jeudi 16 mars 2017

Pour changer un peu des élections françaises


1-Trump : "Je ne serais peut-être pas là sans Twitter"
2-Etats-Unis : deux juges fédéraux bloquent la nouvelle version du décret anti-immigration de Donald Trump
3-L’ignorance de Trump
4-Après les faits alternatifs, les statistiques alternatives ?
5-Donald Trump donnera son salaire présidentiel à une organisation caritative choisie avec l'aide de la presse
6-Donald Trump : à mi-chemin, où en est-il de ses "100 premiers jours incroyables"?
7-Des millions d'Américains vont perdre leur couverture santé
8-Etats-Unis : Donald Trump limoge 46 procureurs fédéraux nommés par Barack Obama
9-Pourquoi Donald Trump plisse-t-il tout le temps ses yeux lors de ses apparitions publiques ?
10-BOUM ! L’effet-Trump créée 298 000 emplois en février
11-Trump veut 12 porte-avions pour sa marine
12-Les apprentis sorciers de Washington
13-Ben Carson, ministre du Logement de Trump, ose comparer les esclaves à des immigrés en quête de l'American dream
14-Un Donald Trump assagi mais toujours dangereux
15-Trump signe la loi réautorisant certains malades mentaux à acheter des armes
16-Etats-Unis : Trump accuse Obama de l'avoir "mis sur écoute" pendant la campagne présidentielle
17-Le Mur de Trump va-t-il se muer en une simple clôture ?
18-Trump veut copier le système d’immigration canadien
19-Trump. Révélations sur la messagerie de son vice-président Mike Pence
20-États-Unis. Le ministre de la Justice aurait dissimulé ses liens avec la Russie

---------------------------------------------------------------------------

1-Trump : "Je ne serais peut-être pas là sans Twitter"
Jeudi 16 mars 2017

Donald Trump a défendu mercredi son recours fréquent à Twitter, en dépit des controverses, jugeant que cela lui permettait de s'adresser directement aux Américains sans le filtre des médias « malhonnêtes ».

photo twitter est aujourd'hui le mode de communication de prédilection de donald trump qui en a fait un puissant instrument politique. © reuters
Twitter est aujourd'hui le mode de communication de prédilection de Donald Trump qui en a fait un puissant instrument politique.© Reuters

Lire aussi :
Transition Trump : ses tweets les plus controversés

« Je pense que je ne serais peut-être pas là sans Twitter », a affirmé le président des États-Unis sur Fox News. « Je fais l'objet de tellement de couverture médiatique malhonnête », a-t-il ajouté, citant pêle-mêle, CNN, NBC, CBS ou encore ABC, tout en prenant soin de faire une exception pour Fox News.

« Lorsque je dis des choses, la presse ne les couvre pas de manière correcte », a-t-il ajouté. « Twitter est quelque chose de formidable pour moi car je peux faire passer mon message ».

« La plupart des médias ne sont pas honnêtes. Lorsque j'ai près de 100 millions de personnes qui me suivent sur Twitter, mais aussi Facebook, Instagram et des tas de choses... J'ai ma propre forme de média », a-t-il poursuivi. Le compte @realDonaldTrump compte un peu plus de 26 millions d'abonnés.

Le compte @realDonaldTrump compte un peu plus de 26 millions d'abonnés.
Le compte @realDonaldTrump compte un peu plus de 26 millions d'abonnés. | Capture Twitter

« Personne dans l'histoire n'a jamais fait l'objet d'une couverture médiatique aussi malhonnête que moi », a encore affirmé le 45e président des États-Unis.

Donald trump est empêtré dans une controverse centrée sur une série de tweets écrits début mars dans lesquels il accusait, sans apporter le moindre élément de preuve, Barack Obama d'avoir mis ses lignes téléphoniques sur écoute avant le scrutin du 8 novembre. « Nous n'avons aucune preuve que cela ait eu lieu », a affirmé jeudi Devin Nunes, président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants.

---------------------------------------------------------------------------

2-Etats-Unis : deux juges fédéraux bloquent la nouvelle version du décret anti-immigration de Donald Trump
16/03/2017

Des juges de Hawaï et de Seattle ont estimé que la suspension du décret éviterait un "préjudice irréparable".

Donald Trump discute avec des journalistes à bord de son avion Air Force One, le 15 mars 2017, avant d\'arriver sur une base du Maryland (Etats-Unis).Donald Trump discute avec des journalistes à bord de son avion Air Force One, le 15 mars 2017, avant d'arriver sur une base du Maryland (Etats-Unis).

Voir la vidéo :
Le buzz des Etats-Unis : le nouveau décret anti-immigrés bloqué en justice
Pistolet factice et flow tranchant : les rappeurs américains sortent l'artillerie contre Donald Trump

C'est un nouveau revers judiciaire pour Donald Trump. Deux juges fédéraux américains ont bloqué, mercredi 15 mars, pour l'ensemble desEtats-Unis, la deuxième version du décret anti-immigration du président républicain, sur l'une des mesures phares de son mandat.

A quelques heures seulement de l'entrée en vigueur du nouveau texte, qui avait pourtant été expurgé de ses éléments les plus contestés, c'est un magistrat de Hawaï qui a frappé en premier. Il a estimé, dans son jugement, que le décret comportait "des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse" et que sa suspension temporaire éviterait un "préjudice irréparable".

Ce juge a ensuite été imité par un juge fédéral de Seattle, dans l'Etat de Washington, qui a accepté une demande des Etats de Washington et de l'Oregon et a pris une motion suspendant le décret pour 14 jours, là encore en raison des "préjudices irréparables" qu'il causerait.

Trump veut saisir la Cour suprême
Tenant une réunion publique à Nashville (Tennessee), le président américain a dénoncé la décision "erronée" d'une justice qui, selon lui, commet ainsi "un abus de pouvoir sans précédent". Il a promis d'aller jusqu'à la Cour suprême.
Le texte controversé, qui prévoyait de bannir l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans (Iran, Libye, Syrie, Somalie, Soudan et Yémen), devait être appliqué dans la nuit de mercredi à jeudi. Par rapport à la première mouture du projet, bloquée en février, il ne concernait plus l'Irak et exemptait les détenteurs de visas et de "cartes vertes", sésames des résidents permanents.

---------------------------------------------------------------------------

3-L’ignorance de Trump
14-03-2017

Lorsque le président-élu des Etats-Unis, Mr Trump, propose des mesures protectionnistes pour encourager la ré-industrialisation des Etats-Unis et le rapatriement des industries américaines qui ont émigré vers des territoires étrangers, n’a aucune idée de ce qu’il fait. 
Gold and silver euro and dollar currency sign on world map money mechanism. Euro and dollar sprockets.

Lire aussi :
Trump présente son budget « America First »

Les Etats-Unis ont perdu leur industrie en conséquence des accords de Bretton Woods, qui ont été signés (sous contrainte) par les représentants des pays alliés et des pays conquis pendant la seconde guerre mondiale. Ces accords ont établi le système monétaire d’après-guerre, après la victoire des Alliés, qui était déjà évidente en 1944.

Ce nouveau système monétaire devait être basé sur l’or, qui deviendrait ainsi la devise de réserve du monde, supplémentée par le dollar américain, qui serait quant-à-lui considéré « aussi bon que l’or ». Le système monétaire du monde a été établi sur un mensonge : l’idée qu’une promesse puisse valoir autant qu’un actif physique.

Ce mensonge a dès le départ accablé les Etats-Unis de « karma négatif », et le désastre final qui viendra submerger le monde dans un avenir proche en sera la conséquence.

En 1960, l’économiste Robert Triffin s’est aperçu d’un problème central aux accords de Bretton Woods. J’ai pu déceler le même problème sans avoir connaissance du « paradoxe de Triffin », comme on l’appelle aujourd’hui. Il y a un certain nombre d’années déjà, j’étais assis à mon bureau à fumer mon cigare et à contempler la situation financière du monde, quand j’en suis arrivé à la même conclusion que Triffin.

