dimanche 23 octobre 2016

Fort intéressant à décortiquer. Merci notre curateur


1-Pour Charles Gave, c'est "l'État, non merci !"
2-Pour un Français sur deux, ceux qui sont au pouvoir sont corrompus
3-Revenu de base : de l'utopie à la réalité
4-Livre de confidences: franche engueulade entre François Hollande et Manuel Valls 
5-Yvelines : une centaine de jeunes ont affronté les forces de l'ordre à Mantes-la-Jolie, après un guet-apens
6-Seine-Saint-Denis : des cocktails molotov lancés sur un lycée, la proviseure agressée
7-Engie a transféré 27 milliards d'euros au Luxembourg
8-Quand la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie
9-« 30 % des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois ! » L’édito de Charles SANNAT
10-Pour les jeunes diplômés, la tentation des métiers manuels
11-« Rebâtir la France » avec le général Didier TAUZIN
12-Philippe de Villiers : « Au nom de la laïcité, les autorités se préparent à effacer ce qui serait trop voyant, à commencer par les églises... »
13-Rachid Nekkaz peut dormir sur ses deux oreilles
14-Assurance-vie : les députés ont voté le blocage des retraits en cas de crise
15-Le critère de réussite n°1 pour les 18-34 ans ? L’argent
16-Destruction d'un portique écotaxe : six "Bonnets rouges" condamnés à rembourser 520.000 euros à l'Etat
17-Surprise ! Conduire sans permis ne coûtera plus qu'une simple amende
18-Sécurité routière : ça ne marche pas, mais on s’en fout car ça rapporte
19-Rémunérer les bons résultats des élèves, quelle bonne idée !
20-Monaco va entrer au capital de l'aéroport de Nice 

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1-Pour Charles Gave, c'est "l'État, non merci !"
21/10/2016

Dans son nouveau livre, "Sire, surtout ne faites rien !", l'économiste libéral revient sur les fondements des sociétés ouvertes. Attention : œuvre corrosive !

Des armateurs, à qui Louis XVI proposait son aide pour qu'ils puissent résister à la concurrence anglaise, lui répondirent « Sire, sire, surtout ne faites rien ».

Lire aussi :
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Dans ces prisons prêtes à imploser
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Son premier essai qui l'avait rendu célèbre dans les milieux économiques, Des lions menés par des ânes (Éd. Robert Laffont), datait de 2003. Son dernier, L'État est mort, vive l'État ! (François Bourin éditeur), remontait à 2010. Le nouveau livre de Charles Gave était donc très attendu par ses disciples et ses admirateurs.

« Je souhaite aider le lecteur, écrit-il, qui voudrait simplement apprendre à réfléchir en s'appuyant sur l'expérience d'un homme qui se rend compte que le soleil va bientôt se coucher derrière lui […] Mon idée est de transmettre le bâton que je porte depuis un grand moment pour faire gagner du temps à ceux qui auraient commencé à courir après moi. À mon avis, il n'est pas nécessaire qu'ils refassent le chemin que j'ai déjà parcouru. » C'est ainsi qu'est né cet essai Sire, surtout ne faites rien ! Vous nous avez assez aidés qui vient de paraître aux éditions Jean-Cyrille Godefroy.

« J'ai publié plusieurs livres en France pour rappeler que laisser l'État intervenir dans les domaines où il n'avait aucune compétence amenait toujours des désastres », commence par nous dire Charles Gave, qui veut nous expliquer d'où vient le titre qu'il a choisi : « La légende raconte que Louis XIV, recevant une délégation d'armateurs de Saint-Malo, leur demanda comment il pourrait les aider dans leur concurrence avec les Anglais. Le chef des armateurs, complètement affolé par cette proposition, aurait répondu : Sire, sire, surtout ne faites rien ! Hélas, nous avons oublié cette leçon. »

Des routes originales
Par un hasard de son histoire familiale, Charles Gave est né pendant la Deuxième Guerre mondiale à Alep, cette ville martyre écrasée actuellement sous les bombes, « mon père ayant été l'un des rares officiers français (12 sur 500) présents en Syrie en 1942, à avoir choisi de suivre de Gaulle plutôt que Pétain ». Alep était alors l'une des plus anciennes villes civilisées du monde et ancrait autour de sa citadelle « un quartier arménien qui jouxtait un quartier juif, lui-même tout près du quartier grec, l'ensemble entouré de divers quartiers musulmans dans lesquels cohabitaient druzes, Kurdes, alaouites ou sunnites et ce petit monde vaquait à ses obligations ». Un autre temps…

Ainsi, sans doute marqué dès sa naissance par le sceau indélébile d'une forme avancée de mondialisation heureuse, le jeune Gave ne fera plus que suivre pendant toute sa vie des routes originales. Après de longues études d'économie à Toulouse, la ville du Nobel Jean Tirole, de sciences politiques à Paris et de gestion aux États-Unis, il aurait pu devenir professeur d'économie ou haut fonctionnaire, mais il tenait trop à sa liberté et s'est contenté de réussir brillamment dans la finance internationale. Après avoir quitté Paris pour Londres en 1981, dès l'application par François Mitterrand du suicidaire « programme commun » de la gauche et de l'extrême gauche, il est devenu analyste à Londres, a beaucoup travaillé aux États-Unis et a fini par installer à Hong Kong en 1995 son entreprise de conseil en stratégies de marché, le groupe Gavekal aujourd'hui animé par son fils. Et, pendant tout ce temps, il s'est efforcé d'étudier les phénomènes sous-jacents et les mouvements des plaques tectoniques de la mondialisation ainsi que les interconnexions délicates entre la finance, l'économie et la politique.

Prophétique
Dans son premier livre, Des lions menés par des ânes, préfacé par Milton Friedman, le chantre du néolibéralisme américain, il annonçait que l'euro allait produire trop de maisons en Espagne, trop de fonctionnaires en France et trop d'usines en Allemagne. Bien vu. Il prévoyait aussi un désastre économique dans l'Europe du Sud, pointant du doigt la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la France. Pour la Grèce, nous y sommes. Pour les autres, il semblerait qu'on y aille tout droit…

Il y a deux ans, dans une chronique pour l'Institut des Libertés, le think tank libéral qu'il a fondé en 2012 et qu'il préside, il avait annoncé dès novembre 2014 que la Grande-Bretagne allait forcément quitter l'Union européenne parce que, selon lui, « entre l'État de droit et le droit de l'État, les Britanniques choisiront toujours l'État de droit, contrairement aux Français ». Pour lui, la France ne sortira de son marasme actuel que lorsque son Moloch étatique sera soumis au droit commun et lorsqu'une majorité de Français saura faire la différence en matière économique entre ce qui marche et ce qui ne marche pas.

« Quand je faisais mes études à Toulouse il y a cinquante ans, raconte-t-il dans son nouveau livre, on y creusait force trous pour y construire des parkings. À l'occasion de l'un de ces chantiers, les terrassiers mirent au jour un certain nombre de vieux tuyaux et ordre fut donné de les détruire. Les sous-sols de la ville furent immédiatement inondés. Toulouse avait été bâtie au temps des Romains sur des marais qui avaient été asséchés à grand renfort de canalisations dont nul ne savait qu'elles pouvaient encore fonctionner deux mille ans après. » Conclusion de notre auteur : « Détruire ces vieilles canalisations, œuvre à laquelle s'est attaché depuis des lustres tout ce qui se dit de gauche chez nous, est en train de faire monter l'eau dans les caves un peu partout, ce qui commence à agacer beaucoup ceux qui vivent au rez-de-chaussée. »

« Nous rentrons dans des temps révolutionnaires »
Il est clair que Charles Gave est très pessimiste pour la France. Il avoue n'avoir pas du tout prévu que « les élites françaises allaient purement et simplement refuser d'accepter que leurs idées de toujours avaient échoué et qu'elles allaient mener un grand combat d'arrière-garde pour essayer de prouver au monde entier qu'elles avaient eu raison d'avoir tort […] et qu'une technocratie pouvait arriver à créer une société égalitaire ex post en autorisant le poids de l'État dans l'économie à monter sans cesse, au détriment bien sûr de la liberté ».

Du coup, la France s'appauvrit comme en 1789 quand le tiers état portait sur son dos la noblesse, c'est-à-dire les politiciens et les hauts fonctionnaires, et le clergé, c'est-à-dire les syndicats. « Nous rentrons dans des temps révolutionnaires. L'alternative est donc entre le retour à la liberté ou l'esclavage mâtiné de guerre civile. » Il est urgent de lire ce Sire, surtout ne faites rien !, le nouveau livre du meilleur prof français de libéralisme. Sa lecture est plus particulièrement recommandée aux cerveaux embrumés par nos grands esprits technocratiques qui gouvernent le pays depuis plus de quarante ans. Ils y apprendront que le mot libéralisme, c'est-à-dire la liberté d'entreprendre, n'est pas un gros mot et que, sans liberté, il est impossible de s'épanouir pleinement dans des sociétés ouvertes.

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2-Pour un Français sur deux, ceux qui sont au pouvoir sont corrompus
20.10.2016

Pour lutter contre "la corruption de la vie politique", les personnes interrogées jugent à 84% qu'il serait positif de "favoriser le renouvellement des responsables politiques".

Les parlementaires jugés les plus corrompus par les Français
En tête des responsables jugés les plus corrompus figurent les parlementaires français 

Plus d'un Français sur deux (54%) pense que "les personnes exerçant des responsabilités importantes ou ayant du pouvoir sont pour une grande partie d'entre elles corrompues", selon un sondage Harris Interactive publié jeudi 20 octobre. Pour 40% des personnes interrogées, seule "une petite partie d'entre elles" est corrompue, et 6% considèrent qu'elles ne sont "pas corrompues". Les politiques comptent parmi les catégories perçues comme les plus corrompues, selon cette enquête pour l'association Transparency international France et le cabinet Tilder.

Les parlementaires en tête
En tête des responsables jugés les plus corrompus figurent les parlementaires français (77%), les députés européens (76%) et "le pouvoir exécutif national" (72%). Les juges (37%), les militants associatifs (34%) et dirigeants de PME (22%) arrivent en bas de classement. Les syndicalistes (64%) et les journalistes (58%) sont dans la moyenne. 

Pour lutter contre "la corruption de la vie politique", les personnes interrogées jugent à 84% qu'il serait positif de "favoriser le renouvellement des responsables politiques (limitation des mandats dans le temps et interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire avec un mandat d'exécutif local). 83% estiment également efficace de limiter et contrôler plus strictement le financement de la vie politique "venant des partis, des entreprises et des particuliers".

Un encadrement plus strict du lobbying (79%), un renforcement de l'indépendance de la justice (78%) et un contrôle a priori de la situation fiscale des ministres et des hauts fonctionnaires (78%) sont également plébiscités. Les dispositions pour permettre aux citoyens "de participer plus activement aux décisions qui les concernent" (développer les pétitions, les "consultations citoyennes" en ligne...) recueillent l'assentiment de 75% des personnes interrogées.

