dimanche 12 mars 2017

Un peu de lecture du dimanche?.... 👍


1-“L’effondrement de l’Etat islamique n’est plus qu’une question de jours
2-Le chef de Daesh, Abou Bakr al Baghdadi, serait en fuite dans le désert
3-Menacé dans ses fiefs en Irak et en Syrie, Daech repoussé dans ses derniers retranchements
4-Pour Assad, les militaires américains présents à Manbij sont «des envahisseurs»
5-Syrie: les Russes ont bombardé par erreur des alliés de la coalition
6-Le numéro deux présumé d’al-Qaïda a été éliminé par une frappe américaine en Syrie
7-Une attaque terroriste avec un drone ne pourra pas toujours être empêchée
8-L'Etat islamique menace directement la Chine
9-Des groupes islamistes s'emparent d'un important site pétrolier dans l'Est libyen
10-Mali : 11 militaires tués dans une attaque attribuée à des jihadistes
11-Fusion de trois groupes djihadistes du Sahel
12-Lafarge admet des "arrangements inacceptables avec des groupes armés" pour sécuriser sa cimenterie en Syrie
13-Syrie: face aux Turcs, le régime s’allie aux Kurdes dans le nord
14-Syrie: Moscou et Pékin bloquent des sanctions de l'ONU
15-Burkina : deux commissariats attaqués par des "jihadistes"
16-Sahel : à la découverte du système Mokhtar Belmokhtar
17-Un djihadiste français capturé vivant en Syrie
18-Chute des revenus de l’Etat Islamique
19-Irak : qui combat Daech à Mossoul ?
20-Poutine s'excuse auprès d'Erdogan pour les soldats turcs tués en Syrie

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1-“L’effondrement de l’Etat islamique n’est plus qu’une question de jours
9 mars 2017

L’armée irakienne est sur le point de vaincre l’Etat islamique (EI). Les Irakiens ont fait de grands progrès ces derniers jours et ont réussi à reprendre la partie ouest de Mossoul, le dernier bastion du groupe terroriste.

Iraqi government forces supported by fighters from the Abbas Brigade, which fight under the umbrella of the Shiite popular mobilisation units, advance in village of Badush some 15 kilometres northwest of Mosul during the ongoing battle to retake the city's west from Islamic State (IS) group jihadists on March 7, 2017. 

 / AFP PHOTO / Mohammed SAWAF

Lire aussi :
Syrie : les familles de djihadistes fuient Raqqa, la capitale de Daech

Le 7 mars, des unités de l’armée irakienne ont reconquis le célèbre musée des antiquités, le siège du gouvernement, et la moitié de la vieille ville de Mossoul. L’aéroport était repassé sous le contrôle des Irakiens la semaine dernière, et toutes les routes d’accès à la ville, où Abu Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait proclamé le califat en juin 2014, sont à nouveau contrôlées par le gouvernement.

A peine 500 combattants de l’Etat islamique
Selon le brigadier des forces irakiennes Qais Yaaqoub, “l’effondrement de l’Etat islamique n’est plus qu’une question de jours, et tout sera fini dans une ou 2 semaines”. « Quand une armée se disloque, soudain, tout va très vite ».

Selon les officiers américains, qui conseillent l’armée irakienne, il ne resterait plus guère que 500 combattants de l’EI dans la ville. Les autres ont été tués ou ont fui en raison des frappes aériennes très ciblées et destructrices.

Mais les difficultés ne sont pas terminées pour la population exténuée. De vastes zones ont été détruites dans la partie est de la ville qui a été libérée il y a trois mois. Il n’y a toujours pas d’eau courante, et les habitants ne peuvent compter que sur leurs générateurs pour avoir de l’électricité.

« Nous sommes en sécurité, mais il n’y a plus aucun service public. Il n’y a pas de gouvernement ici », déplore un pharmacien local auprès de The Economist. Les ONG ne sont pas revenues depuis la reprise de cette partie de la ville.

L’ère des règlements de compte
De même, la population risque d’entrer dans une ère de règlements de comptes. De nombreux résidents ont collaboré avec les forces d’occupation. D’autres regretteront les services (notamment l’approvisionnement constant en électricité) dont ils avaient bénéficié sous le califat. Celui-ci s’était souvent substitué à des autorités locales incompétentes, corrompues, et incapables d’assurer un minimum de services pour la population.

Dans ce contexte, il est probable que certains chercheront à soutenir de nouvelles factions rebelles. Nul doute que les inévitables conflits entre chiites et sunnites reprendront, et que les Kurdes exigeront une récompense pour leur part de succès dans la guerre contre l’EI.

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2-Le chef de Daesh, Abou Bakr al Baghdadi, serait en fuite dans le désert
8 mars 2017

Al Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, serait en fuite alors que la bataille de Mossoul, considérée comme décisive par les forces de la coalition, fait rage.

Reuters

Le chef de l’Etat Islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, aurait fui la ville irakienne de Mossoul, abandonnant le commandement de la bataille en cours à ses lieutenants. Sa seule préoccupation est sa survie, assurent des sources américaines et irakiennes qui traquent le calife autoproclamé et qui précisent qu’il devrait aujourd’hui se trouver dans le désert.

La traque
Pour échapper à la traque menée par des agents de la CIA et d’autres agences de renseignements, Abou Bakr al Baghdadi éviterait le combat et préfèrerait se cacher dans des villages reculés parmi les civils. Il ne resterait jamais au même endroit plus de vingt-quatre heures et changerait de véhicule plusieurs fois par trajet afin d’éviter les attaques de drones.

Plus beaucoup de communication sur les réseaux sociaux
Impossible à localiser, Abou Bakr al Baghdadi a été donné mort ou blessé plusieurs fois mais serait donc toujours vivant. Ces informations sont très difficiles à vérifier car Daesh ne communique presque plus sur les réseaux sociaux depuis quelques temps, autre signe de son affaiblissement selon les spécialistes. Selon des estimations de la coalition, l’activité de l’EI sur Twitter a chuté de 45% depuis 2014.

Selon Hicham al Hachimi, auteur de l’ouvrage “Le Monde de Daech”, al Baghdadi se trouve probablement dans une zone sunnite au nord de l’Euphrate, allant du nord de la ville de Baadj, dans le nord-ouest de l’Irak, à en Syrie la ville d’Albou Kamal. “C’est leur région historique, ils connaissent la population et le terrain, on s’y procure facilement nourriture, eau et carburant et les espions sont plus faciles à repérer que dans les zones densément peuplées”, confie le spécialiste à Reuters.

Mossoul, la bataille décisive ?
Le 19 février dernier, les forces irakiennes ont lancé une offensive décisive sur Mossoul, afin de reconquérir la partie occidentale de la ville. Elles ne seraient plus qu’à un jet de pierre de la Grande mosquée d’où al Baghdadi avait proclamé en 2014 l’avènement du “califat”.

Avec 100.000 hommes déployés face à quelques milliers de djihadistes, le rapport de forces semble être largement au désavantage de l’Etat islamique. Selon les forces de la coalition, la victoire de Mossoul pourrait être une étape décisive dans le démantèlement de l’EI. Pour rappel, il y a deux ans, l’Etat islamique, alors à son apogée, dominait un territoire allant du nord de la Syrie aux faubourgs de Bagdad, en passant par les rives de l’Euphrate et du Tigre.

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3-Menacé dans ses fiefs en Irak et en Syrie, Daech repoussé dans ses derniers retranchements
11/03/2017

Encerclés à Raqqa, son fief syrien, les jihadistes du groupe terroriste sont également sur le recul en Irak, dans leur bastion de Mossoul.

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Zohra Bensemra / Reuters 

Lire aussi :
Encerclé à Raqa, Daech commence aussi à « s'effondrer » à Mossoul

Menacé dans ses fiefs en Irak et en Syrie, Daech repoussé dans ses derniers retranchements
Daech poussé dans ses derniers retranchements. Encerclés à Raqqa, leur fief syrien, les jihadistes du groupe terroriste sont également sur le recul en Irak, dans leur bastion de Mossoul, où ils commenceraient même à "s'effondrer" selon un haut gradé de l'armée irakienne.