Pour faire simple, il se trouve que pour que le système monétaire international établi à Bretton Woods puisse fonctionner, les Etats-Unis sont dans l’obligation de maintenir un déficit commercial permanent avec le reste du monde. Au fil des années, il leur faudrait acheter plus qu’ils ne vendent au reste du monde, afin de créer un flux permanent de dollars vers le reste du monde. Ce flux rend possible la création de réserves monétaires dans les banques centrales du reste du monde. 

Sans flux constant de dollars depuis les Etats-Unis vers les réserves internationales des banques centrales du monde, les devises émises par ces banques centrales cesseraient d’exister. Si Banco de Mexico, la banque centrale mexicaine, ne disposait pas de dollars dans ses réserves, alors les Mexicains n’auraient pas d’argent : sans réserves de dollars, le peso mexicain ne vaudrait plus rien – du moins en termes internationaux.

Afin d’obtenir des dollars, il est nécessaire de vendre un produit à des clients américains pour un prix inférieur à celui demandé par les producteurs américains. Il est évident qu’il n’existe aucune autre façon de faire entrer des exportations sur le territoire américain qu’en proposant des produits moins chers que les producteurs américains.

C’est la raison pour laquelle une grande partie de ce qui était autrefois une vaste industrie manufacturière a disparu aux Etats-Unis : le besoin du reste du monde d’exporter vers les Etats-Unis pour obtenir des dollars a désindustrialisé le pays. 

Il est assez injuste de blâmer le reste du monde pour a désindustrialisation des Etats-Unis, et de pointer un doigt accusateur vers le Mexique, par exemple, en tant qu’ennemi des Etats-Unis parce qu’il a su y exporter ses produits. Le Mexique a simplement opéré dans le respect des lois établies par les Etats-Unis à Bretton Woods : le dollar est la devise globale, et il est impératif de posséder des dollars pour disposer d’un système monétaire.

Si Mr Trump tentait d’éliminer ou de réduire le déficit commercial des Etats-Unis et de protéger et d’encourager la ré-industrialisation des Etats-Unis au travers de taxes sur les importations, il étoufferait les économies du reste du monde qui obtiennent leurs dollars au travers de leurs exportations vers les Etats-Unis.

Etouffé par cette rareté de dollars née de la réduction ou l’élimination des exportations vers les Etats-Unis, le monde ne restera pas paralysé. Une alternative au dollar en tant que devise de réserve sera vite étable, simplement parce que trouver cette alternative sera une question de vie ou de mort.

Par quoi sera remplacé le dollar ? Peut-être qu’il laissera place aux droits de tirages spéciaux créés par le Fonds monétaire international – un autre mensonge surnommé « or papier ». Personne ne sait si cette fantaisie monétaire pourra un jour être acceptée. 

Et puis il y a l’or, dormant mais réprimé : une monnaie véritable qui implique un monde de commerce équilibré où il ne peut y avoir ni déficit ni surplus commercial.

Mr Trump ne le sait pas, mais établir une politique protectionniste pour l’industrie américaine au travers de taxes d’importation signera l’arrêt de mort du système monétaire global basé sur le dollar.

PS : Dr Agustin Carstens, gouverneur de la Banque du Mexique : ne serait-il pas utile de réfléchir à la mise en circulation d’une pièce d’argent, dotée d’une valeur monétaire grâce à la procédure que j’ai moi-même proposée il y a plusieurs années ? 

---------------------------------------------------------------------------

4-Après les faits alternatifs, les statistiques alternatives ?
14 mars 2017

Des statistiques fiables sont un atout national vital. Cependant, selon Bloomberg, le penchant du président Donald Trump pour les faits alternatifs soulève une question troublante : que faire si le même instinct le pousse à faire pression sur les agences gouvernementales – organismes qui recensent de l’emploi à la qualité de l’air – afin de les pousser à produire des données qui appuient ses plans ?

Donald-Trump

Des statistiques fiables contribuent notamment au bon fonctionnement de l’économie. Si la crédibilité des données est affectée, il faut craindre des conséquences négatives importantes, écrit Bloomberg.

Selon l’agence de presse, le Congrés américain doit s’assurer de l’intégrité des statistiques. La tendance de Donald Trump à produire des faits alternatifs est susceptible d’avoir des répercussions en ce qui concerne toutes sortes de statistiques.

« Les officiels de Trump ont envisagé de modifier la façon dont ils calculeraient la balance du commerce extérieur, de transformer certains excédents en déficits ou encore de renforcer les arguments du président pour rompre les accords de libre-échange. » « L’administration Trump a aussi demandé aux économistes de formuler des prévisions du taux de croissance des Etats-Unis à un point de pourcentage plus élevé que les estimations générales, une altération qui masquerait l’effet des réductions d’impôts et les plans de dépenses sur les finances nationales du président. »

Conséquences
« Mentir via les statistiques est une tradition ancienne, mais Trump semble vouloir aller plus loin que ses prédécesseurs », écrit Bloomberg. « Plus le gouvernement aura des objectifs irréalistes, plus il aura de raisons de continuer à falsifier afin de prétendre que tout se déroule selon ses plans. »

« Les risques sont particulièrement élevés. Les entreprises comptent sur les données gouvernementales pour identifier les tendances de l’économie et prendre des décisions en matière d’investissements et d’embauche. Les économistes et les représentants ont besoin de données fiables pour évaluer les effets des politiques. Toute altération accroîtrait fortement l’incertitude et les coûts et pèserait lourdement sur l’image internationale du pays comme le montre l’expérience argentine en matière d’altération des statistiques d’inflation », conclut Bloomberg.

---------------------------------------------------------------------------

5-Donald Trump donnera son salaire présidentiel à une organisation caritative choisie avec l'aide de la presse
13-03-2017

Le président des Etats-Unis souhaite que la presse l'aide à choisir l'organisation caritative qui bénéficiera de son salaire. 

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à la Maison Blanche, le 13 mars 2017.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, à la Maison Blanche, le 13 mars 2017.

C'était une promesse faite au lendemain de son élection. Dans un entretien à la chaîne CBS en novembre 2016, Donald Trump assurait vouloir renoncer à son salaire présidentiel. Lundi 13 mars, son porte-parole Sean Spicer a annoncé que le président américain ferait don "dès la fin de l'année" des 400 000 dollars de son salaire annuel de président à une organisation caritative.

Fait inhabituel pour un un président qui a fait de l'affrontement avec les grands médias américains un exercice presque quotidien, Donald Trump souhaite que la presse "aide à déterminer où ira l'argent".

Donald Trump ne va toucher qu'un dollar
Un moyen pour la Maison Blanche d'éviter "un examen minutieux" du don, a souligné Sean Spicer sur le ton de l'ironie, l'administration reprochant à une bonne partie de la presse de la soumettre à une véritable inquisition.
Donald Trump avait promis à plusieurs reprises durant la campagne qu'il "ne prendrait pas ce salaire" mais ne toucherait qu'un dollar, le minimum légal imposé. Avant lui, Herbert Hoover et John F. Kennedy avaient également fait don de leurs salaires de Président à des oeuvres caritatives.

---------------------------------------------------------------------------

6-Donald Trump : à mi-chemin, où en est-il de ses "100 premiers jours incroyables"?
13 mars 2017 

TRUMP POWER, saison 1, épisode 10 - Donald Trump avait promis dans son fameux discours de Gettysburg en octobre que ça se verrait, que ses 100 premiers jours seraient "incroyables". A mi-chemin de ce parcours symbolique du premier trimestre au pouvoir, le président américain affronte une complexité qu’il avait sous-estimée et des rigidités qui viennent de son propre camp.

http://cdn-lejdd.ladmedia.fr/var/lejdd/storage/images/media/images/il-reste-50-jours-a-donald-trump-pour-concretiser-ses-promesses/13321655-1-fre-FR/Il-reste-50-jours-a-Donald-Trump-pour-concretiser-ses-promesses_pics_590.jpg
Il reste 50 jours à Donald Trump pour concrétiser ses promesses. (Reuters)

Sur les 10 projets de loi que le président Donald Trump avait promis d’initier au cours des 100 premiers jours, un seul a pris tournure, celui visant à démanteler la réforme de l’assurance santé mise en place par Barack Obama, même si les résistances sont nombreuses pour concevoir un système de remplacement qui satisfasse aussi bien les républicains modérés que les partisans d’une abrogation totale sans aménagement.

