mercredi 9 août 2017

Excellentes réflexions. MerciPtrik



1-Une puce dans le cerveau pour retrouver la vue et l'audition

2-Sucre ou neurones, il faut choisir !

3-En Occident, la qualité du sperme décline dangereusement

4-Adam et Eve, un couple africain

5-Ce traitement contre le cancer rend la couleur des cheveux des patients traités !

6-Les boissons gazeuses diètes ne sont pas meilleures pour la santé

7-Les fumeurs coûtent 1.500 milliards de dollars à l’économie mondiale

8-Les conspirateurs du tabac

9-Les heures passées devant un écran sont “bénéfiques pour les adolescents”

10-La dépression favoriserait les risques de cancer

11-La Silicon Valley cherche à prolonger la vie humaine

12-Des chercheurs ont surpris des virus en train de se parler

13-Nous sommes en 2030 et les enfants assimilent une année scolaire en… 3 mois

14-Dents : les plombages au mercure bientôt interdits

15-Pourquoi prenons-nous 3 repas par jour?

16-Cancer : un nouveau moyen d’éviter les métastases

17-Pour nettoyer les déchets dans l'espace, le Japon a mis en orbite un engin de nettoyage

18-Religion : prier implique les mêmes zones du cerveau que la drogue ou le sexe

19-Le cerveau à l’aube de découvertes majeures

20-Le mystère du syndrome des cheveux incoiffables enfin résolu



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1-Une puce dans le cerveau pour retrouver la vue et l'audition

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/une-puce-dans-le-cerveau-pour-retrouver-la-vue-et-l-audition_114904

26.07.2017



Des chercheurs planchent sur une puce implantable dans le cerveau capable de restaurer la vue ou l’audition. Pour développer ce projet très ambitieux, ils ont reçu 4 millions de dollars de la part de l'armée américaine.



Une puce dans le cerveau pour restaurer les sens

Encore au stade de prototype, la puce s'implantera au niveau du cortex, la couche la plus externe du cerveau, afin de stimuler des milliers, voire des millions de neurones.



Des ingénieurs américains de l'Université Rice, dans le Texas, planchent sur un projet très ambitieux : une puce électronique implantable dans le cerveau et capable de restaurer la vue ou l'audition. Mais pour le développer, la somme se chiffre forcément en millions de dollars... Heureusement pour ces scientifiques, la DARPA (l'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense) vient de leur octroyer 4 millions de dollars sur quatre ans, annoncent-ils dans un communiqué.



Un microscope miniature pour observer au plus près le cerveau

Encore au stade de prototype, la puce s'implantera au niveau du cortex, la couche la plus externe du cerveau, afin de stimuler des milliers, voire des millions de neurones. Contenant des dizaines d'électrodes, cet implant sera capable de recevoir les informations visuelles et auditives et de les transmettre directement aux zones du cerveau capables de les traiter (aires auditives et visuelles). Implanter des électrodes pour stimuler certaines zones du cerveau, le principe n'est pas nouveau : nommé "stimulation cérébrale profonde", il est notamment utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Mais "ce sont des systèmes à seulement 16 électrodes, bien trop limités pour restaurer la vue ou l'audition", explique Jacob Robinson, qui fait partie du projet intitulé FlatScope.



À cette puce devrait être intégré un microscope miniature, développé par une autre équipe de l’Université Rice. Pendant que FlatScope sera activé, ce microscope observera et enregistrera l'activité cérébrale de l'organe qui demeure encore très mystérieux pour les neuroscientifiques. Là encore, le projet est ambitieux : il consiste à observer plus d'un million de neurones simultanément ! Le système devra posséder des centaines d’électrodes, et les neurones devront être rendus visibles grâce à des protéines bioluminescentes. "Comme le microscope enregistrera des images en 3D, nous pourrons voir la surface du cerveau mais aussi une certaine profondeur, explique Ashok Veeraraghavan, co-auteur de ce projet. À ce stade nous ne connaissons pas encore les limites mais nous espérons voir au moins au-delà de 500 microns."



Même si ces projets demeurent peu détaillés pour l'instant, les chercheurs sont optimistes quant à leur faisabilité. "Nous sommes en mesure de créer des processeurs contenant des milliards d'éléments sur une puce destinée au smartphone que nous avons tous dans notre poche. Alors pourquoi aurions-nous du mal à appliquer ces avancées aux interfaces neuronales ? ", fait remarquer Jacob Robinson.



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2-Sucre ou neurones, il faut choisir !

http://www.msn.com/fr-fr/sante/smartliving/sucre-ou-neurones-il-faut-choisir/ar-AAoVgpv?li=BBoJIji

31-07-2017



La dernière étude en date confirme les méfaits du sucre sur le cerveau, dont la réduction du volume de cet organe. Il est vraiment temps d’entamer une détox et de résister au matraquage publicitaire qui nous raconte le contraire…



sucre mauvais pour le cerveau, le cerveau rétrécit si trop desucre, sucre et alzeimer: image/jpeg



Il est avéré qu’une bonne hygiène de vie (sport, alimentation saine et non transformée, activité cognitive…) améliore la mémoire, même chez des sujets jeunes. Une étude de 2013* révélait par ailleurs que les comportements des 18-39 ans (fumeurs, surfeurs sur internet, stressés et accro à leur smartphone et faisant trop tout ça en même temps), engendraient plus de problèmes de mémoire et de concentration que prévus que chez les sujets plus âgés (à partir de 40 ans), plus conscients des conséquences d’un mode de vie délétère sur leur santé.

Une autre étude de la même année** incriminait, preuves à l’appui, le niveau élevé de sucre dans le sang sur les capacités cognitives, même chez les personnes en bonne santé.



La dernière étude en date persiste et signe : le chercheurs ont étudié les effets des boissons sucrées dont la consommation (à partir de 2 par jour) abîmerait carrément le cerveau en réduisant le volume cérébral.