En juin 2014, c'est depuis Mossoul qu'Abou Bakr al-Baghdadi, le leader de Daech, avait proclamé un "califat" sur des territoires à cheval entre l'Irak et la Syrie. Mais en octobre 2016, une première offensive irakienne dans la ville de Mossoul suivie par l'arrivée des forces arabo-kurdes soutenues par Washington à Raqqa avaient marqué le début des revers pour le groupe terroriste.

Selon un responsable américain de la Défense qui s'est exprimé mercredi 9 mars, les jihadistes ont perdu "65% du terrain" qu'ils contrôlaient à leur expansion maximum en 2014. Le Pentagone estime qu'ils ne disposent plus désormais qu'au maximum de 15.000 hommes, dont "2500 dans l'ouest de Mossoul et la ville voisine de Tal Afar" en Irak et "3 à 4000" à Raqqa en Syrie.

Au total, "près de la moitié des combattants" dont disposait le groupe Etat islamique à son apogée ont été tués, selon le responsable de la Défense. À Raqqa et Mossoul, les combats continuent.

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AFP 

Mossoul, abandonnée par al-Baghdadi
Depuis leur entrée dans la ville d'Irak, les partisans de Daech ont multiplié les destructionsMais les avancées des forces irakiennes depuis plusieurs mois ont permis de reprendre la partie est de Mossoul, concentrant les jihadistes sur le front ouest.

Vendredi 10 mars, les forces spéciales irakiennes ont encore progressé àMossoul-Ouest, où la résistance du groupe Etat islamique montre des signes d'affaiblissement. Et elles s'approchent de plus en plus de la vieille ville, dernier repaire ou presque des hommes de Daech en Irak.

Dans la partie occidentale de la ville, les forces du contre-terrorisme (CTS) ont ainsi repris les quartiers d'Al-Amil al-Oula et d'Al-Amil al-Thaniyah, selon le Commandement conjoint des opérations, qui coordonne la lutte contre Daech dans le pays.

"L'ennemi s'était battu férocement sur la première ligne de défense", a indiqué à l'AFP le général Maan al-Saadi, haut commandant des CTS, en référence aux premiers quartiers repris par les forces irakiennes depuis le lancement le 19 février de leur offensive. Mais Daech "a perdu de nombreux combattants (...), l'ennemi commence à s'effondrer", a-t-il insisté.

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Alors certes, les jihadistes ont encore envoyé des voitures piégées vendredi, suivant une technique désormais éprouvée pour ralentir la progression des forces irakiennes"Mais pas autant qu'ils en envoyaient au début de la bataille", a ajouté le général al-Saadi.

Autre signe que l'étau se resserre sur Daech à Mossoul, le départ de son chef Abou Bakr al-Baghdadi. Le 8 mars dernier, un responsable américain de la Défense a annoncé que le chef de Daech était "vivant" mais avait "quitté Mossoul" à l'approche des forces irakiennes. Il "n'exerce probablement aucune influence tactique sur la manière dont la bataille est menée" contre les forces irakiennes à Mossoul, a ajouté ce responsable américain de la Défense devant des journalistes.

La bataille pour Mossoul a déplacé plus de 215.000 personnes, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Parmi les centaines de milliers de civils toujours présents à Mossoul-Ouest, seuls quelque 50.000 ont réussi à fuir et rejoindre des camps de déplacés, précise l'OIM. "On était des boucliers humains" pour Daech, a expliqué Abdel Razak Ahmed, un déplacé de 25 ans.

Le nombre de personnes déplacées hors de Mossoul augmente de plus en plus vite. Au cours des neuf derniers jours, 7916 familles (45.714 individus) ont été déplacés", écrivait le 5 mars dernier sur Twitter ce chargé de mission de l'OIM. 

Raqqa, cernée par trois puissances
En Syrie voisine, les jihadistes font face à trois forces distinctes, autour de leur fief de Raqqa: les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, et une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

Dans l'est de la province septentrionale d'Alep, vendredi, Daech était également sous le feu des frappes russes, de l'armée syrienne ainsi que des tirs d'artillerie et perdait là aussi beaucoup de terrain, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les raids visaient notamment l'aéroport militaire d'al-Jarrah, que le régime tente de capturer, a ajouté l'Observatoire, précisant que 26 jihadistes ont été tués par ces frappes au cours des dernières 24 heures.

Déclenchée par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie, qui a fait plus de 310.000 morts, est devenue très complexe avec l'implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

Vendredi 10 mars, le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont affirmé à Moscou avoir normalisé leurs relations, en prônant le renforcement de leur coopération, notamment "dans la lutte contre les groupes terroristes", a indiqué Vladimir Poutine. "Nous considérons la Turquie comme notre partenaire le plus important", a assuré le chef d'Etat russe.

De son côté, Washington a envoyé 400 soldats américains aux 500 déjà présents dans le nord de la Syrie, où ils appuient notamment l'offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde) contre Raqqa. Cette situation déplaît à la Turquie qui s'oppose à ce que la reprise de Raqqa soit confiée aux Forces Démocratiques Syriennes, considérées par Ankara comme un paravent pour les milices kurdes YPG, une organisation "terroriste" selon elle.

Selon le même responsable américain, le groupe Etat Islamique prévoit de se replier sur la vallée de l'Euphrate après la perte de Mossoul et celle de Raqa, en Syrie. "Je ne pense pas que les jihadistes aient renoncé" à tenir des territoires dans le cadre d'un "califat", a-t-il ajouté.

"Ils font des plans pour continuer à fonctionner comme un pseudo-Etat centré sur la vallée de l'Euphrate", à l'est de la Syrie et l'ouest de l'Irak, après la chute de Mossoul et de Raqa, a-t-il poursuivi.

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4-Pour Assad, les militaires américains présents à Manbij sont «des envahisseurs»
11 mars 2017, 10:25 

Le président syrien a condamné la présence de militaires américains à Manbij en précisant que tous les soldats étrangers entrés en Syrie sans permission étaient des envahisseurs.

Pour Assad, les militaires américains présents à Manbij sont «des envahisseurs»

«Tous les militaires étrangers qui gagnent la Syrie sans invitation, consultation ou permission, qu’ils soient américains, turcs ou autres, sont des envahisseurs», a déclaré le président syrien, Bachar el-Assad dans une interview à l’agence chinoise PHOENIX TV citée par SANA.

A la question du journaliste si Damas avait ouvert ses portes aux militaires américains, le président a laconiquement répondu : «Non». Il a aussi insisté sur le fait que les Etats-Unis n’avaient réussi nulle part où ils avaient envoyé leurs militaires.

«Qu’est-ce que ces militaires étrangers vont faire ? Combattre Daesh ? Les Américains perdent presque toutes leurs guerres. Ils ont perdu la guerre en Irak, ils ont fini par se retirer. Et même en Somalie, sans parler des guerres au Vietnam et en Afghanistan», a constaté le président syrien.

«Ils ne font rien d’autre que semer le chaos. Ils sont très forts pour créer des problèmes et détruire mais ils ne savent pas trouver de solutions», a poursuivi Bachar el-Assad.

En réponse à une remarque sur la durée de la guerre en Syrie, Bachar el-Assad a précisé que c’est l’intervention d’acteurs extérieurs qui a grandement complexifié et allongé le conflit.

«Sans intervention étrangère, la guerre en Syrie aurait trouvé une issue en quelques mois», a-t-il conclu, en rappelant que ses troupes continuaient à combattre Daesh à une centaine de kilomètres de Manbij, près de Raqqa.

Le 9 mars, le Pentagone a confirmé avoir envoyé 400 militaires supplémentaires à Manjib, équipés d’une batterie d'artillerie de canons de 155 millimètres. Près de 500 soldats américains s'y trouvent déjà. Selon les Etats-Unis, ces militaires sont pour l'heure cantonnés à un rôle de conseil des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui se battent contre les terroristes.