Parmi les neuf autres initiatives encore à l’étude? Il y a d’abord la réforme fiscale, le projet anti-délocalisation, le plan de relance économique par la rénovation des infrastructures, la réforme scolaire, la création du mur à la frontière du Mexique, la réforme des soins pour les anciens combattants ou la loi sur l’éthique pour restreindre les activités des lobbyistes. Autant de sujets qui sont débattus mais qui n'ont pas encore débouché sur des textes pouvant être soumis au vote des élus. Certes, il faut s’attendre à ce que dans le projet de budget que Donald Trump devrait dévoiler cette semaine certaines de ces mesures soient en partie mentionnées avec une ligne de crédit appropriée mais on est loin de l’attaque de front des grands chantiers promise par le candidat républicain.

Une posture internationale moins extrême
Mais on pourrait dire aussi que dans la tonalité et les remarques, notamment sur le terrain de la politique étrangère et de la sécurité nationale qui dévorent le temps présidentiel, Donald Trump n’a pas été au bout d’une posture qu’il avait promise pendant la campagne. C’est typiquement vrai sur la Chine. Il avait ainsi promis qu’au cours des 100 premiers jours, il désignerait légalement la Chine comme une puissance manipulatrice de ses cours monétaires. Il ne l’a pas fait. Sur Israël, il n’a pas seulement repoussé à plus tard sa volonté de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem : oui, Trump a reçu Benjamin Netanyahou en premier et invite désormais Mahmoud Abbas à Washington, mais il reste prudent et son ambassadeur proche des colons, David Friedman, n’a reçu un premier vote positif de la Commission des affaires étrangères du Sénat que la semaine dernière (par 12 voix contre 9), en attendant le vote final de l’ensemble des sénateurs.

D’une manière générale d’ailleurs, très peu d’ambassadeurs ont été entendus par le Sénat afin d’être confirmés dans leurs fonctions alors que Donald Trump avait demandé à tous les chefs de mission à l’étranger de débarrasser le plancher dès le 20 janvier. Résultat, toutes les ambassades américaines à l’étranger ou presque sont aujourd’hui tenues par des chargés d’affaires, qui fort heureusement sont des diplomates de carrière chevronnés, mais sous représentées au niveau politique.

Encore près d'un millier de hauts fonctionnaires à nommer
On pourrait en dire autant des nominations aux autres postes clés de l’administration américaine. Il reste encore près d’un millier de hauts fonctionnaires à être nommés et validés par le Sénat pour commencer à travailler dans les plus hautes sphères des ministères et des agences fédérales. Selon le site Politico, le rythme de ces nominations et de ces confirmations est de 25 à 35% inférieur à celui observé au début des présidences précédentes. Ce qui pose un sérieux problème dans des ministères-clefs comme le Département d’État, le Pentagone ou le Trésor où des ministres-adjoints manquent toujours à l’appel.

La Maison-Blanche se défend de ces critiques en rappelant qu’elle a agi par décret présidentiel dans beaucoup de directions depuis le 20 janvier : l’immigration (même si la question est encore devant les tribunaux), l’autorisation du pipeline Keystone, la dérégulation financière, le gel des embauches de fonctionnaires, l’obligation de supprimer deux normes lorsqu’une nouvelle est imposée, l’assouplissement des règles sur la pollution dans l’industrie charbonnière. Sauf que toutes ces pistes, directions et consignes ne valent que si elles sont accompagnées d'un budget propre, ce qui n'est pas le cas.

Polémiques en série
En fait, force est de constater que la plupart des efforts déployés par Donald Trump, pour donner l’impression que ses 100 premiers jours seraient "incroyables", l’ont davantage été par les polémiques qu’il a lui-même suscitées que par cette accumulation de gestes d’autorité. Le dossier majeur des implications russes dans l’élection présidentielle ne fait que s’entrouvrir avec les enquêtes judiciaires et parlementaires en cours. La relation que les responsables de la Maison Blanche ont entamée avec la presse accréditée est catastrophique. Le manque criant de coordination entre la présidence et le Département d’État sur les grands dossiers de crise pose question, davantage encore à l’heure où Donald Trump entend réduire de 37% le budget de la diplomatie américaine! La façon dont le président lui-même tente de régler ses comptes avec les différents courants du parti républicain qui ne parviennent pas à s’entendre sous la houlette de Paul Ryan à la Chambre et de Reince Priebus à la Maison-Blanche n’est apparemment pas productive, malgré la performance de bonne facture de son discours très présidentiel devant le Congrès le 28 février.

Bref, l’impression qui domine reste celle d’une lente adaptation au métier, ce qui pourrait être normal pour tout nouveau président. Mais ce qui n’est absolument pas pour un être qui s’est vanté de pouvoir tout faire et défaire d’un claquement de doigt comme il l’a suggéré dans son discours de la Convention de Cleveland. L’impression de brouillon ou d’improvisation n’est pas tolérable trop longtemps non plus lorsqu’on est à la tête de la première puissance mondiale et que ce statut confère des responsabilités majeures. Avoir osé prétendre, sans aucune preuve, que Barack Obama avait fait écouter ses téléphones de la Trump Tower est un signe d’irresponsabilité qui met en danger la solidité des institutions démocratiques. Et maintenir en place une équipe qui croit dans les "faits alternatifs" n’est pas de bon augure.

Trump doit encore rassembler
Dès la Convention républicaine de l'été dernier, le thème de la crédibilité de Donald Trump avait été avancé sous la question : ferait-il un président crédible, en qui on peut avoir confiance pour tenir les rênes, qui soit capable de sang-froid sans chercher systématiquement de bouc-émissaires à ses failles? On en revient à sa relation houleuse avec la presse, qui sert de filtre dans une société démocratique, et simpliste avec ses électeurs via Twitter. Venir dire aujourd’hui par exemple que les chiffres du premier trimestre de l’emploi sont excellents (ce qu’ils sont en réalité) après avoir descendu en flammes ceux ces trimestres précédents alors qu’ils étaient du même ordre, ne contribue pas à créer de la confiance dans le leadership.

Tout ceci peut être corrigé. Ne serait-ce que pour apaiser un climat social, politique et culturel qui ne s’est toujours pas dépolarisé, bien au contraire. Donald Trump le peut-il? Le veut-il? Les 50 prochains jours de sa présidence pourraient tirer profit d’une telle volonté de rassurer et de rassembler.

Après avoir suivi la campagne présidentielle 2016 avec Bureau Ovale saison 3, ce nouveau blog de François Clemenceau, rédacteur-en-chef international du JDD, a pour objectif d’analyser tous les aspects de la présidence Trump : politique, économique, diplomatique, ce qui sous-entend naturellement le débat et les actions de l’opposition démocrate.

---------------------------------------------------------------------------

7-Des millions d'Américains vont perdre leur couverture santé
14-03-2017

Quatorze millions d'Américains vont perdre leur couverture santé dès l'année prochaine si les républicains honorent leur promesse de démantèlement de « l'Obamacare », a estimé lundi le Congressional Budget Office (CBO), une instance non-partisane du Congrès.

photo les démocrates chuck schumer et nancy pelosi ont commenté le rapport du comité du congrès sur le budget. © reuters
les démocrates Chuck Schumer et Nancy Pelosi ont commenté le rapport du Comité du Congrès sur le budget.© Reuters

Selon le rapport du CBO, qui précise que le projet des républicains devrait réduire le déficit budgétaire, ce chiffre sera porté en 2026 à 24 millions de personnes supplémentaires qui ne seront pas assurées si le projet se matérialise. 

