mercredi 12 avril 2017

Merci Patrick....


1-Syrie : dans la tête de Donald Trump
2-Frappe américaine en Syrie : pourquoi Donald Trump a décidé d'intervenir militairement
3-L’entrevue entre Trump et Xi tient à peu de choses près à un graphique. Le voici
4-Corée du Nord: Trump dit à Abe que Washington va renforcer sa défense
5-États-Unis. 17 États attaquent Trump sur le climat
6-Les entreprises américaines recommencent à délocaliser les emplois au Mexique
7-“Trump n’est pas un agent russe, mais un agent chinois
8-Les USA arrêtent de financer le fonds de l'ONU pour la population
9-Etats-Unis : Donald Trump a bien fait don de ses premiers salaires
10-Trump prêt à "régler" seul le problème nord-coréen, sans l'aide de la Chine
11-La Deutsche Bank a financé Trump et cela lui donne la migraine
12-Les agriculteurs américains, premières victimes du protectionnisme de Trump
13-États-Unis. Le général Flynn envisage de témoigner sur la Russie
14-Melania Trump priée d'aller vivre à la Maison-Blanche ou de payer les frais de sécurité
15-Un juge fédéral d'Hawaï reconduit le blocage du décret migratoire de Donald Trump
16-Juncker : “Trump ne comprend rien de l’Europe
17-L’interdiction des ordinateurs en cabine est un bras d’honneur pour les voyageurs d’affaires
18-Donald Trump menacé par Anonymous !
19-Donald Trump pourra-t-il réellement relancer l'industrie du charbon ?
20-États-Unis. Le Congrès va examiner les voyages en Floride de Trump

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1-Syrie : dans la tête de Donald Trump
10/04/2017 

Contre toute attente, le président américain a rompu avec sa doctrine isolationniste et bombardé une base aérienne syrienne. Difficile de s'y retrouver.

L’intervention a tout de même surpris, car elle semble aller à l’encontre de la philosophie de Trump : “L’Amérique d’abord”.

Lire aussi :
Ce que Trump appelle force, la Chine l’appelle stupidité
« Cette guerre que vous avez commandée… »

Le bombardement d'un aéroport militaire syrien jeudi 7 avril est un message clair. Les États-Unis ne tolèrent plus l'utilisation d'armes chimiques. Mais ça ne veut pas dire qu'ils aient l'intention de s'impliquer dans la guerre ou de renverser le régime de Bachar el-Assad. Les frappes américaines sont restées minimales et ponctuelles.

Les 59 missiles ont détruit, selon le Pentagone, une vingtaine d'avions, des dépôts de carburant et de munitions et des radars sur cette petite base d'où est parti l'avion syrien à l'origine de l'attaque chimique sur la ville de Khan Sheikhoun qui a tué plus de 80 personnes. Mais à en juger par les photos prises par des journalistes, tous les avions n'ont pas été détruits, pas plus que les pistes d'atterrissage.

Le président Trump a tweeté pour se justifier : "La raison pour laquelle généralement vous ne bombardez pas les pistes, c'est que c'est facile et pas cher à réparer. Soit. Mais la réponse d'Assad a été rapide et encore plus claire. Au moins deux avions syriens ont décollé de l'aéroport de la base de Shayrat le lendemain pour aller bombarder de nouveau les positions de l'État islamique à Khan Sheikhoun sans toutefois avoir recours au sarin.

Les États-Unis n'attendront plus qu'Assad utilise des armes chimiques sans conséquences. Ces jours sont terminés”, a affirmé Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies. “Les États-Unis ont fait un pas très mesuré la nuit dernière. Nous sommes prêts à faire davantage.” Mais cette opération chirurgicale dans une petite base isolée semble surtout une manœuvre symbolique plus que le signal d'une volteface stratégique. “Cette attaque indique clairement que le président est prêt à une action décisive si nécessaire”, a déclaré Rex Tillerson, le secrétaire d'État. “Je n'essaierai pas d'extrapoler en disant qu'il s'agit d'un changement dans notre politique ou notre attitude concernant nos activités militaires en Syrie. Il n'y a pas de changement de statut.”

"America first" ?
L'intervention a tout de même surpris car elle semble aller à l'encontre de la philosophie de Trump : “L'Amérique d'abord”. Il n'a cessé de répéter que les États-Unis ne devaient plus être le gendarme du monde. Et il n'a jamais manifesté l'envie de se mêler au bourbier syrien. En 2013, il avait clamé via Twitter son opposition à une éventuelle intervention.

De nouveau, à notre très idiot de leader, n'attaquez pas la Syrie. Si vous le faites, beaucoup de choses mauvaises vont se produire et cette guerre n'a aucune utilité pour les US.” Depuis janvier, l'administration laissait entendre que le départ d'Assad n'était plus une priorité.

Mais il y a toujours deux positions contradictoires chez Trump. S'il dénigre l'interventionnisme, il a aussi passé toute sa campagne à marteler qu'il fallait écraser l'EI et qu'il ne se laisserait pas marcher sur les pieds comme Barack Obama.

Selon la version officielle, le président a été bouleversé par les photos atroces de gamins gazés. Toute la semaine, il a parlé des “beaux bébés”, de ces “enfants innocents” assassinés. Ce n'est pourtant pas la première fois que se produisent des attaques au sarin et ses détracteurs font remarquer que s'il est aussi sensible au sort des civils, il pourrait accueillir des réfugiés syriens.

Faire diversion
Mais pour Trump, une frappe en Syrie permet de faire d'une pierre trois coups. D'abord, il peut montrer qu'il a du cran et ne flanche pas devant les dictateurs. Son prédécesseur a été très critiqué pour n'avoir rien fait lorsque Assad a franchi la "ligne rouge" en utilisant des armes chimiques. Ensuite cela permet à Trump de faire parler de lui positivement alors que la presse se repaît de ses échecs depuis trois mois. Ça n'a pas raté. Les médias l'ont encensé.

Je pense que Donald Trump est devenu président des États-Unis la nuit dernière”, a clamé Fareed Zakaria sur CNN. Brian Williams, sur MSNBC, a utilisé trois fois le mot “magnifique” en commentant les images de missiles.

Et puis ça lui permet de faire diversion et de montrer qu'il n'est pas la marionnette de Moscou au moment où son administration est engluée dans le scandale sur l'influence de Moscou lors des élections. “Si vous êtes confronté à une collusion possible avec Poutine, il est bon d'essayer de faire diversion”, a déclaré le représentant démocrate Ted Lieu.

L'attaque, même si elle reste ponctuelle, n'est pas sans risques. Elle a d'abord énervé Moscou, qui l'a condamnée comme un “acte clair d'agression en violation de la loi internationale [qui] allait saper un peu plus les relations américano-russes”. La Russie a suspendu une ligne de communication avec le Pentagone qui permet d'éviter les collisions entre les pilotes russes et américains dans la lutte contre l'EI.

Réaction violente de la base trumpiste
Mais les Américains ont bien fait attention de limiter la provocation et ont averti les Russes avant le bombardement. Et pour le moment il n'y a pas eu de représailles de la part de Moscou. La visite de Tillerson la semaine prochaine n'a pas été annulée. Selon certains spécialistes, les Russes ne voient peut-être pas d'un si mauvais œil l'attaque américaine, car ils ont du mal à convaincre Assad de négocier avec l'opposition. Si Washington fait pression, ça peut pousser Assad à agir.

Plus que les Russes, c'est la réaction de la base trumpiste qui a été violente. Beaucoup l'ont soutenu car il se présentait comme le chantre de l'Amérique, antimondialiste et anti-interventionniste, et sont furieux, estimant qu'il a été récupéré par l'establishment républicain néo-conservateur. Laura Ingraham, animatrice d'une émission de radio a tweeté : “Les missiles volent. [Le sénateur de Floride Marco] Rubio est content, McCain [autre sénateur] pavoise. Hillary [Clinton] est de la partie. Un changement complet en 48 heures.”

Quelle est la prochaine étape ? Personne n'en sait trop rien d'autant qu'il y a des changements de rapport de force au sein de la Maison-Blanche. Le conseiller Steve Bannon, égérie de l'extrême droite et très hostile à l'implication de l'Amérique dans les affaires du monde, semble en perte de vitesse alors que le lieutenant général HR McMaster, conseiller à la Sécurité nationale, et Jared Kushner, le gendre, ont de plus en plus l'oreille du président. “La priorité, a affirmé Rex Tillerson dans une interview sur CBS, est de vaincre l'EI. Au même moment, sur CNN, Nikki Haley, l'ambassadrice à l'ONU, disait que la priorité des États-Unis était de se débarrasser d'Assad. Difficile de s'y retrouver…

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2-Frappe américaine en Syrie : pourquoi Donald Trump a décidé d'intervenir militairement
07-04-2017

L'opération militaire américaine, déclenchée vendredi matin, marque un changement de position radical de l'administration Trump dans le dossier syrien. Explications.