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5-Syrie: les Russes ont bombardé par erreur des alliés de la coalition
01/03/2017

Des villages du nord de la Syrie où se trouvaient des groupes syriens alliés des Etats-Unis et de la coalition internationale ont été visés par les bombes russes.

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L'aviation russe a bombardé par erreur mardi des villages près d'Al Bab, dans le nord de la Syrie. Photo d'illustration.

L'aviation russe a bombardé par erreur mardi des villages près d'Al Bab, dans le nord de la Syrie, où se trouvaient des groupes syriens alliés de la coalition contre Daech, a indiqué mercredi le chef militaire de la coalition. 

Les militaires américains ont prévenu les Russes via leur ligne de communication spéciale, et les Russes ont alors "arrêté leur bombardement", a indiqué le général américain Stephen Townsend lors d'une vidéoconférence depuis Bagdad. 

"Je crois que les Russes pensaient que (les villages) étaient occupés par l'EI", alors qu'ils étaient en réalité aux mains de la coalition arabe syrienne, une composante des Forces démocratiques syriennes alliées des Etats-Unis et de la coalition internationale, a expliqué le général Townsend. 

Des combattants touchés 
L'incident illustre combien la situation sur le terrain est devenue complexe près d'Al Bab, une ville située non loin de la frontière turque. "Il y a trois armées et une force ennemie (l'EI) rassemblées dans la même zone", a souligné le général Townsend, en allusion aux forces du régime, aux forces turques et à l'alliance arabo-kurde des FDS. 

Ces armées devraient "rester concentrées" sur le groupe Etat islamique "et non se battre délibérément ou accidentellement", a-t-il estimé. Il a indiqué que le bombardement russe avait blessé ou tué des combattants de la coalition arabe syrienne, mais n'a pas donné de bilan. 

Bastion de l'EI
Des conseillers militaires américains se trouvaient à quatre ou cinq kilomètres du lieu des bombardements, a-t-il par ailleurs précisé. Ce sont eux qui ont donné l'alerte et permis de prévenir les Russes pour qu'ils arrêtent leur attaque. 

Al Bab était un bastion important du groupe Etat islamique dans le nord de la Syrie. Mais les forces turques et des groupes rebelles syriens alliés ont réussi à reprendre la ville la semaine dernière, après des semaines de combat acharné. 

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6-Le numéro deux présumé d’al-Qaïda a été éliminé par une frappe américaine en Syrie
02-03-2017 

Gendre d’Oussama Ben Laden et bras droit présumé d’Ayman al-Zawahiri, l’actuel chef d’al-Qaïda, Abou al Kheir al Masri (alias Abdullah Muhammad Rajab Abd al-Rahman) a été tué le 26 février par un missile tiré par un drone américain, alors qu’il circulait en voiture près d’Idleb, dans la nord-ouest de la Syrie.

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D’abord donnée par un responsable du renseignement américain, cette information a été confirmée, ce 2 mars, par al-Qaïda, dont les branches sahéliennes et yéménites (AQMI et AQPA) ont diffusé un éloge funèbre de ce chef terroriste.

Après Abou Hani al-Masri, un des fondateurs du Jihal islamique égyptien tué dans des circonstances similaires dans la région d’Idleb, il s’agit du second cadre important d’al-Qaïda éliminé par les États-Unis en moins d’un mois.

D’ailleurs, Abou al Kheir al-Masri partageait de nombreux points communs avec Abou Hani al-Masri et Ayman al-Zawihri. De nationalité égyptienne, il fut membre du Jihad islamique avant de fuir son pays au milieu des années 1980. La décennie suivante, il combattit en Bosnie-Herzégovine aux côtés de combattants islamistes.

Proche d’al-Zawahiri et passant pour être un spécialiste des explosifs, il aurait participé aux attentats ayant visé les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, en 1998. Après avoir rejoint en Afghanistan, il a été dit que les plans des attaques du 11 septembre 2001 auraient été présentés par Khaled Cheikh Mohammed à Ben Laden dans la maison qu’il habitait à Kaboul.

Peu avant la riposte américaine consécutive aux attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, Abou al Kheir al-Masri quitta l’Afghanistan pour fuir en Iran. Là, il fut arrêté dans la province du Sistan-Balouchistan en 2003, avec d’autres chefs d’al-Qaïda, et placé en résidence surveillée. En échange de la libération d’un diplomate iranien détenu par APQA au Yémen, il fut libéré par les autorités iraniennes en septembre 2015 et rejoignit le Front al-Nosra [devenu Front Fateh al-Cham], en Syrie.

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7-Une attaque terroriste avec un drone ne pourra pas toujours être empêchée
01-03-2017 

Depuis quelques semaines, l’État islamique (EI ou Daesh) diffuse des films de propagande montrant des drones modifiés pour être en mesure d’emporter des charges explosives. Ainsi, la semaine passée, l’on a pu voir un Humvee des forces irakiennes être détruit par une bombe larguée par l’un de ces appareils. Cependant, l’authenticité des images reste à être démontrée.

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Lire aussi :
Invention : Une superbe arme pour neutraliser les drones voit le jour

Cela étant, l’état-major irakien a récemment fait état de la mort de 12 de ses soldats, tués par des drones piégées ou dotés de munitions. Pour larguer des grenades, l’EI utilise des quadricopters, ces derniers étant capable de rester en vol stationnaire au-dessus de leur cible.

En outre, en février, le Combating Terrorisme Center de l’académie militaire américaine de West Point, a publié une étude sur les drones de l’EI. Selon le document, l’organisation jihadiste « a mis en place une unité de drones formelle, institutionnalisée, financée depuis 2015, sinon plus tôt. » Et de prévenir que, « à court terme, nous devons nous attendre à ce qu’ils améliorent leur capacité de bombardement à partir de drones. »

Il peut arriver que l’EI conçoive lui-même les drones qu’il compte utiliser. Mais, généralement, il s’agit d’appareils grand public qu’il modifie en fonction des effets qu’il souhaite obtenir. Mais ses progrès en la matière pose une menace inédite.

En novembre, un message de commandement du préfet de la zone de défense et de sécurité du sud-est parlait d’un « mode d’action ennemi exportable » en évoquant l’explosion d’un drone piégé par l’EI près d’Erbil, un mois plus tôt. Deux opérateurs du Commando Parachutiste de l’Air (CPA) 10 avaient été sérieusement blessés par l’explosion, qui fut fatale à deux combattants kurdes irakiens (Peshmergas).

Maintenant, avec des drones pouvant potentiellement emporter des munitions, la menace a encore évolué. Interrogé par l’AFP, un « responsable spécialiste de la question » a confirmé qu’un tel scénario est pris très au sérieux.

« Même si militairement, en raison des charges très limitées que ce genre d’engin peut pour l’instant emporter, ce ne soit pas significatif, il est certain que la première attaque de ce genre en France marquerait les esprits », a confié ce responsable. « Nous étudions de nombreux dispositifs pour empêcher que cela ne se produise, mais protéger intégralement le territoire national contre cette menace est tout simplement impossible », a-t-il ajouté.

Le fait est. Si l’on peut protéger les infrastructures sensibles (comme les centrales nucléaires par exemple) et les grands rassemblement en déployant des contre-mesures spécifiques, il sera en revanche impossible d’empêcher un drone « terroriste » de larguer une grenade sur une foule.

« Pour l’instant, en Irak c’est un peu mieux que du bidouillage, mais ils vont évoluer. En l’état actuel, ils ne sont pas en capacité d’emporter des charges sales, chimiques ou biologiques, ce qui est rassurant. Mais pour le reste, la question n’est pas de savoir si ça va se réaliser, mais plutôt quand », a résumé le responsable.

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8-L'Etat islamique menace directement la Chine
Par Stéphanie Gérard — 2 mars 2017 à 18:33

Dans une vidéo diffusée depuis l'Irak, l'organisation cherche à recruter des combattants parmi les vingt millions de musulmans chinois.