Les cerveaux de 4000 participants (à partir de 30 ans) ont été examinés grâce à des IRM, et des tests psychologiques évaluant la mémoire de ces derniers leur ont été soumis.



« Les résultats montrent que plus la consommation de boissons sucrées est élevée moins le volume du cerveau et les scores au test de mémoire sont importants. Or, ces facteurs peuvent représenter des signes précoces de la maladie d’Alzheimer », peut-on lire sur le site lanutrition.fr.



Puisque l’on sait que chaque étude allant à l’encontre des lobbys concernés déclenche chez ceux-ci une frénétique riposte publicitaire, il convient d’être vigilants (avant que notre cerveau n’atteigne la taille d’une lentille !). C’est-à-dire de résister à ces campagnes qui nous vendent leurs poisons dans des mises en scène joyeuses, bucoliques, enfantines et faussement saines. On le voit pour la viande : plus les associations de défense animale (dont L214), dénoncent les conditions atroces de l’élevage des animaux, plus les lobbys de la viande nous matraquent avec des pubs où volailles et bovins gambadent avec bonheur dans une nature idyllique.



Première étape : préserver notre cerveau en le sevrant des sucres raffinés et industriels et en activant notre intelligence et notre sens critique…



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3-En Occident, la qualité du sperme décline dangereusement

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/grossesse/declin-rapide-et-continu-des-spermatozoides-chez-hommes-occidentaux_115084#xtor=EPR-1-[SEAActu17h]-20170727

27.07.2017



Le sperme des hommes vivant en Europe, aux États-Unis et en Australie contient presque 60% de spermatozoïdes en moins qu'il y a quarante ans.



Des spermatozoïdes fécondent un ovule



La diminution du nombre de spermatozoïdes menace la fertilité mais aussi la santé globale des hommes.

La fertilité des hommes occidentaux pourrait devenir une préoccupation majeure au 21ème siècle. Une nouvelle étude dresse en effet un constat alarmant concernant la dégradation de la qualité de leur sperme, en constante régression depuis 1973. Cette recherche, dirigée par une équipe de l'université hébraïque Hadassah Brau, à Jérusalem, repose sur l'analyse de 7 500 études réalisées entre 1973 et 2011.



Elle permet de constater une baisse de 52,4% de la concentration de sperme et une baisse de 59,3% du nombre total de spermatozoïdes chez les hommes d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. La concentration en spermatozoïdes est passée en moyenne de 99 millions par millilitre de sperme à 47 millions. En revanche, aucun déclin significatif n'a été observé en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique (il existe cependant moins de données concernant ces zones).



La santé masculine en jeu

Plus inquiétant encore, les résultats publiés dans la revue Human Reproduction Update indiquent que la baisse de qualité de l'éjaculat ne va pas en s'améliorant : la chute reste forte et significative même si l'on ne considère que la période 1996-2011. C'est la première fois que ce constat est basé sur des sources aussi différentes et nombreuses. Il implique, bien sûr, que le pourcentage d'hommes dont le nombre de spermatozoïdes est inférieur au seuil de sub-fertilité ou de stérilité augmente. Et donc qu'à l'avenir de plus en plus de couples auront potentiellement besoin d'avoir recours à des méthodes d'assistance médicale à la procréation pour avoir un enfant.



Toutefois, le niveau moyen de spermatozoïdes reste dans la moyenne de la norme fixée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), entre 15 millions et 200 millions de spermatozoïdes par millilitre. Et même une concentration inférieure à 15 millions n'est pas forcément synonyme d'infertilité. Mais pour les hommes concernés les risques ne s'arrêtent pas à l'infertilité, plusieurs études récentes ont en effet alerté sur le fait que la diminution du nombre de spermatozoïdes est corrélée à d'autres maladies comme le diabète, l'ostéoporose, l'hypertension et d'autres troubles cardiovasculaires.



Des facteurs environnementaux en cause

Si les travaux des chercheurs de l'université de Jérusalem n'ont pas porté sur les causes de la baisse du nombre de spermatozoïdes, le fait que celle-ci ne soit observée que dans les pays industrialisés "suggère que des produits chimiques dans le commerce jouent un rôle causal dans cette tendance" estiment-ils dans un communiqué.



Parmi les produits incriminés, les perturbateurs endocriniens, et notamment les pesticides, font partie des principaux suspects. Cependant d'autres facteurs environnementaux pourraient aussi jouer un rôle comme le tabagisme, la sédentarité et l'obésité. Une nouvelle raison pour que les messieurs appliquent un peu mieux les recommandations des autorités sanitaires : manger sain et faire de l'exercice !



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4-Adam et Eve, un couple africain

http://lirelactu.fr/source/les-echos/b11a28f3-4ca4-4bf2-afc4-50978acf35f9

vendredi 28 juillet 2017



La génétique confirme la colonisation de la planète à partir d'un petit groupe d'individus sorti d'Afrique il y a environ 100.000 ans.



https://static.milibris.com/resource/sources/les-echos/2017-07-28/resources/91c6a6d8-3e11-4320-9f92-f6cd064ced17.jpg?profile=large



La Genèse attribue trois enfants à Adam et Eve : Caïn, Abel et Seth. Mais pour les généticiens qui ont scruté nos archives ADN, la quasi-totalité des êtres humains qui peuplent aujourd'hui la terre est issue de leurs flancs. Pour dessiner l'arbre généalogique qui en apporte la preuve, les chercheurs ont analysé la structure génétique de sujets choisis un peu partout sur la planète. Les travaux les plus détaillés sont ceux qu'ont conduits Douglas Wallace et ses collègues de la faculté de médecine de l'université Emory d'Atlanta. L'arbre de Wallace se fonde sur l'ADN mitochondrial, un matériel génétique qui se transmet par les ovocytes de la mère à l'enfant et échappe au brassage des gènes qui se produit à chaque génération.