Donald Trump, lors d\'une conférence de presse à Washington, le 5 avril 2017. 
Donald Trump, lors d'une conférence de presse à Washington, le 5 avril 2017. 

Lire aussi :
Syrie: Donald Trump doit désormais livrer une guerre à laquelle il n'est pas préparé
Frappes américaines en Syrie : "C'est le retour à la politique de 'gendarme du monde'"
Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad n'a pas à s'inquiéter (pour l'instant)

Donald Trump a mis sa menace à exécution. Pour la première fois depuis le début du conflit syrien, les forces américaines ont frappé, vendredi 7 avril, la base militaire de Shayrat, au sud de Homs. Un bombardement en représailles à l’attaque à l’arme chimique mardi, attribuée au régime de Bachar Al-Assad, du village de Khan Cheikhoun. Six soldats syriens sont morts dans cette frappe américaine, provoquant immédiatement la réaction de Damas, Moscou et Téhéran, qui ont condamné cette opération.

Depuis deux jours, Donald Trump et son administration avaient déjà considérablement haussé le ton face à Damas. Lors d’une conférence de presse, le président américain avait dénoncé, mercredi, une attaque "horrible contre des innocents, y compris des femmes, des petits enfants, et même de beaux petits bébés". Avant de prévenir : "Ces actes odieux du régime d’Assad ne peuvent être tolérés."

Parce que "Trump est quelqu'un d'imprévisible"
Si Washington a prévenu ses alliés de la coalition, dont Paris, avant de procéder à ce bombardement, rares sont les observateurs qui ont anticipé une intervention si soudaine. Jusque-là, les prises de paroles de Donald Trump et de son administration allaient précisément dans le sens inverse, note le Time (en anglais). En juillet, alors qu'il n'est que candidat, il explique au New York Times (en anglais) que si Bachar Al-Assad est "un sale type", il est préférable de faire front commun pour combattre les jihadistes. Le 30 mars, Nikki Haley, l'ambassadrice américaine aux Nations unies, va même jusqu'à dire que le départ du dictateur syrien n'est pas une priorité pour Washington, rompant définitivement avec la ligne de Barack Obama sur le dossier.

Cinq jours plus tard, la même Nikki Haley dénonce, cette fois, un "crime de guerre" du régime syrien, en montrant aux caméras du monde entier une photo d'un enfant mort à Khan Cheikhoun. Interrogé le même jour sur ce changement radical, Donald Trump concède que son "attitude envers la Syrie et Assad a beaucoup changé". Avant d'ajouter : "L’attaque contre les enfants a eu un grand impact sur moi, un grand impact."

"C'est un fait, Donald Trump est quelqu'un d'imprévisible, note auprès de franceinfo Marie-Cécile Naves, chercheuse associée à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et auteure de Trump, l'onde de choc populiste (FYP éditions, 2016). C'est loin d'être la première fois que Bachar Al-Assad assassine son peuple. Seulement, cette fois, il y a eu des images d'enfants gazés qui ont beaucoup choqué l'opinion américaine. Après les signaux plutôt positifs que son administration avait envoyés à Bachar Al-Assad, Trump se devait de réagir."

Parce qu'il cherche à se donner une stature internationale
Les spécialistes interrogés par franceinfo ont du mal à croire que les frappes américaines ont été menées sous le coup de l'émotion. Ils y voient plutôt une marque de "realpolitik". "En frappant de manière unilatérale, Donald Trump a voulu montrer au monde qu'il n'avait pas besoin de ses alliés et qu'il pouvait agir seul, sans résolution des Nations unies", décrypte Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l'Iris.

Depuis le début du conflit syrien, la Russie bloque presque systématiquement toutes les résolutions visant son allié syrien. Ce fut encore le cas après l'attaque chimique de Khan Cheikhoun : Moscou a qualifié d'"inacceptable" le projet de résolution condamnant l'attaque présenté par Washington, Paris et Londres.

Une façon aussi de montrer ses muscles sur la scène internationale sans pour autant craindre une escalade de violences avec la Russie, estime Jean-Pierre Maulny. "On est dans une riposte limitée sur une cible militaire, qui a comme objectif de dire à Bachar Al-Assad : 'Ne faites plus jamais ça.' Ce n'est pas une frappe majeure pour autant. Au contraire." Lors de ce bombardement, Washington a envoyé 59 missiles Tomahawk sur la seule base syrienne de Shayrat. En 2011, les forces américaines, appuyées par les Britanniques, avaient lancé une première vague d'environ 110 missiles sur la Libye sur plus de 20 objectifs différents, signe d'une opération d'une plus grande envergure.

Parce que ça lui permet de marquer ses différences avec la Russie
En s'opposant à Moscou sur le théâtre syrien, Donald Trump en profite aussi pour répondre à ceux qui lui reprochent d'être trop proche de Vladimir Poutine. Ces derniers mois, "il a été mis en grande difficulté par les accusations d'immixtion probable de la Russie dans la campagne présidentielle, explique Marie-Cécile Naves. Aujourd'hui, Donald Trump veut montrer l'image d'un président qui n'est pas inféodé au Kremlin et qui a son libre arbitre."

Cette position vis-à-vis de la Russie, même si il a prévenu le Kremlin avant de déclencher les frappes, permet aussi de rassembler les républicains derrière lui, alors que certains, comme John McCain, s'étaient montrés critiques envers lui dernièrement, rappelle Le Figaro. Le sénateur et anicen candidat à la Maison Blanche s'est ainsi réjoui de la décision de Donald Trump. "Les frappes du président en Syrie envoient un message important : les Etats-Unis ne vont pas rester sans rien faire pendant qu'Assad, soutenu par la Russie, massacre des innocents", a tweeté ce dernier, juste après l'intervention.

Parce qu'il peut critiquer, en creux, Obama
Depuis son arrivée au pouvoir, Donald Trump a souvent voulu marquer ses différences avec son prédécesseur, toujours très populaire. Mais cette opération en Syrie lui offre une occasion de taper encore plus durement. "Les républicains ont toujours parlé de Barack Obama comme d'un président 'qui se couche'. Avec cette frappe, Donald Trump s'inscrit dans une position de chef de guerre pour rompre avec son prédécesseur", commente Marie-Cécile Naves. Avant de frapper la base militaire, Donald Trump a justement fait allusion à la "ligne rouge" de Barack Obama, devant des journalistes. 

L'ancien président a, en effet, utilisé cette formule en 2012 pour menacer Bachar Al-Assad que s'il osait utiliser des armes chimiques contre sa population, les "conséquences seraient énormes". Cette "ligne rouge" est finalement devenue le symbole de la fragilité Barack Obama. Malgré cette menace, près de 1 400 personnes avaient péri après une attaque au sarin à la Ghouta, dans la banlieue de Damas. L'ancien président américain avait justifié son inaction en expliquant qu'il n'avait pas eu l'aval du Congrès.

"Aujourd'hui, c'est un peu comme si Donald Trump reprenait la politique dissuasive, au moment où elle s'est arrêtée, en 2013, estime Jean-Pierre Maulny. Lui ne s'est pas embarrassé à solliciter l'accord du Congrès. Il est intervenu directement. C'est le retour à la ligne de George W. Bush."

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3-L’entrevue entre Trump et Xi tient à peu de choses près à un graphique. Le voici
7 avril 2017

Le président américain Trump s’est rendu jeudi à son « Trump Mar-a-Lago Golf Resort » de West Palm Beach (Floride), où il doit passer deux jours avec son homologue chinois Xi Jinping et l’épouse de ce dernier.

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Les deux jours devraient être une réussite, pour la simple raison que les deux hommes ont besoin d’un succès, surtout Trump, après la débâcle du « Trumpcare ». Ce que l’on ne sait pas encore, c’est le domaine où ils parviendront à trouver un terrain d’entente.

Les initiés s’attendent à un Trump charmant dans l’espace public et à un Trump plus dur en privé (Trump est plus à l’aise avec les négociations de type un à un). Le président américain devrait dire à Xi qu’il défend les intérêts de son pays d’une manière totalement différente de celle de ses prédécesseurs.