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Un militaire chinois lors d'une grande démonstration de force antiterroriste à Hetian, dans le Xinjiang, le 27 février. Photo AFP

L'Etat islamique menace directement la Chine
Pour la première fois, une vidéo de l’Etat islamique a été diffusée lundi en ouïghour, cette langue proche du turc parlée dans l'ouest de la Chine et qui s'écrit en caractères arabes. On y voit des combattants, originaires de la province du Xinjiang dans laquelle les Ouïghours musulmans sont majoritaires, faire la propagande de leur combat en Irak, avant d’égorger un homme non identifié présenté comme un informateur. Les protagonistes menacent également les juifs et les chrétiens, mais surtout, durant une trentaine de secondes, ils s’adressent directement à Pékin, promettant de «verser des rivières de sang» en Chine. Si par le passé, l’Etat islamique a déjà critiqué la répression des Ouïghours, jamais la menace n’avait été aussi explicite envers la Chine. Une première qui s'intègre dans une stratégie d'expansion du groupe jihadiste sur le continent.

«Sur le plan démographique, l’islam est aujourd'hui majoritairement asiatique. Les Arabes ne représentent que 8% de la population musulmane dans le monde, affirme Kader Abderrahim, spécialiste de l’islam à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Le Pakistan, l’Inde, l’Indonésie ou le Xinjiang représentent des réservoirs considérables pour l’EI.» Mardi, un otage allemand a été décapité aux Philippines par le groupe islamiste Abou Sayyaf, qui a prêté allégeance à l’Etat islamique. Le groupuscule, qui s’attaque en priorité aux chrétiens philippins, détiendrait encore 19 otages occidentaux. L’Indonésie, premier pays musulman au monde, a déjà été frappée, et l'organisation mutiplie les attaques au Pakistan. «La menace de Daech est désormais une réalité et Pékin va devoir en tenir compte», affirme Kader Aberrahim.

Vingt millions de musulmans chinois
Pour le chercheur Romain Caillet, «même s'il y a des menaces envers la Chine, ce n’est pas l’élément central de la vidéo». Ce connaisseur des arcanes jihadistes assure que quand l’EI entend menacer un pays, il le fait de manière bien plus explicite : «Si l’EI voulait montrer qu’il est contre la Chine, il appellerait à faire des attentats, il ferait plusieurs vidéos centrées uniquement sur le pays», alors que dans celle-ci seules quelques minutes sont consacrées à Pékin.

Ce n’est pas la première fois que la répression que subissent les Ouïghours de la part du pouvoir central chinois sert la propagande des groupes terroristes. Dès 2014, le calife autoproclamé de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, désignait la Chine comme une cible du jihadisme, et Daech abattait un otage chinois en novembre 2015. Les jihadistes se sont aussi exprimés en mandarin pour tenter d'avoir l'oreille des Huis, autre minorité ethnique musulmane. En Chine, Huis et Ouïghours représentent 20 millions d’habitants – deux fois la population de la Tunisie, à titre de comparaison – un terreau non négligeable pour l’EI. Si l’Etat islamique cherche à attirer des combattants musulmans dans ses rangs, aucune déclaration de guerre contre Pékin n’a été effectuée, à en croire Romain Caillet : «La vidéo reste dans le cadre d'une propagande qui vise à montrer que l’EI a des combattants qui viennent de partout.» D'autant plus que, à cause de la censure qui pèse sur Internet en Chine, la probabilité que cette vidéo soit véritablement visionnée au Xinjiang est infime.

Lutte d’influence entre groupes terroristes
Pour Romain Caillet, «le plus important dans la vidéo reste l’excommunication du Parti islamiste du Turkestan par l’EI». Le Parti islamiste du Turkestan (PIT) est un groupuscule terroriste installé au Pakistan, pays frontalier de la province chinoise du Xinjiang, dans laquelle il a lancé de nombreuses attaques en réaction à la persécution de la population par Pékin. Ces attaques islamistes ont déjà fait plus d'une centaine de victimes au cours de ces dernières années. Pendant longtemps, le champ d’action du PIT s'est limité au Xinjiang, avant de se développer sur le reste du territoire chinois puis de frapper les intérêts chinois à l'étranger. Historiquement, le PIT, qui veut instaurer un califat en Asie centrale, est lié à Al-Qaeda. «Les Ouïghours sont extrêmement marginaux numériquement et politiquement dans l’Etat islamique, avance Kader Abderrahim, mais la situation pourrait évoluer.» Jusqu’ici, l’Etat islamique n’a jamais revendiqué d’attentat en Chine. 

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9-Des groupes islamistes s'emparent d'un important site pétrolier dans l'Est libyen
04/03/2017

Les Brigades de défense de Benghazi, formées de groupes islamistes, ont pris le contrôle, vendredi, du terminal pétrolier d'Al-Sedra, dans le nord-est de la Libye, aux dépens des forces du maréchal Khalifa Haftar. 

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AFP (archives) | Les forces de Khalifa Haftar ont perdu le contrôle du terminal d'Al-Sedra, dans le nord-est de la Libye.
Des groupes islamistes armés se sont emparés, vendredi 3 mars, d'un important site pétrolier dans le nord-est de la Libye, le terminal d'Al-Sedra, qui était sous le contrôle des forces du maréchal Khalifa Haftar.

Il s’agit d’un camouflet pour l'homme fort de l'Est libyen qui se targuait d’avoir mis la main, en septembre, sur les quatre principaux sites pétroliers du pays : Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra.

"La bataille continue"
C’est en fin de journée que les assaillants des Brigades de Défense de Benghazi (BDB) ont repris l'un de ces sites, a confirmé le colonel Ahmad al-Mismari, porte-parole des forces de Khalifa Haftar. "Elles sont arrivées jusqu'à l'aéroport principal de Ras Lanouf", a-t-il précisé. Mais "la bataille continue" et "la situation dans la zone du Croissant pétrolier demeure sous (notre) contrôle", a ajouté le porte-parole.

Les BDB avaient été chassées de la ville de Benghazi (est) par le maréchal pro-russe, qui conteste l'autorité du gouvernement d'union nationale (GNA) installé à Tripoli, et qui est en guerre ouverte contre les groupes islamistes et radicaux.

Alliées à des tribus de l'est du pays, les BDB ont lancé vendredi une nouvelle offensive pour tenter de conquérir les installations du Croissant pétrolier libyen. Après l'échec de quatre précédentes tentatives, elles "sont revenues avec une force plus importante", a concédé le colonel Ahmad al-Mismari. Vendredi, l'armée de l'air sous le contrôle du maréchal Haftar avait mené des frappes qui ont détruit "environ 40 % de leurs véhicules".

La production pétrolière de la Libye atteint aujourd'hui 700 000 barils par jour, plus du double de son niveau d'il y a un an, mais loin encore des 1,6 million que le pays produisait avant la chute du régime du colonel Kadhafi en 2011.

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10-Mali : 11 militaires tués dans une attaque attribuée à des jihadistes
06 mars 2017 

Le ministère malien de la Défense a annoncé ce dimanche la mort de onze militaires maliens, suite à une attaque contre la base militaire de Boulikessi, dans le centre du Mali. Elle est attribuée au groupe Ansarul Islam, mené par Ibrahim Malam Dicko. 

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L’attaque a été confirmée à l’AFP par un officier de l’armée malienne à Bamako qui a précisé que des renforts avaient été envoyés sur place « pour traquer les responsables et faire le point sur les dégâts ».

« Des hélicoptères de l’opération Barkhane ont atterri à Boulikessi pour nous assister », a par ailleurs indiqué une source militaire malienne à l’agence de presse. Selon celle-ci, « l’attaque aurait été menée par le groupe du jihadiste Ibrahim « Malam » Dicko, qui dirige Ansarul Islam, un mouvement terroriste ».

Ce groupe a revendiqué plusieurs attaques ces derniers mois dans le nord du Burkina. Il serait notamment l’auteur du raid mené le 16 décembre contre l’armée burkinabè, et qui avait fait 12 morts.

Des militaires maliens repliés au Burkina
« Nous venons d’entrer en contact avec la hiérarchie de l’armée du Burkina. Une vingtaine de militaires maliens ont pu se replier au Burkina Faso voisin », a assuré à l’AFP une source militaire malienne.