Les spécialistes du peuplement pensent que la population humaine originelle était extrêmement réduite, de l'ordre de 2.000 individus. Ce noyau originel vivait quelque part en Afrique et aurait commencé à se subdiviser à partir de notre mère commune, l'Eve mitochondriale, il y a environ 140.000 ans. Wallace a montré que, dans la pratique, cet ADN subit des modifications du fait d'erreurs de réplication. Il a ainsi pu retracer l'expansion de l'humanité en analysant les différences concentrées ensemble dans certaines régions et continents. On sait depuis que presque tous les Amérindiens présentent des mitochondries appartenant à quatre lignées (nommées A, B, C, D). Les Européens sont rattachés à d'autres lignées (de H à K et de T à X) qui déterminent aussi la période à laquelle l'homme moderne aurait atteint ce continent : entre 35.000 et 51.000 ans. En Asie, on trouve une lignée ancestrale M, avec des subdivisions E, F et G, ainsi que les lignées A à D que l'on retrouve en Amérique.



L'Afrique enfin ne se rattacherait qu'à une seule lignée, L, divisée en trois sous-lignées, dont la plus récente serait à l'origine des lignées européennes et asiatiques.



En 2013, une étude semblable a été conduite sur le chromosome Y, qui détermine le phénotype masculin. Les chercheurs pensaient jusqu'alors que l'ancêtre masculin commun le plus récent de l'espèce humaine vivait il y a 50.000 ans. Il n'avait donc pas pu croiser Eve. Des chercheurs de l'université californienne de Stanford ont réalisé la plus vaste analyse génétique de peuplement jamais entreprise. Soixante-neuf hommes provenant de neuf populations très différentes, allant des Iakoutes de Sibérie aux Bushmen d'Afrique, ont été étudiés. Grâce à ce test de paternité géant, l'équipe a conclu que tous les hommes de leur échantillon mondial ont partagé un ancêtre masculin unique en Afrique d'environ 125.000 à 156.000 ans. En outre, l'ADN mitochondrial des hommes ainsi que les échantillons similaires de 24 femmes ont confirmé les conclusions de Wallace en déterminant Eve comme originaire d'Afrique entre 99.000 et 148.000 ans, c'est-à-dire à un moment chevauchant la présence d'Adam sur le même continent.



Des similitudes

Cela prouve-t-il pour autant l'existence d'un couple originel, ascendant de l'humanité tout entière, comme l'écrit la Genèse ? La question est loin d'être tranchée. Si les scientifiques admettent globalement la pertinence du modèle « Out of Africa », concevant qu'il y a environ 100.000 ans une petite tribu de moins de 500 hommes aurait quitté l'Afrique de l'Est, berceau de l'humanité, pour coloniser la terre entière, de nouvelles investigations génétiques compliquent la recherche de nos origines. La surprise est venue de Caroline du Sud, où la demande de test de généalogie génétique d'un certain Albert Perry, un Afro-Américain lointain descendant d'esclaves, a mis en évidence une séquence génétique portée par son chromosome Y ne ressemblant à rien de connu. Une équipe internationale a poussé l'enquête jusqu'à remonter à un « Adam archaïque » vraisemblablement âgé de… 340.000 ans, soit 140.000 ans avant l'apparition de l'homme moderne.



Comment la racine de l'arbre du chromosome Y at-elle pu à ce point glisser dans le temps ? En explorant de multiples bases de données génétiques, les auteurs de l'étude publiée dans l'« American Journal of Human Genetics » ont fini par mettre la main sur les Mbo, un peuple africain originaire du sud-ouest du Cameroun. Dans cette base se trouvaient 11 hommes dont le chromosome Y présentait des similitudes avec celui d'Albert Perry, sans doute un lointain cousin. Or, cette peuplade vivait à quelques centaines de kilomètres seulement du site préhistorique nigérian d'Iwo Eleru, où les paléoanthropologues ont établi qu'Homo sapiens avait cohabité et s'était reproduit avec les descendants d'une lignée plus ancienne. Une preuve supplémentaire pour les préhistoriens que le dessin de l'évolution humaine relève plus du buisson foisonnant en tous sens que de la linéarité de l'arbre.



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5-Ce traitement contre le cancer rend la couleur des cheveux des patients traités !

http://www.letribunaldunet.fr/sante/traitement-contre-cancer-rend-couleur-cheveux-patients-traites.html?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne

29-07-2017



Leur traitement contre le cancer aura eu un effet insoupçonné sur leurs cheveux. La plupart des patients qui suivent des traitements contre le cancer, en particulier les séances de chimiothérapie ont tendance à provoquer la chute des cheveux. Mais chez ces Espagnols qui testent un traitement, la thérapie a rendu la couleur d’origine de leurs cheveux, pourtant gris depuis des années.



http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/retrouver-la-couleur-de-ses-cheveux-610x355.jpg http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/traitement-contre-les-cheveux-gris-610x386.jpg



Ils retrouvent leur pigmentation d'origine

Ce nouveau traitement d’immunothérapie, testé actuellement en Espagne, a eu un effet auquel les chercheurs ne s’attendaient pas. 52 patients, tous âgés d’au moins 70 ans, sont atteints d’un cancer et ont accepté de tester le traitement du dermatologue de l’Université de Barcelone. Lorsque le premier patient a retrouvé sa couleur d’origine, le docteur Noelia Rivera a pensé qu’il s’agissait d’un cas isolé. Mais bien vite, ils se sont rendus compte que tous les autres testeurs avaient retrouvé leur pigmentation d’origine.



http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2017/07/traitement-contre-le-cancer-retrouve-leur-couleur-de-cheveux-610x406.jpg



Peut-être un futur traitement contre les cheveux gris

Parmi les 52 patients atteints d’un cancer des poumons, 14 cas ont retrouvé leur teinte de cheveux en prenant du Keytruda, Opdivo et Tecentriq. Selon les chercheurs, le fait que les cheveux aient repris des couleurs, serait une indication que le traitement est en train de fonctionner. À l’heure actuelle, il est encore trop tôt et l’échantillon trop petit, pour tirer des conclusions quant à l’utilisation d’un des composantes du médicament pour lutter contre les cheveux gris. Surtout que ces traitements ne sont pas à prendre à la légère puisqu’ils provoquent d’autres effets secondaires non négligeables.



