturation du monde inquiétante
http://www.challenges.fr/politique/20151020.CHA0705/une-fracturation-du-monde-inquietante.html
20-10-2015

On n’aime pas dire cela. Si faible et vacillante qu’elle soit, il est toujours préférable de montrer la lumière au bout du tunnel que de se désoler de l’obscurité régnante mais le fait est que la dégradation de la situation internationale devient inquiétante.

Planète terre, photo NASA (AFP / NASA)

Ce n’est pas que s’annonce une Troisième guerre mondiale. Vladimir Poutine ne veut pas en découdre avec qui que ce soit mais faire revenir la Russie à la table des grands. Les États-Unis échaudés n’envisagent plus les interventions extérieures qu’avec presque autant de réticences que l’Allemagne. L’Europe désarmée ne songe qu’à rétablir des frontières et l’on ne voit pas de grandes alliances prêtes à s’affronter.

Non, ce n’est ni 14, ni 39, ni aucune de ces grandes guerres qui avaient si longtemps déchiré le vieux monde mais comment ne pas voir l’incertitude qui domine partout, la peur de l’autre qui se répand comme un lent poison et l’implosion proche-orientale qui menace de gagner la Turquie ?

Prenons la Chine. Depuis un quart de siècle, c’est elle qui tirait l’économie mondiale. Elle était l’eldorado de ces temps mais pourrait bientôt connaître un chômage de masse car sa croissance repasse au-dessous des 7% annuels qui lui sont nécessaires pour garantir l’emploi. L’effondrement de la Bourse de Shanghai met, parallèlement, à mal ses nouvelles classes moyennes qui avaient investi là leurs économies.

Ce n’est pas l’apocalypse, vont répétant les analystes financiers. Ce n’est qu’un cycle, disent-ils, qu’une phase d’adaptation à un nouveau modèle plus fondé sur la demande intérieure que sur les exportations. Oui, sans doute est-ce vrai, mais la réalité est que la stabilité politique de la Chine reposait sur un marché passé entre sa caste dirigeante et sa population.

« Nous vous donnons les moyens de vous enrichir et vous nous laissez le pouvoir », disait le parti unique. Une poignée de dissidents mis à part, les Chinois acceptaient cet arrangement mais, maintenant que les vaches maigres arrivent, c’est un temps de troubles qui pourrait lentement s’ouvrir. Les producteurs de matières premières auraient alors à souffrir d’un nouveau recul des cours. Allemagne en tête, les pays les plus riches verraient se réduire leurs débouchés industriels et la direction chinoise pourrait, un jour, n’avoir plus d’autre carte à jouer que celle du nationalisme, matière hautement inflammable en Asie où les plaies du passé n’ont jamais été pansées.

Prenons l’Europe. Protection sociale, libertés et infrastructures à nulles autres pareilles, elle est le paradis qu’envie le reste du monde mais elle peine et peinera toujours plus à relever le défi des réfugiés alors que les nouvelles extrêmes-droites ne cessent d’y progresser, que ses grandes forces politiques s’anémient et que sa panne de croissance pourrait bien finir par y défaire l’État providence.

Si la Grande-Bretagne venait, en plus, à en claquer la porte, l’Union n’aurait plus qu’à trouver les moyens d’au plus vite fédérer son cœur au sein d’une grande zone de libre-échange. C’est son avenir, dira-t-on.

Ce serait, en effet, sa chance mais il lui faudrait, pour cela, des hommes d’État et des élites déterminées dont elle manque si cruellement que l’impossible ne l’est plus. Il n’est plus impossible que l’Union ne se délite, qu’elle ne se divise au lieu de faire front alors même que ses marches méridionales sont en feu et que la Russie rêverait de pouvoir profiter de son affaiblissement pour reconstituer sa zone d’influence perdue.

Prenons enfin le Proche-Orient. Vladimir Poutine s’est convaincu qu’il y avait, là-bas, une place à retrouver pour la Russie. Il croit qu’en allant, comme la cavalerie qu’on n’attendait plus, sauver le régime syrien d’un effondrement imminent il pourra réitérer, mais à l’échelle mondiale, ce qu’il avait fait à l’échelle nationale en éradiquant la rébellion tchétchène.

C’est cela qui avait assis son pouvoir à Moscou mais, contrairement à la Tchétchénie, la Syrie n’est pas une République russe. Ce n’est pas dans le Caucase qu’elle est située mais au carrefour d’une bataille d’influence entre les deux religions de l’islam et leurs chefs de file que sont l’Iran chiite et les monarchies sunnites. Vladimir Poutine a beau frénétiquement courtiser l’Arabie saoudite et tenter de la rassurer, les sunnites regardent désormais la Russie comme l’alliée de l’Iran et leur ennemie.

Le ton monte à Riad. Russie ou pas, les sunnites ne laisseront pas Bachar al-Assad tenter de remettre la main sur son pays éclaté. C’est une guerre de Trente ou Cent ans qui s’ouvre au Proche-Orient, une guerre dans laquelle la Russie s’est bien imprudemment engagée et dans laquelle plonge aujourd’hui la Turquie tant elle craint que ces conflits ne réveillent l’irrédentisme de ses propres Kurdes.

L’incendie se propage au Proche-Orient. La Chine s’essouffle. L’Europe se fissure. Les États-Unis se désengagent. C’est une configuration si nouvelle que la lumière au bout du tunnel, non, on ne la voit pas encore.

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2-Le monde sera-t-il musulman?
http://www.slate.fr/story/109203/le-monde-sera-t-il-musulman
01.11.2015

Si les projections démographiques annoncent que l'islam va devenir la première religion mondiale aux alentours de 2070, la France va surtout connaître une progression importante des personnes «non affiliées» à une religion.

A Manille, le 15 janvier 2010. REUTERS/Romeo Ranoco.

«Le 21e siècle sera religieux ou bien il ne sera pas.» La fameuse formule attribuée à André Malraux, psalmodiée à travers des générations de copies de philosophie, trouve un retentissement évident au regard de l’affirmation contemporaine des religions. Alors que la modernité triomphante les imaginait régresser, elles s’étendent. À l’horizon du milieu du siècle, le nombre de musulmans dans le monde devrait se rapprocher de celui des chrétiens, pour le dépasser un peu plus tard. Mais avant le sujet de ce croisement des confessions, projeté vers 2070, importe celui des dynamiques à l’œuvre. 

Aux projections démographiques sur l’augmentation de la population mondiale s’ajoutent des projections religieuses sur les évolutions des populations croyantes. On ne saurait dire si l’estimation du volume des populations religieuses décrit précisément celles des croyants ou celles des personnes issues d’une certaine tradition. L’essor de la spiritualité compense le déclin de certains dogmes. Dans d’autres contextes, l’affirmation fondamentaliste prévaut. Il n’empêche, les perspectives générales sont plutôt décapantes, avec une géopolitique des confessions qui voit très significativement progresser l’islam dans le monde, tout en laissant une place très originale à la France.

Fortes inerties
La statistique confessionnelle (qui croit en quoi et avec quelles affiliations?) relève souvent de l’acrobatie. Aux fantasmes des uns répond le déni des autres. Grand remplacement ethnico-religieux d’un côté, vivre-ensemble joyeux et bariolé de l’autre. Afin de se faire une idée raisonnée, au moins sur le plan des croyances déclarées, il existe de la donnée. La revue Futuribles rend compte ponctuellement, depuis des années, des tentatives de mesure des développements religieux dans le monde, avec leurs transformations.

Parmi les quelques sources pour ces analyses prospectives, le Pew Research Center (un célèbre «fact tank» américain, comme il y a des «think tanks») s’est imposé. Le Pew a livré, au printemps dernier, une étude aussi sérieuse que copieuse. Le travail s’appuie sur les données disponibles, aux quatre coins du monde, sur les différentiels de fécondité et de mortalité, les phénomènes migratoires et, opération plus compliquée encore, les conversions d’une religion à l’autre. Ce dernier point constitue la nouveauté technique, avec des évaluations des changements à venir de religion, qu’il s’agisse d’abandons ou de nouvelles adhésions. La méthode est délicate mais l’opération est importante car il faut se défaire d’une vision globalement héréditaire de l’appartenance religieuse.

Informé de ces précisions méthodologiques, on peut se poser la question: à quoi pourrait ressembler la distribution religieuse du monde en 2050? Les chrétiens devraient rester majoritaires. L’islam, dans sa diversité, devrait grossir bien plus vite que toutes les autres grandes religions. Sur la période, le nombre de musulmans (+1,2 milliard) pourrait croître de près de 75%, contre 35% pour les chrétiens (+750 millions) et 34% pour les hindous. A l’horizon 2050, le nombre de musulmans (2,8 milliards, 30% de l’humanité) serait à peu près équivalent à celui des chrétiens (2,9 milliards, 31%). Les inerties étant fortes, ce n’est qu’en 2070 que le nombre de musulmans dépasserait celui des chrétiens.

Les épicentres vont bouger
Géopolitiquement, les épicentres de la chrétienté et de l’islam pourraient bouger. L’Inde restera à majorité hindoue mais on y trouvera, en 2050, la plus grande population musulmane nationale, devant l’Indonésie et le Pakistan. En Europe, les musulmans compteront pour 10% du total de la population. 40% des chrétiens vivront en Afrique subsaharienne. Les bouddhistes resteront concentrés en Asie, avec une communauté stable à environ 500 millions de personnes. Quelques indications portent sur les religions «folkloriques» (croyances animistes africaines, religions aborigènes, cultes très minoritaires), mais celles-ci restent, de toutes les manières, très marginales.