D’autres sources ont quant à elles fait état « d’une très forte puissance de feu de l’ennemi », qui aurait contraint les militaires maliens à la « débandade ».

Installation des autorités intérimaires à Tombouctou
Les attaques jihadistes ont augmenté dans le centre du Mali alors que par le passé elles étaient concentrées dans le nord du pays.

Cette nouvelle attaque à Boulikessi survient à quelques heures del’installation des autorités intérimaires à Tombouctou. Selon l’AFP, des groupes armés − des éléments de la CMA (coordination des mouvements de l’Azawad) et de la Plateforme (pro-gouvernement) − auraient pris position à l’entrée et à la sortie de la ville dès ce dimanche.

« Nous avons vraiment peur d’être pris entre deux feux », s’inquiète un habitant auprès de l’agence de presse. Il dit avoir vu « des colonnes de véhicules équipés d’armes lourdes à la sortie de Tombouctou, côté fleuve ».

Interrogé par l’AFP, un fonctionnaire du gouvernorat affirme néanmoins que « la mise en place des autorités intérimaires des régions de Tombouctou et de Taoudeni est bel et bien prévue pour ce lundi ».

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11-Fusion de trois groupes djihadistes du Sahel
03.03.2017

Terrorisme : Le nouveau groupe, lié à Al-Qaïda et dirigé par le Touareg Iyad Ag Ghaly, est le «Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans» («Nosrat al-Islam Wal Mouslimine»).

Iyad Ag Ghaly dans une vidéo du groupe Ansar Dine en juin 2016.
Iyad Ag Ghaly dans une vidéo du groupe Ansar Dine en juin 2016. Image: AFP

Voir la vidéo :

Le chef djihadiste malien Iyad Ag Ghaly a annoncé la fusion de son organisation avec deux autres, dont celle de l'Algérien Belmokhtar, dans une vidéo diffusée jeudi par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

Cette fusion avait été annoncée plus tôt jeudi par l'Agence Nouakchott Information (ANI), qui avait précisé à l'AFP qu'elle ne comptait pas mettre en ligne le film.

Le nouveau mouvement, lié à Al-Qaïda et dirigé par le Touareg Iyad Ag Ghaly, est baptisé «Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans», selon une traduction de l'arabe vers le français d'un journaliste de l'AFP. Une appellation retranscrite comme «Nosrat al-Islam Wal Mouslimine» par Al-Akhbar.

Ce groupe est formé d'Ansar Dine d'Iyad Ag Ghaly, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et «l'Emirat du Sahara», une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) opérant dans le nord du Mali, selon la déclaration d'Iyad Ag Ghaly. Ce dernier apparaît dans la vidéo avec quatre autres chefs djihadistes , arborant turbans et barbes fournies, tous assis côte à côte.

Hommage à Ben Laden
Amadou Koufa, le chef peul des «Katibas du Macina», mouvement actif dans le centre du Mali, fait partie des chefs djihadistes visibles dans la vidéo avec, au centre, Iyad Ag Ghaly devant un ordinateur portable. Les trois autres sont des dirigeants d'Al-Mourabitoune: Elhacen Al-Ansari, Yahya Abou El Hamame et Abou Abderrahmane Assanhaj (ou Al-Sanhadji), selon des spécialistes.

D'après l'un des experts joints jeudi soir par l'AFP, la présence d'Amadou Koufa est due à ses relations avec le chef d'Ansar Dine, auquel son mouvement a toujours été lié.

Dans sa déclaration, Iyad Ag Ghaly affirme que le nouveau mouvement a prêté allégeance à des chefs djihadistes , dont Ayman al-Zawahiri, actuel dirigeant d'Al-Qaïda. Il y loue notamment Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan en mai 2011.

Aucune indication n'a pu être obtenue sur la date d'enregistrement de la vidéo, produite selon l'ANI et Al-Akhbar par l'organe de production médiatique du nouveau mouvement. L'ANI a reçu le film mercredi soir, a précisé à l'AFP son directeur, Mohamed Mahmoud Abou-Elmaali. «Notre source nous a affirmé qu'elle a été récemment tournée», a-t-il ajouté, sans plus de détails.

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Attaques au Mali
Les groupes ayant fusionné étaient déjà clairement liés à Al-Qaïda, et certains font partie des organisations djihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali pendant près de dix mois, à la faveur d'une rébellion touareg, à partir de mars-avril 2012.

Les islamistes radicaux ont ensuite été chassés de cette vaste région et en grande partie dispersés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement cibles d'attaques djihadistes . Auparavant concentrées dans le Nord, ces attaques se sont étendues depuis début 2015 vers le centre puis le sud du Mali.

Al-Mourabitoune était lui-même né de la fusion en août 2013 du groupe des «Signataires par le sang», unité combattante créée moins d'un an plus tôt par Mokhtar Belmokhtar, et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alors implanté à Gao, dans le nord du Mali.

Depuis, ce groupe a mené de nombreuses attaques sanglantes et spectaculaires dans la région du Sahel, dont un attentat-suicide à Gao le 18 janvier, ayant fait près de 80 morts selon des bilans concordants.

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12-Lafarge admet des "arrangements inacceptables avec des groupes armés" pour sécuriser sa cimenterie en Syrie
02/03/2017

Le groupe cimentier est visé par une enquête préliminaire ouverte en octobre, à la suite de plaintes d'ONG et de Bercy. Selon "Le Monde", qui avait révélé l'affaire, ces arrangements ont profité à l'organisation Etat islamique.

La cimenterie Lafarge dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque.
La cimenterie Lafarge dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque.

Le géant suisse des matériaux de construction LafargeHolcim fait amende honorable. Il a admis, jeudi 2 mars, avoir conclu des arrangements "inacceptables" pour assurer la sécurité d'une cimenterie en Syrie, déchirée par la guerre, en 2013 et 2014. Le groupe reconnaît que la filiale locale, qui appartenait alors au français Lafarge, "a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions", sans pouvoir établir les destinataires finaux. Selon Le Monde, qui avait révélé l'affaire, ces arrangements ont profité à l'organisation Etat islamique.

Une plainte de Bercy
Situé dans le nord du pays, cette cimenterie est un investissement phare du groupe dans la région. Lafarge, qui a depuis fusionné avec le Suisse Holcim, l'a rachetée en 2007 et l'a mise en route en 2011, avec une capacité de production de 2,6 millions de tonnes de ciment par an. Elle a fonctionné ainsi pendant trois ans, puisque le groupe français n'a quitté la Syrie qu'en septembre 2014, soit trois ans après le début de la guerre civile et l'émergence dans le pays du groupe EI.

Le géant français du ciment fait l'objet d'une enquête à Paris sur ces activités, alors qu'une série d'interdictions avaient été édictées par l'Union européenne, notamment l'interdiction de toute relation avec "les organisations terroristes présentes en Syrie". Il est visé par une plainte de Bercy et de plusieurs ONG.

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13-Syrie: face aux Turcs, le régime s’allie aux Kurdes dans le nord
1 mars 2017

Le régime et les Kurdes syriens se sont unis de facto pour bloquer dans le nord du pays l’armée turque et ses alliés rebelles, qui ne peuvent plus avancer sans entrer en guerre contre eux.

Des chars de l'armée syrienne positionnés à l'est d'Alep, le 17 février 2017
Des chars de l'armée syrienne positionnés à l'est d'Alep, le 17 février 2017 Photo George OURFALIAN. AFP

Lire aussi :
Syrie : Le président Erdogan confirme que Manbij sera le prochain objectif des forces turques

«Pour le gouvernement comme pour les Kurdes syriens, l’ennemi c’est (le président turc Recep Tayyip) Erdogan. Il s’agit de contrer son projet d’invasion des territoires frontaliers», a affirmé à l’AFP le rédacteur en chef d’al-Watan, quotidien proche du pouvoir à Damas.