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6-Les boissons gazeuses diètes ne sont pas meilleures pour la santé

http://www.journaldequebec.com/2017/07/17/les-boissons-gazeuses-dietes-ne-sont-pas-meilleures-pour-la-sante

Lundi, 17 juillet 2017



Une étude affirme qu’elles pourraient être liées à des risques de maladies



http://files.gestionradioqc.com/news/picture/2017/07/18/20170718D0MR26_640x370.jpg



Lire aussi :

Amateurs de boissons diètes, soyez avisés!

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/amateurs-de-boissons-dietes-soyez-avises-846296.html



Une boisson gazeuse diète ne serait pas meilleure pour la santé qu’une boisson régulière et pourrait même mener à des problèmes de santé à long terme, selon une étude de l’Université du Manitoba dévoilée lundi.



Les équipes de chercheurs ont remarqué que les édulcorants artificiels, qui se retrouvent notamment dans les boissons gazeuses diètes, pourraient être liés à des risques « relativement plus élevés » de souffrir de surpoids, d’hypertension, de diabète de type 2 et de maladies cardiaques.



Ils font ce constat après avoir analysé 37 études antérieures faites auprès de 400 000 personnes.



Plus de recherches

L’auteure principale de l’étude croit toutefois qu’on devrait approfondir davantage la question.

« En raison de l’usage généralisé des édulcorants et de leur progression, ainsi que de l’épidémie d’obésité et de maladies associées, davantage de recherches sont nécessaires pour connaître les risques à long terme et les bénéfices de ces produits », a souligné dans un communiqué la professeure Meghan Azad.



Une nutritionniste québécoise est du même avis, elle qui voudrait bien comprendre les réels effets sur l’humain des différents sucres artificiels, comme l’aspartame, le sucralose et la stévia.



« Il va falloir aller plus loin, comme pour déterminer lequel des édulcorants est le plus nocif. L’étude n’est pas suffisante pour dire qu’il faut changer totalement nos habitudes. On ne conclut pas que c’est pas un vrai poison, sauf que ça amène des doutes, et il faut trouver des réponses », indique Annie Ferland.



Pas bénéfiques

Selon cette dernière, les produits contenant des sucres artificiels sont « très modifiés » et devraient être évités par ceux qui veulent adopter une alimentation saine.



« Ce dont on se rend compte, c’est que ça ne comporte pas réellement d’effets bénéfiques pour les gens. [...] Ça peut être consommé de façon occasionnelle, mais sans plus. Mais honnêtement, prendre quelque chose qui est diète, c’est comme échanger quatre 30 sous pour un dollar. Ce n’est vraiment pas un meilleur choix alimentaire », poursuit Mme Ferland.



Bonne conscience

Elle croit même que certains se donnent bonne conscience en consommant les produits « diètes », ce qui les pousse à manger davantage.



« Pour une bonne alimentation, retirer simplement les édulcorants artificiels n’est pas non plus la solution. Il faut regarder l’alimentation globalement et faire les bons choix, comme prioriser les fruits, les légumes et les produits qui n’ont pas beaucoup d’ingrédients », affirme la nutritionniste.



L’étude précise que le métabolisme et la flore intestinale pourraient également être affectés par ces produits sucrés qui ne contiennent pas de calories.



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7-Les fumeurs coûtent 1.500 milliards de dollars à l’économie mondiale

https://fr.express.live/2017/02/03/fumeurs-coutent-1-500-milliards-de-dollars-a-leconomie-mondiale/

3 février 2017



Fumer occasionne dans le monde un coût économique d’environ 1.500 milliards de dollars. Les fumeurs utiliseraient près de 6% du budget total des soins de santé dans le monde.



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En outre, leur comportement représenterait près de 2% du produit intérieur brut dans le monde. Cela ressort d’une enquête basée sur des chiffres d’il y a 5 ans, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’American Cancer Society dans plus de 150 pays.



Les enquêteurs font remarquer que près de 40% des coûts doivent être supportés par les pays en voie de développement.



L’enquête a montré que l’habitude de fumer a conduit en un an à 2,1 millions de décès et qu’elle est la cause de 12% de tous les décès dans la catégorie d’âge entre 30 et 70 ans.



Différences régionales

Le plus grand nombre de morts se compte sur les continents européen et américain et on recense 1,4 million de victimes chez les personnes actives. On évoque une perte de 26,8 millions d’années de travail, dont 18 millions d’années à cause de décès. Le reste de la perte est dû à la maladie et à l’invalidité.



Les soins de santé doivent donc investir 422 milliards de dollars pour supporter les coûts du tabagisme. De ce fait, fumer engloutit presque 6% des fonds consacrés dans le monde aux soins de santé. En Europe de l’Est, ce pourcentage monte à 10%.



Le coût économique total du tabagisme, selon les enquêteurs, se monte à 1.436 milliards de dollars ce qui correspond à 1,8% du produit intérieur brut mondial. Cependant, on enregistre d’importantes différences selon les régions.



Au Canada et aux Etats-Unis, on parle de 3% contre 2,5% en Europe de l’Ouest et de 3,6% en Europe de l’Est. Presque 40% du coût économique mondial du tabagisme s’observent dans des pays ayant un revenu bas ou moyen. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine représentent ensemble 25% de ce coût.