Enquête réalisée en ligne du 23 au 25 août auprès de 1.000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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3-Revenu de base : de l'utopie à la réalité
19/10/2016

Une mission du Sénat propose de favoriser des expérimentations dans les départements. Et se prononce pour une allocation de 500 euros.

L'allocation univerelle existe en Alaska, grâce à la rente pétrolière.

Voir la vidéo : 
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Ils ont travaillé pendant quatre mois, de juin à septembre. Quatre mois pour se faire un avis sur un sujet des plus complexes : le « revenu de base ». Faut-il l'instaurer en France ? Sans surprise, les membres de la mission sénatoriale, réclamée par le groupe socialiste, ont conclu par une réponse de Normand : « Non, mais… »

« La mission ne préconise [...] pas la mise en place d'un revenu de base en France, même si, à un horizon de dix ou vingt ans, la voie d'une introduction graduelle pourrait être envisagée. En revanche, elle juge indispensable de mener dès aujourd'hui une expérimentation, dans des territoires volontaires, de plusieurs modalités d'un revenu de base », est-il écrit dans son rapport « De l'utopie à l'expérimentation ».

Universel, inconditionnel 
Une conclusion contraire aurait été étonnante. D'abord, parce que la mission – comme cela est l'usage – a été constituée à la proportionnelle des groupes sénatoriaux, aux avis divergents. Ensuite et surtout parce que, derrière le même concept de « revenu de base » – autrement appelé revenu universel, allocation universelle, revenu d'existence, dividende universel –, se cachent en réalité des philosophies assez différentes.

Qu'est-ce que le revenu de base ? Ses défenseurs s'accordent sur une définition minimale commune : c'est un droit individuel, inconditionnel et cumulable avec d'autres revenus. En clair, chacun y a droit et cette allocation ne doit pas dépendre des revenus des individus. Pour certains, le revenu universel doit même être versé de la naissance à la mort. Y compris, donc, aux mineurs.

Débat sur le montant 
Au-delà de ce socle commun, les avis divergent sur ses objectifs, comme l'a très bien expliqué le Conseil national du numérique dans un rapport sur l'avenir du travail et de l'emploi à l'heure du numérique de janvier 2016. 

« Comptent parmi ses promoteurs aussi bien des néolibéraux, qui y voient un moyen de simplifier le marché du travail et de réduire le rôle de l'État, que des anticapitalistes d'inspiration marxiste, pour qui c'est, au contraire, une étape supplémentaire dans la socialisation des revenus, que des keynésiens en quête d'un moyen de soutenir la demande, que des écologistes promouvant la sobriété volontaire. Ces différences d'objectifs entraînent nécessairement des différences quant au dispositif du revenu de base lui-même. »

Principale variable, son montant. Les plus à gauche, comme Cécile Duflot, proposent, à terme, un chèque de 1 000 euros par adulte et par mois. Et le considèrent comme un outil pour libérer les citoyens de travailler pour se nourrir. La candidate à la primaire des Verts veut d'ailleurs coupler l'allocation universelle à la réduction du temps de travail à 32 heures par semaine pour mieux partager le travail.

Lutter contre la grande pauvreté 
Pour d'autres, un revenu universel doit se limiter à 500 euros, soit à peu près le niveau de l'actuel revenu de solidarité active (RSA), versé aux personnes qui ne disposent pas d'autres ressources. Dans cette version, le revenu universel est un outil de lutte contre la grande pauvreté grâce à l'automatisation du versement des aides sociales actuelles. Cela supprimerait la stigmatisation dont sont victimes leurs bénéficiaires. L'allocation universelle éviterait aussi le problème du non-recours massif aux aides sociales. Cela permettrait enfin de simplifier le maquis d'aides existant et de diminuer les coûts administratifs liés à leur calcul et au contrôle de leur distribution.

Quant au risque de promouvoir l'oisiveté avec un revenu de base, il ne serait pas fondé puisque son cumul intégral avec les revenus du travail permettrait au contraire de s'assurer que le travail paie toujours plus que l'assistance.

Procéder par étape 
C'est notamment pour trancher le débat sur le montant adéquat que la mission sénatoriale, qui a procédé à 43 auditions et effectué deux voyages d'études, aux Pays-Bas et en Finlande, recommande de tester plusieurs scénarios dans des départements volontaires, pendant au moins trois ans, avec un échantillon de 20 000 à 30 000 personnes. Cela tombe bien puisque la Gironde planche déjà sur son expérimentation...

Selon les calculs de la mission, le coût d'une telle expérimentation serait de 120 à 150 millions d'euros par an pris en charge par l'État. Ce qui limite le montant à 625 euros par personne et par an (150 millions/20 000/12).

Mais elle prend d'ores et déjà parti pour un revenu universel de l'ordre de 500 euros afin d'éviter que certains soient tentés de ne plus chercher d'emploi. Pour y parvenir, les sénateurs proposent de procéder par étape. Avant d'envisager un revenu universel, à terme, ils recommandent de réformer d'abord les prestations sociales pour aller vers une allocation unique. Celle-ci serait d'abord ouverte aux 18-25 ans. Puis elle serait versée automatiquement à ses bénéficiaires, sans démarche.

La question complexe du financement 
La mission se prononce enfin plutôt en faveur d'un revenu universel versé sous forme d'un impôt négatif : l'administration ne verserait ou ne prélèverait au bénéficiaire que la différence entre l'impôt dû et le montant du revenu de base. Ce qui évite de donner l'impression aux gens que le revenu universel implique de verser un chèque même aux plus aisés.

L'instauration d'un revenu universel en France bute inévitablement sur la question de son financement. Pour un montant de 465 euros par adulte, le Mouvement français pour un revenu de base (MFRB) chiffre son coût à 180 milliards d'euros par an, soit 8,4 % du PIB, une fois supprimés le RSA, la prime d'activité et les bourses étudiantes, devenus inutiles.

La mission sénatoriale a le mérite de faire s'effondrer un mythe, celui des expérimentations du revenu de base en Finlande et aux Pays-Bas. Une délégation de la mission a découvert à Helsinki que le projet de loi déposé par le gouvernement (qui peut encore être modifié) ne vise que 2 000 personnes de 25 à 58 ans en recherche d'emploi, tirées au sort au niveau national. L'objectif est simplement de garantir à ceux qui retrouveront un emploi le maintien de leur allocation d'insertion (560 euros non soumis à l'impôt), afin que le travail paie davantage que l'assistance.

Aux Pays-Bas, les expérimentations se font au niveau des communes. Celle d'Utrecht, la plus souvent citée, envisage de tester sur un groupe de 500 personnes le maintien, pour certains, de l'intégralité de leur revenu minimum d'insertion (900 euros, soit l'équivalent de notre RSA et des allocations logement) lorsqu'ils retrouvent un emploi. Conclusion de la mission sénatoriale française : Utrecht s'apprête « à procéder à l'expérimentation d'un revenu conditionnel non dégressif, et non pas véritablement d'un revenu inconditionnel, puisque l'entrée dans le dispositif serait réservée aux seuls bénéficiaires actuels du revenu minimum légal ». Encore cette expérimentation reste-t-elle soumise à l'accord du gouvernement, ce qui n'est pas encore acquis.

Le projet d'expérimentation de la ville a en fait pour principal objectif de déterminer s'il est possible de se débarrasser de la loi dite de « participation », qui conditionne le versement de certaines allocations à des « démarches administratives ainsi qu'à des recherches de formations ou d'emplois ». Des obligations qui sont jugées « très complexes, sources de stress pour les intéressés et qui favorisent des stratégies de contournement afin de préserver cet acquis, tout en pesant lourdement sur les administrations communales », rapporte la mission du Sénat. En France, c'est plutôt l'absence d'obligation vraiment contraignante de recherche d'emploi des titulaires du RSA qui est critiquée, en tout cas à droite.

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4-Livre de confidences: franche engueulade entre François Hollande et Manuel Valls 
21-10-2016

C'est un rendez-vous confidentiel. Lors du dernier dîner de la majorité à l'Élysée mardi, François Hollande a recadré Manuel Valls qui avait haussé le ton, estimant que le livre de confessions du président était un suicide politique. Mais selon des informations de BFMTV, le Premier ministre ne démissionnera pas.

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Ecouter la vidéo :
Pierre Lellouche demande la destitution de François Hollande

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Comme tous les mardis soirs, François Hollande dîne avec ses fidèles à l'Élysée. Mais mardi dernier, les bonnes feuilles du livre des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un président ne devrait pas dire ça… viennent de sortir.
Mais selon nos informations, "ce soir-là, ce n'est pas du tout un dîner comme les autres. L'ambiance et tendue, grave. Elle est même sinistre par moments."

Claude Bartolone boycotte le dîner
Invités à cette rencontre hebdomadaire confidentielle: une poignée de fidèles, dont Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement; Didier Guillaume, le président du groupe PS au Sénat et celui de l'Assemblée nationale, Bruno le Roux. 
Invité, Claude Bartolone, président de l'Assemblée et habitué de ces rendez-vous informels, a boycotté le dîner. Certains assurent qu'il aurait été vexé par le contenu des confessions explosives du livre. Autour de la table, la discussion est animée. Manuel Valls lui reproche cette initiative et s'en prend à François Hollande. S'en suit un clash entre le président et son Premier ministre.

"Manuel Valls explique au président que ce livre est inacceptable, indéfendable, ajoute Thierry Arnaud. François Hollande, lui, n'est pas content parce que Le Canard enchaîné cite Manuel Valls disant que ce livre est une catastrophe, et même un suicide politique. Et il se fâche un peu François Hollande, au point que certains de ses proches diront qu'il a recadré le Premier ministre."

"Manuel Valls se prépare au chaos"
Ce livre de confidences fait des dégâts jusque dans le cercle restreint des plus proches de François Hollande. Le Premier ministre, d'ordinaire loyal, ne prend désormais plus de gants vis-à-vis de celui dont l'avenir présidentiel semble s'être assombri.

"Entre Manuel Valls et François Hollande, il y a une sorte de guerre de mouvement qui s'est enclenchée, pointe Laurent Neumann, éditorialiste politique pour BFMTV. Pour le moment, c'est François Hollande qui en a les clés parce que institutionnellement c'est lui le chef de l'État, c’est à lui de dire s'il veut être ou non candidat. On a bien compris que Manuel Valls, lui, se préparait au chaos."

Le Premier ministre doit se rendre à Tours samedi en compagnie du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Manuel Valls visitera le centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron puis tiendra un meeting dans le cadre des universités de la Belle Alliance populaire. Chacun attend de voir si le Premier ministre fera profil bas ou s'il évoquera, une nouvelle fois, les dérapages de son chef.