Trump parviendra-t-il à concilier ses vues anti-commerce mondial et anti-Chine (au cours de la campagne électorale, le président américain avait menacé d’imposer une taxe à l’importation de 45 % sur les produits chinois et a appelé la Chine un « manipulateur de monnaie ») avec la nécessité d’engager de bonnes relations avec la Chine ?

Chacun des deux hommes voudra aborder trois points :

Trump :
  • L’économie américaine
  • La Corée du Nord
  • La guerre contre l’État islamique
Xi Jinping:
  • La confirmation de la règle « une seule Chine » (Cette formule diplomatique résume les règles non écrites qui dictent la façon dont les gouvernements, les entreprises et les organisations doivent se comporter sur la question de Taïwan. Taiwan est reconnue de facto chinoise, son indépendance est ignorée)
  • Aucune mesure économique punitive unilatérale
  • L’acceptation de la Chine en tant que puissance mondiale et de Xi en tant que dirigeant mondial

Trump reste un homme d’affaires et on ne prévoit pas qu’il accordera une attention particulière aux droits de l’homme en Chine. Le premier et le point le plus important de son ordre du jour reste le déficit commercial des États-Unis (la différence entre ce qui entre aux États-Unis en provenance de Chine et ce qu’ils exportent vers la Chine) à l’égard de la Chine. Sur le graphique ci-dessous, on découvre l’ampleur que ce problème a gagné sur les 25 dernières années.

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Le déficit commercial a fait un bond en 1990, passant progressivement d’environ 10 milliards $ par an à 347 milliards de dollars aujourd’hui (+ 3470%).
Bonne chance, Donald!

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4-Corée du Nord: Trump dit à Abe que Washington va renforcer sa défense
06-04-2017

Le président américain Donald Trump a assuré le premier ministre japonais Shinzo Abe que les États-Unis allaient "renforcer" leurs capacités militaires pour répondre à la menace nord-coréenne, au lendemain d'un tir de missile de Pyongyang, selon un communiqué de la Maison Blanche.

photo le président américain a assuré tokyo que washington plaçait
Le président américain a assuré Tokyo que Washington plaçait "toutes les options sur la table" dans le dossier nord-coréen© Reuters

Lors d'un entretien téléphonique avec le dirigeant japonais, Donald Trump a assuré que Washington se tenait aux côtés du Japon et de la Corée du Sud "face à la menace sérieuse que la Corée du Nord continue de poser". M. Trump "a dit clairement que les États-Unis continueraient de renforcer leurs capacités de dissuasion et de défense de leurs alliés et de leur propre territoire avec l'ensemble de ses moyens militaires", a précisé la Maison-Blanche. 

Le président américain doit recevoir jeudi son homologue chinois Xi Jinpingdans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride. Pyongyang et son programme nucléaire seront au coeur des discussions. M. Trump avait déjà laissé entendre auparavant que Washington pourrait faire cavalier seul si la Chine, principal allié de la Corée du Nord, n'agissait pas pour faire entendre raison à Pyongyang. 

Aller jusqu'à la guerre
Le chef d'État américain a répété que "toutes les options étaient sur la table" dans le dossier nord-coréen, a pour sa part rapporté jeudi à Tokyo Shinzo Abe. "Nous avons convenu que le lancement hier (mercredi) par la Corée du Nord d'un puissant missile balistique était une dangereuse action provocatrice et représentait une grande menace pour la sécurité nationale du Japon", a déclaré M. Abe à la presse après une conversation de 35 minutes avec le chef d'État américain. 

"Je lui ai dit que le Japon surveillait de près la manière dont la Chine allait faire face au problème nord-coréen. Le président Trump a alors tenu des propos forts, disant que toutes les options étaient sur la table", a ajouté le premier ministre nippon.

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5-États-Unis. 17 États attaquent Trump sur le climat
06 avril 2017

Une coalition de 17 États américains a déposé un recours contre les mesures de l'administration Trump en matière d'environnement, signe des divisions grandissantes provoquées par la nouvelle politique de Washington sur le réchauffement climatique.

photo trump veut faire disparaître certaines dispositions forçant les centrales au charbon à réduire leurs émissions polluantes © reuters
Trump veut faire disparaître certaines dispositions forçant les centrales au charbon à réduire leurs émissions polluantes

Menée par l'État de New York, cette alliance de procureurs généraux estime que le gouvernement a le devoir légal de réguler les émissions des gaz à effet de serre identifiés par les scientifiques."La loi est claire: l'Agence de protection de l'environnement (EPA) doit limiter la pollution au carbone des centrales électriques", a déclaré dans un communiqué le procureur général de New York, Eric Schneiderman. 

La semaine dernière, Donald Trump a annulé par décret une bonne partie des réglementations contre le réchauffement climatique mises en place par l'administration Obama, afin de stimuler la production d'énergies fossiles sur le sol américain. 

Diminuer les émissions
La principale mesure visée par ce décret est le Clean Power Plan, introduit par Barack Obama en 2014, une loi contraignant les États à réduire d'un tiers d'ici 2030, par rapport à 2005, les émissions de dioxyde de carbone dans les centrales électriques. 

Le plan n'a toutefois jamais été mis en oeuvre en raison des recours en justice d'États républicains. Donald Trump a demandé à l'EPA d'enclencher un processus de "révision" formel du projet, et peu après, l'agence a déposé une motion auprès du circuit des Cours d'appel du district fédéral de Columbia, pour reporter toute procédure juridique le temps de cette révision. 

Les 17 États demandent à la justice de rejeter cette requête, et d'examiner leur cas. "L'affaire est mûre pour une décision maintenant, et rien de ce que l'EPA ne peut proposer ne diminuera la nécessité de cet examen", annoncent-ils dans un communiqué. 

La coalition rassemble des procureurs généraux de Californie, du Connecticut, du Delaware, de Hawaï, de l'Illinois, de l'Iowa, du Maine, du Maryland, du Massachusetts, du Minnesota, du Nouveau-Mexique, de l'Oregon, Rhode Island, du Vermont, de la Virginie, et de Washington, ainsi que du district de Columbia. 

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6-Les entreprises américaines recommencent à délocaliser les emplois au Mexique
4 avril 2017

Les entreprises américaines recommencent à délocaliser des emplois au Mexique et le rythme de ces délocalisations s’accélère, rapporte Bloomberg.

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Lire aussi :
La stratégie d’IBM : Promettre des embauches massives à Trump tout en licenciant

Peu après les élections présidentielles américaines, Trump avait dénoncé sur Twitter les projets de certaines entreprises pour créer des usines ou des filiales au Mexique, notamment Ford et Carrier. Ces dernières, comme d’autres, avaient finalement choisi d’abandonner ces projets, et de créer les emplois correspondants aux Etats-Unis.

Mais il semble que la tendance se soit inversée depuis, et de plus en plus d’entreprises du pays choisissent à nouveau de s’installer au Mexique. C’est le cas d’Illinois Tool Works (Illinois), de Triumph Group (Washington) ou de TE Connectivity (New Jersey). Ces 3 entreprises ont décidé de fermer leur usine américaine et d’ouvrir une nouvelle unité de production mexicaine.

Trump : beaucoup de bruit pour rien ?
Dans sa chronique du New York Times, le lauréat du prix Nobel d’économie Paul Krugman se demande si Trump sera effectivement très actif dans le domaine commercial, ou si ses imprécations n’étaient que du vent :
  • « Après une courte pause – Reste à savoir s’il s’agissait d’une pause réelle, ou seulement d’une pause dans les annonces – il semble que les CEOs ont décidé que l’ALENA n’était pas si menacé. »

Selon Krugman, les entreprises commencent à croire que Trump ne sera pas en mesure de lancer des négociations sur le commerce, maintenant que son taux d’opinions favorables est tombé à 36%, qu’il a essuyé le rejet des tribunaux sur ses interdictions d’entrée des Etats-Unis par des ressortissants de pays musulmans, et que son projet de retrait de l’Obamacare s’est heurté au désaccord de la Chambre des représentants. Krugman explique aussi pourquoi le protectionnisme nuirait à l’économie américaine :
  • «Que peut-on dire des effets du protectionnisme ? […] Le fait est que le commerce moderne crée une interdépendance inédite dans le commerce traditionnel ; les choses que vous exportez sont souvent produites avec de nombreux composants importés et celles que vous importez comprennent souvent un grand nombre de produits que vous avez exportés vous-même. »

L’ALENA maintenu tel quel pour l’essentiel
Le Wall Street Journal a rapporté ce week-end que les documents diffusés pour la renégociation de l’ALENA indiquent que les modifications sur lesquelles elle portera seront bien moindres que prévu initialement, et qu’en particulier, les points les plus controversés demeureront inchangés.