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8-Les conspirateurs du tabac

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/les-conspirateurs-du-tabac_1647738_3224.html

25.02.2012



Fumer tue : les mensonges et les manoeuvres des cigarettiers américains sont responsables d'une catastrophe sanitaire sans précédent.



http://s2.lemde.fr/image2x/2007/01/30/534x267/861290_3_88e9_d-anciens-fumeurs-ou-ceux-fumant-moins-de-dix_30e8302069680b0477711187efe8d5b3.jpg

D'anciens fumeurs ou ceux fumant moins de dix cigarettes par jour n'ont pas paru avoir plus de risques.



Si vous souhaitez rester convaincu que l'on fume parce que c'est agréable et que c'est ainsi, tournez la page. Vous avez tout à perdre à lire ce qui suit. Mais peut-être avez-vous envie de savoir pourquoi les gens fument et pourquoi il leur est aussi difficile de s'arrêter. De savoir pourquoi autant d'entre eux devraient en mourir. Et de comprendre pourquoi tout cela nous semble aussi normal. Pour cela, il faut entrer dans la salle des machines de la plus vaste entreprise d'ingénierie du consentement jamais menée à bien. C'est un endroit compliqué. C'est un enchevêtrement d'hommes et d'institutions devenus les rouages d'une subtile mécanique, capable d'infiltrer la culture et la science, de subvertir la médecine et de corrompre en masse. Et, pour vous guider dans ce dédale, Robert Proctor est la personne qu'il vous faut.



Robert Proctor, 57 ans, n'est ni un conspirationniste ni un hygiéniste acharné. Historien des sciences, professeur à la prestigieuse université Stanford (Californie), il est l'auteur de Golden Holocaust, un livre qui paraît ces jours-ci aux Etats-Unis et qui inquiète sérieusement l'industrie américaine du tabac. Au point qu'elle a eu recours à toutes les voies légales pour tenter de mettre la main sur le manuscrit avant sa publication. Sans succès.



Qu'y a-t-il dans ce pavé de 750 pages qui trouble tant des géants comme RJ Reynolds ou Philip Morris ? Il y a leurs propres mots. Leurs petits et grands secrets, puisés dans les mémos et les messages internes, dans les rapports confidentiels, dans les comptes rendus de recherche de leurs propres chimistes, de leurs propres médecins. Le fait est peu connu en France : cette précieuse et explosive documentation – les "tobacco documents" – est publique depuis la fin des années 1990. En 1998, le Master Settlement Agreement, qui clôt les poursuites engagées par 46 Etats américains contre les cigarettiers, ne comprend pas qu'un volet financier (le versement de 250 milliards de dollars – 188 milliards d'euros – échelonnés sur deux décennies), il ordonne aussi la mise dans le domaine public des secrets de l'industrie.



INFILTRATION

Des millions de documents, recouvrant plus de cinq décennies, ont ainsi été exfiltrés des quartiers généraux des grands cigarettiers et confiés à l'université de Californie à San Francisco, chargée de bâtir la Legacy Tobacco Documents Library, et de mettre sur le Net ce fabuleux corpus. Treize millions de documents, soit plus de 79 millions de pages, sont déjà numérisés. De nouveaux sont ajoutés chaque jour ou presque. C'est au prisme de ces archives que Golden Holocaust tente de raconter une histoire globale de la cigarette. Robert Proctor épluche les "tobacco documents" depuis plus de dix ans. De quoi devenir paranoïaque. Entre mille autres choses, il y a découvert que le professeur qui l'a recruté à Stanford, voilà de nombreuses années, avait secrètement émargé chez les géants du tabac. Il y a aussi compris pourquoi une de ses demandes de financement avait été refusée par la National Science Foundation (principale agence fédérale de financement de la recherche américaine) : celui qui examinait les dossiers touchait de l'argent du tabac...



Tous ceux qui ont passé du temps sur les "tobacco documents" sont peu ou prou arrivés aux mêmes conclusions. Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en ont tiré un rapport explosif de 260 pages, publié en juillet 2000, montrant comment les cigarettiers avaient infiltré leur organisation grâce à des associations écrans ou à des scientifiques secrètement payés par eux. Le tout, bien sûr, pour entraver la mise en oeuvre de politiques de contrôle du tabac. Et lors des poursuites engagées en 1999 par l'administration Clinton, en partie fondées sur les "documents", les procureurs fédéraux ont plaidé que les manufacturiers américains du tabac ont "préparé et exécuté – et continuent à préparer et exécuter – un vaste complot depuis un demi-siècle pour tromper le public".



5,5 MILLIONS DE MORTS PAR AN

La cigarette, ce sont d'abord des chiffres. Des chiffres colossaux. Chaque année, la cigarette tue plus que le paludisme, plus que le sida, plus que la guerre, plus que le terrorisme. Et plus que la somme des quatre. Plus de cinq millions et demi de vies emportées prématurément chaque année. Cent millions de morts au XXe siècle ; sans doute un milliard pour le siècle en cours.



Réfléchir au tabac donne le vertige et la nausée. Chaque année, il se produit suffisamment de cigarettes pour emplir 24 pyramides de Khéops. Leur combustion déposera quelque 60 000 tonnes de goudron au fond de poumons humains. On peut aussi aborder la question en se demandant ce que l'homme a inventé de plus inutilement dangereux pour lui-même : rien. "La cigarette, résume Robert Proctor, est l'invention la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité."



Il y a d'autres chiffres, d'autres calculs. "A chaque million de cigarettes fumées au cours d'une année, il y aura un mort prématuré dans les vingt-cinq ans qui suivent. C'est une loi qui est valable à peu près partout ", constate Robert Proctor. Cette macabre règle de trois a des applications inattendues. Comme celle de savoir combien de morts ont causé les mensonges des hauts cadres de "Big Tobacco".