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5-Yvelines : une centaine de jeunes ont affronté les forces de l'ordre à Mantes-la-Jolie, après un guet-apens
16-10-2016

Jets de cocktails Molotov et projectiles : la soirée de samedi 15 octobre a été très troublée, à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Appelée vers 22h30 dans la cité du Val-Fourré, dans l'ouest de la ville, pour une fausse alerte à une "voiture brûlée", des policiers ont été pris dans un guet-apens suivi d'échauffourées avec une centaine de jeunes de ce quartier sensible. La mairie annexe du quartier a également été la cible de jets de pierres, rapporte France 3 Ile-de-France.

Guet-apens à Mantes-la-Jolie : des d'émeutiers jettent des cocktails Molotov sur des policiers

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Ces incidents n'ont pas fait de blessé, ni entraîné d'interpellation dans l'immédiat, selon la police, citée par l'AFP.

Cocktails Molotov contre tirs de Flash-Ball
Arrivés sur place, les agents de la brigade anticriminalité (BAC) se sont retrouvés face à une centaine de jeunes, qui s'en s'ont pris à leur véhicule à coups de cocktails Molotov et de jets de projectiles. "Heureusement, sans parvenir à y mettre le feu", d'après une source policière, cité par l'AFP. A leur arrivée, les renforts appellés par les policiers ont reçu le même traitement.

Alors que les échauffourées se déroulaient dans l'obscurité, puisque les lampadaires sur la voie publique avaient préalablement été cassés, la cinquantaine de policiers mobilisés est parvenue à repousser le groupe de jeunes avec des tirs de Flash-Ball et de grenades lacrymogènes.

Les jeunes ont alors décidé de se rendre sur la dalle du Val-Fourré, pour s'en prendre au bâtiment annexe de la mairie, brisant des vitres à coups de jets de projectiles, comme le montrent les images de nos confrères de France 3 Ile-de-France. Le calme est finalement revenu vers une heure du matin, après la dispersion des assaillants.

Déjà un guet-apens tendu la veille
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a salué dimanche le "professionnalisme", le "courage" et le "sang-froid" des policiers mobilisés, "qui ont su rétablir l'ordre public face à une centaine d'individus violents" et "repousser les assaillants" sans faire de blessé. "Les auteurs de ces violences inacceptables à l'égard des policiers sont activement recherchés", a-t-il précisé. L'enquête a été confiée au commissariat de Mantes-la-Jolie.

La semaine dernière, trente-cinq kilos de résine de cannabis avaient été saisis dans ce quartier. "Les violences urbaines sont peut-être en lien avec ça", selon la source policière citée par l'AFP.

Durant la nuit de vendredi à samedi, les policiers et les pompiers étaient déjà tombés dans un guet-apens, a rappelé Le Parisien. "Vers 21 heures, square du Mantois, les pompiers interviennent pour éteindre un feu de poubelles. En arrivant sur les lieux, quatre hommes leur lancent des bouteilles de verre et des pierres. La police arrive en renfort et essuie aussi des tirs de projectiles lancés dans leur direction et disperse les trublions", a précisé le quotidien, qui ajoute que "les forces de l’ordre ont constaté que l’appel téléphonique passé aux pompiers était un leurre et qu’il n’y avait pas d’incendie."

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6-Seine-Saint-Denis : des cocktails molotov lancés sur un lycée, la proviseure agressée
17/10/2016

Les faits se sont déroulés à Tremblay-en-France. Dépêchés sur place, les policiers ont essuyé des tirs de mortier. Les engins ont été confectionnés artisanalement afin de propulser des projectiles, selon une source policière.

Depuis le début du mois de septembre 2016, trois épisodes de violences se sont produits aux abords du lycée professionnel Hélène-Boucher, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).
Depuis le début du mois de septembre 2016, trois épisodes de violences se sont produits aux abords du lycée professionnel Hélène-Boucher, à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

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La proviseure d'un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a été frappée à la grille du lycée professionnel Hélène-Boucher, lundi 17 octobre dans la matinée, puis des heurts ont éclaté contre les forces de l'ordre, visés par des tirs de mortiers. Les violences ont été filmées par la vidéosurveillance de la ville et sont en cours d'exploitation. Le parquet de Bobigny a confié une enquête à la Sûreté territoriale.

Cocktails Molotov et tirs de mortier
Vers 8 heures du matin, "des individus se sont livrés à des actes de dégradation et de violence devant l'établissement" explique le rectorat de l'Académie de Créteil. La proviseure, "présente à la grille, a essayé de raisonner ces individus, de calmer la situation". Légèrement blessée au visage par quatre d'entre eux, elle a été transportée à l'hôpital Robert-Ballanger. La gardienne de l'établissement a été victime d'un malaise. Le personnel, lui, est parti se réfugier dans le réfectoire, indique un professeur interrogé par Libération, sous couvert d'anonymat.

Quatre cocktails Molotov ont été lancés sur la façade sans faire de dégâts, et trois autres bouteilles contenant du liquide inflammable ont été retrouvées à proximité du lycée. Dépêchés sur place, les policiers ont ensuite essuyé des tirs de mortier, confectionnés artisanalement afin de propulser des projectiles. Au total, 80 jeunes seraient impliqués dans ces incidents, dont une dizaine se sont montrés particulièrement virulents.

Troisième épisode de violences devant ce lycée
"Le climat est vraiment tendu depuis la rentrée", indique le professeur interrogé par Libération. C'est déjà le troisième épisode de violences qui se produisent aux abords du lycée professionnel Hélène-Boucher. Le 10 octobre, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s'étaient affrontés devant l'enceinte du lycée où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés. Pour le rectorat, ces violences n'ont a priori pas de rapport avec la vie de l'établissement. "Nous sommes dans un contexte de violences urbaines dont il appartiendra de déterminer les causes".

La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, "condamne très fermement l'agression de la proviseure". François Asensi, député-maire (Front de gauche) de Tremblay-en-France a condamné, dans un communiqué, un acte de violence "parfaitement inadmissible", ajoutant que la ville porterait plainte, tout comme le rectorat. De son côté, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a condamné "avec la plus grande fermeté les agressions intolérables commises depuis la rentrée".

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7-Engie a transféré 27 milliards d'euros au Luxembourg
17/10/2016

Selon "Les Jours", l'ex-GDF Suez, détenu majoritairement par l'État, aurait transféré une partie de ses capitaux pour réduire sa facture fiscale.

L'enquête estime que les bénéfices réalisés par Engie II de 2011 à 2014 se chiffrent à quelque 2 milliards d'euros

Engie (ex-GDF Suez) a transféré, par l'intermédiaire d'une de ses filiales, quelque 27 milliards d'euros au Luxembourg afin de réduire sa facture fiscale, assure le média en ligne Les Jours dans une enquête publiée lundi. Cette holding, qui s'appelle Engie Invest International ou Engie II est en fait la maison mère chapeautant les quatre filiales d'Engie sur lesquelles enquête depuis septembre la Commission européenne, précise Les Jours. 

« Ces 27 milliards représentent le niveau de ses capitaux propres, c'est-à-dire de ses ressources financières », ce qui représente plus de la moitié de la valeur totale du groupe Engie, qui affichait fin 2015 des capitaux propres de 49 milliards d'euros, relève l'enquête. « Engie II est en effet liée financièrement à ces quatre sociétés. Elle est leur maison mère, et c'est elle qui a prêté la somme destinée à mettre au point l'un des montages d'optimisation fiscale considéré comme litigieux par la Commission », détaille Les Jours, qui ajoute qu'Engie II est la holding de tête de la plupart des sociétés luxembourgeoises détenues par Engie et joue le rôle de banque interne du groupe.

État actionnaire majoritaire
Contacté par l'Agence France-Presse, Engie n'a pas apporté de commentaires. La Commission européenne a ouvert le 19 septembre une enquête sur des accords fiscaux passés « depuis septembre 2008 » par le Luxembourg avec GDF Suez (devenu aujourd'hui Engie), dont l'État français est le principal actionnaire avec plus de 32 % du capital, autour de deux transactions financières menées en 2009 et en 2011 à l'intérieur même du groupe.

Selon Les Jours, le schéma d'optimisation fiscale en oeuvre au sein de la multinationale depuis 2011 permet à des sociétés opérationnelles du groupe (celles qui disposent d'une véritable activité industrielle) d'apporter du capital à Engie II (soit un montant de 27 milliards d'euros), lequel est ensuite prêté à Engie CC (une précédente holding jouant le rôle de « banque interne » du groupe et créée avant 2008 en Belgique) qui le reprête à son tour aux sociétés opérationnelles. L'enquête du site estime que les bénéfices réalisés par Engie II de 2011 à 2014 se chiffrent à quelque 2 milliards d'euros alors que la charge fiscale d'Engie de 2011 à 2014 s'est résumée à « pas grand-chose », preuve supplémentaire, selon le site, de l'existence d'un vaste montage d'optimisation fiscale.

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8-Quand la mauvaise monnaie chasse la bonne monnaie
12 octobre 2016

Il y a un principe intangible de la science économique énoncé déjà depuis plusieurs siècles, et jamais compris en terre hexagonale : la mauvaise monnaie chasse la bonne. 

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Ainsi, plus on attirera les immigrés sociaux et plus on génèrera des exilés – expatriés – économiques car, au-delà d’un certain seuil de charges, les hyperactifs en ont marre de bosser pour les assistés en tout genre. L’Etat a cassé les jambes des agriculteurs et des éleveurs en les « protégeant » du marché mondial, et les agriculteurs se retournent vers l’Etat pour lui demander… des béquilles dans un monde ouvert et dynamique où les autres n’ont ni besoin de béquilles et encore moins besoin de l’Etat. 

Le plus affligeant dans ce drame collectif, c’est que les élus de tous bords ont laissé croire au peuple infantilisé que l’on pouvait bloquer les prix. Promesses forcément intenables quand on connait les lois mathématiques de l’économie alors les agriculteurs bloquent les routes et les villes, violant ainsi le droit élémentaire à la liberté de se déplacer du citoyen. 

Nier ainsi les bases élémentaires du fonctionnement objectif de l’économie témoigne de notre déni profond de la réalité : et quand on nie la réalité, celle-ci évolue sans vous et se charge de vous éliminer. Si les subventions pouvaient aider un secteur économique, cela se saurait et les agriculteurs seraient la catégorie sociale la plus riche du pays. On voit où cela les a conduit alors qu’ils ont bénéficié, pendant des décennies des mannes publiées distribuées par l’Europe et l’Etat français. 