Pendant la campagne présidentielle, Trump avait qualifié cet accord commercial conclu entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada de « désastre ».

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7-“Trump n’est pas un agent russe, mais un agent chinois
31 mars 2017

« La grande histoire pour laquelle tout le monde se passionne est que le président Trump est un pantin à la solde des Russes », écrit Thomas Friedman dans le New York Times. «Faux. Ce n’est qu’un écran de fumée. Trump est en réalité un agent chinois. Il est clairement en poste pour rendre sa grandeur à la Chine [allusion au slogan de campagne de Trump : “Make America Great Again”, ‘Rendre sa grandeur à l’Amérique‘, ndlr]. Examinez simplement les faits.

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Trump est entré à la Maison Blanche en promettant de régler notre déficit commercial avec la Chine, et quelle est la première chose qu’il a faite ? Il s’est débarrassé d’un accord commercial conçu par les Etats-Unis avec 11 autres nations du Pacifique, un pacte dont les membres représentent 40 % du PIB mondial. […]

Mais Trump a hissé sa campagne « rendre la grandeur de la Chine » à un nouveau niveau mardi en rejetant les connaissances scientifiques sur le changement climatique et en se débarrassant de tous les projets de l’ère d’Obama pour réduire notre dépendance à l’égard du charbon.

[…] Et que fait la Chine ? Son nouveau plan quinquennal prévoit d’accélérer les voitures électriques, les batteries, le nucléaire, le solaire et l’efficacité énergétique – ainsi qu’un système de quotas pour les émissions de dioxyde de carbone.

Le plan de Trump ? De plus en plus de pétrole et de charbon. Euh… Comment l’Amérique pourra-t-elle être grande si nous ne dominons pas la prochaine grande industrie mondiale – l’énergie propre ?

[…] La Chine adore ça : elle double ses efforts dans le domaine de l’énergie propre – parce qu’elle doit le faire, et qu’elle veut nous dépasser dans le domaine de la technologie, et nous, nous doublons notre utilisation du charbon et sapons notre avance technologique.

[…] Si vous aimiez acheter votre pétrole à l’Arabie Saoudite, vous adorerez acheter vos voitures électriques, panneaux solaires, logiciels d’efficacité énergétique et batteries à la Chine.

[…] Vous me dites donc que Trump n’est pas un agent chinois. La seule autre explication valable est qu’il est ignorant et analphabète – qu’il n’a jamais étudié ces questions ou qu’il n’a pas fait de liaisons entre elles […] sans aucune réflexion en matière de stratégie globale. Dites-moi que ce n’est pas vrai ? »

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8-Les USA arrêtent de financer le fonds de l'ONU pour la population
04 avril 2017

Les États-Unis ont décidé de ne plus financer le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a annoncé lundi le département d'État.

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Washington invoque entre autres une "politique se stérilisation involontaire", ce que dément l'organisation

Ce fonds est destiné au planning familial et aux soins apportés aux mères et à leurs enfants dans plus de 150 pays. Il s'agit de la première mesure concrète de la part du nouveau président Donald Trump pour réduire les financements américains à l'ONU, dont les États-Unis sont le principal pays donateur. 

Le département d'État explique cette décision par le fait que l'UNFPA "soutient, ou participe à la gestion de, un programme d'avortement coercitif et de stérilisation involontaire". 

Dans un communiqué, le fonds dit regretter l'arrêt du financement américain, qui se fonde, selon lui, sur l'"affirmation erronée" selon laquelle il soutient une politique d'avortements contraints et de stérilisation forcée en Chine. "Le soutien que nous avons reçu au cours des années de la part du gouvernement et du peuple des États-Unis a permis de sauver des dizaines de milliers de mères de morts et de handicaps prévisibles, et particulièrement maintenant dans des crises humanitaires mondiales qui se développent rapidement", écrit le fonds. 

Sur son site internet (www.unfpa.org/fr), l'UNFPA dit vouloir "réaliser un monde où chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque jeune est accompli". Les États-Unis ont été en 2015 le quatrième contributeur au budget de l'UNFPA avec 75 millions de dollars (70,3 millions d'euros). 

Donald Trump a rétabli en janvier une politique américaine consistant à ne pas financer les organisations internationales qui pratiquent des avortements ou fournissent des informations sur l'avortement. 

Le président américain a annoncé en mars une réduction de 28% du budget alloué à la diplomatie et à l'aide internationale, notamment via une réduction, dont l'ampleur n'a pas été précisée, des financements accordés à l'ONU et à ses agences. 

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9-Etats-Unis : Donald Trump a bien fait don de ses premiers salaires
03-04-2017

Le président américain avait promis durant la campagne de reverser tout l'argent à une organisation caritative. 78 833 dollars ont ainsi été versés, lundi, à l'agence fédérale pour les parcs nationaux. 

Donald Trump à l\'occasion d\'une réunion sur le système de santé, le 13 mars 2017, à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis).
Donald Trump à l'occasion d'une réunion sur le système de santé, le 13 mars 2017, à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis).

Lire aussi :
États-Unis : Ivanka Trump travaille à la Maison Blanche sans être payée

Donad Trump a tenu sa promesse. Il a commencé, lundi 3 mars, à reverser son salaire de président des Etats-Unis à une organisation caritative. Un chèque de 78 333 dollars a été fait à l'agence fédérale en charge des parcs et monuments nationaux, ainsi que des zones protégées du domaine fédéral. La somme correspond aux premiers mois de salaire du nouveau locataire de la Maison Blanche. "Le président est personnellement fier de faire don du premier quart de son salaire à la mission importante, remplie par le National Park Service", a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer.

Une décision surprenante
Certains s'étonnent néanmoins du choix de Donald Trump. Il faut dire que ses relations avec le National Park Service paraissaient tendues depuis le 16 mars. C'est-à-dire depuis la présentation de son premier budget. Ce jour-là, le président américain avait annoncé une réduction de 12% du budget du ministère de l’Intérieur, justement en charge de l'agence fédérale. Soit 1,6 milliard de dollars. 

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10-Trump prêt à "régler" seul le problème nord-coréen, sans l'aide de la Chine
03-04-2017

Donald Trump s'est dit prêt à "régler" seul le problème nord-coréen, sans l'aide de la Chine, selon des propos publiés dimanche par le Financial Times, à quelques jours de la visite du président chinois Xi Jinping. 

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États-Unis : Donald Trump déploie sa flotte au large de la Corée du Nord
Un porte-avion américain fait route vers la Corée du Nord, une "menace nucléaire" évoquée

"Si la Chine ne règle pas la Corée du Nord, nous le ferons", affirme le président américain avec l'intention évidente de montrer sa détermination et sa fermeté, avant de recevoir le président chinois Xi Jinping, jeudi et vendredi, dans sa résidence privée de Mar-a-Lago, en Floride.

Les Etats-Unis tentent de "mettre la pression" sur la Chine
A la question de savoir si les Etats-Unis pourraient agir seuls, sans attendre l'aide de la Chine, Donald Trump répond: "Absolument", sans donner plus détails. "La Chine décidera de nous aider ou pas avec la Corée du Nord (...) S'ils ne le font pas, ce ne sera bon pour personne", ajoute encore le président américain dans cet entretien au quotidien financier britannique.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, avait déjà indiqué dimanche que les Etats-Unis entendaient "mettre la pression" sur la Chine pour qu'elle "agisse" contre la course à l'arme nucléaire de la Corée du Nord. "Le seul pays qui peut stopper la Corée du Nord est la Chine et ils le savent (...) Ils doivent agir et nous allons continuer à mettre la pression sur la Chine pour qu'ils agissent", a-t-elle martelé lors d'un entretien diffusé dimanche sur la chaîne américaine ABC.

Une rencontre "très difficile" entre les présidents américain et chinois
Le président américain Donald Trump avait indiqué jeudi sur son compte Twitter que la rencontre avec Xi Jinping serait "très difficile", en raison notamment des différends commerciaux entre les deux grandes puissances. Mais "la conversation la plus importante sera comment nous allons gérer la non-prolifération de la Corée du Nord", a estimé Nikki Haley, laissant augurer d'un tête-à-tête tendu entre les deux dirigeants sur le dossier nord-coréen.