Le CBO, qui fournit des estimations officielles sur l'impact budgétaire des projets de loi, a été chargé de publier un rapport sur la proposition législative présentée en début de semaine dernière par les dirigeants républicains de la Chambre des représentants. 

Quelques heures après la publication du rapport, la commission du Budget de la Chambre des représentants a reporté de mercredi à jeudi l'examen du projet de loi. 

Les républicains prévoyaient de voter rapidement en faveur du texte à la Chambre des représentants, où il a de fortes chances d'être adoptée, avant de l'envoyer au Sénat, où sa réception est plus incertaine. 

Évoquant deux scénarios parallèles, le CBO estime que 52 millions de personnes seraient dépourvues de couverture santé en 2026 si le projet de loi devenait effectif. Dans le cas où l'Affordable Care Act actuel restait en place, elles seraient près de moitié moins, 28 millions. 

https://pbs.twimg.com/media/C61oJ9oU4AECLfJ.jpg:large

Le rapport précise par ailleurs que le projet républicain réduirait les déficits fédéraux de 337 milliards de dollars (317 milliards d'euros) au cours de la période 2017-2026. 

Le texte, présenté la semaine dernière, a été approuvé par deux commissions parlementaires, mais fait face à l'opposition démocrate ainsi qu'aux critiques du corps médical et de certains conservateurs. 

Les retraités désavantagés
Les dirigeants démocrates au Congrès ont dénoncé un projet qui menacerait de priver des personnes âgées de maisons de repos, tout en concédant des coupes fiscales aux Américains les plus aisés. 

L'AARP, un groupe de défense des retraités, a déclaré lundi après lecture du rapport, que le projet républicain pesait de manière « disproportionnée»sur les Américains âgés de 50 à 64 ans. 

« Comment peuvent-ils regarder en face leurs électeurs quand ils disent que 24 millions d'entre vous n'auront plus de couverture et que, pour ceux d'entre vous qui en avez, vous aurez une couverture moindre, plus un coût plus grand », a dit la chef des démocrates à la Chambre, Nancy Pelosi. 

Si Donald Trump ne s'est pas exprimé en personne sur le sujet, son administration a défendu le projet, assurant qu'il serait assorti d'une deuxième et d'une troisième phase pour attirer de nouveaux assurés. 

http://timetosignoff.fr/images/media/e0c68d23-7eaf-421c-b742-409c29e95f0b-161850.jpg
le graphique ci-dessus qui montre la baisse de la proportion d'Américains sans couverture médicale sous Obama et sa remontée (à venir) sous Trump : +14M d'ici 2018, +24M d'ici 2026 (selon les calculs du Congressional Budget Office, la commission bi-partisane du Congrès, publiés hier)

Le secrétaire à la Santé, Tom Price, a déclaré que le plan de Trump permettrait d'assurer plus de personnes pour un moindre coût et qu'il était «pratiquement impossible » de penser que 14 millions d'Américains perdraient leur couverture santé d'ici l'année prochaine. 

Votée en 2010, l'Affordable Care Act, plus connue sous le nom d'Obamacare car l'ancien président américain en avait fait une réforme emblématique de son premier mandat, a fourni une assurance santé à 20 millions d'Américains qui en étaient dépourvus. 

L'agence de notation Standard & Poor's a estimé que 6 à 10 millions d'Américains devraient perdre leur assurance santé en cas d'adoption du projet républicain.

---------------------------------------------------------------------------

8-Etats-Unis : Donald Trump limoge 46 procureurs fédéraux nommés par Barack Obama
11-03-2017

La soudaineté de cette décision et le nombre de procureurs visés en a surpris certains.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AAo83G0.img?h=632&w=1123&m=6&q=60&o=f&l=f&x=272&y=153

Donald Trump a fait le ménage au sein du ministère de la Justice. L'administration républicaine du président a demandé à 46 procureurs fédéraux nommés par Barack Obama de présenter leur démission "afin d'assurer une transition uniforme", a expliqué Sarah Isgur Flores, la porte-parole du département de la Justice. Preet Bharara, le procureur de Manhattan, fait notamment partie de cette liste, alors qu'il avait déjà rencontré le président avant son entrée officielle en fonction et que celui-ci lui aurait alors demandé de rester à son poste.

Une décision jugée "troublante"
Il n'est pas rare qu'un nouveau président demande à certaines personnes de démissionner mais la soudaineté de cette décision, et le nombre de procureurs visés, a néanmoins surpris. Le patron des Démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a ainsi exprimé son "trouble" sur Facebook face à ce limogeage groupé : "En demandant la démission immédiate de l'ensemble des procureurs en place, sans attendre que ceux-ci aient été remplacés effectivement, voire même que les noms de leurs futurs remplaçants soient connus, le président interrompt les enquêtes et les dossiers en cours, et il entrave le bon déroulement de la justice", a-t-il accusé.

---------------------------------------------------------------------------

9-Pourquoi Donald Trump plisse-t-il tout le temps ses yeux lors de ses apparitions publiques ?
10/03/2017

Les faits et gestes de Donald Trump sont analysés et décortiqués dans tous les sens, et cela même bien avant qu'il soit arrivé à la tête des Etats-Unis. Cependant aviez-vous déjà remarqué ce détail sur son visage ?

trumpou

Lors de ses apparitions publiques, on peut sentir le président américain en difficulté lorsqu'il se met à lire, que ce soit sur une feuille ou sur un prompteur, un détail fait alors son apparition sur son visage : il plisse fortement les yeux. 

Rassurez-vous, Donald Trump sait lire, là n'est pas le problème ! L'homme le plus puissant du monde serait tout simplement atteint de myopie. 

La peur du vieillissement 
Simple coquetterie de la part du président américain, qui refuse de porter des lunettes de vue ? Au cours de sa campagne électorale il avait pourtant déjà été aperçu portant des verres de correction sur le nez. 

Donald Trump a longtemps refusé de faire apparaître physiquement les signes de son vieillissement, mais à 70 ans il a d'ores et déjà pris la décision de mettre un terme à la décoloration de ses cheveux. Ainsi il n'est pas impossible de retrouver prochainement des lunettes de vue sur son visage, qui pourront lui permettre d'économiser bien des efforts.

---------------------------------------------------------------------------

10-BOUM ! L’effet-Trump créée 298 000 emplois en février
8 mars 2017

Les entreprises américaines ont créé 298 000 nouveaux emplois en février, alors que les analystes en attendaient 190 000. En outre, on observe une autre évolution : la part des emplois créés dans les secteurs traditionnels de l’économie augmente au détriment de celle des services, contrairement à ce qui s’est produit sur les derniers mois.

https://i1.wp.com/fr.express.live/wp-content/uploads/sites/2/2017/03/201611Donald-Trump-1.jpg?resize=980%2C580&ssl=1

Lire aussi :
Aux États-Unis, les créations d'emplois dépassent les attentes

Ainsi, 106 000 emplois ont été créés dans le secteur manufacturier, dont 66 000 rien que dans le secteur de la construction, et 8 000 dans le secteur minier.

Screenshot 2017-03-08 11.13.48
Février est le premier mois complet de présidence de Donald Trump, qui a promis des programmes de rénovation de l’infrastructure vieillissante du pays.

« Février s’est avéré être un mois exceptionnellement fort pour l’emploi, avec des hausses telles que nous n’en avons pas vues depuis des années», a déclaré Ahu Yildirmaz, vice-président de l’ADP Research Institute.

Déjà en janvier, 261 000 nouveaux emplois avaient été créés, alors qu’on avait prévu 246 000 créations d’emplois.
«La confiance joue un très grand rôle », explique Mark Zandi, chef économiste chez Moody’s Analytics. « Les entreprises anticipent beaucoup de bonnes nouvelles : des réductions d’impôt, une simplification de la réglementation. Elles recrutent plus agressivement ».