Pour pouvoir subventionner X, il faut toujours taxer Y : X n’ira pas mieux mais Y ira plus mal et c’est ainsi que l’Etat se charge de couler la Nation, au nom même de sa « protection » bienveillante, ou pire de sa régulation… Si l’état d’urgence décrété après les attentats pour nous protéger des ennemis de l’extérieur s’impose, l’état d’urgence économique s’impose mais il devra nous protéger des ennemis de l’intérieur : c’est-à-dire de nous-mêmes qui mettons au pouvoir, démocratiquement, ceux-là mêmes qui ont entrepris, depuis trois décennies, de mettre à bas l’économie du pays. Citoyens, réveillez-vous, on ne demande jamais des soins et des médicaments aux apprentis sorciers qui vous ont inoculés la maladie incurable. 

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Jean-Louis Caccomo est Maître de Conférences en Sciences Économiques à l'Université de Perpignan. Chercheur, il est expert international spécialisé dans les questions de croissance, innovation et tourisme international. Responsable de l'atelier tourisme au GEREM (Université de Perpignan). Il est par ailleurs responsable des programmes de coopération avec Prince of Songkla University (Phuket - Thaïlande), avec l'université de Tabasco (Mexique) etavec l'université de Moroni (Comores).

Croire que l’on peut fixer ou garantir des prix, comme le demandent encore les agriculteurs désespérés, témoigne de notre inculture économique crasse, preuve que l’on est incapable de comprendre les enseignements du prix Nobel d’économie français, Jean Tirole, salué à l’étranger et ignoré en France. J’ai encore en tête les sentences proclamées par les apôtres de la pensée unique qui nous disaient hier encore qu’il fallait s’habituer à vivre désormais avec un prix du pétrole définitivement élevé… et les prix du pétrole se sont effondrés. La seule certitude en sciences économique, c’est que, dans un monde dynamique et évolutif, il est urgent de s’habituer à ne s’habituer à rien, sinon, on disparait. 

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9-« 30 % des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois ! » L’édito de Charles SANNAT
13 octobre 2016 

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« Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est le directeur général de la MSA, la mutualité sociale agricole, qui attire l’attention sur la détresse profonde du monde agricole. Sur les 6 premiers mois de l’année, la « permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs a reçu 1 700 appels », ce qui représente 285 appels en moyenne par mois.

On apprend également dans cette interview donnée par Michel Brault sur Radio France que sur le revenu 2015, « à peu près 30 % des agriculteurs ont gagné moins de 4 200 euros, c’est-à-dire 350 euros par mois. Et nous craignons que pour 2016, cela s’accentue, compte tenu des difficultés économiques, sanitaires et climatiques ».

Il note également une « explosion des demandes : à peu près 200 000 demandes depuis le début de l’année, alors qu’on en attendait 60 000 en 2016 ! Sur ces 200 000 demandes, environ un tiers émanent d’exploitants et deux tiers de salariés »… D’ailleurs le nombre d’ouvriers agricoles s’effondre lui aussi.

Et il conclut sur ce constat absolument dramatique : « De plus en plus d’épouses d’agriculteurs nous appellent pour dire : « Venez nous aider, on ne s’en sort plus ». Et cette détresse n’est pas seulement financière, on sent qu’il y a le besoin d’un accompagnement humain. »

Alors maintenant, que fait-on ? 

Albert Einstein, qui n’était pas le dernier des crétins, disait que la folie c’était de faire la même chose en espérant que cela produise des effets différents.

Que ce soit pour notre monde agricole et de façon générale pour tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés, nous continuons invariablement à faire un peu plus de la même chose en espérant que cela conduise à un résultat différent. Nous nageons évidemment en plein délire.

La dernière « connerie » en date étant l’annonce par le gouvernement d’uniformes « anti-feu » pour les policiers. Je suppose qu’Alain Juppé, dans sa grande maîtrise et son immense pondération, nous proposera de doter chaque voiture de patrouille d’un petit extincteur logé dans l’habitacle. Voilà une « bonne » mesure… qui ne changera rien au fait que des petits caïds qui terrorisent tout le monde (noirs, jaunes, blancs, marrons et blancs cassés ou café au lait et toutes les couleurs de la palette confondues) vont continuer à être de plus en plus violents parce qu’en face… il n’y a aucune riposte. Le problème est aussi simple que cela. S’il y a impunité, alors il n’y a plus de limite et les treillis anti-feu ou les extincteurs, qu’il soit mis en place par la droite ou par la gauche, n’y changeront rien.

Pour le monde agricole, c’est exactement la même chose.

Les paysans sont en réalité devenus les supplétifs malgré eux d’un système totalement inique où ils sont exploités et dépendants de leur filière.

Ils achètent des engrais, des pesticides et des semences à des entreprises qui généralement leur rachètent ensuite leur production. Ils sont, de fait, les quasi-salariés de leurs uniques « fournisseur-client ».

Pour les producteurs de lait, ce n’est pas mieux. Ils dépendent de la laiterie du coin et travaillent globalement au salaire de « subsistance ».

Pour les éleveurs idem… Le prix de la viande ne couvre presque pas leurs frais… alors gagner de l’argent vous n’y pensez pas.

Le tout est mâtiné d’aides et de subventions pour tenir la tête hors de l’eau à ses forçats.

En haut de l’échelle agricole, les grandes exploitations (supérieures à 300 hectares) qui permettent à l’exploitant de vivre dignement s’il gère bien. Pour le reste, c’est la catastrophe ou presque et la grande misère.

Ce qui sauve à la campagne, c’est la campagne, le potager, le fuel rouge qui permet de rouler à pas cher et en « déduisant », le bois de chauffage gratuit, et disons-le… l’absence de tentations vue que le premier magasin est à une heure de route (j’exagère à peine).

Il faut donc sortir de ce système…

La seule solution pour nos agriculteurs n’est donc pas de manifester pour obtenir quelques centimes de plus sur le litre de lait ou le kilo de cochon mais de sortir de ce système mortifère pour eux.

Ils sont, il faut le dire, également totalement soumis aux « instances professionnelles » qui ne veulent pas forcément que leur bien !

Résultat ? On se mobilise pour les centimes, on verse du purin, on arrose les préfectures et les sous-préfectures, mais on ne change rien. On continue comme avant.

Toujours pas une seule chaîne nationale de vente directe de produits, du fermier au consommateur, dans les grandes villes. Pourquoi à votre avis ?

Des coopératives qui ne servent pas à grand-chose, des instances nationales agricoles gérées par les plus gros et qui sont en réalité des industriels de l’agro-alimentaire et de l’agro-business…

Nos paysans doivent donc se sortir eux-mêmes et par eux-mêmes de ce système qui les asphyxie à petit feu et ne les tuera jamais vraiment.

Comment ? En rompant totalement avec les modes de production actuels, en faisant du bio sans payer ce label et en en créant un autre libre de droit et d’utilisation par tous, changer les méthodes de production, changer les modèles économiques et aussi changer la façon de vendre et les circuits de vente.

Tant que nos paysans ne font pas cela, alors ils continueront à être condamnés à verser leur lisier sur les sous-préfectures et rien ne changera.

Tant qu’ils continueront à faire de la « défiscalisation » pour « bénéficier » de la « fiscalité » agricole en engraissant des comptables et des fabricants d’engins qui leur vendent des tracteurs hors de prix dont ils n’ont pas besoin, alors rien ne changera.

Tant qu’ils accepteront des normes de plus en plus contraignantes et les poussant à faire des investissements jamais rentabilisés qui sont la conséquence du lobbying des industriels à Bruxelles, alors rien ne changera

J’ai 42 ans et cela fait 42 ans que j’entends le monde agricole geindre (à raison) et continuer à geindre tous les ans pour les mêmes raisons sans que rien ne change.

Nos amis agriculteurs doivent se sortir de cette folie de faire confiance à leurs instances et autres fédérations en continuant à croire qu’une manif de tracteurs changera les choses.

Et non, la révolution n’est pas non plus la solution. Ce que je sais en revanche, c’est que les révolutions personnelles, elles, sont très efficaces et que toutes celles et ceux qui sortent de ce système retrouvent une liberté, une richesse, un sens à leur métier oublié depuis bien trop longtemps. Que ce soit le passage du conventionnel au bio ou même à des modes encore plus « novateurs » comme la permaculture, nombreux sont ceux à trouver d’autres équilibres économiques.

Il faut faire autrement, et évidemment ce n’est ni simple, ni facile, mais ne rien faire c’est se condamner à subir et quand on gagne 350 euros par mois, alors on n’a plus grand-chose à perdre à essayer autre chose ! Cela s’appelle se libérer et si je dis tout cela c’est parce que oui, il y a une détresse réelle dans le monde rural et cette détresse va d’ailleurs bien au-delà des agriculteurs et elle est assez générale.

Pourtant, il doit être dit qu’il n’y a aucune fatalité et que pour une part importante, par nos choix et nos actions, nous sommes aussi en grande partie maîtres de notre destin. Nous pouvons aussi choisir de ne pas être l’esclave de l’autre, tout au moins en partie.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous ! »

Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. » Source France-Info ici .

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10-Pour les jeunes diplômés, la tentation des métiers manuels
17.10.2016

Il se souviendra longtemps du jour où il a annoncé à sa famille qu’il commençait, à la rentrée, un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) de boucherie. D’abord, le silence gêné de ses grands-parents. « Puis ils m’ont dit que j’avais gâché mon diplôme, que c’était comme si un futur patron se destinait à être éboueur. » Augustin, 26 ans, est diplômé de Grenoble école de management (GEM) ; un avenir tout tracé l’attendait dans le monde de l’entreprise.

Selon l’APEC, 14 % des jeunes diplômés de niveau Bac +5 déclarent avoir vécu un changement significatif d’orientation professionnelle dans les deux années suivant l’obtention de leur diplôme.

Son parcours, comme celui de nombreux jeunes qui ont répondu à l’appel à témoignages lancé par Le Monde.fr sur les diplômés du supérieur qui se sont réorientés vers les métiers manuels, a commencé par une désillusion : la rencontre avec le monde du travail.

« J’étais en alternance dans un groupe industriel. Je faisais des études de marché. Tout était lent et la hiérarchie très pesante. Il y avait beaucoup de jeux de pouvoir qui me dépassaient. Je ne me sentais pas à ma place », se souvient-il.
Augustin cherche à partir et trouve un poste dans une association, où, pense-t-il, son rôle aura plus de sens. Nouvelle déconvenue. « Je suis tombé dans une petite structure de réinsertion par le sport de jeunes en difficulté. Le patron était tyrannique et m’a pris pour cible. » Après un temps de réflexion, il démissionne, angoisse pour son avenir, et se découvre une nouvelle vocation : boucher.

« Le dénominateur commun est la déception »
Ces réorientations précoces de jeunes diplômés constituent « un phénomène non négligeable », écrit l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une enquête publiée en 2015 ; 14 % des jeunes diplômés de niveau bac+5 ou plus (environ 4 700 ont répondu au questionnaire) déclarent avoir vécu un changement significatif d’orientation professionnelle dans les deux années suivant l’obtention de leur diplôme.