Pékin a déjà annoncé la fin de ses importations de charbon nord-coréen, conformément aux sanctions de l'ONU visant à convaincre ce pays de renoncer à ses programmes nucléaire et balistique. Une mesure jugée insuffisante par Nikki Haley. "Nous savons que le charbon rentre par d'autres moyens. Nous voulons voir des actions fortes de la Chine pour condamner la Corée du Nord et non pas seulement des paroles", a-t-elle ajouté.

Une possible action militaire américaine contre la Corée du Nord? 
Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump laisse planer la possibilité d'une action militaire contre la Corée du Nord, si cette dernière refuse d'obtempérer. Début mars, le président américain avait indiqué être prêt à utiliser "la totalité des capacités militaires des Etats-Unis" pour "contrer les missiles balistiques nord-coréens".

L'option militaire "a toujours été sur la table", a rappelé dimanche l'ancien ministre de la Défense de Barack Obama, Ashton Carter. "En 1994, j'ai travaillé sur un plan pour une frappe préventive (sur la Corée du Nord, NDLR) dont nous n'avons pas eu besoin. Nous avons ces options. Nous devons les conserver", a-t-il dit, également sur la chaîne ABC.

Selon lui, les réticences de Chine à aller trop loin sur la Corée du Nord, s'expliquent par la crainte de Pékin de voir le régime de Pyongyang s'effondrer. "Ils ont peur d'un effondrement de la Corée du Nord (...) qui créerait une Corée unifiée, alliée aux Etats-Unis, à leur frontière."

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11-La Deutsche Bank a financé Trump et cela lui donne la migraine
31 mars 2017

La plus grande institution financière allemande, la Deutsche Bank, a largement investi dans l’empire immobilier de Trump et elle a donc toutes les raisons de se réjouir de son élection à la présidence américaine. Mais près de cinq mois après sa victoire, à Francfort, les cadres de la banque ont la migraine.

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La Deutsche Bank a prêté Trump quelque 2,5 milliards de dollars depuis 1998

De nombreuses banques ont refusé d’octroyer des prêts au magnat de l’immobilier en raison de ses faillites fréquentes et de ses problèmes financiers, mais la Deutsche Bank lui est toujours restée fidèle, et lui a prêté quelque 2,5 milliards de dollars depuis 1998.

Au cours des dernières années, 364 millions de dollars de ce montant ont été investis dans le Trump Doral Golf Club à Miami et dans les hôtels Trump à Chicago et à Washington.

Mais un petit détail dans ces prêts donnent maintenant la migraine à la Deutsche Bank, écrit American Banker. En effet, le président a fourni une caution sur sa fortune personnelle lorsque elle lui a accordé un prêt de 300 millions $ pour financer son complexe golfique en Floride.

Que faire si Trump s’avère bientôt incapable de rembourser ses dettes?
Les remboursements d’échéance ont été honorés jusqu’à présent, mais que se passerait-il si ce n’était plus le cas ? La Deutsche Bank pourrait donc en théorie ordonner la saisie des biens de Trump.

Cela soulève donc la question suivante : que vaut la caution personnelle d’un président ? Une banque peut-elle saisir les biens personnels d’un président en exercice s’il ne respecte pas ses obligations financières? Et si elle ne le fait pas, peut-elle être soupçonnée d’avoir tenté de compenser les sommes non perçues en négociant secrètement des faveurs au président ?

Une enquête actuelle du ministère américain de la Justice sur la Deutsche Bank vient compliquer les choses. La banque allemande a en effet omis de déclarer des transactions financières d’un certain nombre de Russes fortunés qui ont fait sortir 10 milliards de dollars de Russie.

Cette enquête n’a aucun lien avec le président, mais le fait que le ministère de la Justice, qui dirige l’enquête, rende compte à Trump au sujet d’une entreprise qui est sa créancière ne rendra certainement pas la chose plus facile.

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12-Les agriculteurs américains, premières victimes du protectionnisme de Trump
29 mars 2017

Le Mexique, qui importe la quasi-totalité de son maïs aux Etats-Unis, envisage de se fournir désormais sans droits de douane au Brésil et en Argentine. Ce changement, qui est une conséquence du programme du président Donald Trump et de ses initiatives pour limiter les importations du Mexique, inquiète beaucoup les agriculteurs américains.

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Trump estime en effet que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) est préjudiciable à son pays, et il envisage de le renégocier, voire de le révoquer. Mais le Mexique, qui importe 98 % de son maïs des Etats-Unis, redoute ces initiatives, ce qui le motive à rechercher des fournisseurs alternatifs.

Les agriculteurs américains risquent donc de devenir la première victime du protectionnisme que Trump préconise. L’année dernière, leurs exportations de maïs à destination du Mexique ont atteint 17,7 milliards de dollars, un montant 5 fois supérieur à celui que l’on enregistrait en 1994, l’année de la signature de l’ALENA.

Les agriculteurs américains, premières victimes du protectionnisme de Trump
Juan Carlos Baker, le vice-ministre mexicain de l’Economie, se montre très optimiste quant à la conclusion d’un accord imminent avec des fournisseurs brésiliens. Le pays aurait également engagé des négociations avec l’Argentine.

Si le gouvernement américain décide de se retirer l’ALENA, les importations agricoles en provenance des États-Unis seront taxées selon les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, c’est-à-dire qu’elles pourraient subir des tarifs consolidés de 194 %, explique Baker. « Certains n’ont pas réalisé cela aux Etats-Unis », ajoute-t-il.

Les agriculteurs américains sont donc très inquiets. John Heck, président de la National Grain and Feed Association des États-Unis, a récemment promis que son organisation utiliserait tous les moyens à sa disposition pour sauvegarder l’impact positif de l’ALENA pour l’agriculture des États-Unis.

Le Mexique chercherait également à développer ses relations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Le Japon, Singapour et la Malaisie sont également considérés comme des marchés clés potentiels. Tous ces pays sont membres du Partenariat Trans-Pacifique (TTP), que Trump a également l’intention de remettre en cause.

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13-États-Unis. Le général Flynn envisage de témoigner sur la Russie
31-03-2017

Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a proposé de témoigner devant les commissions parlementaires enquêtant aux États-Unis sur d'éventuelles interférences de la Russie dans l'élection présidentielle américaine à condition de bénéficier d'une protection contre toute « poursuite injuste », a annoncé jeudi son avocat.

photo michael flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de donald trump. © reuters
Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.© Reuters

Lire aussi :
Un ex-conseiller de Trump menace de tout balancer sur les liaisons dangereuses avec la Russie

« Le général Flynn a certainement une histoire à raconter et il est très désireux de la raconter si les circonstances le permettent », déclare Robert Kelner dans un communiqué.

Un tel témoignage permettrait de faire la lumière sur les conversations qu'a eues Michael Flynn l'an dernier avec l'ambassadeur russe aux États-Unis, Sergueï Kislyak, alors qu'il conseillait Donald Trump sur les questions de sécurité nationale dans le cadre de la campagne de l'homme d'affaires, élu président des États-Unis le 8 novembre

Des discussions ont eu lieu avec des responsables des commissions d'enquête du Sénat et de la Chambre des représentants sur un éventuel témoignage de Michael Flynn, dit Robert Kelner. Ces deux commissions enquêtent sur une possible ingérence russe dans l'élection américaine et sur d'éventuels liens entre la campagne de Donald Trump et des Russes. 

Ingérence des Russes dans l'élection américaine ?
Michael Flynn a été contraint de démissionner en février, trois semaines seulement après l'investiture de Donald Trump, pour ne pas avoir révélé l'existence de ses conversations avec l'ambassadeur russe au sujet des sanctions américaines contre la Russie. 

Cette dernière dément toute interférence dans la campagne électorale aux États-Unis, où les services de renseignement l'accusent de piratage informatique contre le camp démocrate pour favoriser l'élection du candidat républicain. 

Le Wall Street Journal a rapporté jeudi que Michael Flynn avait cherché à obtenir une immunité de la part du FBI et des commissions d'enquête parlementaires en échange de son témoignage.

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14-Melania Trump priée d'aller vivre à la Maison-Blanche ou de payer les frais de sécurité
30-03-2017

Une pétition demandant à la First Lady de payer les frais jugés élevés de sa sécurité à New York a enregistré plus de 250.000 signatures.

Melania Trump et son fils Bannon, à la Trump Tower, le 16 juin 2015.
L'Obs Melania Trump et son fils Bannon, à la Trump Tower, le 16 juin 2015.