Le croisement, probablement plus tardif que ce que l’on imagine habituellement, des deux trajectoires chrétienne et musulmane, n’est peut-être pas le résultat le plus décapant. Il résulte assez fondamentalement des taux de fécondité actuels –2,5 enfants par femme en moyenne mondiale–, qui vont de 1,6 pour les bouddhistes à 3,1 pour les musulmans en passant par 2,7 pour les chrétiens, 2,4 pour les hindous ou 1,7 pour les «non affiliés». Ces derniers (athées, agnostiques, sans identification religieuse) vont voir leurs rangs gonfler mais ils vont aussi voir leur part relative baisser (de 16% à 13%). Dans quelques rares pays, la progression de la non-affiliation sera la principale caractéristique des transformations. Il en ira ainsi aux Etats-Unis et, singulièrement, en France.

L’ancienne «fille aînée de l’Église» est encore majoritairement (63%) chrétienne en 2010. Comptant 7,5% de musulmans, elle devrait en compter 11% au milieu du siècle. Mais le changement le plus puissant tient du passage de 28% de non-affiliés à 44%. De plus en plus, donc, de non-croyants français dans un monde de plus en plus croyant. Sur une planète qui pourrait devenir à majorité musulmane dans le troisième tiers du siècle, l’exception française sera également religieuse. Les champions du «sécularisme» (comme on traduit en anglais le vocable inconnu de laïcité) auront encore davantage de pain, et peut-être aussi de savon, sur la planche.

Les religions ne sont pas constantes
Reste que tous ces chiffres ne sont que des prévisions, généralement établies en prolongeant les tendances à l’œuvre. Tout ceci ne dessine pas forcément le monde des religions tel qu’il sera exactement. Faire de la prospective, c’est s’intéresser aux projections. C’est aussi imaginer des scénarios contrastés, des ruptures éventuelles. Les religions traitent de transcendance, mais ne sont pas pour autant constantes. Elles évoluent. Si les grandes dynamiques démographiques recomposent assurément le monde, l’avenir des grandes religions conserve de grandes parts d’incertitude.

Pour la France, la tendance est tout de même clairement établie. Le Pew fait référence aux travaux de l’Insee, de l’Ined et de l’Ifop. De ces sources, il ressort que les chrétiens, 40 millions en 2010, ne devraient plus être que 30 millions en France en 2050, dans un pays qui aura tout de même vu sa population augmenter de plus de six millions d’individus. Rappelons que les chiffres procèdent d’une auto-identification, à une tradition ou culture, et non à une adhésion ou à des pratiques. L’intention est sociologique et non théologique.

Avec à l’esprit cette même précision selon laquelle on parle davantage d’une identité auto-déclarée que de coutumes et de rites, la population musulmane vivant actuellement en France est estimée ici à 4,7 millions de personnes, ce qui correspond, grosso modo, à des estimations et extrapolations classiquement rapportées. Vers 2050, le nombre de musulmans –sans que l’on puisse dire ce que sera l’intensité de la pratique– devrait, toujours selon les projections du Pew, atteindre 7,5 millions. Sur la période, les bouddhistes passeraient de 280.000 à 400.000, les hindouistes de 30.000 à 70.000 (notez la précision).

Si la population musulmane devrait donc augmenter de 60%, c’est la population des «non affiliés» qui devrait croître le plus, passant de 18 à 31 millions, soit une augmentation de 72%. Les décimales et chiffrages précis n’ont pas grand intérêt, ce sont les ordres de grandeur qui comptent. Et ils dessinent ici des directions aussi claires qu’originales.

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3-Le mondialisme croit en la race synthétique
http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/mondialisme-croit-race-synthetique,213228
23-10-2015

Richard de Coudenhove-Kalergi et autres membres du clergé mondialiste seraient satisfaits de l'évolution cosmopolite de l'Union européenne.

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2015/10/kalergi.jpg
l’aristocrate Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972)

Alors que nous constatons le caractère antidémocratique croissant de l’Union européenne et l’installation accélérée de populations arabo-subsahariennes, il s’avère nécessaire de comprendre les raisons profondes expliquant cette évolution. Les pères fondateurs de l’Europe comme Jean Monnet ou Joseph Retinger ont infusé un tour d’esprit philosophique libertaire conditionnant la mutation civilisationnelle du vieux continent. Le phénomène s’est aussi particulièrement développé grâce à l’aristocrate Richard de Coudenhove-Kalergi (1894-1972).

Ce métis austro-japonais est à l’origine d’une vague de fond qui s’est traduite par la création dans les années 1920 de la Paneurope. Promouvant l’unité de l’Europe « de l’Islande à la Turquie, comme de la Finlande au Portugal », les « principes fondamentaux » de ce mouvement reconnaissent l’autodétermination des peuples et des groupes ethniques, la reconnaissance du christianisme et des droits de l’homme mais aussi, à l’instar de l’œcuménisme de Vatican II, du judaïsme et de l’islam considérés comme partie intégrante de l’Europe. Son action pro-européenne l’a conduit à bénéficier du premier Prix Charlemagne (1950) comme Henry Kissinger, Bill Clinton, Jean-Paul II, Simone Veil ou encore Angela Merkel. Cependant, son action a été encore plus profonde avec la rédaction d’un ouvrage en 1925, véritable bréviaire de l’euro-mondialisme : Praktischer Idealismus (« Idéalisme pratique »).

Deux points essentiels émergent de ce programme. Premièrement, il s’agit pour lui de favoriser l’émergence d’une élite politico-économique, une « noblesse d’esprit européenne». Entre l’effondrement de l’ancienne noblesse avec 1789 et la formation d’une nouvelle élite, « notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques ». Il ajoute même : « Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même. » Cette nouvelle classe dirigeante ne peut émerger qu’avec la combinaison des meilleurs esprits nobles, bourgeois et juifs : « L’humain noble du futur ne sera ni féodal, ni juif, ni bourgeois, ni prolétaire : il sera synthétique […]. Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […]. »

Deuxièmement, la création de cette classe dirigeante euro-mondialiste baignée de gnose (pour Coudenhove, le christianisme est un « judaïsme régénéré ») doit se faire parallèlement au métissage des peuples. Coudenhove estime que le croisement génétique rehausse les qualités physiques et morales de l’homme : « L’humain consanguin est un humain à une seule âme ; le métis est un humain à plusieurs âmes. » Et il ajoute ces propos qui n’ont rien perdu de leur actualité avec l’Union européenne sans frontières : « L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne, d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples par une multiplicité de personnalités (…) »

Richard de Coudenhove-Kalergi ainsi que les autres membres du clergé mondialiste seraient sûrement satisfaits de l’évolution technocratique et cosmopolite de l’Union européenne, si éloignée des traditions nationales qui ont fait la force de l’Europe.

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4-«Une taxe sur les transactions financières pourrait remplacer tous les impôts actuels»
http://www.letemps.ch/economie/2015/06/26/une-taxe-transactions-financieres-pourrait-remplacer-impots-actuels
26 juin 2015

Dans son dernier ouvrage*, Marc Chesney dresse un parallèle entre la Première Guerre mondiale et la crise financière de 2008. Pour le professeur de finance de l’Université de Zurich, une société civilisée vacille dans les deux cas. Aujourd’hui, une aristocratie financière a pris le pouvoir au détriment du reste de la population, dénonce-t-il, tout en proposant des solutions. Entretien.

http://www.letemps.ch/sites/default/files/styles/lt_article_full/public/media/2015/10/27/Marc%20Chesney00341%20%281%29.jpg?itok=oK3hAiHD

Le Temps: Vous comparez la crise financière et la Première Guerre mondiale, n’est-ce pas exagéré?
Marc Chesney: Il s’agit uniquement de comparer l’Europe de 1914 à celle d’aujourd’hui. A l’époque, une société civilisée a subitement basculé dans la barbarie. Actuellement, la société vacille sur elle-même, tremble sur ses fondations, confrontée qu’elle est à une crise d’une grande ampleur, une crise aux dimensions non seulement financières, mais aussi économiques, sociales, politiques et environnementales. Une aristocratie financière a pris le pouvoir. Elle se drape dans les habits du libéralisme, mais sa pratique quotidienne contredit souvent les principes de base. Cette aristocratie arrive à imposer sa politique et ses intérêts. Ceux-ci ont provoqué la crise et nuisent aux perspectives d’amélioration. Si les dégâts causés par la crise sont d’une autre nature que ceux de la Grande Guerre, ils sont néanmoins dévastateurs.

Le nombre de chômeurs dans le monde a augmenté d’environ 60 millions par rapport à 2007. Dans de nombreux pays européens, des pans entiers de la population perdent espoir, perspectives et repères. Ils sont confrontés à une situation difficile dont l’issue semble incertaine. Les frémissements de croissance sont une illusion car les véritables problèmes n’ont pas été résolus.

– Vous le dites, la croissance frémit. N’est-ce pas le signe que nous sortons finalement de la crise?
– La chute des prix du pétrole explique principalement ces frémissements de croissance. Mais les problèmes de fond demeurent: au niveau international le chômage et le sous-emploi sont énormes, les particuliers et les entreprises subissent des niveaux d’imposition bien trop élevés alors que les grandes banques sont sous-imposées. Quant à la politique de la Banque centrale européenne (BCE), qui consiste à maintenir un taux d’intérêt très faible et à inonder les marchés financiers de liquidité, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Ces liquidités, au lieu d’être investies dans l’économie, stagnent le plus souvent dans le secteur financier et contribuent au développement de la finance casino.