«Il est tout a fait normal que les forces présentes sur le terrain s’allient pour contrer toute avancée turque à l’intérieur du territoire syrien. Désormais les forces turques sont encerclées de toutes parts», ajoute Wadah Abed Rabbo.
Cette alliance apparaît en pleine lumière après la prise jeudi dernier par les troupes turques et leurs alliés rebelles de la ville d’Al-Bab, bastion du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la province d’Alep. 

Bloquée par les Russes qui lui ont interdit de s’emparer d’Al-Bab en raison d’un accord avec Ankara, l’armée syrienne a choisi une autre tactique, celle d’encercler les Turcs en avançant vers l’est pour faire sa jonction avec les forces kurdes.

En quinze jours, elle s’est emparée d’une vingtaine de villages, dont Tadef, au sud d’Al-Bab, et pris le contrôle de 600 km2 dans cette partie de la province d’Alep.

«Les autorités ont déclaré que le présence turque est une violation de la souveraineté du pays et que le rôle de l’armée est de protéger le territoire contre toute intervention étrangère», explique à l’AFP une source de sécurité de haut niveau à Damas.

«Lundi, l’armée syrienne a avancé rapidement et a rejoint la zone kurde» au sud-ouest de la ville de Minbej, «coupant ainsi la route de l’est aux rebelles pro-turcs», note le géographe français Fabrice Balanche, un expert de la Syrie.
«La route de Raqqa via Al-Bab est donc coupée pour les Turcs. Ils ne peuvent pas non plus attaquer Minbej par le sud», précise ce chercheur au Washington Institute.

- Alliés de circonstance -
Le président Erdogan a pourtant répété mardi qu’Ankara voulait participer à l’opération visant à chasser l’EI de son bastion de Raqa, en excluant toute coopération avec les milices kurdes syriennes qu’il qualifie de «terroristes».

Quant à la ville de Minbej, elle est depuis août 2016 aux mains des Forces démocratiques syrienne (FDS), qui regroupent majoritairement des autonomistes kurdes alliés à des combattants arabes et soutenus par la coalition antijihadistes menée par les Etats-Unis.

Face à la Turquie, dont ils ont tout à craindre car Ankara vomit le régime de Damas et qualifie les combattants kurdes de «terroristes», les alliés de circonstance ont mis sous le boisseau leurs divergences concernant l’autonomie revendiquée par les Kurdes.

«La Syrie ne reconnait pas les FDS car la Constitution stipule que la seule présence militaire en Syrie est l’armée syrienne bien qu’actuellement plusieurs organisations légitimes et illégitimes soient impliquées dans le conflit syrien», ajoute la source de sécurité.

Pour M. Balanche, «le régime est contre l’autonomie des Kurdes, mais il n’a pas les moyens de reprendre les territoires kurdes».

Un dirigeant des FDS, Nasser Hajj Mansour, partage cet avis: «Le régime n’a pas changé et quand il le peut, il nous attaque mais aujourd’hui les circonstances internationales et locales ne le permettent de le faire». Il affirme cependant à l’AFP sur le fait qu’il n’y a pas «d’accord avec le gouvernement car il est contre le projet d’autonomie kurde».

- 'Risque d’affrontement' -
Pour le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane, la situation est périlleuse pour les Turcs et leurs alliés rebelles. «Ils sont bloqués et encerclés de toutes parts. Les Kurdes se trouvent à l’est, au sud-est et à l’ouest et le régime est au sud. Ils n’ont aucune route pour aller à Raqa sauf via les territoires kurdes ou par ceux tenus par l’armée», dit-il.

«S’ils veulent vraiment y aller, ils n’ont que deux options: entrer en guerre avec l’armée ou les Kurdes, ou arriver à un accord avec eux», selon lui. Il faudrait pour cela que la Russie, allié du régime et amie de la Turquie, ou les Etats-Unis, alliés d’Ankara et amis des Kurdes, forcent la main de leurs protégés.

«Il y a effectivement un risque d’affrontement. Mais si l’armée turque se dirige vers Raqa, ce sera à la suite d’un accord avec les Etats Unis», assure Sinan Ülgen, président du Center for Economics and Foreign Policy (Edam) à Istanbul.

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14-Syrie: Moscou et Pékin bloquent des sanctions de l'ONU
28-02-2017

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - La Russie et la Chine ont bloqué mardi des sanctions contre la Syrie pour son utilisation d'armes chimiques, marquant le premier grand désaccord entre Washington et Moscou au Conseil de sécurité depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche.

Syrie: Moscou et Pékin bloquent des sanctions de l'ONU
L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura (cetre) lors des négociations sur la Syrie à Genève, le 28 février 2017 ((c) Afp)

Vladimir Poutine l'avait encore martelé quelques heures avant le vote: imposer des sanctions "n'aiderait pas le processus de négociations" pour la paix en Syrie, le président russe qualifiant d'éventuelles mesures contre le pouvoir syrien "d'inopportunes" dans le contexte des pourparlers laborieux menés à Genève sous l'égide de l'ONU.
Cela "ferait juste du tort ou minerait la confiance" envers ces négociations, a-t-il souligné mardi à Bichkek, au Kirghizstan.

"Cette résolution est très opportune", a rétorqué l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, devant les membres du Conseil.
"C'est un triste jour pour le Conseil de sécurité quand les membres commencent à trouver des excuses à d'autres Etats membres qui tuent leur propre peuple", a-t-elle ajouté après le vote. "Le monde est sans aucun doute plus dangereux" après ce rejet.

Les Etats-Unis et la Russie sont chacun impliqués sur le terrain en Syrie, Washington à la tête d'une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique et la Russie en soutien de son allié Bachar al-Assad.
Les Européens s'étaient montrés inquiets ces dernières semaines d'un éventuel changement de position radical des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie après l'arrivée au pouvoir de la nouvelle administration Trump.

Mais sur le dossier syrien Washington s'est de nouveau rangé du côté du Royaume-Uni et de la France en se ralliant à leur projet de résolution, qui proposait des sanctions contre 11 responsables syriens, principalement des chefs militaires, et 10 organismes, tous en lien avec l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Paris a déploré ce veto, s'en prenant la Russie, sans citer la Chine. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a estimé que la Russie portait "une lourde responsabilité vis-à-vis du peuple syrien et du reste de l’humanité". Son homologue britannique Boris Johnson a pour sa part exprimé sa "profonde déception", regrettant que la Russie et la Chine aient choisi d'"empêcher toute action".

-'Septième veto' -
Le texte a finalement reçu neuf votes en sa faveur et trois votes contre: ceux de la Chine, de la Russie et de la Bolivie. Le Kazakhstan, l'Ethiopie et l'Egypte se sont abstenus.
C'est la septième fois que Moscou, le principal allié de Damas, utilise son veto pour protéger le régime de Bachar al-Assad face aux sanctions de l'ONU. La Chine, autre membre permanent du Conseil de sécurité doté du droit de veto, a rejoint la Russie pour bloquer six de ces sept résolutions.

La nouvelle proposition de sanctions suivait une enquête conjointe menée par les Nations unies et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a conclu en octobre que le régime syrien avait mené au moins trois attaques avec des armes chimiques en 2014 et 2015 contre les villes de Tell Mannas, Qmenas et Sarmin.
Les enquêteurs avaient déterminé que les jihadistes du groupe Etat islamique avaient eux aussi utilisé du gaz moutarde en 2015.

L'ambassadeur de Chine auprès des Nations unies Liu Jieyi a estimé que ces sanctions auraient été prématurées. "L'enquête est encore en cours et il est trop tôt pour parvenir à une conclusion", a-t-il dit au Conseil.
A Genève, les négociations patinent depuis leur ouverture jeudi dernier, butant sur des questions de procédures et sur le fossé immense qui sépare toujours les deux parties. L'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura enchaîne les rencontres bilatérales avec les délégations syriennes, mais la perspective de négociations directes entre belligérants apparaît très éloignée.