Près de 250.000 personnes avaient signé jeudi 30 mars en fin de matinée, une pétition pour demander à la Première dame des Etats-Unis, Melania Trump, de payer elle-même les frais jugés élevés de sa sécurité à New York ou bien de venir habiter à la Maison-Blanche.

"Le contribuable paie une somme exorbitante d'argent pour protéger la Première dame dans la Trump Tower située à New York", font valoir les signataires sur le site change.org. Au moment où il faut aider à alléger la dette, font-ils valoir, "cette dépense ne produit aucun résultat positif pour le pays et ne devrait plus être financée".

La pétition sera remise aux sénateurs de l'aile gauche du parti démocrate, Bernie Sanders et Elizabeth Warren.
Melania Trump avait fait savoir qu'elle resterait à New York près de son fils Barron jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Sa protection et celle de son fils coûte entre 127.000 et 146.000 dollars par jour à la police de New York, avait indiqué le chef de cette dernière, James O'Neill, dans un courrier aux élus de la ville daté du 21 février. Le journal Bloomberg, qui tient un décompte en ligne et en direct, a évalué -jeudi à midi - à plus de 35 millions de dollars les dépenses de New York pour protéger Donald Trump. Le journal a calculé que 58 millions de dollars annuels estimés - dans le cas où le président ne passerait pas beaucoup de temps à Manhattan- pour la protection de la Trump Tower représente : plus de 7 millions de repas offerts aux personnes âgées ou 720 embauches d'enseignants ou un abri pour 15.500 familles pendant un mois ou le resurfaçage de près de 620 kilomètres de routes. 

La protection de la famille présidentielle entre l'élection de Donald Trump le 8 novembre 2016 et sa prise de fonction le 20 janvier a coûté 24 millions de dollars, soit environ 308.000 dollars par jour, avait précisé le chef de la police.

Les voyages en Floride épinglés
Cette pétition arrive alors que le Government Accountability Office, agence chargée du contrôle des comptes publics du budget fédéral, va se pencher sur les coûts des allers-retours de Donald Trump et son administration entre Washington et sa résidence Mar-a-Lago à Palm Beach en Floride. En moins de trois mois, le président américain s'y est rendu 5 fois en Air Force One, nécessitant à chaque fois la réquisition du Secret Service, de la Garde côtière et de la police locale pour assurer sa protection. Entre parties de golfes, soirées mondaines et rencontres avec des chefs d'Etat, la résidence de luxe où Donald Trump a toujours eu ses habitudes est devenue une "Maison-Blanche d'hiver".

Le gouvernement n'a pas divulgué le prix de ces voyages.
Furieux, des élus de Floride ont réclamé au président américain le remboursement des coûts engendrés localement par ces transferts. "Les pertes globalement enregistrées par les petites entreprises représentent à ce jour la somme stupéfiante de 720.000 dollars" (667.000 euros), après cinq week-ends passés dans le sud-est des Etats-Unis par le président depuis sa prise de fonctions en janvier, selon une lettre envoyée à Donald Trump par des représentants démocrates de Floride, dont l'AFP a obtenu copie mardi.

Le comté de Palm Beach estime que le coût des fréquentes visites présidentielles pourrait atteindre sur l'année entre 3,3 et 5,8 millions de dollars, selon cette lettre envoyée la semaine dernière.

280.000 euros pour la visite de Xi Jinping
Rien que pour les pompiers, les dépenses supplémentaires occasionnées s'élèvent déjà à 1,7 million de dollars, précise la lettre signée par Lois Frankel, Alcee Hastings et Ted Deutch. "Nos policiers et nos pompiers doivent travailler à 120% de leurs capacités durant les week-ends où le président vient", a renchéri la maire de West Palm Beach, Jeri Muoio, "cela signifie recruter des renforts et payer des heures supplémentaires". Les visites de Donald Trump impliquent également la fermeture de l'espace aérien local -200 vols cloués au sol à l'aéroport de Lantana- et de certaines routes ainsi que le déploiement des services spéciaux et la gestion des manifestants pro et anti-Trump. Un sommet la semaine prochaine à Mar-a-Lago entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping coûtera ainsi 280.000 dollars, selon la lettre des représentants démocrates de Floride.

Si le gouvernement fédéral ne garantit pas des compensations au comté, "nous demandons respectueusement que vous réduisiez vos visites jusqu'à ce que cette question soit résolue dans des termes favorables à notre région", écrivent les signataires.

Plutôt que de fréquenter sa luxueuse résidence, Donald Trump "pourrait se rendre à Camp David. Il peut faire ce choix afin de limiter les dépenses de notre zone", a proposé Lois Frankel, se référant à la résidence présidentielle située dans le Maryland, dans le nord-est des Etats-Unis.

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15-Un juge fédéral d'Hawaï reconduit le blocage du décret migratoire de Donald Trump
30-03-2017

Le juge Derrick Watson, qui avait supendu la première mouture du décret controversé, transforme son ordre temporaire en injonction préliminaire. Un changement juridique censé empêcher l'administration Trump d'amender le décret pendant qu'il est contesté en justice.

figarofr: Le président Donald Trump s'exprime devant des journalistes dans le bureau ovale, le 24 mars à Washington.
Le président Donald Trump s'exprime devant des journalistes dans le bureau ovale, le 24 mars à Washington.

Le juge d'Hawaï, Derrick Watson, a annoncé mercredi qu'il transformait son ordre temporaire de suspension du décret migratoire de Donald Trump en une injonction préliminaire. Par cette nouvelle forme juridique, l'ordre de suspension n'a plus besoin d'être renouvelé, a expliqué le procureur général d'Hawaï Doug Chin. Cela signifie également que l'administration Trump ne pourra amender cette version du décret tant qu'il est contesté en justice. Le département américain de la Justice devrait faire appel.

Le juge Watson avait suspendu la première mouture du décret migratoire le 15 mars, la veille de l'entrée en vigueur de l'interdiction de laisser pénétrer sur le sol américain les ressortissants de six pays à majorité musulmane. Les deux versions de ce décret migratoire voulu par le président américain ont été sévèrement critiquées car elles étaient interprétées comme un acte dirigé envers les musulmans désireux de se rendre aux États-Unis.

«Animosité religieuse»
Dans sa première contestation, le juge Watson avait considéré plausible «de conclure que cibler ces pays revenait à cibler l'Islam», la population des pays concernés étant de 90,7 à 99,8% de confession musulmane. Selon Donald Trump, ce décret migratoire est nécessaire pour garantir la sécurité des États-Unis en empêchant l'entrée d'extrémistes radicaux sur le sol américain.

Cette décision est un nouveau coup dur pour Donald Trump, dont le début de mandat est marqué par une série d'échecs. Ce décret pour limiter l'immigration en provenance de plusieurs pays musulmans était une promesse phare de la campagne du président américain. Quelques jours seulement après son entrée en vigueur le 27 janvier, il a été suspendu par la justice.

Puis le juge fédéral de Seattle, James Robart, a bloqué le 4 février, l'application du décret qui interdisait l'entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Irak, Syrie, Yémen, Somalie, Libye et Soudan), ainsi que de tous les réfugiés. La suspension estconfirmée en appel le 9 février.

Enfin le 15 mars, une version amendée de ce décret, qui exclut notamment l'Irak et les porteurs de permis de résidence aux États-Unis (cartes vertes), était de nouveau bloquée par un juge fédéral à Hawaï, Derrick Watson, qui y voit «des preuves significatives et irréfutables d'animosité religieuse». C'est ce même juge qui a reconduit sa décision suspensive.

Un autre juge fédéral dans l'État du Maryland a suspendu l'application du décret en invoquant les mêmes raisons. L'administration du président Donald Trump a fait appel de cette décision du Maryland et promis d'aller jusque devant la Cour Suprême, si nécessaire.

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16-Juncker : “Trump ne comprend rien de l’Europe
27 mars 2017

« L’enthousiasme du président américain Donald Trump à l’égard du Brexit est ennuyeux et surprenant et il prouve que le magnat de l’immobilier n’a aucune connaissance de l’histoire européenne complexe. »

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Cette déclaration, c’est celle que Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a faite dans une interview avec le Financial Times. Juncker a averti Trump qu’il menaçait de déclencher de nouvelles guerres sur le Vieux Continent en encourageant d’autres pays membres à quitter l’UE.

« J’ai dit au président, ‘arrêtez de dire de telles choses. N’encouragez pas d’autres pays à quitter l’UE, parce que si l’Union Européenne s’effondre, vous aurez une nouvelle guerre dans les Balkans occidentaux’. La seule possibilité pour cette partie torturée de l’Europe est d’avoir une perspective européenne. Si nous les laissons livrés à eux-mêmes, la Bosnie et Herzégovine, la Republika Srpska, la Macédoine, l’Albanie, tous ces pays, nous aurons de nouveau une guerre».