– Pourtant, des mesures ont été prises depuis la crise, notamment pour renforcer l’assise financière des banques pour éviter que les Etats ne doivent se porter à leur secours…
– En apparence effectivement. En réalité les lobbys sont à l’œuvre pour soit vider de leur contenu les projets de réformes, soit les complexifier de manière démesurée. En dernière instance, c’est le contribuable, sans parler du client, de l’employé et de l’actionnaire, qui le cas échéant s’acquitte de la facture laissée par les banques systémiques. Cette situation contredit un des principes de base du libéralisme, en l’occurrence que ceux qui prennent des risques se doivent de les assumer. Les banques systémiques sont incitées à prendre des risques et ce, aux dépens de la société.

– Vous êtes partisan d’une taxe sur les transactions financières, mais qui n’a rien à voir avec la taxe Tobin. Pouvez-vous en dire plus?
– Il s’agirait, comme le propose le financier zurichois Felix Bolliger, de taxer tous les paiements électroniques, comme les factures de restaurant… et pas seulement les achats d’actions ou d’obligations. En Suisse ces paiements sont de l’ordre de 100 000 milliards de francs par an. C’est énorme. Il s’agit d’environ 160 fois le PIB du pays.

Il suffirait de prendre 0,2% sur chaque transaction pour obtenir 200 milliards, soit davantage que l’ensemble des impôts perçus en suisse, qui est de l’ordre de 170 milliards. Une telle taxe, si elle était introduite, pourrait théoriquement remplacer tous les impôts actuels et permettrait de simplifier le système fiscal. Cela pourrait délester l’économie d’activités qui lui sont néfastes comme le trading à haute fréquence.

– Certaines transactions ne se déplaceraient-elles pas simplement ailleurs, où aucune taxe n’est perçue?
– Oui, la Suisse risquerait de perdre certaines activités. Lesquelles? Les activités de négoce à haute fréquence par exemple? Elle peut certainement se passer des transactions sur actions exécutées en quelques microsecondes, c’est-à-dire d’activités de la finance casino. Et elle en gagnera par ailleurs, parce que les entreprises, tout comme le contribuable, bénéficieraient dans ce cas d’une véritable baisse des impôts qui leur permettrait d’investir et de créer des emplois.

– Une telle proposition pourrait-elle vraiment être mise en œuvre?
– Nous avons besoin – la Suisse, mais en général l’Europe aussi – de politiciens qui prennent leurs responsabilités et s’émancipent des lobbys de cette aristocratie financière. La société se doit aussi de comprendre les enjeux, même si, il est vrai, un certain jargon est favorisé pour rendre le tout très opaque. Des termes comme hors-bilan, trading à haute fréquence, darks pools sont souvent utilisés, mais qui comprend vraiment ces termes? Cette complexité permet à un secteur composé de «spécialistes» – l’aristocratie financière – de détenir le pouvoir aux dépens de la démocratie.

– Ne noircissez-vous pas quelque peu le tableau? Si l’on prend UBS, la banque a beaucoup changé depuis son sauvetage en 2008. Elle a augmenté ses fonds propres et considérablement réduit ses activités de banque d’affaires par exemple.
– Tant mieux. Mais regardez les bonus, les politiques de rémunération n’ont pas vraiment changé. A Credit Suisse, le directeur général sortant Brady Dougan a perçu approximativement 160 millions de francs durant son mandat, alors que pendant la même période le cours de bourse de celle-ci s’est effondré d’environ 75%. Par ailleurs, la banque a dû s’acquitter en 2014 d’une amende record de 2,8 milliards de dollars pour avoir incité des contribuables américains à échapper au fisc. Du point de vue économique aussi, ces rémunérations sont tout simplement injustifiables. Certains actionnaires réagissent, mais ils sont une minorité. Que font les autres?

– La question portait sur UBS…
– Parlons-en! Ces dernières années, elle a été confrontée à une série de scandales. Après les manipulations des taux Libor et des changes, l’aide à l’évasion fiscale, quel sera le prochain? La situation requiert un travail en profondeur. Le monde académique porte aussi sa part de responsabilité. Comparés aux programmes de cours datant d’avant la crise, les programmes actuels en finance n’ont pas suffisamment été modifiés. Dans les cours de finance, la question des prix des actifs est au premier plan, or c’est des valeurs de notre société qu’il faudrait parler. Actuellement, elles sont purement financières, le problème étant précisément que les valeurs d’une société démocratique et civilisée ne sauraient être purement financières.

«De la Grande Guerre à la crise permanente», Presses polytechniques universitaires romandes, avril 2015.

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5-Le spectre de 2008 de retour dans quelques mois ?
http://trends.levif.be/economie/politique-economique/le-spectre-de-2008-de-retour-dans-quelques-mois/article-normal-431135.html?utm_source=Newsletter-30/10/2015&utm_medium=Email&utm_campaign=Newsletter-RNBTECZ
30/10/15

La monnaie ne circule pas. Or, un dollar injecté dans l'économie n'a d'intérêt que s'il passe d'un portefeuille à l'autre, prévient David Baverez. Ce financier-voyageur voit deux signes annonciateurs d'une année 2016 qui, potentiellement, serait à l'image de 2008. Nous l'avons rencontré.

Le spectre de 2008 de retour dans quelques mois ?

David Baverez est un financier-voyageur. Depuis Hong Kong, où il vit depuis quatre ans, il plaide pour une réforme en profondeur des structures de coûts des économies occidentales, trop lourdes et trop dépensières. Dans son livre Génération tonique (éditions Plon), le financier français explique comment la "démocrature" chinoise négocie les révolutions énergétiques et technologiques à son avantage. Et comment l'Europe pourrait s'en inspirer. Trends-Tendances l'a rencontré lors de son récent passage à Bruxelles, au B19 Country Club.

« Les banques centrales ont créé de la liquidité monétaire mais elles n'ont pas réussi à créer de la vélocité monétaire. »

Faut-il craindre le retour du spectre de 2008 dans quelques mois ? C'est en tout cas ce que présume David Baverez : "Malgré les mesures des banques centrales, la croissance économique mondiale s'essouffle. Ces banques ont fait leur travail pour nous éviter la déflation des années 1930. Elles ont créé de la liquidité monétaire mais elles n'ont pas réussi à créer de la vélocité monétaire. La monnaie ne circule pas. Or, un dollar injecté dans l'économie n'a d'intérêt que s'il passe d'un portefeuille à l'autre. Faute d'exiger des réformes structurelles, les banques centrales n'ont pas atteint cet objectif. On constate que le manque de confiance des consommateurs encourage les comportements d'épargne, qui engourdissent l'économie en immobilisant la monnaie sur des comptes."

David Baverez voit deux signes annonciateurs d'une année 2016 qui, potentiellement, serait à l'image de 2008 : "La dette corporate dans les pays asiatiques émergents, ainsi que la dette du pétrole et du gaz de schiste aux États-Unis. À 40 dollars le baril de pétrole, l'économie américaine perd des milliards chaque trimestre."

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6-L'optimisation fiscale laisse un trou béant dans les comptes des Etats-Unis
http://www.latribune.fr/economie/international/l-optimisation-fiscale-laisse-un-trou-beant-dans-les-comptes-des-etats-unis-517116.html
27/10/2015

Le manque-à-gagner du fisc américain s'élève à 90 milliards de dollars par an, en raison des pratiques d'optimisation fiscale, D'après Citizens for Tax Justice. Près de 2.000 milliards de dollars de liquidités sont volontairement séquestrés à l'étranger par les grandes entreprises, pour ne pas soumettre ces capitaux à l'impôt. Apple, qui doit publier ce soir ses résultats, économise ainsi 60 milliards de dollars d'impôts..

Les grandes entreprises américaines ne rapatrient pas leurs bénéfices afin d'éviter de les soumettre à l'impôt.
Les grandes entreprises américaines ne rapatrient pas leurs bénéfices afin d'éviter de les soumettre à l'impôt.

Faut-il parler du fléau de l'optimisation fiscale ? De plus en plus de gouvernements s'inquiètent d'un phénomène de plus en plus répandu, et les Etats-Unis n'en sont pas exempts. Un rapport de l'organisation Citizens for Tax Justice (CTJ) donne la mesure du phénomène outre-Atlantique. D'après ce rapport, les sociétés américaines hébergeraient près de 2.000 milliards de dollars dans des paradis fiscaux, de l'argent souvent issus de leurs activités à l'étranger mais qu'ils ne rapatrient pas sur le territoire pour éviter de soumettre ces capitaux au fisc américain.

Emprunter coûte moins cher...
En 2013, Apple avait été jusqu'à lancer un emprunt obligataire de 17 milliards de dollars plutôt que de puiser dans sa trésorerie. Le géant de l'informatique avait calculé que les intérêts sur l'emprunt seraient bien moins onéreux que ce qu'il devrait payer en impôts sur les capitaux rapatriés.

Et du cash, la firme dirigée par Tim Cook en a. Selon CTJ, Apple détient 181,1 milliards de dollars à l'étranger, en hausse de 70 milliards en un an. C'est beaucoup plus que General Electric (119 milliards) et Microsoft. Ainsi, la marque à la pomme n'aurait acquitté en impôts que l'équivalent de 2% de ses bénéfices, soit une économie de 60 milliards de dollars en impôts.

D'après CTJ, les 500 premiers groupes américains ont doublé leurs actifs à l'étranger depuis le début de la crise financière en 2008. Le bilan culmine à 2.100 milliards de dollars. Le manque-à-gagner pour le gouvernement américain s'élève à 90 milliards de dollars par an.