"MAINTENIR LA CONTROVERSE VIVANTE"

Le 14 décembre 1953, les grands patrons du tabac se retrouvent discrètement à l'hôtel Plaza de New York. Quelques mois auparavant, des expériences menées sur des souris ont montré que le produit qu'ils vendent est cancérigène – ce que les médecins allemands savaient depuis les années 1920 –, et des journaux commencent à évoquer cette possibilité. Au terme de réunions avec le patron de Hill & Knowlton, conseiller en relations publiques, les géants du tabac se lancent dans une entreprise de propagande et d'instrumentalisation du doute scientifique qui retardera la prise de conscience des ravages de la cigarette. Il faut "maintenir la controverse vivante". Un cadre de Brown & Williamson l'écrit dans un célèbre mémo, découvert dans les "tobacco documents " : "Le doute est ce que nous produisons." Avec succès. Ce n'est qu'en 1964 que les autorités sanitaires américaines commenceront à communiquer clairement sur le lien entre tabac et cancer du poumon.



Dix ans de retard. "Si on décale les courbes de la consommation du tabac, c'est-à-dire si on place en 1954 le début de fléchissement constaté à partir de 1964, on voit que 8 000 milliards de cigarettes "en trop" ont été consommées aux Etats-Unis. Elles n'auraient pas été fumées si le public avait su la vérité dix ans plus tôt, explique Robert Proctor. Cela représente environ huit millions de morts dans les décennies suivantes." Les mensonges d'une demi-douzaine de capitaines d'industrie provoquant la mort de plusieurs millions de personnes ? Une fiction qui mettrait en scène une conspiration de cette ampleur serait taxée d'irréalisme ou de loufoquerie...



Tout ne commence pas en décembre 1953. D'autres manoeuvres sont plus anciennes. Le plan Marshall, par exemple. Le grand programme d'aide à la reconstruction de l'Europe dévastée par la seconde guerre mondiale a également été "mis à profit par les cigarettiers américains pour rendre les populations européennes accros au tabac blond flue-cured, facilement inhalable". Tout est là. Le flue-curing est une technique de séchage des feuilles de tabac qui se répand largement aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, et qui permet de rendre la fumée moins irritante, donc plus profondément inhalable. Or jusque dans la première moitié du XXe siècle, on fume encore, dans une bonne part de l'Europe continentale, du tabac brun, très âcre, beaucoup moins dangereux et addictif. Car plus la fumée peut pénétrer profondément dans les poumons, plus l'afflux de nicotine dans l'organisme est rapide, plus l'addiction qui se développe est forte. Et plus les dégâts occasionnés sur les tissus pulmonaires sont importants. "Au cours de la réunion de Paris (le 12 juillet 1947) qui a mis en mouvement le plan Marshall, il n'y avait aucune demande des Européens spécifique au tabac, raconte Robert Proctor. Cela a été proposé et mis en avant par un sénateur de Virginie. Au total, pour deux dollars de nourriture, un dollar de tabac a été acheminé en Europe."



"RENDRE LES FUMEURS LE PLUS ACCRO POSSIBLE"

Le succès de la cigarette repose toujours, aujourd'hui, sur le talent des chimistes de "Big Tobacco" pour rendre la fumée plus douce, plus volatile, plus pénétrante. Les fumeurs, qui connaissent cette sensation de piquante fraîcheur aux poumons, tiennent pour naturel et normal de fumer ainsi. "Avaler" la fumée, dit-on. C'est au contraire le résultat d'une chimie pointue et compliquée. Plusieurs centaines de composés - accélérateurs de combustion, ammoniac, adjuvants divers, sucres, etc. - sont ajoutés au tabac. Ils rendent la fumée moins irritante, plus inhalable. "On peut dire que la cigarette est véritablement un produit défectueux en ce sens qu'il est beaucoup plus nocif qu'il ne devrait "normalement" l'être... Il est modifié pour rendre les fumeurs le plus accro possible et cela le rend plus dangereux", explique Robert Proctor.



Parfois, ce qu'on retrouve dans les cigarettes n'a pas été ajouté par les chimistes de l'industrie, mais par les caprices de la nature. Ainsi du polonium 210. Pour des raisons non encore éclaircies, la feuille de tabac a une détestable propriété : elle fixe et concentre cet élément radioactif naturellement présent dans l'environnement à des teneurs infimes. Les "tobacco documents" montrent que, dès les années 1950, l'industrie a découvert cette vérité qui dérange. Elle ne divulguera rien. Les premières publications indépendantes sur le sujet n'interviendront qu'au milieu des années 1960...



Golden Holocaust raconte par le menu comment les cadres de l'industrie ont réagi à ce "petit souci" de qualité du produit fini. Et le luxe de détails prodigués par les "tobacco documents" fait basculer dans un univers sidérant. Dans un premier temps, les cigarettiers cherchent à se débarrasser de cet élément radioactif. Ils font mener des travaux qu'ils gardent secrets. Car les publier pourrait "réveiller un géant endormi" ("waking a sleeping giant", dans le texte), écrit un cadre de Philip Morris à son patron, en 1978, ajoutant : "Le sujet va faire du bruit et je doute qu'il faille fournir des faits."



Plusieurs solutions sont découvertes. Changer d'engrais ? Traiter les feuilles de tabac à l'aide d'un bain d'acide ? Sélectionner les feuilles les moins chargées en polonium ? Aucune de ces solutions ne sera, semble-t-il, retenue. Car résoudre ce problème ne procure pas d'"avantage commercial ", selon l'expression d'un haut cadre de RJ Reynolds, consignée dans les documents. Le passage des feuilles de tabac par un bain acide, par exemple, contraindrait à une "gestion spécifique" d'effluents radioactifs. Cela coûte de l'argent.



"UNE FORME D'ESCLAVAGE"

Surtout, redoutent les industriels, ce traitement pourrait affecter les propriétés chimiques de la nicotine, la rendant moins efficace à entretenir leur capital le plus précieux : l'addiction. Et puis, mieux vaut ne pas mettre sur la place publique ce problème, même si c'est pour annoncer l'avoir résolu. Dans les années 1980, Philip Morris ferme son laboratoire ad hoc. Surtout, ne pas réveiller le "géant endormi".