« Quel que soit le type de parcours, le dénominateur commun est la déception », dit Pierre Lamblin, qui dirige le département études de l’APEC, et qui a voulu enquêter sur ce sujet.

Loïc, 22 ans, a une licence de sciences politiques obtenue à Paris-8 et un master 1 d’économie décroché à Paris 1. Après ses premiers stages dans des instances politiques – Sénat, parti politique et organisation non gouvernementale (ONG) –, il mesure rapidement qu’il ne « changera pas le système, qu’il faut se plier ». « Il n’y avait plus que des logiques électorales et plus vraiment d’idées. J’aurais pu m’en douter ; c’est peut-être une désillusion classique du milieu politique », estime-t-il aujourd’hui.

Il décide de bifurquer pour « faire quelque chose, créer un produit de bout en bout ». Un passionné de distillation, Loïc est désormais inscrit en master de distillerie à l’université Heriot-Watt, en Ecosse. Il y apprend un métier manuel et technique, presque alchimique, loin des logiques de pouvoir à la « House of Cards ».

« J’attendais dès le matin la fin de la journée »
Maud, 25 ans, ne se rendait pas compte que « ça faisait aussi mal de faire un métier qu’on n’aime pas, juste pour la sécurité de l’emploi ». En contrat à durée indéterminée (CDI) dans une agence de marketing numérique à Paris, et « très bien payée », elle a obtenu ce que « chaque étudiant espère à la suite de ses études ».

Pourtant, son malaise n’en finit pas de grandir. « Pendant dix-huit mois, j’attendais dès le matin la fin de la journée, et dès le lundi, le week-end, avec impatience. » Au bout d’un moment, l’argument de la sécurité matérielle ne suffit plus. « Adoratrice des fleurs et collectionneuse de succulentes », Maud avait déjà imaginé qu’un jour elle ouvrirait sa boutique. Finalement, elle a précipité sa démission et s’est inscrite en CAP de fleuriste à la rentrée 2016.

« Il ne faut pas croire que le diplômé de l’enseignement supérieur a la volonté chevillée au corps de devenir artisan, statut qu’il ignore la plupart du temps, explique Claude Fournier, chercheur au centre de recherche sur l’économie en mutation à l’université du Littoral-Côte d’Opale. Il ne faut pas sous-estimer l’impact de la gestion, souvent calamiteuse, des cadres dans les entreprises, qui consiste à considérer que ces personnels ne sont que de simples exécutants ou des citrons à presser. »

L’école de commerce « pour faire plaisir à sa mère »
Ce désenchantement face au monde du travail, largement analysé par les sociologues, est aussi intrinsèquement lié aux difficultés d’orientation, orientation dans laquelle les parents jouent un rôle déterminant. Augustin, l’apprenti boucher, se rappelle qu’à l’adolescence il voulait faire un CAP pâtisserie. Se heurtant à une fin de non-recevoir de ses parents – le fameux « passe ton bac d’abord » –, il ira jusqu’à l’école de commerce. Ses parents ont obtenu « leur » diplôme. Et un emprunt de 40 000 euros à rembourser.

Même histoire pour Virginie. « Depuis toute petite, je rêvais d’être cuisinière, mais pas question. Je réussissais à l’école et malgré le plaisir que mes parents prenaient à me faire goûter tous les vins de leur cave et les week-ends passés à cuisiner avec mes grands-parents, tous avaient d’autres espoirs pour moi. Cela serait les classes préparatoires, et puis l’Essec », témoigne la jeune femme. Dix ans plus tard, elle a le dernier mot et devient vigneronne.

Adrien, lui, intègre une école de commerce, l’ESCP Europe, pour « faire plaisir et rassurer sa mère », alors qu’il rêvait d’être maroquinier. Quelques années plus tard, le voilà lui aussi en CAP maroquinerie.

Outre la pression parentale, l’école continue d’entretenir l’opposition entre métiers manuels et métiers intellectuels à travers l’orientation des élèves. Les bons sont toujours systématiquement poussés dans la voie générale.
« Il y a encore un état d’esprit très français qui oppose le travail intellectuel et le travail manuel, alors que les deux se conjuguent sans cesse dans le travail des artisans », regrette François Moutot, directeur de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA).

Dominique Steiler, enseignant chercheur à Grenoble école de management et spécialiste du bien-être au travail, estime que « l’éducation est centrée sur l’employabilité des enfants et des étudiants. Dès la maternelle, on leur demande ce qu’ils veulent faire plus tard. On prépare des petits compétiteurs pour le marché de l’emploi. »

« Je voudrais faire de l’apiculture, mais j’ai peur de l’échec »
Changer le cours de son destin professionnel demande une certaine détermination et du soutien. L’APEC relève que « le processus de réorientation peut s’étaler sur plusieurs années, et les difficultés financières, temporelles et personnelles, se multiplier ».

Avec un emprunt immobilier à rembourser, deux enfants à charge et une famille qu’elle ne peut pas solliciter, Emilie peine à démissionner de son CDI dans une compagnie maritime au Havre (Seine-Maritime). « J’ai un bac+5 en commerce international, je suis assise toute la journée devant deux PC à faire des copier-coller de messagerie Outlook. Je n’ai qu’une envie, c’est quitter cette vie et ce travail qui n’a aucun sens. Je voudrais faire de l’apiculture, mais j’ai peur de l’échec », dit-elle.

Plus facile en effet de repartir en formation quand les parents, comme ceux d’Augustin, d’Adrien, de Maud, donnent un coup de main financier en attendant que leurs enfants retrouvent un équilibre.
Ceux qui sont allés jusqu’au bout de la logique de réorientation « se déclarent satisfaits de leurs choix et heureux de ce changement, souligne l’APEC. Les obstacles et difficultés qu’ils ont surmontés sont finalement l’objet d’une certaine fierté. »

Une conclusion qui montre qu’une partie de la jeune génération est prête à se retrousser les manches et à utiliser ses mains parce qu’elle n’a plus envie de s’épuiser (burn-out), de s’ennuyer (bore out) ou de faire un travail inutile (bullshit jobs, générateurs de brown-out). En somme, des digital natives prêts à faire autre chose de leurs doigts que taper sur un clavier.

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11-« Rebâtir la France » avec le général Didier TAUZIN
octobre 2016

Didier Tauzin, dit Thibault, né le 24 septembre 1950 à Dakar, est un général de division de l’armée de terre française. Il envisage désormais de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.
Rebâtir La France est l’association politique qui soutient le Général Didier Tauzin et son projet présidentiel.
Avec le Général, Rebâtir la France œuvre à remettre la politique au service de l’Homme et l’Etat au service de la nation ; ce par la responsabilisation des citoyens et la pratique d’une authentique démocratie directe.

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Voir les vidéos du général :

Voir absolument les vidéos :
La France n'est plus un Etat ! par Marie-France Garaud
Ce soir ou jamais - Amitié franco-allemande

« Madame, Monsieur,

Je n'ai qu'un seul « parti » : la France, et une seule vocation : la servir « en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances ». Comme tout officier, j'ai été recruté et formé pour décider, rester ferme dans l'adversité, fédérer les énergies, préparer l'avenir à long terme. C'est uniquement par fidélité à ma vocation de servir qu'aujourd'hui encore je m'engage pour la France. L'heure est très grave et les événements peuvent s'enchaîner pour nous conduire au pire si nous laissons notre France aux mains de ceux qui, depuis quatre décennies, se servent d'elle – et de chacun de nous ! - au lieu de la servir et de nous servir, comme c'est la seule vocation de la politique.

Depuis la publication de mon premier livre (Rebâtir la France) en janvier 2015, une équipe s'est formée autour de moi : une centaine de personnes, hommes et femmes, salariés, chefs d'entreprises, enseignants, agriculteurs, élus, mères de famille, étudiants, retraités de tous horizons, tous animés d'un même amour de notre pays, qui travaillent d'arrache-pied. Notre réseau national s'étend et se diversifie chaque jour. Notre volonté commune : rebâtir la France et lui donner un avenir. Pour cela, nous envisageons de participer aux élections présidentielle et législatives de 2017. Dans mon second livre : Le projet présidentiel (février 2016), j'expose les mesures indispensables à prendre pendant le prochain quinquennat pour inverser la spirale de déclin et rebâtir la France : d'une part restaurer notre souveraineté nationale, faire une pause migratoire et nous doter d'une Charte Fondamentale, conditions de la reconstruction de notre démocratie et de notre cohésion nationale ; d'autre part réduire drastiquement la dépense publique et la dette, réformer l'Etat et l'administration territoriale, pour libérer toutes nos énergies, en particulier nos énergies économiques afin de vaincre ce cancer qu'est le chômage ; enfin préparer l'avenir en investissant dans la famille, l'enseignement et un nouveau service national.

Ce chantier gigantesque reposera sur un principe intangible : tout doit être mis au service de l'homme et de son développement intégral. Ceci suppose la libération des libertés -dont le corollaire est la responsabilité personnelle et collective - l'application systématique de la subsidiarité - condition indispensable de la démocratie - et la solidarité envers les plus faibles. Quant à l'État, il doit redevenir le garant du bien commun national, le gardien et le promoteur de toute liberté. Ces grandes réformes initiées, la France pourra retrouver dans le monde une place digne d'elle et de sa vocation à servir tout homme. Notre génération a une responsabilité immense et nul autre que nous, Françaises et Français de 2017, ne peut l'assumer. Notre vocation collective : œuvrer à l’unité, à la fraternité, à la paix et au développement pour tous les Français et pour le monde. Rejoignez-moi et ensemble nous rebâtirons la France,

Général Didier Tauzin. »

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12-Philippe de Villiers : « Au nom de la laïcité, les autorités se préparent à effacer ce qui serait trop voyant, à commencer par les églises... »
15 Octobre 2016

« La France est meurtrie par le terrorisme. Mais il y a plus grave : elle est en train de perdre son identité. Si l’on ne fait rien », selon Philippe de Villiers, « la voix du muezzin couvrira le son des cloches de nos terroirs... » À travers une mise en perspective vertigineuse, il rappelle comment, depuis les années 1980, notre pays a été lentement mais sûrement "islamisé". Extrait de "Les cloches sonneront-elles encore demain ?", de Philippe De Villiers, aux éditions Albin Michel 

Au nom de la laïcité, les autorités se préparent à effacer ce qui serait trop voyant, à commencer par les églises...
De tout temps, les révolutionnaires ont entrepris de raser les clochers et d’imposer alentour un silence de bronze. Les cloches sont comme les statues. Il faut les détruire, car ce sont des signes de la civilisation qu’on récuse. Crédit wikipédia

Voir la vidéo :
Philippe de Villiers : "L’adversaire, c’est l’islam conquérant, beaucoup plus que Daech"

Lire aussi :
De l’édit de Nantes à l’état d’urgence : diversité contre liberté [tribune libre]

L’heure du Muezzin
Les cloches appartiennent à ce petit monde aujourd’hui menacé des marqueurs symboliques de notre identité. D’ailleurs, de tout temps, les révolutionnaires ont entrepris de raser les clochers et d’imposer alentour un silence de bronze. Les cloches sont comme les statues. Il faut les détruire, car ce sont des signes de la civilisation qu’on récuse.
En 1793, l’ordre fut donné par la Convention de les descendre et de les fondre pour en faire des canons. Ce fut le signal de la révolte paysanne des Vendéens et des Bretons. Plutôt « la mort que la souillure »… En 1889, comme lors des inventaires, en 1906, on recommença la querelle des « sonnailles ».