L'Europe déclare la guerre au tax ruling
Aux Etats-Unis comme en Europe, les gouvernements ont décidé de réagir. La Commission européenne a ainsi durci le ton contre les pratiques de tax ruling qui consistent à passer un accord secret avec un Etat afin d'obtenir une ristourne fiscale en échange de l'installation d'un siège ou d'un site sur le territoire (scandale dit du LuxLeaks).

Aux Etats-Unis, l'administration Obama tente d'imposer une nouvelle taxe de 14% sur les avoirs à l'étranger, repoussée par les Républicains. Le président américain a également fustigé les entreprises américaines qui profitent d'une fusion avec une société étrangère pour délocaliser leur siège vers des cieux fiscaux plus cléments.

Inégalités entre petites et grosses sociétés
Au final, cette pratique créé un véritable fossé entre les grandes entreprises qui ont les moyens de mener ces opérations d'optimisation, et les petites PME dont le taux d'imposition est très supérieur. Les PME ont reversé 32% de leurs bénéfices à l'Etat, contre 26% pour les entreprises du Cac 40. Ainsi, d'après une étude PwC, en France, les entreprises du CAC 40 ont vu leurs impôts augmenter de 1% en 2014 alors que leurs bénéfices ont augmenté de 23%. Les dividendes, eux, étaient 18% plus élevés...

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7-« La hausse des marchés est simplement une bulle » (Carmignac)
http://www.boursorama.com/actualites/la-hausse-des-marches-est-simplement-une-bulle-carmignac-546bd9ffe8c4eaee61b0932e9a7a70a6
Boursorama le 23/10/2015

Malgré l’enthousiasme des opérateurs suite au discours de Mario Draghi prononcé jeudi, Carmignac affiche une grande prudence. Les marchés européens et américains progressent depuis déjà quelques temps sans que les fondamentaux l’expliquent, estime la société de gestion.

http://s.brsimg.com/static-1445591184/cache/i/content/images/1/e/7/1e711c8b7dd5e1f6abc69bd0ba6194fb-627x356.jpg
Les indices boursiers poursuivent leur décollage suite aux propos de Mario Draghi. Carmignac s'inquiète néanmoins de la divergence entre la conjoncture économique réelle et le parcours des indices boursiers.

Le discours de prudence de Carmignac est clairement à contre-courant de l’enthousiasme qui anime les opérateurs de marché suite au discours de Mario Draghi. Celui-ci a évoqué jeudi un réexamen en décembre prochain du plan de « quantitative easing », la fameuse politique monétaire de relance de la BCE débutée en mars dernier. Cette déclaration a entrainé un bond des indices boursiers, qui se poursuivait vendredi matin.

Pour Carmignac, l’idée est simple : les mauvais signes économiques s’accumulent à l’échelle mondiale, mais les opérateurs ignorent de nouveau ces risques, portant bien plus d’intérêt aux politiques monétaires de la BCE et de la Fed, qui ne veulent pas brusquer les marchés. En découle un décollage des indices boursiers, sans que celui-ci soit soutenu par de solides fondamentaux économiques. Ce manque de corrélation entre la bourse et les fondamentaux n’est pas une nouveauté et est déjà venu à l’esprit de plus d’un investisseur. Quoi qu'il en soit, Carmignac évoque une situation de « bulle » et s’attend à une prise de conscience des opérateurs à l’avenir.

Plusieurs signaux économiques dans le rouge
« La croissance émergente s’effrite » relève Frédéric Leroux, gérant global de Carmignac, alors qu’en parallèle, la dette de ces mêmes pays émergents « a fortement augmenté », notamment dans le secteur privé. La conjugaison des deux éléments « correspond à ce qui s’est vu dans l’univers développé pré-Lehman », affirme le gérant, en référence à la croissance de l’endettement privé qui s’était observée dans les années fastes de l’économie américaine avant les difficultés de l’année 2008.

Carmignac ne s’inquiète que modérément du dossier chinois, alors que le pays ne devrait « pas subir de crash landing » (« atterrissage catastrophe »), contrairement à ce que l’on a pu croire récemment. Les pouvoirs chinois auraient en effet de la marge de manœuvre pour aider l’économie à atterrir en douceur si besoin, l’Etat ayant un très faible déficit et la banque centrale de Chine ayant différents leviers à sa disposition. Un œil est néanmoins gardé sur les flux de capitaux qui sortent du pays depuis maintenant plusieurs mois.

La société de gestion se fait un peu de soucis pour l’Europe alors que les exportations allemandes ont reculé significativement le mois dernier. Un peu d’inquiétude également vis-à-vis des Etats-Unis, où l’activité industrielle ralentit au point que le pays « est proche d’une récession industrielle ». Pour cette raison, « la dynamique économique [américaine] risque de décevoir le consensus », évoque toujours la société de gestion. Quant à l’économie japonaise, celle-ci ne parvient toujours pas à redécoller comme on pouvait l’espérer en début d’année, le pays subissant « l’influence des émergents » ainsi qu’une baisse des commandes à l’industrie. Mais comme en Europe, la banque centrale pourrait prochainement agir pour augmenter son « quantitative easing ».

Doutes sur l’efficacité du « quantitative easing » (QE)
Problème : Carmignac met en doute l’efficacité des plans de « quantitative easing » pour doper l’activité économique. « Si le QE de la Fed a marché à partir de 2009, c’est parce que le rebond économique était déjà en cours. Or, l'actuel QE européen se déroule alors que les craintes de rechute économique sont plus fortes ». Depuis sa mise en place, « le QE n’a pas réduit le surendettement global », notamment l’endettement public, remarque la société de gestion, qui affirme que « la soutenabilité de la dette n’est toujours pas assurée ». Surtout, « le QE n’a pas évité la baisse tendancielle de la croissance mondiale » et « n’a pas supprimé les pressions déflationnistes ». « Le QE n’améliore plus la profitabilité opérationnelle des entreprises » ajoute encore Carmignac.

Prenant l’exemple américain, la société de gestion remarque que le revenu réel médian des ménages n’a pas progressé depuis 2011, alors que les indices boursiers ont décollé pendant la phase de QE achevée en 2014 aux Etats-Unis. Pour Frédéric Leroux, « la hausse des marchés est simplement une bulle ». Le gérant poursuit : « les autres sociétés de gestion disent "bad news is good news" [car cela incite les banques centrales à agir], mais nous nous démarquons de ce discours. En effet, il n’est pas évident qu’en-dehors de l’effet d’annonce, le QE ait un effet positif [sur l’économie] ». Sans compter que « la succession des QE semble faire perdre leur efficacité économique [aux Banques centrales] », affirme Carmignac.

Gestion « très défensive »
« Il faut que le marché se rende compte d’un écart entre les attentes de bénéfices et la performance des entreprises en bourse », poursuit Frédéric Leroux. « Compte tenu des incertitudes sur la croissance, les actions ne sont plus bon marché » ajoute-t-il.
« Pour l’instant, le début de la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis montre que les chiffres d’affaires se réduisent. La prochaine étape pourrait être une déception sur les marges. Ce serait un signe que l’économie réelle ne suit plus les attentes optimistes du marché », estime pour sa part Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac
La position de Carmignac est claire : « Le marché n’a pas pris la mesure de ce qui est en train de se passer », affirme Frédéric Leroux. « Depuis le mois d’août, on perçoit vraiment que quelque chose a changé » affirme pour sa part Rose Ouahba, directrice de la gestion obligataire chez Carmignac.

Seul 7% du fonds « Carmignac Patrimoine » est actuellement exposé au marché actions, une proportion faible qui reflète la prudence de la société de gestion. « Nous sommes très défensifs », commente Frédéric Leroux.
Interrogé sur le sujet « positif » des faibles prix du pétrole pour l’économie européenne, Didier Saint-Georges explique sans enthousiasme que « la baisse des prix du pétrole a plutôt augmenté le phénomène de déflation qui participe à mettre en échec les banques centrales, et la baisse des prix du carburant ne s’est pas traduite par une accélération de la consommation des ménages, mais par davantage d’épargne ».

Pour Carmignac, même une éventuelle absence de hausse des taux de la Fed n’est pas un sujet d’enthousiasme. Ceci serait surtout le signe que « l’économie américaine ne pourrait pas supporter le moindre durcissement de la politique monétaire », ce que Didier Saint-Georges juge « inquiétant » car la Banque Centrale américaine n’aurait dès lors plus de levier majeur pour réguler le cycle économique.