Vladimir Poutine a fait allusion à ces difficultés mardi, reconnaissant depuis Bichkek que "tout ne se passe pas aussi facilement qu'on le voudrait".
Les discussions achoppent notamment sur la volonté de la Russie de faire de la lutte contre le terrorisme une priorité à l'agenda, ce qui pourrait aliéner certains groupes d'opposition ayant des liens avec des combattants islamistes.
La Syrie nie avoir utilisé des armes chimiques dans ce conflit qui a fait plus de 310.000 morts depuis 2011.

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15-Burkina : deux commissariats attaqués par des "jihadistes"
28 février 2017

Des « jihadistes » ont attaqué deux commissariats dans la province du Soum (Nord du Burkina), près de la frontière malienne, dans la nuit de lundi à mardi, deux mois après l'attaque qui a coûté la vie à 12 soldats dans le même secteur, a appris l'AFP de sources concordantes.

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Un officier de police burkinabè devant l'hôtel Splendid à Ouagadougou au Burkina Faso, le 17 janvier 2016.

« Deux de nos commissariats ont été attaqués cette nuit à Barabulé et Tongomaël (province du Soum) », a affirmé à l'AFP le ministre de la Sécurité Simon Compaoré, sans donner de bilan. Deux sources sécuritaires ont parlé de « jihadistes ».

Joint par l'AFP, Mohamed Dah, Haut Commissaire de la province du Soum, dont Djibo est le chef-lieu, a affirmé que « les attaques ont eu lieu quasi simultanément, mais les tirs à Barabulé ont été plus intenses qu'à Tongomaël. Les tirs ont cessé, mais les assaillants ne sont toujours pas partis. Un renfort militaire a été envoyé sur les lieux. On se demande si c'est une diversion, afin de mobiliser des forces de sécurité pour attaquer des cibles plus importantes », a-t-il avoué, sans pouvoir non plus donner de bilan.

25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou
Cette attaque est survenue pendant le 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), qui attire des dizaines de milliers de cinéphiles, dont de nombreux étrangers, dans la capitale burkinabè, située à 210 km au sud de Djibo. Le gouvernement avait assuré avoir pris des mesures spéciales pour protéger ce célèbre festival, qui est l'occasion pour le pays de rayonner positivement à travers le continent et le monde.
Sous couvert de l'anonymat, une autre source sécuritaire a expliqué que l'attaque à Barabulé était l'oeuvre d'une « dizaine de jihadistes arrivés sur six motos ».

Le 16 décembre, une attaque de jihadistes sur un détachement de l'armée à Nassoumbou, également dans la province du Soum, près de la frontière malienne, avait fait douze morts, traumatisant le pays. Ce raid jihadiste est le plus meurtrier jamais perpétré contre l'armée dans ce pays. Il s'agissait alors de la seconde attaque visant l'armée depuis le début des attaques jihadistes au premier trimestre 2015 au Burkina Faso, petit Etat sahélien d'Afrique, pauvre et enclavé.

Des attaques concentrées dans le nord
En octobre 2016, la première attaque avait fait six morts -quatre militaires et deux civils-, les deux civils ayant été probablement tués par des « tirs amis». Frontalier du Mali et du Niger, le nord du Burkina est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis 2015.

Les attaques jihadistes au Burkina Faso sont surtout concentrées dans le nord du pays. Mais le 15 janvier 2016, un commando de trois assaillants a tué 30 personnes et fait 71 blessés en plein coeur de la capitale Ouagadougou. Une attaque revendiquée par le groupe Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Longtemps épargné par ces attaques qui touchent la plupart des pays sahéliens, le Burkina est ainsi entré depuis avril 2015 dans un cycle d'enlèvements et d'attaques islamistes.

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16-Sahel : à la découverte du système Mokhtar Belmokhtar
22 février 2017

Ces dernières semaines, les pays du G5 Sahel ont annoncé la création de deux forces chargées de sécuriser la bande sahélienne, notamment les frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Dans leur ligne de mire, un homme en particulier : Mokhtar Belmokhtar.

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À la tête d’Al Mourabitoune, la plus grande katiba d’Al Qaïda au Maghreb islamique, numéro deux officieux de l’organisation, Mokhtar Belmokhtar fait peur. En acceptant en 2015 de réintégrer Aqmi, qu’il avait quittée en 2012, il a retrouvé une place de choix au sein de la nébuleuse jihadiste sahélienne. L’Algérien a développé ses alliances au Mali, autour d’Ansar Eddine et de groupes armés proches de Kidal, ainsi qu’en Libye, où se situerait son camp de base, et en Tunisie, avec Ansar al-Charia.

Surtout, il n’a semble-t-il pas abandonné sa vieille ambition de domination du combat jihadiste dans le Grand Sahara. Il y a près de dix ans, il avait d’ailleurs été nommé émir, par Abdelmalek Droukdel, avant de s’éloigner du chef d’Aqmi au gré de sa rivalité avec Abou Zeid, tué en février 2013. Peu enclin au choc frontal avec les forces armées françaises et africaines au nord du Mali, il a attendu son heure, avant de faire un retour sanglant.

Organisateur de l’attaque d’In Amenas, en Algérie, il a depuis réorganisé ses troupes vers le Sud. Bamako, Ouagadougou, Grand Bassam… Les années 2015 et 2016 ont été marquées de son empreinte, alors que le Sahel où les États peinent tant à contrôler leurs frontières. Il y est peu à peu devenu l’ennemi numéro un, profitant des trafics de drogue, de migrants ou d’otages aux confins du Mali, du Niger et de la Libye.

Quels sont ses réseaux au sein d’Aqmi ? Qui sont ses alliés au Mali et en Libye ? Comment se finance-t-il ? Plongée en infographies dans le système du Borgne :http://www.jeuneafrique.com/405743/politique/sahel-a-decouverte-systeme-mokhtar-belmokhtar/?utm_source=Facebook&utm_medium=JeuneAfrique&utm_campaign=PostFB_22022017 .

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17-Un djihadiste français capturé vivant en Syrie
20-02-2017

Abou Ibrahim el Fransi, un djihadiste français de 34 ans qui se dit originaire de Toulouse, aurait été capturé par des insurgés syriens qui combattent aux côtés de la Turquie dans le secteur de Al-Bab, en Syrie.

Le djihadiste français jonathan Geffroy ou Jeffrey Alias interrogé par des rebelles syriens.
Capture du compte twitter de Charles Lister Le djihadiste français jonathan Geffroy ou Jeffrey Alias interrogé par des rebelles syriens.  

Il se nomme Jonathan Geffroy ou Jeffrey, alias Abou Ibrahim el Fransi. Ce djihadiste français membre du groupe Etat islamique aurait été capturé par des rebelles syriens soutenus par la Turquie à Al-Bab, dans les combats que ces derniers mènent pour reprendre la ville au groupe Etat islamique.

Les rebelles n'ont rien dit de la façon dont le Français a été capturé. Les forces turques et leurs alliés syriens assiègent depuis plusieurs mois Al-Bab, sans grand succès.
Son arrestation avait été annoncée le 17 février par Jean Charles Brisard, expert à la tête du Centre d'analyse du terrorisme.

Dans une vidéo diffusée par les rebelles, il répond de manière détendue, en arabe. Selon le spécialiste des groupes djihadistes Romain Caillet, le Français se dit âgé de 34 ans. Ce Toulousain d'origine serait marié, selon ses dires. Il serait entré en Syrie, il y a deux ans environ, via Kilis, en Turquie.

Selon RFI, le djihadiste toulousain serait un proche de Sabri Essid, lui-même proche du tueur Mohamed Merah et présent en Syrie. Jonathan Jeffrey devrait être expulsé vers la France dans les prochaines semaines pour y être jugé. 

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18-Chute des revenus de l’Etat Islamique
20/02/2017

Le groupe terroriste a vu ses revenus divisés par deux depuis 2014, de 1,9 milliard de dollars à 870 millions.