En conséquence, la probabilité que la Fed augmente les taux d’intérêt la semaine prochaine pour juguler une éventuelle surchauffe de l’économie et un emballement de l’inflation semble plus forte que jamais.
Screenshot 2017-03-08 08.37.39

---------------------------------------------------------------------------

11-Trump veut 12 porte-avions pour sa marine
02/03/2017

Donald Trump souhaite que la flotte militaire américaine dispose de 12 porte-avions à l'avenir, conformément au voeu exprimé par la marine, a-t-il dit jeudi lors d'une visite sur le porte-avions Gerald Ford. Le président américain veut "reconstruire l'armée américaine" en augmentant substantiellement les dépenses militaires. 

trumpmarine

Il a déjà déclaré qu'il souhaitait une marine américaine à 350 navires et sous-marins dans les prochaines années, contre un objectif fixé à 310 navires par l'administration Obama, et un niveau actuel de 274 bateaux. Mais il n'a pas encore détaillé sur quels genre de bateaux l'effort se porterait. "Je viens de parler avec des responsables de la marine et de l'industrie, pour discuter de mes plans d'entreprendre une expansion majeure de notre flotte militaire, comprenant le 12e porte-avions dont nous avons besoin", a déclaré le président américain sur le Gerald Ford.

"Après des années de réduction des dépenses militaires qui ont affaibli nos défense, je souhaite mener l'une des plus grandes augmentations des dépenses militaires de l'histoire", a souligné Donald Trump. La marine américaine compte actuellement 10 porte-avions, et en aura 11 lorsque le Gerald Ford, le dernier-né de ces navires géants, entrera en service dans les prochaines mois. Le prix du Gerald Ford est estimé à 12,9 milliards de dollars.

La marine américaine a demandé en décembre dernier une forte augmentation de sa flotte, du fait de la sophistication croissante des armements de ses adversaires potentiels. Elle demande désormais 355 navires, dont 12 porte-avions, contre 308 navires et 11 porte-avions dans ses prévisions précédentes. Le porte-avions, capable de porter le feu américain un peu partout dans le monde, est l'un des principaux attributs de la puissance militaire américaine.

---------------------------------------------------------------------------

12-Les apprentis sorciers de Washington
08 mars 2017

La dynamique a quelque chose de stupéfiant. De vagues accusations proférées par une radio, reprises par le site d'ultra-droite Breitbart, sont devenues en un tweet une affaire d'État.

photo donald trump et steve bannon. © afp
Donald Trump et Steve Bannon.

Le nouveau président des États-Unis accuse son prédécesseur de l'avoir fait espionner par le FBI durant la campagne électorale. Et il le traite de pauvre type au passage.

L'accusation ne repose, en l'état, sur aucun élément tangible. Elle est récusée par le chef du Renseignement américain alors en place. Elle vient s'ajouter à la colère de Trump sur les fuites mettant en cause plusieurs de ses proches et leur relation avec la Russie. Elle intervient, en outre, alors que la nouvelle administration patine toujours, quarante jours après son installation.

L'impression dominante, c'est que la greffe entre Trump et la machine étatique américaine n'a toujours pas pris. Cela tient à la personnalité du Président. Tous les témoignages confirment que sa seule réelle capacité de concentration, c'est au golf ou devant la télé qu'elle s'exprime le mieux. Et on voit mal, à 72 ans, comment cet homme pourrait évoluer.

Au coeur du dispositif, Steve Bannon, le plus proche conseiller de Trump, incarne ce malaise plus que tout autre. Cet idéologue, ancien patron de Breitbart, justement, est l'âme réactionnaire de la nouvelle équipe. L'ami des « suprémacistes » blancs qui entend lutter, dans un pays forgé par l'immigration, contre le « grand remplacement » (par des migrants). Il a fait placer dans le bureau ovale son icône, le portrait du 7e président des États-Unis, Andrew Jackson, plus enclin à chasser les Indiens qu'à respecter la Cour suprême.

Face à Kim Jong-un
L'éminence grise de Trump s'occupe de tout. « C'est lui qui menait la conversation », affirmait récemment un témoin de la visite de Theresa May, encore sous le choc. Il s'est surtout imposé en exigeant un poste au Conseil national de sécurité, d'ordinaire tenu par les militaires. Steve Bannon revendique de vouloir « déconstruire l'administration ». Créant ainsi une fracture au sommet de l'État qui, après sept semaines de gouvernement, reste entière. Le bras de fer avec les services de renseignement sur la Russie n'y est pas étranger.

Cette logique de camp retranché pourra difficilement tenir tout un mandat. On voit mal Bannon céder, mais on voit tout aussi mal la puissante machine de la sécurité nationale américaine se plier aux paranoïas d'un clan. Or, et c'est le propre de l'extrême droite, l'équipe Trump a besoin d'ennemis. L'establishment, les journalistes, les juges. Le camp démocrate, Obama, le FBI. Les réfugiés, l'islam.

D'où les oukases contre la presse et « l'État profond ». D'où le nouveau décret anti-immigrés qui arrondit les angles mais ne change rien à l'objectif : réduire l'arrivée de musulmans. D'où le réarmement naval pour contenir la Chine. Or, Pékin est incontournable dans le dossier nord-coréen.

C'est là que les pleins pouvoirs du Commandant en chef peuvent inquiéter. Même Wall Street, qui sable le champagne depuis novembre face aux promesses de dérégulation, s'interroge. Les récents tirs de missiles nord-coréens sont des provocations dangereuses. Pour le Japon mais aussi pour les nerfs du locataire de la Maison-Blanche. Ils interpellent la responsabilité américaine dans la gestion des affaires du monde. L'isolationnisme criard n'est pas le sujet. On voit mal un Bureau ovale, bunkerisé contre sa propre administration, en mesure d'y faire face. À moins de satisfaire les militaires. En sacrifiant Bannon ? 

---------------------------------------------------------------------------

13-Ben Carson, ministre du Logement de Trump, ose comparer les esclaves à des immigrés en quête de l'American dream
06/03/2017

Un nouvel "alternative fact" de l'administration de Donald Trump qui, cette fois, ne fait sourire personne.

http://o.aolcdn.com/dims-shared/dims3/GLOB/crop/2285x1141+15+822/resize/630x315%21/format/jpg/quality/85/http%3A%2F%2Fo.aolcdn.com%2Fhss%2Fstorage%2Fmidas%2F6fa514f0817be3e56a097c97bb5f7012%2F205018564%2FRTS11OWR.jpeg
Le ministre du Logement de Trump ose comparer les esclaves aux immigrés en quête d'une vie meilleure.

Voir la vidéo :

"C'est ça l'Amérique. Une terre de rêves et d'opportunités. Il y a d'autres immigrés qui sont venus ici dans la cale des négriers, ils travaillaient encore plus longtemps, plus dur, pour moins que ça. Mais ils rêvaient aussi qu'un jour, leurs fils, filles, petits-fils, petites-filles, arrière petits-fils ou arrière petites-filles pourraient trouver prospérité et bonheur sur cette terre", entend on susurrer Ben Carson.