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8-Israël : Benyamin Nétanyahou accuse un ancien leader palestinien d'être responsable de l'Holocauste
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/isra%C3%ABl-benyamin-n%C3%A9tanyahou-accuse-un-ancien-leader-palestinien-d%C3%AAtre-responsable-de-lholocauste/ar-BBmh9NT?li=AAaCKnE
21-10-2015

C'est une déclaration pour le moins surprenante. Benyamin Nétanyahou a affirmé devant le Congrès sioniste, mardi 20 octobre, qu'Adolf Hitler n'avait à l'origine aucune intention d'exterminer les juifs. Selon le quotidien Haaretz (article abonnés en anglais), le Premier ministre israélien a déclaré que l'idée venait d'un leader Palestinien, Haj Amin Al-Husseini.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBmhjHM.img?h=768&w=1080&m=6&q=60&o=f&l=f&x=324&y=103

Voir la vidéo :
La croix gammée et le turban. La tentation nazie du Grand mufti (2009)
http://www.dailymotion.com/video/x1rokou_la-croix-gammee-et-le-turban-la-tentation-nazie-du-grand-mufti-2009_school

Lire aussi :
"Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, c'est l'idée du Grand Mufti"
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_hitler-ne-voulait-pas-exterminer-les-juifs-c-est-l-idee-du-grand-mufti?id=9114344
Nétanyahou fait du grand mufti de Jérusalem l’inspirateur de la « solution finale »
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/10/21/netanyahou-fait-du-grand-mufti-de-jerusalem-l-inspirateur-d-hitler_4793848_3218.html
Hitler-Netanyahu-Mufti : la vérité historique
http://www.lepoint.fr/monde/hitler-netanyahu-mufti-la-verite-historique-22-10-2015-1975908_24.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20151023
Le Grand Mufti de Jérusalem a bien conseillé Hitler sur la destruction des juifs d’Europe
http://www.slate.fr/story/108869/grand-mufti-jerusalem-hitler-destruction-juifs
Netanyahu accusé de faire le jeu des révisionnistes après ses propos sur Hitler
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/netanyahu-accuse-de-faire-le-jeu-des-revisionnistes-apres-ses-propos-sur-hitler_1728180.html

"Hitler ne voulait pas exterminer les juifs à cette époque, il voulait expulser les juifs, a affirmé Benyamin Nétanyahou. Et Haj Amin Al-Husseiniest allé voir Hitler et lui a dit : 'Si vous les expulsez, ils vont tous venir [en Palestine].' 'Alors, que devrais-je faire d'eux ?' a demandé Hitler. 'Brûlez-les', lui a-t-il répondu."

Des déclarations contestées par les historiens
"Haj Amin Al-Husseini a par la suite été recherché pour crimes de guerre lors des procès de Nuremberg, parce qu'il avait joué un rôle central dans l'organisation de la solution finale", a ajouté le Premier ministre israélien, cité par le Jerusalem Post (en anglais).

Ces déclarations, qui sont historiquement fausses selon des experts de la Shoah cités par ABC (en anglais), interviennent alors qu'une nouvelle vague de violences et d'attentats oppose Israéliens et Palestiniens depuis plusieurs semaines. Quarante-cinq Palestiniens, un Arabe israélien et huit juifs israéliens sont morts depuis le début des heurts, le 1er octobre dernier.

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9-Eliot Higgins, le détective du net qui a doublé l'enquête officielle sur la disparition du vol MH17
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/eliot-higgins-le-d%C3%A9tective-du-net-qui-a-doubl%C3%A9-lenqu%C3%AAte-officielle-sur-la-disparition-du-vol-mh17/ar-AAfAK2K?li=AAaCKnE
26-10-2015

Les faits : Le vol MH17 de la Malaysia Airlines, qui s’est écrasé en juillet 2014 en Ukraine, a été abattu par un missile sol-air de type BUK tiré d’une zone de l’est du pays contrôlée par les rebelles prorusses. Telles devraient être les conclusions des enquêteurs internationaux, dévoilées mardi.

«Brown Moses» s'était déjà distingué par ses révélations sur le lieu de l'assassinat de James Foley ou lusage d'armes chimiques par le régime syrien. Des informations obtenues notamment en recoupant et authentifiant de multiples sources sur Internet.
«Brown Moses» s'était déjà distingué par ses révélations sur le lieu de l'assassinat de James Foley ou l’usage d'armes chimiques par le régime syrien. Des informations obtenues notamment en recoupant et…

Le vol MH17 de la Malaysia Airlines qui s’est écrasé en juillet 2014 en Ukraine, causant la mort des 298 personnes à bord, a bien été abattu par un missile sol-air de type BUK tiré d’une zone de l’est du pays contrôlée par les rebelles prorusse. C’est la conclusion du rapport d’enquête internationale coordonné par le Bureau néerlandais pour la sécurité, qui doit être publié mardi après-midi mais dont le quotidien néerlandais de Volkskranta dévoilé les grandes lignes.

Cette information est pourtant loin d’être une révélation. Il y a un an, à l’occasion de la publication du premier rapport de l’agence de sécurité néerlandaise, l’hypothèse d’un accident ou d’une erreur humaine avait été écartée. Surtout, le site web Bellingcat, spécialisé dans l’investigation menée par des journalistes citoyens, avait déjà affirmé que l’avion avait été abattu par un missile de type BUK venant de Russie et probablement manipulé par des soldats russes.

Si cette information semblait crédible (elle est d’ailleurs aujourd’hui confirmée par l’enquête internationale), c’est que le fondateur de Bellingcat n’est autre qu’Eliot Higgins, un blogueur britannique mieux connu sous le nom de «Brown Moses», qui s’est taillé une solide réputation sur le web. A partir d’un travail minutieux de collecte, de croisement et d’authentification de preuves sur Internet, Eliot Higgins s’est d’abord fait un nom en étayant la thèse d’un recours du régime syrien aux armes chimiques, à partir de vidéos YouTube publiées par l’opposition.

C’est avec la même méthode qu’il a pu déterminer l’emplacement où le journaliste américain James Foley a été assassiné par Daech en Syrie. Un travail salué par les professionnels du renseignement en Occident (il a été invité en juin à partager ses découvertes lors d’une rencontre au siège de l’Otan à Bruxelles) mais dénigré sur les réseaux sociaux par les relais du Kremlin, depuis qu’il s’est attaché à prouver l’implication directe de l’armée russe dans le conflit ukrainien.

Grâce à une campagne réussie de financement participatif, Eliot Higgins a donc lancé l’année dernière Bellingcat, une plateforme qui réunit d’autres adeptes de l’enquête à partir de ressources glanées sur le web. Le dossier sur le crash du MH17, disponible en open source et traduit dans plusieurs langues, est particulièrement exhaustif. Ce travail a d’ailleurs été corroboré sur le terrain par l’enquête du collectif d’investigation allemand CORRECT!V. Quant à l’implication de l’armée russe en Ukraine, le reporter de Vice news Simon Ostrovski a pu lui aussi vérifier sur place les dires de Bellingcat, qui se basait sur les informations laissées sur les réseaux sociaux par les soldats russes eux-mêmes...

Toute une série de preuves étaient donc d’ores et déjà disponibles et accessibles au plus grand nombre quand l’enquête internationale rechignait à pointer les responsabilités d’un des pires crimes de guerre de ces dernières années. Paralysés par la diplomatie, les enquêteurs traditionnels se sont fait doubler par des détectives d’un nouveau genre.

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10-Les Etats-Unis inquiets de la présence de navires russes près de câbles Internet
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/les-etats-unis-inquiets-de-la-pr%C3%A9sence-de-navires-russes-pr%C3%A8s-de-c%C3%A2bles-internet/ar-BBmrO83?li=AAaCKnE
27-10-2015

Les mouvements plus fréquents de navires espions et de sous-marins russes à proximité des câbles par lesquels circulent une grande partie des communications internet mondiales.

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Crainte justifiée ou paranoïa? Alors que des navires-espions et des sous-marins se trouvent à proximité des câbles qui véhiculent l'essentiel des communications internet mondiales, les services de sécurité américains craignent que les Russes planifient une attaque en cas de conflit, rapporte le New York Times.

Plusieurs spécialistes militaires et des services secrets ont signalé, sous couvert d'anonymat, une augmentation des déplacements de sous-marins russes en mer du Nord, en Asie du Nord mais également à proximité des côtes américaines, le long des routes connues des câbles par lesquels passent l'essentiel des communications électroniques mondiales.

Le mois dernier, précise le New York Times, le navire-espion russe Yantar, équipé de deux engins autopropulsés capables de plonger en eaux profondes, a été repéré, alors qu'il était en route pour Cuba, se déplaçant lentement au large de la côte Est des États-Unis, là même où débouchent les câbles, non loin de la base navale américaine de Guantánamo Bay.

Couper les connexions américaines ne serait pas si facile
Couper internet ne serait cependant pas une mince affaire, "en raison du nombre de connexions qui entrent et sortent" des Etats-Unis, souligne cependant un expert du think tank britannique Chattam House interrogé par la BBC, "Je doute fort que quelqu'un puisse imaginer couper les connexions américaines. Une telle interruption ne serait possible que dans des endroits où la géographie offre une plus grande vulnérabilité des communications internet."

"Le débat à Washington sur cette éventualité souligne que les Etats-Unis interprètent à nouveau chaque mouvement russe avec défiance, constate le New York Times, qui évoque "un véritable retour au climat de la Guerre froide".

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11-La NASA a-t-elle caché l'eau martienne ?
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/la-nasa-a-t-elle-cach%C3%A9-leau-martienne/ar-BBmtH8V?li=AAaCKnE
21-10-2015

Les chasseurs d’OVNIs sur Internet sont-ils à l’origine de l’annonce par la NASA de la découverte d’eau sous forme liquide sur Mars ? C’est ce que prétend le blogueur Scott Waring créateur du site Ufosightingdaily.com.

La NASA a-t-elle caché l'eau martienne ?
La NASA a-t-elle caché l'eau martienne ?

Selon lui, la nébuleuse de passionnés d’extraterrestres qui décortiquent toutes les photos de Mars fournies par la NASA à la recherche d’éléments insolites seraient les premiers à avoir détecté la présence d’eau liquide.

En août 2014, plus d’un an avant la conférence de l’Agence spatiale américaine, Scott Waring et ses coreligionnaires ont repéré sur ce cliché daté de 2012 ces traces sombres sur le sable martien interprétées comme une coulée d’eau.

« Ce sont les chercheurs en ufologie qui ont poussé la NASA à révéler qu’il y a de l’eau sur Mars » assène Scott Waring. De fait, cette petite coulée sombre n'est pas sans rappeler les ravines photographiées par la sonde en orbite Mars Reconnaissance Observer autour de l’équateur.