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Les pièces de monnaie de l’Etat Islamique

Alors que l'offensive sur Mossoul accroit sa pression sur le groupe terroriste de l'Etat Islamique, les finances du groupe terroriste sont en chute libre. Ses revenus annuels (borne haute des estimations) ont été divisés par deux entre 2014 et 2016, en passant de 1,9 milliard de dollars à 870 millions de dollars. Ils étaient estimés à 1,7 milliard de dollars en 2015, selon un rapport de l'« International centre for the study of radicalisation and political violence ». La borne basse des estimations du « chiffre d'affaires » de l'Etat Islamique était de 970 millions en 2014, 1,03 milliard en 2015 et 520 millions de dollars l'année passée. 

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La composition de ses revenus a aussi changé. En 2014, les spoliations, amendes et confiscations représentaient la majorité de ses revenus (52%), suivis par les impôts (25%) et le pétrole (21%). En 2016, les butins et confiscations ne représentent plus que 22% de ses bénéfices, le pétrole, 32% et les impôts et taxes 43%. Le « modèle économique » du groupe terroriste repose sur l'exploitation d'un territoire et de ses habitants, et avec la perte de 62 % du territoire qu'il occupait en Irak et de 30% du territoire qu'il s'accaparait en Syrie, ses revenus ont plongé. « Les bénéfices de l'Etat islamique ont chuté non pas à cause de sanctions financières mais du fait de la campagne militaire pour isoler le groupe et regagner les territoires sous son contrôle», souligne le rapport.

Etat spéculatif islamique
L'Etat Islamique, qui avait créé sa monnaie , spéculait aussi sur les marchés pour faire fructifier son Trésor de guerre (devises, or...). Il avait contraint les populations sous son contrôle à accepter ses pièces de monnaie afin de collecter des devises et diversifier ses ressources financières. «L'Etat islamique est moins dépendant que les autres groupes terroristes de réseaux de donateurs étrangers et du système bancaire international», explique le rapport. Ce dernier avertit que «la chute de ses revenus n'aura sans doute pas d'effet sur sa capacité à mener des actions terroristes à l'étranger, lesquelles sont relativement peu onéreuses à mener».

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19-Irak : qui combat Daech à Mossoul ?
19-02-2017

Un large éventail de forces irakiennes et internationales sont engagées dans la bataille de Mossoul, principal bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI, ou Daech selon son acronyme en arabe) en Irak, alors que le Premier ministre a annoncé dimanche le début des opérations pour reprendre maintenant la partie Ouest de la ville.

Le Parisien: Ayn al-Hisan (Irak), le 18 février. Des combattants de la milice paramilitaire Hachd al-Chaabi (Mobilisation populaire) préparent des positions défensives, à l'ouest de Mossoul, avant l'offensive pour reprendre la partie ouest de la ville à Daech.
Ayn al-Hisan (Irak), le 18 février. Des combattants de la milice paramilitaire Hachd al-Chaabi (Mobilisation populaire) préparent des positions défensives, à l'ouest de Mossoul.

- Service de contre-terrorisme (CTS) -
Les forces d'élite du CTS, à la réputation solide, ont été à la pointe des combats dans l'Est de Mossoul et devraient entrer dans l'ouest de la ville dans les prochains jours.

- Force d'intervention rapide -
Attachée au ministère de l'Intérieur, la Force d'intervention rapide est devenue incontournable dans la guerre contre l'EI. Elle progresse vers Mossoul depuis le sud avec l'ambition de reprendre l'aéroport, toujours contrôlé par les jihadistes.

- Armée -
Revivifiée par la formation reçue des conseillers américains, l'armée a tourné la page des débâcles face à l'EI en 2014. Elle a peiné néanmoins en entrant dans l'Est de Mossoul et a eu besoin du soutien des forces spéciales. Elle est active sur tous les fronts et agit comme force de cohésion dans la partie Est reconquise.

- Police -
Elle regroupe la police fédérale paramilitaire et des policiers locaux dont beaucoup n'avaient jamais été impliqués dans la guerre contre les jihadistes. La police fédérale est active sur le front sud.

- Hachd al-Chaabi (Mobilisation populaire) -
Créé en 2014, le Hachd chapeaute une myriade de groupes paramilitaires dominés par des milices chiites dont les plus puissantes, comme Kataëb Hezbollah (Brigades du Parti de Dieu), l'organisation Badr et Assaïb Ahl al-Haq (La Ligue des vertueux) sont souvent décrites comme patronnées par l'Iran.

Ces milices ont été aux avant-postes pour stopper la progression du groupe jihadiste sunnite EI et le chasser de villes qu'il avait conquises. Mais elles se sont rendues coupables de nombreuses exactions.

Le Hachd comprend également des forces sunnites tribales ("mobilisation tribale" ou "mobilisation nationale") qui ont soutenu les opérations aux abords de Mossoul.

Le principal objectif du Hachd est la localité de Tal Afar, à l'ouest, où ses forces ont coupé les voies de ravitaillement de l'EI entre Mossoul et la Syrie.

- Forces kurdes (peshmergas) -
Les forces armées de la région autonome du Kurdistan irakien doivent en théorie rendre des comptes à Bagdad, mais en pratique elles mènent librement leurs opérations contre les jihadistes. Elles ont opéré au nord et à l'est de Mossoul mais leur implication dans les combats n'a duré que quelques semaines et elles ne devraient pas entrer dans la ville.

- Coalition conduite par les Etats-Unis -
Elle frappe l'EI depuis 2014 et fournit entraînement, armes et équipements aux forces locales avec des milliers d'hommes déployés en Irak, dont plus de la moitié venant des Etats-Unis. Elle a formé quelque 65.000 membres des forces de sécurité irakiennes. Des forces spéciales sont également déployées sur le terrain et la coalition mène des attaques à l'artillerie contre l'EI.

- Conseillers iraniens -
L'Iran fournit conseil et assistance dans la lutte contre l'EI, notamment par le soutien financier de milices. Le général Qassem Soleimani, haut responsable des puissants Gardiens de la révolution, a maintes fois été photographié sur le théâtre des opérations.

- Forces turques -
Déployées sur la base militaire de Bachiqa près de Mossoul, d'où elles ont mené des attaques à l'artillerie contre l'EI, les troupes turques sont également présentes dans le Kurdistan. Cette implication a provoqué de vives tensions entre Bagdad et Ankara, qui insiste pour être associé à l'offensive mais n'y a pas été impliquée plus en profondeur .

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20-Poutine s'excuse auprès d'Erdogan pour les soldats turcs tués en Syrie
10-02-2017 Avec notre correspondante à Moscou, Muriel Pomponne

Trois soldats turcs ont été tués dans un bombardement de l'aviation russe en Syrie. Le président Poutine a présenté ses condoléances à son homologue turc.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, le 10 octobre 2016 à Istanbul.
Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, le 10 octobre 2016 à Istanbul.

Lire aussi :
Recep Tayyip Erdogan s'excuse auprès de Vladimir Poutine pour l'avion de chasse russe abattu

L'aviation russe était en opération contre le groupe Etat islamique à al-Babdans le nord de la Syrie. Une frappe aurait atteint un bâtiment dans lequel des unités turques avaient pris place. Trois militaires turcs sont morts, onze autres sont blessés. L'armée turque parle de mort « accidentelle ».

Vladimir Poutine a téléphoné à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour lui présenter ses condoléances à la suite de cet incident. Le chef d'état-major russe Valery Guerassimov a également eu une conversation avec le chef d'état-major turc, et les deux officiers ont convenu d'améliorer le mécanisme d'échange d'informations et de coopération militaire.

Depuis que les deux pays se sont réconciliés l'été dernier, ils ne cessent de se rapprocher et d'améliorer leur coopération militaire en Syrie. Après le lancement par la Turquie de l'opération « bouclier de l'Euphrate » dans le nord de la Syrie en août dernier, la Russie s'est rapprochée d'Ankara, jusqu'à un accord trilatéral impliquant également l'Iran, en décembre dernier, après la reprise d'Alep par les forces syriennes et russes.

Lors de la rencontre d'Astana, les trois pays se sont engagés à intensifier la lutte contre les groupes terroristes. Un engagement que Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan ont réaffirmé lors de leur conversation téléphonique de ce jour. Une rencontre au plus haut niveau entre les deux chefs d'Etat est prévue en mars.

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