Si ce genre de déclaration s'inscrit dans la droite lignée de ses sorties polémiques précédentes -il a affirmé que l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ouvrait la voie à la zoophilie et la pédophilie ou encore a justifié son soutien au port d'armes en expliquant que cela permettrait aux Américains de ne jamais connaître le sort des juifs sous l'Allemagne nazie-, inutile de préciser que les propos de ce lundi ont instantanément déclenché un torrent de commentaires furieux, abasourdis ou encore désespérés sur les réseaux sociaux :

  • "OK!! Ben Carson... Non mais c'est pas possible! Des immigrés? Dans la cale DES NÉGRIERS??!! NON MAIS QUEL *ABRUTI*!!!"
  • "Des immigrés ???"
  • "Ce n'est pas vrai, c'est pas possible. Les esclaves n'étaient pas et ne sont pas des immigrés. On est en 2017"
  • "Les esclaves n'étaient pas des immigrés qui travaillaient pour 'moins que ça'. Ils ont été enlevés, mutilés, violés et ont les a fait travailler jusqu'à ce qu'ils en meurent"
  • "Ben Carson, s'il vous plaît, lisez ou regardez 'Roots'. La majorité des immigrés viennent VOLONTAIREMENT, on ne peut pas vraiment dire la même chose des esclaves... Ils ont été volés"

Ces remarques sont "tragiques, choquantes et inacceptables", a commenté le Anne Frank Center USA, qui fait vivre la mémoire de la jeune fille juive, morte en déportation. "Non, monsieur Carson, les esclaves n'ont pas immigré en Amérique. Ils ont été amenés ici violemment, contre leur volonté, et ont vécu ici privés de liberté", a poursuivi le centre.

Interpellé sur le sujet quelques instants plus tard lors d'un passage à la radio, le ministre du Logement s'est défendu en jugeant qu'il serait bon de regarder la définition du mot "immigré" car cela pouvait être un statut "involontaire".

Devant les très nombreuses critiques, ce dernier a finalement publié un message sur Facebook pour faire marche arrière en écrivant que "l"histoire des immigrés et des esclaves est totalement différentes. Les esclaves ont été arrachés à leur famille (...). Les immigrés ont choisi de venir aux États-Unis (...). Ces deux expériences ne devraient jamais être mêlées ni oubliées".

Ce n'est pas la première fois que Ben Carson déclenche un tollé sur le sujet de l'esclavage. En 2013, il avait affirmé que la réforme du système de santé surnommée Obamacare était "la pire chose qui soit arrivée à ce pays depuis l'esclavage". "Et c'est, d'une certaine façon, de l'esclavage, car cela nous asservit tous à l'Etat", avait-il lancé.

---------------------------------------------------------------------------

14-Un Donald Trump assagi mais toujours dangereux
02/03/2017

Certes, le président américain a adopté un ton moins agressif lors de son discours devant le Congrès. Mais ne nous réjouissons pas trop vite : même adoucie, sa politique devrait avoir des conséquences catastrophiques.

https://www.lesechos.fr/medias/2017/03/02/2069201_un-donald-trump-assagi-mais-toujours-dangereux-web-tete-0211845048231.jpg
Le discours de Donald Trump devant le Congrès américain, mardi dernier, semble donner raison aux réalistes : le président américain se range. Mais son programme reste extrêmement dangereux.

Une mauvaise politique adoucie ne constitue pas une bonne politique. Elle demeure une mauvaise politique. Le ton conciliatoire adopté par Donald Trump lors de son discours au Congrès , après les ajustements précédemment énoncés sur le climat ou sur l'entrée des musulmans, semble donner raison aux réalistes : le président américain se range. La fonction oblige, le Trump belliqueux n'aura pas duré plus des quarante jours bibliques depuis son entrée à la Maison-Blanche. Sa politique étrangère se banalise, il reconsidère l'utilité de l'Otan. Viendra un même ajustement sur sa politique économique, même l'Obamacare n'est déjà plus jeté sans suite aux oubliettes.

La vérité est autre. Concernant la politique économique, c'est l'ensemble du projet qui va dans le mauvais sens. Tout, l'immigration, la régulation financière, le commerce, la réforme fiscale, ne soulève que des inquiétudes fondamentales. Le président américain nous entraîne, même si c'est à vitesse réduite, vers un monde de nations barricadées, défendant « leurs intérêts », alors que l'urgence est tout à l'inverse d'établir une coopération internationale pour surpasser les menaces qui sont devenues planétaires, le terrorisme, le climat, la mauvaise croissance mondiale.

On peut faire éventuellement exception du programme d'investissement. Les Etats-Unis ont des besoins immenses de rénovation des routes, des ponts, des barrages, comme on l'a vu récemment. Donald Trump propose d'appliquer un plan qu'avait souhaité Barack Obama, mais qui a été bloqué au Capitole par les républicains. Si le nouveau président y parvient, tant mieux. Mais encore faut-il attendre le détail de ce qui va être entrepris, quelles infrastructures ? et quelles en seront les conditions de financement ? L'endettement public atteint 104 % du PIB aux Etats-Unis, une relance budgétaire peut avoir plus d'effets récessifs qu'expansifs au moment de la remontée des taux d'intérêt.

Abandon des règles
La construction du mur avec le Mexique est engagée, du moins en parole, et des mesures pour reconduire les sans-papiers à la frontière sont annoncées. Les entreprises américaines sont unanimes pour dénoncer cette fermeture qui les privera de main-d'oeuvre indispensable quand le taux de chômage est tombé à 4,8 %. Les économistes vont dans le même sens, rappelant que la population immigrée ne représente que 13 % de la population globale mais 26 % des entrepreneurs et que 36 % des firmes ont une personne immigrée à leur comité directeur. L'apport de l'immigration à l'économie américaine est très large, s'en priver sera coûteux.

Une réécriture de la loi Dodd-Frank sur la régulation financière est en route. Si les grandes institutions de Wall Street s'en réjouissent, elles sont bien les seules. Mis en place après la crise financière pour éviter que les contribuables ne paient la facture, ces dispositifs ont été, aux Etats-Unis bien pesés, et le système financier est désormais plutôt bien consolidé. Chez Trump, il s'agit d'un curieux cadeau à la grande finance pour le candidat des classes moyennes. Ce ne serait que peu grave si, derrière Dodd-Frank, on ne voyait pas se profiler un abandon des règles internationales de régulation financière. Alors qu'au fond le monde de la finance mérite toujours d'être remis au service de l'économie réelle dans et par une vision globale, Donald Trump s'engage dans la dérégulation parce qu'il pense qu'elle va servir les intérêts américains. Dans l'immédiat, il réintroduit de l'incertitude ; à long terme il encourage le capitalisme spéculatif.

Le thème du protectionnisme en donne une autre illustration. Que la mondialisation ait engendré des perdants est un fait jusqu'ici trop oublié. Mais croire que la solution est de revenir en arrière en appliquant des droits de douane de 20 % et en utilisant tout un attirail contre les importations est illusoire. L'engrenage de rétorsions qui en résulterait serait au total funeste pour les Américains, en particulier les plus pauvres. Surtout, Donald Trump déclenche une guerre commerciale mondiale quand, là encore, pour trouver une croissance plus vive et plus équilibrée, il faudrait une coopération internationale réinventée.

Concurrence entre nations
Le dernier sujet, la fiscalité, est aussi délétère. Les entreprises américaines paient-elles plus d'impôts que leurs concurrentes ? Est-ce là la cause du manque d'investissement et d'emplois de la reprise actuelle ? La réponse est loin d'être claire, les économistes penchent plutôt, aux Etats-Unis, pour un défaut de demande plutôt que pour une pénalisation fiscale de l'offre. Le problème ne serait pas les impôts trop élevés mais les salaires trop faibles. S'engager alors dans une réforme « historique » de baisse fiscale est une mauvaise voie. Elle ne relancera ni la productivité ni la croissance et conduira seulement à activer le dumping entre les nations. Theresa May promet elle aussi d'établir son pays comme un paradis fiscal pour les entreprises.

Cette politique renforce la mauvaise tendance passée d'une concurrence entre les nations pour alléger toujours plus les impôts sur les entreprises. La planète aurait besoin tout au contraire d'établir en commun des socles fiscaux (et sociaux) interdisant les francs-tireurs, comme Apple ou Google, et redonnant aux gouvernements les moyens nécessaires pour l'Etat social, au profit par exemple de la classe moyenne. Aujourd'hui, la concurrence entre les firmes est souvent insuffisante, celle entre nations trop forte. Trump renforce le dumping mondial, quand il faudrait y mettre fin.

Le président américain va s'amender et ne fera rien de tout cela ?
Si, il ira de toute façon dans la mauvaise direction.