Mais, s’il s’agit bien d’eau liquide, alors les implications sont considérables. Car la photo a été prise par le Rover Curiosity dans le cratère de Gale, une zone éloignée des régions équatoriales où apparaissent à la saison chaude les ravines tracées par la saumure, l’eau boueuse saturée de sel qui s’écoule à la surface de la planète rouge.

La présence d’eau dans le cratère de Gale signifierait qu’elle bien plus répandue sur Mars que ce que suggère la NASA. A l’appui de cette hypothèse, il apparaît que le cratère de Gale a renfermé il y a deux milliards d’années un lac s’étendant sur plus de 155 kilomètres alimenté par plusieurs rivières comme l’a confirmé en 2014 Michael Meyer, le responsable du programme d'exploration de Mars.

Se pourrait-il que de l’eau continue de suinter à travers les roches de ce lac asséché ? Ou bien cette trace n’est-elle qu’une ombre un peu plus marquée ? En accentuant le contraste, la « coulée » semble présenter un léger relief marqué par des bords plus sombres comme s’il s’agissait bel et bien d’une substance semi-liquide s’écoulant sur la pente sableuse.

Pour en avoir le coeur net, on demanderait volontiers à ce brave Curiosity de mériter son nom en faisant un petit prélèvement...

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12-Pourquoi Obama bombe le torse en mer de Chine
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20151027.OBS8373/pourquoi-obama-bombe-le-torse-en-mer-de-chine.html
27-10-2015

Lundi, un navire militaire américain s'est sciemment approché d'un îlot revendiqué par Pékin. Un geste symbolique qui permet au président des Etats-Unis de montrer au monde qu'il est moins indécis qu'on ne le pense.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/14504782.jpgLe destroyer américain USS Lassen, photographié à Tien Sa au Vietnam, en 2009. (HOANG DINH NAM / AFP)
Le destroyer américain USS Lassen, photographié à Tien Sa au Vietnam, en 2009.

Lire aussi :
Regain de tension en mer de Chine entre l'armée américaine et chinoise
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/regain-de-tension-en-mer-de-chine-entre-larm%C3%A9e-am%C3%A9ricaine-et-chinoise/ar-BBmuDVl?li=AAaCKnE

A la surprise générale, et au soulagement de beaucoup, Barack Obama a dépêché ce lundi un navire militaire, le Lassen, en Mer de Chine, à douze miles nautiques de l’une des îles Spratleys revendiquées par Pékin.


http://referentiel.nouvelobs.com/file/14504754.jpg
La zone est disputée non seulement par la Chine mais aussi par le Vietnam, la Malaisie, Brunei et les Philippines.
Pourquoi le président américain engage-t-il maintenant ce bras de fer tant attendu avec la deuxième puissance du monde ?

Cela fait plusieurs années que la Maison Blanche a déclaré que les intérêts majeurs des Etats-Unis se situaient désormais plus en Asie qu’en Europe. C’est vers cette région en pleine croissance économique, et où les tensions géopolitiques s'accumulent, que Barack Obama a commencé à redéployer ses forces armées et de renseignement. Il fallait bien qu’un jour ou l’autre ce "pivot" militaire tant annoncé devienne visible.
La Mer de Chine est l’espace stratégique du 21e siècle. C’est là que transitent 30% du commerce mondial. Cette mer disputée entre plusieurs pays de la région est l’artère jugulaire de la Chine, sa principale voie d’accès vers les matières premières et les marchés du monde. Qui la contrôle, contrôle l’économie planétaire de demain.
Pékin a commencé à s’installer sur plusieurs îles juridiquement situées dans les eaux internationales mais que les Chinois considèrent comme leurs. Récemment, ils ont installé une base avec une piste aérienne de trois kilomètres de long sur un bout de terre appelé "Fiery Cross Reef". C’est de cet îlot artificiel appartenant aux îles Spratleys que le Lassen s’est approché, afin de montrer à la Chine et au monde, que l’Amérique ne reconnait pas cette annexion de fait.
Se faisant, Obama espère sans doute calmer les ardeurs militaristes du gouvernement japonais qui multiplie les déclarations belliqueuses et a décidé de se lancer dans une course aux armements très dangereuse.
En recevant le président chinois Xi il y a quelques jours, Barack Obama a déclaré que l’administration américaine ferait tout pour assurer la liberté de circulation en Mer de Chine. En agissant tout de suite, il montre que ses mots peuvent être suivis d'effet (à la différence de la Syrie où il avait menacé Bachar al-Assad de rétorsions militaires s'il utilisait l'arme chimique contre son peuple, menace non suivie d'effet en août 2013, au désespoir de beaucoup).
Il est temps qu’Obama se montre déterminé sur la scène internationale. Dans les crises récentes, il est apparu faible et indécis. Particulièrement depuis l’offensive éclair de l’armée russe qui a pris même la CIA de cours. Il devait rassurer tous ses alliés de la région, très inquiets de la montée en puissance de la Chine, mais au-delà certains membres de l’Otan, déstabilisés par la réaction américaine, jugée par plusieurs comme très timide après à l’annexion de la Crimée.
Il sait que l’armée chinoise n’est pas encore prête à affronter son homologue américaine, jusqu’à présent bien supérieure.

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13-Russie : des députés présentent un projet de loi pour sanctionner les hommes ouvertement homosexuels
http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/russie-des-deputes-presentent-un-projet-de-loi-pour-sanctionner-les-hommes-ouvertement-homosexuels_1142071.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20151024-[lestitres-coldroite/titre8]
23/10/2015

Les hommes se présentant comme gays seraient passibles d'une amende ou de 15 jours de prison, selon le texte du Parti communiste russe.

Un militant lors d'une manifestation pour les droits des homosexuels à Saint-Pétersbourg (Russie), le 1er mai 2015.
Un militant lors d'une manifestation pour les droits des homosexuels à Saint-Pétersbourg (Russie), le 1er mai 2015.

Deux députés du Parti communiste (PC) russe ont présenté, vendredi 23 octobre, un projet de loi prévoyant des sanctions allant d'une amende jusqu'à 15 jours de prison pour les hommes ouvertement homosexuels. Le texte, qui a pour but de "renforcer la moralité de la jeune génération", aurait toutefois peu de chances d'être adopté, selon Alexeï Alexandrov, un parlementaire du parti majoritaire Russie unie. Il s'agirait selon lui d'une "violation des normes éthiques".

Les députés Ivan Nikitchouk et Nikolaï Arefiev proposent de punir d'une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 roubles (72 euros) tout homme qui déclare publiquement gay. Ceux qui le feraient dans un établissement éducatif ou un bâtiment gouvernemental encoureraient jusqu'à 15 jours de prison.

Les lesbiennes ne sont pas concernées
"L'absence de reproduction humaine, du point de vue biologique, c'est la même chose que la mort. Donc l'homosexualité est une menace mortelle pour toute l'humanité", a affirmé Ivan Nikitchouk. Il a jugé "peu efficace" la loi adoptée en Russie en 2013, qui punit d'amendes et de peines de prison tout acte de "propagande" homosexuelle devant mineur.

Les lesbiennes ne sont en revanche pas évoquées dans le projet de loi des deux députés communistes. "Nous pensons que les femmes sont plus raisonnables que les hommes et maîtrisent mieux leurs émotions", s'est justifié Ivan Nikitchouk.

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14-La Chine met officiellement fin à la politique de l'enfant unique
http://www.francetvinfo.fr/monde/asie/la-chine-met-officiellement-fin-a-la-politique-de-l-enfant-unique_1150159.html#xtor=EPR-51-[la-chine-met-officiellement-fin-a-la-politique-de-l-enfant-unique_1150159]-20151029-[titre]
29/10/2015

L'agence Chine Nouvelle a officialisé la fin de cette politique emblématique du régime communiste.

Depuis 1979, la majorité des couples chinois ne pouvait avoir qu'un seul enfant.
Depuis 1979, la majorité des couples chinois ne pouvait avoir qu'un seul enfant.

C'est une décision historique. La Chine a mis fin à la politique de l'enfant unique, selon un communiqué du Parti communiste publié jeudi 29 octobre par l'agence officielle Chine Nouvelle. Désormais, tous les couples chinois pourront avoir deux enfants, une décision qui signe la fin d'une politique démographique en place depuis 1979.

Des mesures à des fins démographiques
La politique de l'enfant unique avait été assouplie il y a deux ans, Pékin ayant permis aux Chinois d'avoir deux enfants si l'un des deux parents était lui-même enfant unique. Elle était destinée à corriger l'inquiétant déséquilibre hommes-femmes et à enrayer le vieillissement de la population.

Mise en œuvre avec brutalité, cette politique a provoqué de nombreuses tragédies. Il y a deux ans, un avortement forcé à 7 mois de grossesse avait provoqué l'indignation dans le pays.

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15-Cancer : l'OMS n'appelle pas à arrêter de manger de la viande
http://www.lepoint.fr/sante/cancer-l-oms-n-appelle-pas-a-arreter-de-manger-de-la-viande-29-10-2015-1977997_40.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20151030
29/10/2015

Trois jours après la publication d'un rapport qui liait la consommation de viande avec un potentiel risque de cancer, l'organisation fait une mise au point.

Un morceau de viande de boeuf, photo d'illustration.