En 2013, les Femen ont fait irruption dans la nef de Notre Dame, avant de tomber le manteau pour se jucher, seins nus, sur le socle des trois bourdons. C’était leur manière à elles de fêter le jubilé des 850 ans de la cathédrale. Elles déposèrent, au pied de l’autel, le nouveau credo post-moderne, parodiant ainsi la devise américaine In God, we trust. En tapant sur le bronze, elles chantaient : In Gay, we trust. Vaste programme… Elles furent relaxées pour leurs dégradations campanaires. Les surveillants furent condamnés pour les avoir expulsées.
Partout, en France, les actes de profanation se multiplient : en 2014, sur 807 lieux de culte et sépultures profanés, 673 étaient des sites chrétiens. On n’en parle guère. L’incendie criminel de Saint-Louis de Fontainebleau est passé inaperçu.

Et voici qu’on construit désormais – principe de précaution oblige – des sanctuaires sans cloches, comme à Sartrouville, l’« église des cités ». Le curé a ainsi justifié cette décision prémonitoire : « Nous voulons éviter de provoquer [sic] la population de quartiers à majorité musulmane. »
Il va donc falloir apprendre à s’effacer et faire disparaître les configurations familières du temps jadis. En quelques décennies, nos anciennes harmonies sont devenues des nuisances sonores.
Au nom de la laïcité, les autorités se préparent à faire le ménage pour mettre en sourdine tout ce qui serait trop voyant, trop peu laïc.

Je suis tombé de l’armoire en entendant, sur RTL, le président de l’Association des maires de France, François Baroin, qui intervenait trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Le journaliste Yves Calvi lui demande quelle est, selon lui, la voie à suivre pour en finir avec le terrorisme. Il répond qu’il paraît urgent de mutualiser l’espace citoyen, et donc de supprimer les crèches de Noël dans toute la sphère publique. En d’autres termes, pour amadouer les djihadistes, il est recommandé de se priver de nos symboles, de nos traditions, de nos affections. Au nom de la laïcité, on va supprimer les galettes des Rois dans les cantines scolaires au moment d’y faire entrer le halal.

http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2016/01/laicite.jpg
La laïcité, un concept français incompris aux Etats-Unis 

Pour faire reculer l’islamisme, il faudrait éradiquer le christianisme ! Plutôt que de s’affirmer, on bat en retraite ; on va de recul en recul. Tout le pays se laisse envahir par la peur. Il doute de son assise. Après les mosquées, viendra le temps des minarets, comme en Suisse. Puis le temps du muezzin. Au nom de la laïcité, on fera taire les cloches. Mais pas le muezzin.

Quand il y eut en Suisse un référendum portant sur l’interdiction des minarets, au-delà des quatre qui existent déjà, toutes les élites ont multiplié les mises en garde. Le Conseil fédéral a prévenu : « L’interdiction de construire des minarets pourrait mettre en péril la paix et nuire à l’intégration de la population musulmane. » La Conférence des évêques catholiques de Suisse a évoqué le risque de « fragiliser les efforts nécessaires pour établir une attitude d’accueil réciproque dans le dialogue et le respect mutuel ».

Le peuple suisse n’a pas écouté ses élites. Il fut bien inspiré. Il a voté contre les minarets, les « phares du djihad ». Par les temps qui courent, les peuples n’en font qu’à leur tête. Il a fallu une journaliste syrienne musulmane pour remettre les pendules suisses à l’heure. Elle interpella toutes les belles âmes si sensibles à l’« Accueil de l’Autre » : « Avez-vous oublié que les sonneries des cloches d’église sont interdites au Koweït ? Avez-vous oublié que la construction d’églises est interdite dans certains pays arabes ? Avez-vous oublié les invocations exprimées dans nos mosquées tous les vendredis et appelant à diviser, à disperser et à anéantir les chrétiens ? Avez-vous oublié les fatwas interdisant de souhaiter bonne fête aux chrétiens ? etc . »

Chez nous, les pouvoirs publics se taisent mais savent très bien quel est le projet stratégique mondial des islamistes : génocider les chrétiens en Orient et effacer en Occident toute trace de christianisme.

Ce qui se déroule là-bas, sur la terre même qui a vu la naissance du christianisme, devrait pourtant nous alerter. Les patriarches des Chaldéens et des Syriaques nous répètent à l’envi : « Ce qui se passe chez nous se passera chez vous. Ce qui nous arrive aujourd’hui vous arrivera demain. » Personne ne veut voir. Il s’agit d’une des plus brutales persécutions de l’histoire : les maisons des chrétiens sont marquées d’un N, comme « nazaréen ». Les églises sont saccagées, les monastères sont bombardés. Les manuscrits sacrés de l’époque fatimide sont détruits. Le 26 avril 2016, l’État islamique a dynamité le clocher de l’église Notre-Dame de l’Heure à Mossoul, offert aux Chrétiens d’Orient par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, en 1860. Pas un mot dans la presse.

C’est la fin d’un ancrage bimillénaire. Le cardinal Bechara Boutros Raï, le patriarche des maronites, nous prédit des jours sombres : « L’Occident ne comprend pas que le danger guette à sa porte, devenue branlante par l’amoindrissement de ses valeurs. Comment un peuple entier a-t-il pu être expulsé de son sol comme si de rien n’était ? » Il y a un siècle, les chrétiens en Orient représentaient 20 % de la population. Ils n’en représentent plus que 2 %.

« Nous ne voulons pas quitter cette terre. Ici, les pas des apôtres résonnent sous les nôtres. » Ainsi les chrétiens du Levant préviennent-ils des périls à venir les chrétiens du Couchant, pour que l’Occident sorte de sa dormition. Mais nous ne les entendons pas. Le pape François répète à l’envi : « Nous sommes tous des migrants. » Et si les migrants de demain, c’était nous ?

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Extrait de "Les cloches sonneront-elles encore demain ?", de Philippe De Villiers, publié aux éditions Albin Michel, octobre 2016. Pour acheter ce livre, cliquez ici .

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13-Rachid Nekkaz peut dormir sur ses deux oreilles
15-10-2016

Cet Algérien se vante publiquement d’avoir réglé plus de 1.169 amendes.

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2014/10/rachid-nekkaz1.jpg

Le lendemain de l’émission « Dossier Tabou », sur M6, j’écrivais : « Honte d’assister à la prestation d’un Rachid Nekkaz qui, ouvertement et devant la caméra de M6, n’hésite pas à renier sa nationalité française, à affirmer qu’il est redevenu algérien (et fier de l’être), d’offrir de l’argent en espèces à une personne voilée intégralement afin qu’elle puisse régler deux amendes et « bafouer » ouvertement les lois de la République. Et cette personne, toujours voilée, est entrée dans les bureaux de la Trésorerie de Marseille, accompagnée de son commanditaire, a réglé son amende et en est ressortie librement.

Comment et pourquoi un tel individu n’est pas arrêté et expulsé immédiatement ? On peut se poser la question ! »


Et bien la question est posée aujourd’hui.

Tout d’abord par Nadine Morano (Les Républicains), qui demande l’interdiction du territoire français et le blocage des comptes bancaires. Elle reproche, bien entendu, à Rachid Nekkaz de payer les amendes dressées aux femmes portant le voile intégral en France : « Il détourne impunément nos lois. Il encourage le port du voile intégral en réglant les amendes à la place des personnes redevables. 

Il méprise et viole nos lois et je demande son expulsion immédiate. »

Ensuite par Stéphane Ravier (FN). L’élu municipal marseillais demande également que Rachid Nekkaz soit interdit de séjour « puisqu’il encourage les troubles à l’ordre public ».

Cet Algérien se vante publiquement d’avoir réglé plus de 1.169 amendes et plus de 230.000 euros, et il procède de la même façon pour les contraventions interdisant le « burkini ».

Rappelons que Rachid Nekkaz a renoncé à la nationalité française afin de se présenter lors de la présidentielle algérienne en avril 2014. Il n’avait pas recueilli les parrainages nécessaires et avait été accusé, par l’opposition, d’être la « marionnette » du général Toufik.

Expulser Rachid Nekkaz ? Encore faudrait-il que les Algériens l’acceptent ! Il est, depuis quelque temps, la cible des autorités officielles algériennes, qui apprécient fort peu sa présence sur la voie publique devant les appartements du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, devant le domicile, à Neuilly, du patron du FLN, Amar Saadani, ou du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb. Ces démonstrations publicitaires irritent au plus haut niveau l’État algérien.

Attendons, et espérons, une décision du ministre de l’Intérieur. Mais il est vrai qu’il ne va pas se mobiliser contre ce « petit trublion » alors qu’il s’intéresse si peu aux « sauvageons » qui tentent d’assassiner nos policiers. « La justice, une institution de lâcheté », a dit François Hollande, président de la République, mais ne l’est-elle pas devenue depuis qu’elle fut confiée au pire « garde des Sceaux » de la Cinquième République, Christiane Taubira, et qu’elle est, actuellement, aux ordres du plus exécrable « ministre de l’Intérieur », Bernard Cazeneuve ?

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14-Assurance-vie : les députés ont voté le blocage des retraits en cas de crise
30/09/16

L’Assemblée nationale a adopté en nouvelle lecture le projet de loi Sapin 2 qui, notamment, autorise le Haut conseil de stabilité financière à bloquer les retraits et les arbitrages des épargnants sur leurs assurances-vie. Elle a toutefois réduit le délai de blocage à trois mois. 

Assurance-vie : les députés ont voté le blocage des retraits en cas de crise | Crédits photo : Shutterstock
Assurance-vie : les députés ont voté le blocage des retraits en cas de crise 
Lire aussi :
Assurance-vie : l'Afer s'insurge contre « l'intrusion de la puissance publique »

Jeudi 29 septembre, les députés ont voté dans l’après-midi l’article 21 bis de la loi « Sapin 2 », qui autorise le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), sur proposition du gouverneur de la Banque de France, à limiter ou à bloquer les arbitrages et les retraits des sommes placées sur les assurances-vie, quelles qu’elles soient, en cas de « menace grave et caractérisée » du système financier. Un vrai coup de tonnerre pour les assureurs et les épargnants, qui pourraient voir leur droit à disposer de leur épargne comme bon leur semble annihilé pour une durée quasi indéterminée.