---------------------------------------------------------------------------

15-Trump signe la loi réautorisant certains malades mentaux à acheter des armes
01/03/17 

Le Congrès républicain a annulé certaines mesures de Barack Obama...

Des armes à feu exposées à un salon de Las Vegas.
Des armes à feu exposées à un salon de Las Vegas

L’opération de détricotage du bilan de Barack Obama se poursuit. Mardi,juste avant son discours devant le Congrès, Donald Trump a signé en toute discrétion la loi qui annule les restrictions imposées par son prédécesseur sur les ventes d’armes à certaines personnes souffrant de maladies mentales.

La mesure, mise en place par Obama en décembre dernier sans passer par le Congrès, contraignait la sécurité sociale à transmettre les noms de toutes les personnes recevant des indemnités d’invalidité pour maladie mentale à l’organisme fédéral qui vérifie les antécédents des potentiels acheteurs.

Une définition vague
Selon les républicains, le filet était trop vaste car il incluait notamment les personnes jugées inaptes à gérer leurs finances personnelles et placées sous tutelle. Obama, qui avait notamment donné en exemple la tuerie de Sandy Hook pour durcir la législation, avait chiffré à 75.000 le nombre de personnes concernées par la nouvelle mesure.
Fait plutôt rare, l’initiative du président démocrate était combattue à la fois par le lobby des armes, la NRA, mais aussi par l’association de défense des droits civiques, l’ACLU, au motif qu’elle stigmatisait les malades mentaux sans discrimination.

Des garde-fous fédéraux inefficaces
Ce retour en arrière ne signifie pas que n’importe qui peut acheter une arme à feu. La loi fédérale interdit déjà la vente aux personnes ayant été jugées incompétentes par un tribunal et à celles ayant été internées en hôpital psychiatrique. Le problème, c’est que chaque Etat n’est pas tenu de transmettre l’information au FBI. Il existe également de nombreuses portes dérobées, notamment lors des ventes privées sur les salons et en ligne. Résultat : chaque année, plusieurs milliers de personnes achètent une arme légalement alors qu’elles n’auraient pas dû y être autorisées, comme l’auteur de la tuerie de Virginia Tech, en 2007.

---------------------------------------------------------------------------

16-Etats-Unis : Trump accuse Obama de l'avoir "mis sur écoute" pendant la campagne présidentielle
04/03/2017

Le président américain a formulé ces accusations dans une série de tweets, comparant cette affaire à celle du Watergate.

Donald Trump dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride, Etats-Unis), le 21 décembre 2016.
Donald Trump dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach (Floride, Etats-Unis), le 21 décembre 2016.

Lire aussi :
Etats-Unis : le camp Obama dément avoir placé Trump sur écoute

Donald Trump compare cette affaire à celle du Watergate (de 1972 à 1974) ou aux heures sombres du maccarthysme (dans les années 1950). Le président américain accuse, samedi 4 mars sur Twitter, son prédécesseur, Barack Obama, de l'avoir mis "sur écoute" pendant la campagne présidentielle américaine. Dans une série de tweets, il donne quelques précisions, indiquant que la mise sur écoute aurait eu lieu en octobre.

"Ce type est mauvais (ou tordu)", conclut le président américain au sujet de Barack Obama.
"Je viens juste de découvrir qu'Obama m'avait mis sur écoute à la Trump Tower avant ma victoire", dénonce-t-il sans donner plus de détails sur l'origine de ces accusations. "Je parie qu'un bon avocat pourrait faire quelque chose [de cette affaire]", explique-t-il encore. 

Des accusations pour contre-attaquer
Ces accusations surviennent alors que le gouvernement du nouveau président est empêtré dans une polémique sur ces liens présumés avec la Russie, suspectée d'avoir tenté d'influencer l'élection en faveur du milliardaire. En contact avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis pendant la campagne à deux reprises, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, est accusé d'avoir caché ses entretiens au Congrès, alors qu'il témoignait sous serment. 

Si la Maison Blanche assure que rien dans ces contacts ne permet d'établir une quelconque collusion entre l'équipe Trump et Moscou, des révélations quasi-quotidiennes alimentent la thèse de rencontres entre l'entourage du président américain et celui du président russe, Vladimir Poutine. 

En guise de réponse, Donald Trump avait déjà tweeté, vendredi, des photos de responsables démocrates en compagnie du chef d'Etat ou de l'ambassadeur russe, qualifiés d'"hypocrites". Des photographies toutefois prises lors de rencontres officielles.

---------------------------------------------------------------------------

17-Le Mur de Trump va-t-il se muer en une simple clôture ?
3 mars 2017

La construction du mur qui doit protéger la frontière sud des États-Unis contre l’immigration clandestine en provenance du Mexique voisin ne pourra pas débuter aussi rapidement que le président Donald Trump l’avait espéré.

This photo taken on February 13, 2017 shows Onesimo Paez walking on the beach and selling balls near the Mexico-US border at Playas de Tijuana, northwestern Mexico.
Built to keep out migrants, traffickers, or an enemy group, border walls have emerged as a one-size-fits-all response to the vulnerability felt by many societies in today's globalized world, says an expert on the phenomenon.
Practically non-existent at the end of World War II, by the time the Berlin Wall fell in 1989 the number of border walls across the globe had risen to 11.
That number has since jumped to 70, prompted by an increased sense of insecurity following the September 11, 2001 attacks in the United States and the 2011 Arab Spring, according to Elisabeth Vallet, director of the Observatory of Geopolitics at the University of Quebec in Montreal (UQAM).

This image is part of a photo package of 47 recent images to go with AFP story on walls, barriers and security fences around the world. More pictures available on afpforum.com / AFP PHOTO / GUILLERMO ARIAS

Le département qui est responsable de la construction du mur, le Department of Homeland Security (DHS), n’a pu trouver que 20 millions de dollars pour financer le projet. Trump comptait faire financer le mur par les fonds du DHS, jusqu’à ce qu’il obtienne le soutien nécessaire du Congrès américain pour son plan. Le 25 Janvier, Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche, avait confirmé que le projet sera lancé dès que possible à l’aide de fonds existants.

Mais selon Reuters, le DHS est beaucoup moins riche qu’il ne l’avait espéré, et les 20 millions de dollars disponibles ne pourront suffire qu’à financer quelques prototypes de murs. Or, selon les estimations prévisionnelles de l’administration, le mur pourrait coûter 17,8 millions $ par mile (1,6 km), et la longueur totale de la paroi serait de 1 257 miles.

De ce fait, le coût total serait proche de 21,6 milliards de dollars. A cela, il faut ajouter les réductions d’impôts promises à la classe moyenne et aux entreprises, le remplacement de l’Obamacare et les projets d’infrastructure de Trump (1000 milliards $), l’augmentation du budget de la défense de 54 milliards de dollars et la possibilité que le Congrès américain refuse de donner suite à ce projet.

Une clôture, pas un mur
Trump fait aussi face à d’autres obstacles. De nombreux experts au sein du DHS estiment qu’une clôture serait plus judicieuse qu’un mur, non seulement parce qu’elle permettrait de réduire sensiblement les coûts, mais aussi le temps nécessaire à l’obtenir de cet ouvrage.

« Vous ne voulez pas avoir une barrière qui obstrue votre vision, qui vous empêche de voir ce qui se passe de l’autre côté de la frontière ».

« Une fois que ces experts auront convaincu Trump qu’il a tort, la Maison Blanche trouvera bien un moyen de vendre la clôture au peuple », estiment les initiés.

Les expropriations
Enfin , il y a les achats et les expropriations de milliers de parcelles appartenant à des particuliers dans la zone frontalière. En 2006, George W. Bush, alors président, avait signé le Secure Fence Act, qui avait mené à la construction de 1 100 kilomètres de clôture le long d’une partie de la même frontière sud. Selon le Wall Street Journal, à ce jour, 120 procès intentés par des personnes qui se sont vu expropriées de leurs terres à cette époque sont encore en cours d’instruction.