En 1991, à la fin de la guerre froide, la dislocation de l’ex-Yougoslavie a mené à un conflit ethnique sanglant entre les Serbes, les Croates et les Musulmans de Bosnie. La guerre n’a pris fin qu’après l’intervention de l’OTAN.

Le Brexit est une tragédie
Juncker s’exprimait dans le Financial Times à l’occasion du 60e anniversaire du Traité de Rome. Il qualifie le brexit de « tragédie » et le compare à la dislocation de l’Union Soviétique : «J’ai rencontré deux grands destructeurs dans ma vie : Gorbatchev, qui a détruit l’Union Soviétique, et Cameron [l’ex-Premier ministre britannique qui a proposé un référendum sur l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’UE] qui a détruit le Royaume-Uni d’une certaine manière, même s’il n’est pas encore certain que l’Ecosse prendra son indépendance ».

« Chaque jour, nous découvrons de nouveaux problèmes dont nous ne savions rien, ou que nous n’imaginions pas. Les gens pensent que le brexit est la fin. Eh bien, non, c’est plutôt le début ». Le président de la CE ajoute que la facture totale pour les Britanniques pourrait s’élever à 60 milliards d’euros.

Tusk et Juncker … Dupond et Dupont ?
Le Luxembourgeois affirme que les déclarations du président américain Trump et son programme « America First » effrayent les Européens. « Pour la première fois dans l’histoire d’après-guerre, nous avons un président américain qui donne l’impression qu’il ne s’intéresse pas aux affaires européennes ». Il envisage de se rendre à Washington le mois prochain, mais il n’est pas certain de pouvoir rencontrer le président américain :
« Ils essaient d’arranger quelque chose, mais il a d’autres priorités. Cela dit, il ne comprend rien à l’Europe. Il a eu Donald Tusk [le Président du Conseil de l’Europe] au téléphone mais il croyait que c’était moi ».

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17-L’interdiction des ordinateurs en cabine est un bras d’honneur pour les voyageurs d’affaires
28 mars 2017

La décision de la Grande-Bretagne, des États-Unis et de 6 autres pays d’interdire les appareils électroniques portables autres que les téléphones en cabine sur certaines liaisons aériennes pourrait avoir des conséquences importantes pour un certain nombre de compagnies aériennes du Moyen-Orient, rapporte le Wall Street Journal.

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Lire aussi :
Trump veut contrôler à l'extrême les visiteurs aux Etats-Unis

Les compagnies aériennes concernées, dont Emirates Airlines de Dubaï, Etihad Airways d’Abu Dhabi et Qatar Airways du Qatar, sont menacées de voir leur clientèle leur préférer des concurrentes occidentales, qui ne sont pas touchées par cette restriction.

Pour les passagers, ces alternatives signifient des vols plus longs avec escales, mais pour les voyageurs d’affaires, la possibilité de travailler en cours de vol risque de l’emporter sur des lignes directes plus courtes.
La nouvelle mesure risque d’être un coup dur pour les entreprises ciblées, qui connaissent déjà une période difficile, en raison des économies que les compagnies pétrolières s’astreignent à réaliser et d’une offre excédentaire de sièges.

Un coup dur pour des compagnies qui étaient florissantes
D’autant que certaines entreprises du secteur de l’armement, comme des officiels gouvernementaux, ont pour consigne de conserver leur ordinateur avec eux, pour des raisons de confidentialité.
Or, les compagnies aériennes moyen-orientales misent beaucoup sur cette clientèle de voyageurs d’affaires, qui souhaitent pouvoir travailler pendant leurs vols.

Emirates et Etihad ont donc décidé de suspendre provisoirement leurs achats de nouveaux avions. Les deux compagnies ont également réduit leurs effectifs, une évolution tout à fait inhabituelle après des années d’expansion de ces deux compagnies.

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18-Donald Trump menacé par Anonymous !
29-03-2017

« Vous allez regretter les 4 prochaines années », c’est ce que le groupe de hackers Anonymous a adressé au président américain Donald Trump sur Twitter. À travers une série de Tweets, le groupe pirate menace de dévoiler plusieurs informations compromettantes pour ce président entrant.

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L’Anonymous n’apprécie pas le futur locataire de la Maison Blanche, et le groupe le clame haut et fort, les revendications sont ciblées. Ils se vantent d’avoir en leur possession des informations privilégiées sur des affaires dites « malsaines » au sujet de Donald Trump. Les hackers menacent alors de dévoiler les liens financiers et personnels de ce dernier avec des gangsters russes, des trafiquants d’enfants et du blanchiment d’argent. Les tweets ont été envoyés par @YourAnonCentral, un compte Twitter associé au groupe Anonymous.

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La menace a été publiée juste après l’intervention de Donald Trump sur Twitter concernant John Brennan, l’ancien directeur de la CIA et la publication d’un récent rapport secret. En effet, le dossier en question se porte sur de nombreuses informations dont la véracité n’est pas vérifiée ni prouvée. Dans ce même rapport, d’hypothétiques relations entre Trump et des prostituées dans un hôtel à Moscou sont évoquées. Le président élu accusait alors le chef sortant de la CIA d’être un affabulateur, et de décrire ces allégations comme des « informations bidons amenant de personnes malades ». Si l’Anonymous n’a pas mentionné une date sur d’éventuelles publications concernant ces informations en leur possession, le groupe appelle ses partisans à « s’occuper de lui (Donald Trump) », rapporte Russia Today.

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19-Donald Trump pourra-t-il réellement relancer l'industrie du charbon ?
29.03.2017

Le président américain Donald Trump s'est attaqué au bilan de Barack Obama sur le climat, promettant un renouveau de l'industrie du charbon. Mais entre les opposants et la réalité d'un secteur en déclin, le charbon ne semble plus avoir la côte aux Etats-Unis.

Le "décret sur l'indépendance énergétique"
Entourés de mineurs, Trump signe le "décret sur l'indépendance énergétique"ordonnant un réexamen du "Clean Power Plan", qui impose aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2, le 28 mars 2017 à Washington © JIM WATSON / AFP 

"Mon administration met fin à la guerre contre le charbon", a lancé, entouré de mineurs, le président républicain le mardi 28 mars 2017, tout en signant le "décret sur l'indépendance énergétique" au siège de l'Agence de protection de l'environnement (EPA). Celui-ci avait déjà à plusieurs reprises mis en doute la réalité du réchauffement de la planète et le rôle des activités humaines dans ce dernier. Ce décret ordonne ainsi un réexamen de la mesure phare de son prédécesseur démocrate : le "Clean Power Plan" qui impose aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2

Le "Clean Power Plan" (projet pour une énergie propre) : Ce plan a pour but d'accélérer la transition énergétique, imposant aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2 de 32% d'ici 2030 par rapport à 2005. S'il entrait en vigueur, il se traduirait par la fermeture de nombreuses centrales à charbon, les plus anciennes et les plus polluantes. Il est cependant, pour l'heure, bloqué par la justice, qui avait été saisie par une trentaine d'Etats, majoritairement républicains.

Annonçant "une nouvelle ère" dans le secteur énergétique aux Etats-Unis, Donald Trump a insisté sur la nécessité de supprimer nombre de réglementations environnementales "inutiles et destructrices d'emplois"."Nous adorons les mineurs du charbon, des gens fantastiques", a-t-il martelé, promettant de leur "redonner du travail". Le décret supprime par ailleurs une demi-douzaine de décisions de M. Obama liées au climat,telles que celle portant sur l'interdiction de nouvelle exploitation de charbon sur des terres fédérales. La National Mining Association l'a applaudi, affirmant que l'abrogation du Clean Power Plan allait permettre de sauver 27.700 emplois de mineurs et près de 100.000 sur l'ensemble de la chaîne d'utilisation du charbon.

Cette volonté du président de relancer l'exploitation du "magnifique charbon propre" n'est pas nouvelle. Et le gain politique est manifeste : la production de charbon était assurée en 2014 à hauteur de 70% par cinq Etats : le Wyoming (nord-ouest), la Virginie Occidentale (est), le Kentucky (centre-est), la Pennsylvanie (est) et l'Illinois (nord). Sur les cinq, seul l'Illinois a voté pour son adversaire démocrate Hillary Clinton, en novembre 2016. 