La discussion à l’Assemblée était donc particulièrement attendue. La veille de l’examen du texte, l’association de consommateurs Familles de France avait notamment demandé « des garanties pour que les familles ne soient pas spoliées de leur épargne en cas de crise ou d’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser leurs dépenses ».  

Le blocage ramené à trois mois
Verdict : l’Assemblée a privilégié la protection du système assurantiel qui pourrait, par exemple, être ébranlée en cas de remontée trop rapide des taux d’intérêt. Ils ont toutefois apporté quelques précisions au texte d’origine.

Les députés ont suivi la proposition des sénateurs et ramené le délai de blocage à trois mois (au lieu des six initialement prévus). Ce délai peut, toutefois, être renouvelé « si les conditions ayant justifié la mise en place de ces mesures n’ont pas disparu, après consultation du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières ». Le nombre de renouvellements autorisé n’est, une fois encore, pas précisé.

Pour apaiser les esprits, ils ont également ajouté que le HCSF doit veiller « à la protection de la stabilité financière et [tenir] compte des intérêts des assurés, adhérents et bénéficiaires ». Une initiative louable mais qui, sans plus de précision, pourrait ne pas servir à grand-chose…

Le texte sera une nouvelle fois débattu au Sénat, puis de nouveau à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot, en octobre.

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15-Le critère de réussite n°1 pour les 18-34 ans ? L’argent
12/10/2016

Selon une étude du site d’emploi Qapa, 76% des Français considèrent une bonne santé comme un critère de réussite dans la vie. A part pour les 18-34 ans, qui eux préfèrent l’argent. 

70% 18-24 ans considèrent gagner beaucoup d\'argent critère réussite.
70% des 18-24 ans considèrent le fait de gagner beaucoup d'argent comme un critère de réussite.
Voir le graphique :

Comment sait-on qu’on a réussi dans la vie ? C’est à cette question existentielle qu’une étude menée par qapa.fr auprès de plus de 16.000 personnes par mail et sur les réseaux sociaux a tenté de répondre, en abordant différents critères. Ainsi, 76% des Français estiment que la santé est le premier critère de réussite, avant l’importance des connaissances et des savoirs (69%) ou d’avoir détenu un poste prestigieux, avec beaucoup de responsabilités (58%).

“Les Français sont finalement beaucoup plus nobles dans leurs choix et dans leur quête d’une existence épanouie et réussie que l’on imagine”, en conclut Stéphanie Delestre, fondatrice de la plateforme digitale de travail. Sauf que lorsqu’on se penche sur les tranches 18-24 ans et 25-34 ans, les résultats sont bien différents.

La santé, c’est aussi important pour les jeunes
En effet, pour 70% des 18-24 ans, et 65% des 25-34, c’est… l’argent qui arrive en tête des critères de réussite. “Gagner beaucoup d’argent”, même. La santé passe en seconde position, et “les postes prestigieux avec beaucoup de responsabilités” se placent sur la 3e marche du podium, pour un peu moins de 60% des 18-34 ans.

Les savoirs et les connaissances, qui sont pourtant la 2e indication de réussite pour le total des sondés, n’arrivent qu’en 4e et 5e position chez les jeunes. La célébrité est même plus attirante pour 52% des 18-24 ans (contre 37%, tous âges confondus).

Et au niveau relationnel ?
Pour d’autres critères comme le fait de se marier ou d’avoir des enfants, les différences entre les classes d’âge ne sont pas significatives. De même, savoir saisir les opportunités et travailler dur sont les conditions de la réussite citées en priorité par toutes les tranches d’âge, même si les 18-34 ans sont les plus nombreux (25%) à considérer que la chance joue (contre 20%, tous âges confondus).

Si le sentiment d’avoir réussi ou d’être en passe de réussir sa vie augmente logiquement avec l’âge, la perception entre les femmes et les hommes diffère totalement. Ces derniers sont 58% à considérer que c’est le cas, tandis que leurs homologues féminines sont une majorité (51%) à ne pas savoir trancher (contre 16% d’hommes indécis). 

Paradoxalement, quand elles savent répondre à cette question, les femmes portent un regard moins négatif sur leur vie : seulement 8% estiment ne pas réussir leur vie, contre un quart des hommes.

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16-Destruction d'un portique écotaxe : six "Bonnets rouges" condamnés à rembourser 520.000 euros à l'Etat
14 oct 2016

DOMMAGES ET INTÉRÊTS - Six Bretons, poursuivies pour avoir détruit en août 2013 un portique écotaxe à Guiclan (Finistère), ont été condamnées ce vendredi par la cour d'appel de Rennes à verser solidairement plus de 520.000 euros à l'État.

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Les faits s'étaient déroulés en août 2013 à Guiclan dans le Finistère. Alors que le mouvement des Bonnets rouges contre l'écotaxe en Bretagne fait rage, six manifestants sont aperçus en train de déboulonner un portique, enjambant les quatre voies de la N12, avant de l'incendier. D'autres portiques avaient par la suite été détruits ou endommagés dans la région avant que le principe de l'écotaxe, devenu ensuite "péage de transit poids lourds", soit finalement abandonné début octobre 2014.

Ces six personnes (cinq hommes, exploitants agricoles, et une femme, salariée agricole) ont été condamnées ce vendredi par la cour d'appel de Rennes à verser à l'Etat 21.971,63 euros "au titre de frais de démontage et de mise en sécurité du portique" et 500.000 euros "au titre de la remise en état du portique". L'État réclamait près de 1,3 million d'euros.

L'avocat des prévenus, Jaime Ratès, s'est dit "déçu" par cette décision. "C'est couper la poire en deux, on ne veut pas les assassiner mais on leur met un couperet sur la tête", a-t-il dénoncé. On ignorait vendredi 14 octobre si ses clients allaient contester la décision de la cour en cassation.

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17-Surprise ! Conduire sans permis ne coûtera plus qu'une simple amende
14/10/2016

Les parlementaires ont validé la possibilité de payer une amende, plutôt que de passer devant le juge, pour les délits de conduite sans permis (hormis en cas d'invalidation due à un retrait de points) et sans assurance.

©REA

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Pays-Bas : les moniteurs d’auto-école peuvent être payés en nature

On croyait la mesure enterrée, il n'en était rien ! Les sanctions visant la conduite sans permis vont bien être modifiées, les contrevenants pouvant désormais s'en tirer avec une simple amende, contre une peine potentielle d'1 an de prison et 15.000 euros d'amende actuellement. Cette mesure a finalement été adoptée dans la version définitive du projet de loi sur la justice du XXIème siècle, validé mercredi soir par l'Assemblée. Elle n'attend plus que la parution d'un décret pour entrer en vigueur.

Et pourtant, le gouvernement avait annoncé, dans un premier temps, avoir renoncé à ce projet. La mesure, incluse dans la version initiale du projet de loi en juillet 2015, lorsque Christiane Taubira était encore ministre de la Justice, avait finalement été retirée quelques semaines plus tard face au tollé médiatique.

Mais les députés l'ont discrètement remise au goût du jour lors du débat parlementaire. Au final, les personnes sanctionnées pour conduite sans permis pourront donc opter pour une amende forfaitaire de 800 euros, pouvant être minorée à 640 euros si elle est réglée dans les 15 jours ou majorée à 1.600 euros si elle n'a pas été payée dans les 45 jours. Par ailleurs, le système est le même pour la conduite sans assurance, avec une amende forfaitaire de 400 à 1.000 euros, alors qu'ils encouraient jusqu'à présent, lors de leur passage au tribunal, une amende pouvant aller jusqu'à 3.750 euros (et pas de peine de prison).

Attention, cette procédure d'amende forfaitaire ne sera pas possible pour les récidivistes et les personnes mineures. Par ailleurs, selon les avocats que nous avons contactés, cela ne concerne que les personnes n'ayant jamais passé leur permis. "L'article ne modifie pas l'article 223-5 du code de la route, qui précise que les personnes conduisant après un retrait de tous leurs points sont passibles de 2 ans de prison et 4.500 euros d'amende", note Jehanne Collard, avocate au barreau de Marseille spécialiste de la défense des victimes de la route.

La logique de cette mesure ? Rendre plus simple et plus rapide la procédure, en faisant gagner du temps à la fois aux forces de police et à la justice, tout en s'assurant d'une amende plus lourde pour les contrevenants. En effet, en moyenne, le montant des amendes infligées en 2013 allait de 289 à 469 euros (selon la procédure engagée) et le délai de traitement des dossiers s'étalait de 4,1 à 9,9 mois pour la conduite sans permis. Il allait de 203 à 358 euros, avec un délai de 4,9 à 14,2 mois, pour la conduite sans assurance, selon des chiffres détaillés dans l'étude d'impact du projet de loi.

Reste que cette réforme ne plaît pas à tout le monde. "Le passage obligé devant le tribunal, et le risque d'aller en prison, avait un impact fort sur le plan psychologique. Par exemple, cela pouvait inciter certains à passer leur permis en attendant l'audience, afin d'obtenir la clémence du juge", explique Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes. Comme quoi, la simplification administrative n'a pas que des vertus…

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18-Sécurité routière : ça ne marche pas, mais on s’en fout car ça rapporte
11 octobre 2016

L’actualité joue parfois de facéties qu’il est difficile de ne pas voir et parvient souvent à équilibrer une nouvelle tragique avec une nouvelle réjouissante, le tout pimenté d’une subtile dose d’ironie que beaucoup feignent de ne pas sentir, journalistes en premier. Le domaine de la sécurité routière n’échappe pas à cet intéressant phénomène.

24hGold - Sécurité routière : ...

En France, la sécurité routière, c’est plus qu’un marronnier, c’est devenu une institution. Littéralement, même, puisque ce qui était au départ un souci d’ordre social est rapidement devenu une entité politique puis institutionnelle à part entière, avec son joli petit site web, ses moyens financiers, ses campagnes de sensibilisation, et ses associations satellites lucratives à buts variables comme la Ligue contre la violence routière, actuellement conduite à tombeaux ouverts par Chantal Perrichon.

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Ce pilotage effréné aura permis à l’association de s’introduire avec constance dans les petits papiers des gouvernements successifs depuis les années 2000, ce qui se sera très concrètement traduit par l’apparition du permis à point, d’une avalanche de nouvelles obligations règlementaires comme le siège bébé et la baisse régulière du maximum d’alcoolémie autorisé. Elle n’est pas non plus étrangère à l’arrivée des distributeurs automatiques de prunes routières, mais elle arrive cependant après le lobbying permanent et agressif de certaines entreprises privées chargées de la mise en place des systèmes en question.