---------------------------------------------------------------------------

18-Trump veut copier le système d’immigration canadien
2 mars 2017

Mardi, dans de son discours au Congrès américain, le Président Trump a plaidé pour un système d’immigration « fondé sur le mérite », et il a cité les modèles canadien et australien comme des exemples à suivre. Trump veut attirer des immigrants capables de s’assumer financièrement, afin d’éviter qu’ils ne privent les Américains les plus pauvres des ressources des fonds fédéraux.

Trump in Congress

En février, lors de la visite du Premier ministre canadien Justin Trudeau, Trump avait manifesté un grand intérêt pour le système d’immigration canadien. Ce dernier est basé sur un décompte de points et il repose sur les conditions suivantes:

  1. Le nombre de visas de travail étant délivré à des personnes qualifiées sans emploi ne peut excéder 25 500, sauf pour certaines professions techniques, pour lesquelles 1 000 visas supplémentaires peuvent être accordés.
  2. Pour être admissible, un immigrant doit recueillir un nombre minimum de points. Il peut les gagner grâce à sa formation (diplôme), sa connaissance des langues anglaise et française, son expérience professionnelle, son âge, une offre d’emploi potentielle et ses antécédents financiers.
  3. Les immigrants sont soumis à un examen médical. Chaque demande est examinée individuellement.
  4. Les visas pour les études sont délivrés à tout demandeur qui :
  • a été admis dans une grande école ou une université,
  • dispose d’assez d’argent pour payer les frais d’inscription, le séjour et son voyage aller-retour à destination et en provenance du Canada,
  • n’a pas de casier judiciaire,
  • peut fournir un certificat médical, et se soumettre si nécessaire à des examens médicaux,
  • peut justifier qu’il a clairement le projet de quitter le pays après l’obtention de son diplôme.

Trump y voit de nombreux avantages
Selon Trump, la transition du plan d’immigration actuel de l’Amérique, qui attire principalement des travailleurs non qualifiés, vers un tel système de points, présente de nombreux avantages : elle permettra d’économiser beaucoup d’argent, fera augmenter les salaires des travailleurs et elle donnera à des familles qui éprouvent des difficultés aujourd’hui – y compris les familles d’immigrants- la possibilité de rejoindre la classe moyenne.

---------------------------------------------------------------------------

19-Trump. Révélations sur la messagerie de son vice-président Mike Pence
03 mars 2017

Une nouvelle affaire vient faire de l'ombre sur l'administration Trump. Le vice-président Mike Pence a utilisé un compte de messagerie privée alors qu'il était gouverneur de l'Indiana, a annoncé ce jeudi son équipe, confirmant une information du quotidien Indianapolis Star.

photo le vice-président mike pence se retrouve dans la tourmente au sujet de l'utilisation d'une messagerie privée alors qu'il était gouverneur de l'indiana. © reuters
Le vice-président Mike Pence se retrouve dans la tourmente au sujet de l'utilisation d'une messagerie privée alors qu'il était gouverneur de l'Indiana.© Reuters

Le vice-président de Donald Trump, Mike Penc,e aurait utilisé une messagerie privée pour discuter de questions confidentielles et relevant de la sécurité nationale. De plus, son compte a été piraté l'été dernier, poursuit le quotidie. Voilà ce que révèle jeudi l'Indianapolis Star.

Pendant la campagne présidentielle, Pence avait critiqué la candidate démocrateHillary Clinton pour son usage d'une messagerie privée alors qu'elle était secrétaire d'État, jugeant qu'elle avait alors mis en danger la sécurité nationale. 

Pas interdit, mais...
« Comme de précédents gouverneurs, pendant son mandat de gouverneur de l'Indiana, Mike Pence a gardé un compte de messagerie public et un compte de messagerie privée », ont déclaré les équipes de Pence dans un communiqué. 

La loi de l'État n'interdit pas aux responsables publics d'utiliser des comptes personnels de messagerie. 
Après le piratage de sa messagerie privée en juin, par le biais d'un courriel d'arnaque demandant de l'argent, le gouverneur a installé un nouveau compte AOL, rapporte l'Indianapolis Star. 

Mike Pence a été choisi par Donald Trump pour être son colistier en juillet.

Rappelons que dans l'affaire des mails privés qui avait touché la candidate démocrate Hillary Clinton lors de sa campagne présidentielle, le FBI avait finalement préconisé de classer l'enquête.

---------------------------------------------------------------------------

20-États-Unis. Le ministre de la Justice aurait dissimulé ses liens avec la Russie
02 mars 2017

De nouvelles révélations de la presse américaine place l'administration Trump dans l'embarras. Le nouveau secrétaire d'État à la Justice, Jeff Sessions, aurait dissimulé des contacts entretenus l'automne dernier avec la Russie, avant l'élection présidentielle du 8 novembre.

photo le secrétaire d'état à la justice, jeff sessions. © reuters / kevin lamarque
Le secrétaire d'État à la Justice, Jeff Sessions.© REUTERS / Kevin Lamarque

Lire aussi :
Trump dénonce une « chasse aux sorcières » contre Jeff Sessions

Le Washington Post rapporte que le sénateur Jeff Sessions, aujourd'hui ministre de la Justice de l'administration Trump, se serait entretenu à deux reprises avec l'ambassadeur russe à Washington pendant la campagne présidentielle américaine et aurait passé sous silence ces rencontres lors de son audition au Sénat.

Selon le journal, Jeff Sessions et l'ambassadeur russe Sergueï Kislyak se seraient notamment parlés en privé en septembre, dans le bureau du sénateur, au sommet de la campagne présumée de cyberattaques russes dénoncée par les services de renseignement américains.

A ce moment là, Sessions était membre de la commission des services armés du Sénat et comptait parmi les plus influents conseillers de Trump en matière de politique étrangère, selon le journal.
Jeff Sessions a rejoint la campagne du candidat républicain en février 2016.

« Je n'ai pas eu de communication avec les Russes »
Lors de son audition au comité judiciaire du Sénat, Sessions s'est vu demander par le sénateur démocrate Al Franken ce qu'il ferait s'il apprenait que quiconque affilié à la campagne Trump avait communiqué avec le gouvernement russe avant l'élection présidentielle.

« Je ne suis au courant d'aucune de ces activités », avait répondu le sénateur à l'époque, selon le Post, avant d'ajouter : « J'ai été appelé en remplaçant une fois ou deux dans cette campagne et je n'ai pas eu de communications avec les Russes. »

Sa porte-parole, Sarah Isgur Flores, a expliqué au Post que le ministre de la Justice ne considérait pas comme pertinentes ses conversations avec Kislyak au regard des questions du Sénat. Sessions ne se rappelle plus le détail des entretiens, a-t-elle ajouté.

« Il n'y avait absolument rien de trompeur dans sa réponse », estime-t-elle dans les pages du Post. « Il a été interrogé pendant l'audition sur des communications entre la Russie et la campagne Trump, pas sur des réunions organisées en tant que sénateur et membre de la commission des services armés du Sénat », poursuit-elle.
Le Sénat américain a confirmé le 9 février le sénateur républicain à la tête du département de la Justice.

Démission en vue ?
Le conseiller présidentiel à la sécurité nationale Michael Flynn été contraint de quitter l'équipe de Donald Trump, seulement trois semaines après son entrée en fonction, en raison de révélations sur une conversation qu'il a eue avec l'ambassadeur russe à Washington, avant l'investiture de l'homme d'affaires, sur une éventuelle levée des sanctions contre Moscou. 

Mercredi soir, la chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a appelé Jeff Sessions à remettre sa démission pour avoir menti sur ses rapports avec la Russie lors de son audition au Sénat le mois dernier.
« Sessions n'est pas à même d'occuper le poste de premier responsable de la justice de notre pays et il doit démissionner », a-t-elle déclaré dans un communiqué. 

---------------------------------------------------------------------------