Lire aussi :
Choc pour l’industrie : la viande transformée hautement cancérigène dit l’OMS
https://mrmondialisation.org/choc-pour-lindustrie-la-viande-transformee-hautement-cancerigene-dit-loms/
Lire aussi :
Non, la bonne viande n’est pas cancérigène, c’est la barbaque industrielle qui l’est
http://www.marianne.net/non-bonne-viande-n-est-pas-cancerigene-c-est-barbaque-industrielle-qui-est-100237576.html
La charcuterie est cancérogène, la viande rouge "probablement" aussi, annonce l'OMS dans un nouveau rapport
http://www.francetvinfo.fr/sante/la-charcuterie-est-cancerogene-la-viande-rouge-probablement-aussi-annonce-l-oms-dans-un-nouveau-rapport_1145797.html#xtor=EPR-51-[la-charcuterie-est-cancerogene-la-viande-rouge-probablement-aussi-annonce-l-oms-dans-un-nouveau-rapport_1145797]-20151026-[titre]

Après la publication d'une étude explosive accusant viande rouge et charcuterie d'augmenter le risque de cancer, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est défendue jeudi d'appeler les consommateurs à ne plus manger de viande. En se basant sur plus de 800 études, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l'agence cancer de l'OMS, a classé lundi la viande transformée, essentiellement la charcuterie, dans la catégorie des agents "cancérogènes pour l'homme" tandis que les viandes rouges - qui, selon le CIRC, incluent le porc et le veau - ont été classées comme "probablement cancérogènes". Cette étude "ne demande pas aux gens d'arrêter de manger de la viande transformée mais indique que réduire la consommation de ces produits peut réduire le risque de cancer colorectal", a expliqué l'OMS dans un communiqué jeudi.

Une quantité saine de consommation de viande ?
L'agence onusienne cite des recherches attribuant 34 000 décès par an à des alimentations riches en viande transformée. Un chiffre faible en comparaison avec le million de décès annuels attribués au tabac, les 60 000 décès annuels imputés à la consommation d'alcool et plus de 200 000 à la pollution de l'air. Mais l'état actuel de la recherche "ne permet pas" de déterminer une quantité saine de consommation de viande, souligne l'OMS. En début d'année prochaine, des experts "commenceront à se pencher sur les implications pour la santé publique des dernières avancées de la science et la place de la viande transformée et de la viande rouge dans un régime alimentaire sain", a commenté l'OMS. Les producteurs de viande à travers le monde ont violemment rejeté le rapport du CIRC. Le ministre de l'Agriculture australien l'a qualifié de "farce" tandis que l'Institut nord-américain de la viande a accusé le CIRC de "tordre les chiffres pour aboutir à un certain résultat".

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16-Ce que dit le Coran : le port du voile
http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-dit-le-coran-3-le-port-du-voile-29-10-2015-1977669_23.php?M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20151029
29/10/2015

Le port du voile se banalise. Il n'est pourtant pas obligatoire en islam, et si le Coran le recommande, c'est dans des circonstances bien précises.

http://www.lepoint.fr/images/2015/10/29/2314434lpw-2314448-jpg_3131695.jpg    Des femmes portant le voile intégral dans une rue du centre de Marseille, le 24 décembre 2009.
« Penser l'islam, hier et aujourd'hui » sortie le 29 octobre, 120 pages, 7,5 euros

Lire aussi :
Ce que dit le Coran #1 - Les vraies obligations du musulman
http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-dit-le-coran-1-les-vraies-obligations-du-musulman-27-10-2015-1977169_23.php
Ce que dit le Coran #2 : la polygamie
http://www.lepoint.fr/societe/ce-que-dit-le-coran-2-la-polygamie-28-10-2015-1977519_23.php

Gare Saint-Lazare, à Paris. Un couple arpente les couloirs. Lui, petite barbe, pantalon de jogging flageolant ; elle, revêtue du niqab noir, un grand voile qui ne laisse voir que ses yeux. Autour d'eux, indifférence totale. Interdit dans les lieux publics, le voile intégral ? Oui, par la loi du 11 octobre 2010, mais bon… De plus en plus de femmes du Golfe en goguette l'arborent sans souci sur les Champs-Élysées. Sans aller jusqu'à cacher complètement leurs fillettes, de plus en plus de familles font porter un hidjab (foulard) à leurs filles. « Je vois dans mon quartier, le 18e arrondissement, des gamines de quatre ou six ans qui portent le foulard ou une mante jusqu'au pied, assure cette Sénégalaise, outrée de voir de plus en plus de jeunes Africaines plonger avec leurs enfants dans le salafisme militant. Allez aux abords des mosquées du nord de Paris, vous verrez. »

La décence exigée des femmes... et des hommes
Le voile, c'est tendance, et la mode est à l'enveloppement de plus en plus total. Mais que dit vraiment le Coran ? Il exige, c'est vrai, un comportement pudique. Ainsi, le verset 31 de la sourate 24 : « - Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d'observer la continence, de ne laisser voir de leurs ornements que ce qui est à l'extérieur, de couvrir leurs seins d'un voile [khîmar], de ne faire voir leurs ornements qu'à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de leurs frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclaves ou aux domestiques mâles qui n'ont pas besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d'une femme. Que les femmes n'agitent point les pieds de manière à faire voir leurs ornements cachés. » Mais on oublie trop souvent qu'il exige la même chose des hommes : « Dis aux Croyants qu'ils baissent leurs regards et soient chastes. Ce sera plus décent pour eux, Allah est bien informé de ce qu'ils font », affirme la même sourate (24; 30).

La sourate 33 (Les Coalisés) consacre quant à elle plusieurs versets aux femmes musulmanes, avec la volonté manifeste de les protéger. Au premier chef, les femmes de Mahomet. « Ô croyants ! N'entrez point sans permission dans les maisons du Prophète, excepté lorsqu'on vous permet de prendre un repas avec lui et sans vous y attendre. […] Le Prophète rougit de vous le dire ; mais Dieu ne rougit point de la vérité. Si vous voulez demander quelque objet à ses femmes, demandez-le à travers un voile. » Enfin, toujours dans la volonté d'assurer la protection des croyantes, mais cette fois-ci de toutes les musulmanes : « Ô Prophète ! Prescris à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de serrer sur elles leurs mantes ! Cela sera le plus simple moyen qu'elles soient reconnues et qu'elles ne soient point offensées. » (33; 59).

Protection
Comme nous l'explique Penser l'islam, hier et aujourd'hui, le nouvel opus du Point Références (sortie le 29 octobre), il y a deux façons de lire ces versets : comme une obligation absolue, en niant même les nuances du vocabulaire (le Coran parle en effet de rideau, de voile, de mante, etc.). C'est ce que font les wahhabites et les « salafistes », ceux qui veulent revenir à la pureté des premiers musulmans (« salaf », c'est-à-dire « purs »).

Deuxième solution : considérer que ces versets sont circonstanciels : au VIIe siècle, dans l'oasis de Médine, où les relations interconfessionnelles étaient houleuses, il était nécessaire de protéger les musulmanes des agressions possibles. Le port du voile n'a jamais été une obligation canonique, contrairement par exemple au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes. Il était d'abord un moyen de se protéger. En cela le Coran n'innove d'ailleurs pas. Le port du voile, attribut de pudeur féminine et marqueur social, est enraciné dans la culture méditerranéenne, mais aussi proche-orientale depuis la plus haute antiquité. Des chrétiens comme Saint-Paul et Tertullien n'ont pas eu de mots assez durs contre les femmes non voilées, qu'ils jugeaient impudiques, voire pire.

Précisons que, pendant très longtemps, en islam, le voile a été l'apanage des femmes de la haute société urbaine. Les paysannes n'étaient pas voilées (ce n'est guère pratique pour travailler…). Ce n'est qu'au XIXe siècle avec l'arrivée des Occidentaux et de la colonisation que le voile est devenu un enjeu politique, pour les uns le refuge d'une identité inviolable et la marque d'une résistance à l'Occident, pour les autres, le symbole d'un archaïsme (au même titre que la polygamie). En Turquie, sous Kemal Atatürk (1881-1938), plus tard en Tunisie sous Habib Bourguiba (1903-2000), voire en Algérie française en 1958, les autorités « modernistes » ont ainsi organisé des cérémonies de dévoilement publiques, sans se soucier du traumatisme qu'elles pouvaient représenter pour les femmes et leurs familles. La contestation actuelle de l'Occident et surtout le prosélytisme wahhabite ont encouragé depuis une trentaine d'années les femmes à se cacher. En leur assurant que le salut passait par un morceau de tissu… Message d'autant mieux reçu par certaines qu'il était aussi un moyen de marquer sa révolte, et son identité. Jusqu'où ?

Un guide de la pensée en islam
L'islam est-il une religion de la soumission ou de la liberté ? Le retour au VIIe siècle des Bédouins d'Arabie, prôné par les musulmans radicaux, est-il une obligation fondée sur le message coranique, ou une exigence conjoncturelle liée au rejet de l'Occident ? L'islam n'a jamais été « un », et parce qu'il n'existe pas d'autorité centralisatrice, nombreux sont les courants de pensée qui s'y expriment, et s'y opposent. Dans Penser l'islam, hier et aujourd'hui, Le Point explique, en partant des textes fondamentaux, les principes qui ont dominé l'évolution de la pensée islamique, pourquoi les djihadistes se réclament de la Tradition, qui sont ceux qui, aujourd'hui, dans le respect de leur foi, luttent contre le salafisme et ses dérives.

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17-Le vice-président des Maldives arrêté pour tentative d'assassinat sur le président
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-vice-pr%C3%A9sident-des-maldives-arr%C3%AAt%C3%A9-pour-tentative-dassassinat-sur-le-pr%C3%A9sident/ar-BBmoEoY?li=AAaCKnE
24-10-2015

Ahmed Adheeb a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur l'explosion d'une bombe à bord de la vedette où se trouvait le président Abdulla Yameen, le 28 septembre.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBmoRku.img?h=632&w=1123&m=6&q=60&o=f&l=f

Le vice-président des Maldives, Ahmed Adheeb, a été arrêté, samedi 24 octobre, dans le cadre de l'enquête sur l'explosion le 28 septembre d'une bombe à bord de la vedette où se trouvait le président Abdulla Yameen.