Washington ne déterminera pas sa politique énergétique en fonction des enjeux climatiques
Véritable coup de pouce assumé aux énergies fossiles, ce décret suscite de vives interrogations sur l'attitude des Etats-Unis vis-à-vis de l'accord de Paris sur le climat signé fin 2015 par plus de 190 pays, que le magnat de l'immobilier n'a à aucun moment évoqué. Pour Bob Ward, du Grantham Research Institute à la London School of Economics, renoncer au Clean Power Plan rendrait "pratiquement impossible pour les Etats-Unis d'atteindre leurs objectifs de l'accord de Paris" (baisse de 26% à 28% des émissions d'ici 2025 par rapport à 2005). Et un retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris "ternirait clairement l'image de l'Amérique", a estimé Todd Stern, l'émissaire américain sur le climat de 2009 à 2016, sous l'administration Obama.

Si cette analyse ne fait pas l'unanimité, le signal envoyé par l'administration Trump au reste de la communauté internationale est clair : Washington ne déterminera pas sa politique énergétique en fonction des enjeux climatiques. Le nouveau patron de l'EPA, Scott Pruitt, qui a récemment affirmé, à rebours du consensus scientifique international, que les émissions de CO2 n'étaient pas une des causes majeures du réchauffement en cours, a estimé dimanche que Paris avait "été tout simplement un mauvais accord". Mais pas sûr que le retour en arrière voulu par les partisans de Donald Trump puisse voir le jour. De nombreux obstacles semblent se dresser à l'encontre de ce projet. 

Batailles en vue
Outre des interrogations, l'annonce a surtout provoqué un tollé aux Etats-Unis et à travers le monde. Le gouverneur démocrate californien Jerry Brown s'est insurgé contre "un cadeau inconscient du président Trump aux pollueurs". Parmi les chefs démocrates au Congrès, Chuck Schumer a dénoncé un texte qui démontre selon lui que le lobby des énergies fossiles "est de retour aux affaires" avec l'administration Trump. "On dirait qu'il a été écrit par le conseil d'administration d'Exxon, sans le moindre respect pour la santé et la sécurité des Américains ou pour la planète", a-t-il poursuivi. Et pourtant, même la compagnie pétrolière ExxonMobil a joint sa voix aux défenseurs de l'accord de Paris et demandé à l'administration Trump de le respecter "comme un cadre efficace pour répondre aux risques du changement climatique". "L'administration est décalée par rapport aux entreprises américaines, aux investisseurs et aux consommateurs qui veulent une énergie propre qui crée des emplois et dynamise les collectivités locales. De nombreux gouverneurs et maires vont continuer à épouser des solutions qui émettent peu de dioxyde de carbone car c'est ce qu'il faut pour les emplois, les gens et la planète", assure pour sa part Andrew Steer, président du World Resources Institute à Washington.

La répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les Etats est complexe et les seconds peuvent adopter des mesures plus sévères que ce que recommande le premier. Le cas des normes de pollution pour les automobiles l'illustre bien. Donald Trump a, là aussi, décidé il y a quinze jours de revenir en arrière sur les normes décidées par son prédécesseur et l'EPA à l'horizon 2025. Mais quelques jours plus tard, la Californie, l'Etat le plus peuplé des Etats-Unis qui dispose depuis 1963 du droit d'édicter ses propres normes en la matière, a confirmé qu'elle maintiendrait les objectifs initiaux, ouvrant la porte à une bataille qui risque de se terminer devant la Cour suprême. Au-delà de la polémique, ce décret ne changerait de tout façon rien au déclin du charbon : il n'aurait plus la côte aux Etats-Unis, ayant laissé de plus en plus place à des énergies moins polluantes pour la production d'électricité.

Le déclin du charbon est lié à la concurrence du gaz naturel et des énergies renouvelables 
La plupart des experts sont en effet sceptiques sur la possibilité que l'énergie du charbon puisse être relancée. Si ce minerai reste une composante importante du paysage énergétique américain, il ne représentait plus en 2015 que 21% de la génération d'énergie aux Etats-Unis, pour 32% au gaz naturel, 28% au pétrole et dérivés, 11% aux énergies renouvelables et 9% au nucléaire, selon les chiffres de l'agence américaine pour l'énergie (EIA).

Sur la seule année 2015, la production de charbon américaine a diminué de plus de 10%, tombant à ses plus bas niveaux depuis 1986. Pareil pour le nombre d'emplois dans ce secteur qui est passé de 88.000 en 2008 à 66.000 en 2015, selon le ministère de l'Energie. Ce serait le seuil le plus bas jamais atteint selon l'EIA depuis qu'elle a commencé à collecter cette statistique en 1978. (Mais ces chiffres en recul n'empêchent toutefois pas les Etats-Unis d'être aujourd'hui le deuxième plus gros émetteur de gaz à effets de serre derrière la Chine). "Démanteler l'EPA et se débarrasser de la règlementation ne fera pas renaître l'industrie du charbon", juge le professeur James Van Nostrand de l'université de West Virginia, pour qui le déclin de cette énergie fossile est d'abord lié à la concurrence accrue du gaz naturel et des énergies renouvelables. 

États-Unis : vers une électricité moins verte ?-AFP/Jean Michel CORNU, Vincent LEFAI
États-Unis : vers une électricité moins verte ?- ©AFP/Jean Michel CORNU, Vincent LEFAI

Et en effet, le secteur des énergies propres pèse de plus en plus lourd dans l'économie. Selon un rapport récemment publié par le département de l'énergie, sur les 3,6 millions d'Américains travaillant dans le secteur énergétique, 600.000 le font dans les énergies propres dont 300.000 dans le solaire et 77.000 dans l'éolien. Le ministère estime que les emplois dans ce secteur ont progressé de 7% l'an dernier. Ainsi, le charbon n'aurait plus la côte aux Etats-Unis où il fait de plus en plus place à des énergies moins polluantes pour la production d'électricité.

"Le développement du "low carbon economy" ne souffrira pas des changements politiques"
Dans un rapport datant de novembre, la banque d'affaires Goldman Sachs estimait qu'elle ne s'attendait pas à voir le développement de ce qu'elle appelle la "low carbon economy" souffrir des "variations cycliques et des changements politiques". "Nous nous attendons à ce que l'innovation et les marchés mondiaux, plus que la politique, soient le moteur principal de la croissance des technologies à faible émissions de carbone. A notre avis, le prix des batteries et des panneaux solaires vont continuer à baisser et les gains en terme de parts de marché pour l'éolien, le solaire, les véhicules électriques et les diodes électroluminescente (LED) se poursuivre quel que soit l'occupant de la Maison Blanche", estime Goldman Sachs. 

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20-États-Unis. Le Congrès va examiner les voyages en Floride de Trump
28-03-2017

L'organe d'audit du Congrès américain a accepté d'examiner le complexe de Mar-a-Lago du président, en Floride, à la demande de représentants démocrates s'inquiétant de la sécurité des informations confidentielles du gouvernement dans cet hôtel où Donald Trump passe nombre de ses week-ends.

photo le complexe de mar-a-lago du président trump, en floride. © afp archives
Le complexe de Mar-a-Lago du président Trump, en Floride.© AFP Archives

Le Government Accountability Office (GAO) cherchera à établir si les membres du club de Mar-a-Lago font l'objet de contrôles des services secrets, et à évaluer les dépenses des employés de l'État qui voyagent avec le président en Floride, précise l'agence dans une lettre envoyée au Congrès.

Le GAO s'intéressera également au devenir des bénéfices des hôtels deDonald Trump tirés de visites diplomatiques, poursuit la missive. 

À quelques jours de son entrée à la Maison-Blanche, les avocats de l'homme d'affaires ont assuré en janvier que les bénéfices enregistrés par les hôtels Trump à l'occasion de visites de gouvernements étrangers seraient reversés au Trésor américain. 

Documents secrets exposés au public ?
La sécurité du complexe de Floride du président a été mise en question après la diffusion en février par un membre du club de photos montrant Trump et le Premier ministre Shinzo Abe examinant des documents dans la salle à manger commune. 

La Maison-Blanche a démenti que des documents confidentiels aient été exposés à la vue du public. 

Le GAO va pouvoir mener un « examen indépendant » de la manière dont Donald Trump passe ses week-ends dans sa « Maison-Blanche d'hiver », a salué Elijah Cummings, premier démocrate de la commission de surveillance de l'action gouvernementale de la Chambre des représentants, à l'origine de la demande. 
L'audit devrait débuter d'ici quelques mois.

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