Quelque trente années plus tard, il dort toujours d'un sommeil de plomb. Combien de fumeurs savent qu'ils ont dans la poche un paquet de 20 tiges légèrement chargées de polonium 210 ? Combien savent qu'un paquet et demi par jour équivaut – selon une évaluation publiée en 1982 dans le New England Journal of Medicine – à s'exposer annuellement à une dose de rayonnement équivalente à 300 radiographies du thorax ? Combien savent que ce polonium 210 est responsable d'une fraction non négligeable des cancers contractés par les fumeurs ? Lorsqu'on sait, il y a quelque chose de tristement effarant à voir des militants antinucléaires griller une cigarette lorsqu'ils attendent, pour les intercepter, les convois d'oxyde d'uranium de l'industrie nucléaire ; eux-mêmes introduisent dans leur organisme un radioélément qui les irradiera de l'intérieur...



On mesure le succès d'une entreprise de propagande à l'aune de ce genre de paradoxe. Il y en a d'autres. Par exemple, le plaisir procuré par la cigarette. "C'est une pure fabrication de l'industrie, répond M. Proctor. C'est une différence fondamentale avec d'autres drogues comme l'alcool et le cannabis. La cigarette n'est pas une drogue récréative : elle ne procure aucune ébriété, aucune ivresse." Elle ne fait que soulager celui qui est accoutumé au tabac, elle le rend fonctionnel. "C'est écrit en toutes lettres dans les documents : fumer n'est pas comme "boire de l'alcool", c'est comme "être alcoolique", dit Robert Proctor. Parmi ceux qui aiment la bière ou le vin, seuls 3 % environ sont accros à l'alcool. Alors qu'entre 80 % et 90 % des fumeurs sont dépendants. C'est une forme d'esclavage."



PROPAGANDE

Pourtant, l'American Civil Liberties Union (ACLU) – l'équivalent de notre Ligue des droits de l'homme – a fait campagne au début des années 1990 pour la "liberté" de fumer sur le lieu de travail. Mais il est vrai que la prestigieuse ACLU venait, elle aussi, de toucher quelques centaines de milliers de dollars de l'industrie du tabac... "Comment peut-on parler de liberté lorsque 90 % des fumeurs interrogés disent vouloir s'arrêter sans y parvenir ?" Le novlangue d'Orwell n'est pas loin. "La guerre, c'est la paix", "l'amour, c'est la haine" professait le Parti omnipotent de 1984. Dans le monde du tabac, "l'esclavage, c'est la liberté".



Et ce message fait mouche. Les adolescents voient souvent dans la cigarette une manifestation d'esprit rebelle. Convaincre qu'inféoder ses fonctions biologiques à de grands groupes industriels tient de la rébellion, voilà un tour de force marketing, dont le projet est inscrit en toutes lettres dans les "tobacco documents" : il faut vendre aux jeunes l'idée que fumer procède d'une "rébellion acceptable".



Créer de toutes pièces des réflexes mentaux dans la population – qui ne résistent ni à l'analyse critique ni même au simple bon sens – est la part la plus fascinante de cette histoire. C'est le fruit d'investissements lourds. Depuis des décennies, les apparitions des marques de cigarettes dans le cinéma hollywoodien sont millimétrées, à coups de millions de dollars. D'autres millions sont investis par l'industrie dans la recherche biomédicale académique : non pour trouver des remèdes aux maladies du tabac mais, très souvent, pour documenter des prédispositions génétiques à des maladies, attribuées ou non à la cigarette... "Des sommes colossales ont été injectées par le tabac dans la génétique fonctionnelle, au détriment des travaux sur les facteurs de risques environnementaux, dont le tabac, explique Robert Proctor. Cela crée ce que j'appelle un "macrobiais" dans la démarche scientifique. Cela contribue à développer l'idée que les maladies sont programmées en nous et qu'on n'y peut rien."



Infiltration de la culture, infiltration de la science. Il restait à Robert Proctor à en découdre avec sa propre discipline. "J'ai aussi cherché les rats dans ma propre maison", déclare-t-il. Une cinquantaine d'historiens – la plupart financés ou secrètement payés par les cigarettiers – ont formulé lors des procès du tabac des témoignages favorables aux industriels. Dans les "tobacco documents", les cigarettiers parlent de développer une "écurie" de savants. Seuls deux historiens américains – dont l'auteur de Golden Holocaust – ont témoigné du côté des malades.



L'histoire est un enjeu important, crucial même. "Aborder l'histoire d'une certaine façon, conclut le professeur de Stanford, comme, par exemple, dans cette étude présentant "les origines de la controverse du tabac dans l'Angleterre du XVIIe siècle", permet de normaliser un phénomène qui, regardé autrement, serait simplement intolérable." Il faut inscrire la cigarette comme une variable banale de l'Histoire longue pour occulter le caractère inédit de l'addiction de masse qui s'est développée depuis le milieu du siècle dernier.



Peser sur l'histoire et les sciences sociales pour fabriquer le consentement. Philip Morris a formalisé ce projet en 1987 sous le nom de Project Cosmic – un plan destiné à "créer un réseau extensif de scientifiques et d'historiens partout dans le monde", toujours selon les "tobacco documents ". "Il s'agissait de recruter des savants dont les travaux ou les idées pourraient contribuer à forger une "narration" favorable aux industriels", explique Robert Proctor.