Radars dont l’implantation frénétique en France a toujours été présentée comme un facteur de sécurisation des installations routières du pays et dont le but officiel de réduire la vitesse moyenne des automobilistes en les surveillant assidûment à chaque instant de leur voyage a toujours été mis bien plus en avant que les éventuelles retombées financières que ces photo-matons de grand chemin génèrent pourtant. 

Compte tenu de leur nombre, de la publicité qui fut et est encore faite pour ces appareils, et des moyens mis en œuvre pour les déployer, les Français s’attendent maintenant à ne plus constater qu’une seule tendance dans les accidents routiers : la baisse. Du reste, avec toute la mauvaise foi disponible lorsqu’il s’agit de s’attribuer une réussite, le gouvernement a régulièrement fanfaronné sur cette diminution drastique du nombre de morts sur les routes. 
Pour rappel, le petit graphique suivant donne une idée de cette belle tendance. Notez que je n’y ai pas mis les années, ce qui permet de ne pas tricher sur l’arrivée des radars qu’on doit, en toute logique, situer au moment de la décrue la plus forte de la courbe.

24hGold - Sécurité routière : ...

En réalité, les radars n’ont fait qu’entériner une tendance déjà en place, et le même graphique avec les années permet de bien comprendre la supercherie : le nombre de morts sur les routes décroît bien avant leur introduction et doit donc s’expliquer par d’autres facteurs que la seule apparition de la répression tous azimuts qui s’est mise en place depuis quelques années.

24hGold - Sécurité routière : ...

Et ces éléments ne sont pas anodins puisqu’ils viennent corroborer la triste nouvelle que j’évoquais en introduction : les chiffres de la mortalité routière de septembre sont tombés il y a quelques jours et ils ne sont pas bons, puisque 30% de morts supplémentaires ont été constatés sur les routes françaises au mois de septembre 2016, soit 78 de plus qu’en septembre 2015.

Rapidement, des raisons sont trouvées : septembre 2015 avait été exceptionnel, la météo a été trop clémente cette année, favorisant les déplacements donc les accidents (alors que tout le monde sait qu’une météo exécrable réduit les accidents, pour sûr), bref, c’est « pas de bol » pour reprendre l’argumentaire ciselé d’un président de République. 

Balayons tout de suite l’argument tout à fait juste qui veut qu’il est irréaliste de faire une analyse des tendances sur un mois unique, surtout lorsque le nombre de victimes est assez faible (on parle de moins de 400 personnes à l’échelle d’un pays de 65 millions d’habitants) ; après tout, lorsque ce nombre diminue comme on s’y attend, les mêmes analyses sont pourtant produites pour justifier l’emploi des radars qui, là, sont jugés responsables du bon résultat. D’autant qu’en plus, la tendance depuis 2013 montre surtout que septembre est parfaitement dedans, à savoir une augmentation des victimes de la route (de 3,5% de 2013 à 2014 et de 2,4% de 2014 à 2015). Zut alors.

En réalité, que les chiffres soient bons ou non, que la tendance montre une augmentation ou une diminution n’est que peu d’importance : dans le schéma global, il s’agit avant tout de toujours trouver de bonnes raisons de continuer la répression routière (avec – littéralement – des douzaines de mesures d’interdictions et de restrictions) et l’extension compulsive de la radaromanie à tout le territoire (500 de plus en trois ans et 10.000 leurres). Eh oui : comme les graphiques ci-dessus le montrent, ça ne marchait pas vraiment, ça ne marche plus franchement, mais on va continuer.

Pourquoi ?
C’est justement là qu’arrive la seconde nouvelle, la « bonne » (du point de vue gouvernemental), qui remet en perspective les mauvais chiffres de la sécurité routière : si les résultats (sécuritaires) ne sont pas au rendez-vous, les recettes obtenues grâce aux radars continuent, elles, de grimper gentiment, à tel point qu’on devrait atteindre un niveau record (champagne, les amis, champagne !) en 2017 et titiller allègrement les 844 millions d’euros avant majorations, 991 après.

Frôler le milliard d’euros avec des automates, voilà qui explique très très bien pourquoi, que les résultats en terme de sécurité soient positifs ou non, la pluie de radars continue drue. Et peu importe que la vitesse moyenne des automobilistes français décroît d’année en année (prévue à 77 km/h en 2017 au lieu de 78,5 pour 2016), le nombre de radars augmentera.

Finalement, la politique sécuritaire en matière de transports est assez simple : lorsque le nombre de morts sur les routes diminue, on loue le bon résultat de la mesure, ce qui pousse à augmenter le nombre de radars et leurs déploiements sur tous les chemins de France. Lorsque le nombre de morts augmente, on blâme le relâchement de la part des automobilistes (qui ne se vérifie pas dans les chiffres), ce qui pousse à augmenter le nombre de radars et leurs déploiements sur tous les chemins de France. Pile je flashe, face tu paies. 

Le gouvernement américain avait utilisé, avec cynisme, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 pour pousser ses lois sécuritaires à la Patriot Act qui ont abouti à toutes les dérives possibles. Le gouvernement français utilise certes les ressorts de la sécurité routière mais surtout le même cynisme pour mettre en place ses radars. Reconnaissons une certaine finesse aux politiciens français : là où le Patriot Act s’est traduit par des dépenses parfois énormes (TSA, par exemple), le programme de radars français aura le mérite, lui, de rapporter sans vergogne près d’un milliard d’euros dans les caisses de l’État. 

Souriez, c’est vous qui payez.

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19-Rémunérer les bons résultats des élèves, quelle bonne idée !
17/10/2016

Aux États-Unis, au Brésil et au Mexique, les jeunes qui obtiennent de bons résultats sont récompensés par des gratifications financières. Une idée à suivre ?

Pour motiver les bons élèves, pourrait-on les récompenser financièrement ?

Idée. Comment inciter les élèves et leur famille à pleinement s'impliquer dans des études véritablement utiles qui peuvent annoncer un avenir plus radieux ? En la matière, les idées viennent maintenant des pays du Sud, avec les programmes de transferts monétaires conditionnels (TMC), largement soutenus par la Banque mondiale ou le FMI. Si les jeunes scolarisés obtiennent de bons résultats, ils peuvent être directement récompensés par des gratifications financières. Des politiques ont ainsi été déployées en ce sens, notamment au Brésil et au Mexique. Elles ont également été testées, avec un protocole rigoureux d'expérimentation, aux États-Unis. Il s'agit, principalement, du programme « Opportunity NYC », lancé en 2007 et qui a été développé durant plusieurs années à New York. Le barème des rémunérations en fonction des bons comportements et bons résultats était très précis. 

Au niveau de l'école élémentaire, les paiements allaient aux parents. Certains récompensaient des efforts (par exemple 25 dollars annuels pour participer à des réunions de parents, ou 50 dollars pour avoir acquis une carte de bibliothèque). D'autres récompensaient des réussites (par exemple 300 dollars pour des progrès en mathématiques ou en anglais). Au niveau du secondaire, les paiements étaient partagés entre enfants et parents. Ils correspondaient, à peu près, à ce qui est mis en place pour le niveau élémentaire, avec des primes complémentaires, par exemple de 400 dollars lors de la réussite au diplôme.

Mode d'emploi. Sur le plan des principes, l'idée de rémunérer des parents en fonction des résultats de leur enfant, voire de payer directement l'enfant en fonction de ses performances est largement discutée. Certains estiment que l'argent vient corrompre et désorienter l'éducation. D'autres, à l'inverse, considèrent qu'il faut faire feu de tout bois afin d'innover dans la sphère éducative. 

L'option, consistant à récompenser une classe entière, plutôt que des individus, pour une plus grande assiduité, a été testée en France. Puis rapidement abandonnée. Pourtant, les résultats des expériences menées à New York ou à Memphis, et, surtout, dans de très nombreux pays pauvres, sans bouleverser intégralement les déterminismes sociaux, montrent que valoriser individuellement et monétairement les bons résultats conduit à des effets incontestablement positifs sur la scolarité des enfants. À reprendre ?

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20-Monaco va entrer au capital de l'aéroport de Nice 
10/10/2016

La principauté va investir 150 millions d’euros dans le cadre de la privatisation de l’aéroport niçois. Et souhaite changer son nom pour apposer celui de Monte-Carlo.

L'Aéroport de Nice pourrait bien changer de nom
L'Aéroport de Nice pourrait bien changer de nom

Monaco met un pied dans l’aéroport de Nice. La principauté a décidé d’investir 150 millions d’euros chez son voisin niçois. L’été dernier, l’italien Atlantia -propriétaire de l’aéroport de Rome- et EDF ont décroché la privatisation de 64% de l’aéroport de Nice pour 1,2 milliard d’euros. Depuis, des contacts avec les repreneurs "se sont intensifiés et devraient aboutir très prochainement", explique la principauté à BFM Business.

Un protocole d’accord avec les repreneurs a déjà été signé il y a quelques semaines. L’entrée de Monaco devrait intervenir dans la foulée de la finalisation du rachat par Atlantia et EDF, soit mi-novembre. Ce chèque lui permettra de décrocher une participation d’environ 5% du capital de l’aéroport de Nice, ou 12% du consortium qui va en racheter 64%. En juin, l’État monégasque avait manifesté son intérêt pour devenir un actionnaire minoritaire. "Nous avions pris contact avec tous les candidats", confie le gouvernement monégasque. "Dès le départ, il était acté que Monaco serait un partenaire incontournable quel que soit le repreneur", ajoute un des candidats qui a échoué à la privatisation.

Le changement de nom fait débat
Monaco s’adossera ainsi au troisième aéroport français, derrière Roissy et Orly, avec 12 millions de passagers. Son héliport, qui fait la liaison entre les deux villes, est déjà géré par l’aéroport de Nice. L’objectif est d’étendre sa marque et de renforcer son attractivité.

Cet investissement sera réalisé à travers le "fonds souverain" monégasque doté de 2,3 milliards d’euros. Il pousse Monaco à justifier un changement de nom en sa faveur. "Cela fait partie des discussions", reconnait la principauté. Selon nos informations, l’aéroport pourrait être rebaptisé "Nice-Monaco" ou "Nice Monte-Carlo" à la place de "Nice Côte d’Azur".

Pour la métropole niçoise, le sujet est plus délicat. Si l’entrée de Monaco au capital est la bienvenue, le changement de nom est plus sensible. Les collectivités locales, qui conservent 36% de l’aéroport, n’y sont pas favorables. Il serait vécu comme une "perte d’identité". D’autant que, selon nos informations, les repreneurs se seraient engagés à ne pas le modifier lors de la privatisation. Reste à savoir si cette règle peut évoluer si tout le monde se met d’accord. Contactée, la direction de l’aéroport de Nice ne nous a pas répondu.

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