"Nous avons arrêté le vice-président en lien avec l'affaire du bateau Finfenmaa", a affirmé un responsable de la police. "Il est désormais sous garde policière au centre de détention de Dhoonidhoo". Selon le ministre de l'Intérieur Umar Naseer, le vice-président a été arrêté pour "tentative d'assassinat".

Arrêté à son retour de Chine
Le président, âgé de 59 ans, est sorti indemne de l'explosion, survenue alors que la vedette approchait de la capitale de l'archipel, Malé, mais son épouse et deux conseillers ont été blessés. Les autorités ont parlé d'une tentative d'assassinat, commise alors que le chef de l'Etat rentrait aux Maldives après avoir effectué un pèlerinage à la Mecque en Arabie saoudite.

Le 14 octobre, le chef de l'Etat avait limogé son ministre de la Défense, Moosa Ali Jaleel, dans le cadre d'une reprise en main consécutive à l'explosion. Deux responsables militaires avaient été arrêtés immédiatement après l'explosion.

La police a indiqué que 17 partisans d'Ahmed Adheeb avaient été appréhendés samedi pour "troubles à l'ordre public". Le vice-président a quant à lui été arrêté à l'aéroport, à son retour de Chine où il avait pris part à une conférence. Les médias de l'archipel avaient laissé entendre qu'il avait quitté le pays pour rester en exil, mais le vice-président avait confirmé jeudi sur Twitter qu'il comptait bien rentrer.

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18-Aston Martin : une DB4 Zagato à 15 millions de dollars
http://www.msn.com/fr-fr/auto/actualite/aston-martin-une-db4-zagato-%C3%A0-15-millions-de-dollars/ar-AAfASxS?li=AAaCKnE
22-10-2015

Un exemplaire de la très rare DB4 Zagato devrait dépasser les 15 millions de dollars dans une vente aux enchères à venir. De quoi en faire l’Aston Martin la plus chère de tous les temps.

Aston Martin : une DB4 Zagato à 15 millions de dollars ?
Aston Martin : une DB4 Zagato à 15 millions de dollars

Lire aussi :
Ferrari : une Thomassima en vente pour 9 millions de dollars
http://www.msn.com/fr-fr/auto/actualite/ferrari-une-thomassima-en-vente-pour-9-millions-de-dollars/ar-AAfBRnR?li=AAaCKnE
McLaren : une P1 GTR "route" à 7,2 millions de dollars !
http://www.msn.com/fr-fr/auto/actualite/mclaren-une-p1-gtr-route-%C3%A0-72-millions-de-dollars/ar-BBmg2rE?li=AAaCKnE

Vous pensiez que l'Aston Martin la plus recherchée de tous les temps était la DB5 de James Bond ? Perdu. Il faut remonter juste avant cette dernière pour trouver le modèle le plus côté de toute l'histoire de la marque.

Construite à seulement 19 exemplaires, la DB4 Zagato est peut-être la plus belle Aston Martin de tous les temps en plus d'être la plus chère sur le marché de la collection.

L'un de ces exemplaires sera prochainement mis en vente par la maison RM Sotheby's, avec un prix attendu de plus de 15 millions de dollars. Sous le capot, l'auto est équipée d'un six cylindres en ligne de 3,7 litres de 318 chevaux.

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19-Trois questions sur la "comète morte" qui va frôler la Terre en ce jour d'Halloween
http://www.francetvinfo.fr/sciences/astronomie/trois-questions-sur-la-comete-morte-qui-va-froler-la-terre-en-ce-jour-d-halloween_1153395.html
31/10/2015

Elle ressemble à une tête de mort et fait 600 mètres de diamètre. Un monstre qui n'entrera toutefois pas en collision avec notre planète, rassurez-vous.

L'astéroïde 2015 TB145 est en fait une "comète morte" ressemblant étrangement à une tête de mort., comme le montre ce cliché diffusé par la Nasa le 30 octobre 2015.
L'astéroïde 2015 TB145 est en fait une "comète morte" ressemblant étrangement à une tête de mort., comme le montre ce cliché diffusé par la Nasa le 30 octobre 2015. ( NASA / AFP )

Lire aussi :
Observez 2015 TB145, l’astéroïde qui va manquer la Terre !
http://autourduciel.blog.lemonde.fr/2015/10/30/observez-2015-tb145-lasteroide-qui-va-manquer-la-terre/
La comète qui frôlera la Terre pour Halloween ressemble à une tête de mort
http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/10/30/01008-20151030ARTFIG00310-2015-tb145-l-asteroide-qui-frolera-la-terre-pour-halloween.php
Une comète « tête de mort » frôle la Terre pour l'Halloween
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2015/10/31/001-comete-crane-halloween-terre-science-tete-mort.shtml
Une comète ressemblant à une tête de mort a frôlé la Terre pour Halloween
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/une-comete-ressemblant-a-une-tete-de-mort-a-frole-la-ia0b0n3135158

On ne pourra pas le voir à l'œil nu, mais un énorme objet spatial doit frôler la Terre, samedi 31 octobre, jour de la fête d'Halloween. Il passera à plusieurs milliers de kilomètres de la Terre vers 18 heures (heure française). De quoi relancer les rumeurs de collision. Francetv info vous explique pourquoi vous ne devez pas vous en inquiéter. 

A quoi ressemble l'objet qui frôlera notre planète ?
L'apparence de l'objet qui nous frôlera devrait faire frémir les plus inquiets : les photos diffusées par la Nasa montre en effet une masse ressemblant étrangement à une tête de mort. Sur le cliché, on peut en effet deviner deux cavités sombres pour les yeux, un trou rond au niveau du nez creusés sur une forme blanchâtre en forme de crâne. Jugez par vous-mêmes.

"Le gros rocher spatial qui va passer près de la Terre pour Halloween (...) ressemble étrangement, et de façon opportune, à un crâne", écrit la Nasa dans un communiqué publié vendredi soir. "On dirait qu'elle a revêtu un déguisement de crâne pour son passage (près de la Terre) pour Halloween", s'amuse Kelly Fast, scientifique de la Nasa citée dans le communiqué.

Brrrr... Mais de quoi s'agit-il exactement, alors ?
Début octobre, les astronomes ont d'abord pensé qu'il s'agissait d'un astéroïde lorsqu'ils ont détecté l'objet. Il avait alors été baptisé Asteroid 2015 TB145. Mais après l'avoir mieux observé grâce au télescope infrarouge de la Nasa (IRTF), installé à Hawaï, ils indiquent "qu'il s'agit plus probablement d'une comète morte qui a perdu ses matériaux volatils après de nombreux passages autour du soleil".
L'objet spatial avait attiré l'attention des scientifiques par sa vitesse très rapide et sa très grande taille. La comète ferait environ 600 mètres de diamètre. Il y a dix jours, les scientifiques estimaient sa taille à 470 mètres de diamètre. C'était déjà 28 fois la taille du météor de Chelyabinsk qui a pénétré l'atmosphère au-dessus de la Russie en février 2013.

Euh, va-t-il nous percuter ?
Rassurez-vous : même avec son apparence mortuaire et son énorme volume, la comète ne risque pas d'entrer en collision avec la Terre lorsqu'elle passera à côté, vers 18 heures (heure française).

En effet : la comète restera à quelque 500 000 kilomètres de notre planète, soit 1,3 fois la distance séparant la Terre de la Lune. D'ailleurs, elle passera à seulement 466 000 km de cette dernière. Elle devrait toutefois être le plus grand corps céleste connu à s'approcher de notre planète jusqu'en 2027, selon l'agence spatiale américaine.

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20-A New York, 24 000 plaintes ont été déposées contre les rats
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/insolite/a-new-york-24-000-plaintes-ont-%C3%A9t%C3%A9-d%C3%A9pos%C3%A9es-contre-les-rats/ar-BBmgeFi?li=AAaCKnE
21-10-2015

Dans la ville, les autorités intensifient la guerre contre ces milliers de rongeurs vivant dans les parcs, le métro et les égoûts.

RAT

Les New-yorkais veulent faire la guerre aux rats. Un nombre record de plus de 24 000 plaintes contre les rats ont été enregistrées cette année à New-York, où les autorités intensifient la guerre contre ces milliers de rongeurs vivant dans les parcs, le métro et les égoûts.
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"Les rats sont l'une des institutions de New-York"
Augmentation des plaintes ne veut pas dire pour autant augmentation du nombre de rats, a tenu à souligner la mairie, qui attribue ces chiffres record à une nouvelle application téléphonique, lancée en février dernier, facilitant les réclamations.
"Les rats sont l'une des institutions de New-York dont nous sommes heureux de nous débarrasser", a déclaré le maire Bill de Blasio dans un communiqué, précisant que les autorités luttaient contre les rats dans les cinq arrondissements de la ville.

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New-York perd la course contre les rats
L'an dernier, les plaintes avaient déjà augmenté, pour s'établir aux environs de 20 000 à cette même période. Le contrôleur financier de la ville, Scott Stringer, avait alors tiré la sonnette d'alarme, affirmant que la ville perdait la course contre les rats. Le Département municipal de la santé a renforcé son programme de lutte contre les rats avec un budget de 2,9 millions de dollars, contre 400.000 dollars précédemment.

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