Cas pratique, parmi tant d'autres. Dans les années 1990, l'historien travaillait sur un sujet original et peu défriché : les politiques de santé publique dans l'Allemagne nazie et la guerre qu'Hitler avait déclarée à la cigarette. L'un de ses articles sur le sujet fut accepté en 1997 par le Bulletin of the History of Medicine. Mais, quelques années plus tard, la revue a refusé un autre de ses articles – cette fois sur l'industrie américaine du tabac. Lorsqu'une étude permet de nourrir un amalgame entre contrôle du tabac et totalitarisme, elle est acceptée ; lorsqu'elle dérange les industriels, elle est rejetée... Pour comprendre, dit Robert Proctor, "il suffit de regarder la composition du comité éditorial de la revue et les liens financiers de certains de ses membres avec le tabac". Les chiens de garde du Project Cosmic surveillaient les portes de la revue savante.



Contactés par Le Monde, les cigarettiers cités n'ont pas souhaité commenter les travaux de M. Proctor.

Stéphane Foucart - Stanford (Etats-Unis), envoyé spécial



À LIRE

"GOLDEN HOLOCAUST : ORIGINS OF THE CIGARETTE CATASTROPHE AND THE CASE FOR ABOLITION" de Robert Proctor (UniversityofCalifornia Press, 752p., 37€ ).

LES "TOBACCO DOCUMENTS" sont mis en ligne sur le site Legacy Tobacco Documents Library : www.legacy.library.ucsf.edu .



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9-Les heures passées devant un écran sont “bénéfiques pour les adolescents”

https://fr.express.live/2017/01/25/heures-en-ligne-benefiques-adolescents/

25 janvier 2017



Une nouvelle étude menée auprès de 120 000 adolescents à travers le Royaume-Uni a démontré que ceux qui passent jusqu’à 4 heures et demi devant leur ordinateur par jour seraient plus heureux et optimistes que ceux qui passent trop ou trop peu de temps sur Internet.



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Tout semblait pourtant indiquer le contraire. Durant la dernière décennie, le temps moyen passé devant un écran pour un adolescent est passé de 8 heures par semaine à 18,9 heures, et les experts ont fait le lien entre le temps toujours plus important passé devant un écran et une épidémie de problèmes de santé mentale comme la dépression et l’automutilation.



Mais les résultats de l’étude publiée dans Psychological Science et menée par Andrew Przybylski, psychologue à l’université d’Oxford, et Netta Weinstein de l’université de Cardiff nous montrent que tout n’est pas si simple…



Des adolescents plus heureux

Ceux-ci ont observé qu’il existe une durée passée devant les écrans qui est ‘juste bien’ et bénéfique. Selon le Dr. Przybylski, la crise des problèmes de santé mentale parmi les adolescents a distrait les chercheurs du fait qu’ils sont en moyenne beaucoup plus heureux que par le passé : « Les enfants au Royaume-Uni sont plus heureux, en meilleure santé, ils fument moins de cannabis, ils consomment moins de substances illégales, ils boivent sacrément moins qu’il y a dix ans ».



Son conseil aux parents ? N’essayez pas de ‘déconnecter’ vos enfants, mais au contraire, impliquez-vous plus dans leurs activités en ligne.



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10-La dépression favoriserait les risques de cancer

http://www.lepoint.fr/sante/la-depression-favoriserait-les-risques-de-cancer-26-01-2017-2100239_40.php?M_BT=3740130578&m_i=OgudEYA5kW7KeSfw5lPZMe8aBiziLTGBfE2k3uJG9q7dv4fFCvi9sezC_SeDHgBRYiYUn_HuabOfbTbX3wm8mniRvxuOOz#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20170126

26/01/2017



Une étude britannique publiée jeudi révèle que les personnes dépressives auraient davantage de chances de contracter certains types de cancer.



L'étude britannique a été menée sur plus de 160 000 personnes.

L'étude britannique a été menée sur plus de 160 000 personnes.



La dépression et le cancer ne seraient pas si étrangers l'un à l'autre, suggère une étude publiée jeudi. Les personnes dépressives ou anxieuses pourraient en effet avoir une probabilité plus élevée de mourir de certains types de cancers. L'analyse du parcours de plus de 160 000 adultes en Angleterre et au pays de Galles montre que ceux qui se sont déclarés en détresse psychologique sont plus fréquemment morts par la suite de leucémie et de cancers de la prostate ou du système digestif (côlon, pancréas, œsophage).



Les chercheurs soulignent toutefois qu'il s'agit d'une observation statistique, qui ne signifie pas forcément qu'il y a un lien de cause à effet entre état psychologique et cancer. Mais ces résultats viennent s'ajouter aux nombreux indices de l'existence d'interactions entre santé physique et santé mentale, est-il rapporté dans l'article, publié dans la revue British Medical Journal (BMJ).



Des recherches ont ainsi déjà montré que les symptômes de dépression et d'anxiété sont associés à un risque plus élevé de maladie cardiovasculaire. Mais le lien avec le cancer était jusqu'à présent peu connu, expliquent les chercheurs issus de l'University College de Londres, de l'université d'Édimbourg et de celle de Sidney. L'équipe, dirigée par David Batty, épidémiologiste à l'University College de Londres, a analysé 16 études de suivi de populations sur le long terme (une dizaine d'années en moyenne).



Sur 163 363 personnes âgées de 16 ans ou plus, et qui n'avaient pas de cancer lors de leur inclusion dans l'étude, 4 353 sont mortes de cette pathologie au cours de la durée d'observation. Les chercheurs se sont penchés en particulier sur les cancers hormonodépendants ou liés au mode de vie. Des études suggèrent en effet que le déséquilibre hormonal lié à la dépression conduit à une production plus élevée de cortisol et inhibe les mécanismes naturels de réparation de l'ADN, ce qui affaiblit les défenses face au cancer.



Tabac, alcool et obésité

Il est par ailleurs établi que les personnes dépressives ont davantage tendance à fumer, à boire et à devenir obèses, trois facteurs de risque du cancer. Selon l'analyse réalisée, les personnes décrivant des symptômes de dépression et d'anxiété dans les questionnaires sont environ 80 % plus nombreuses à être mortes de cancer du colon, et plus de deux fois plus nombreux à avoir succombé à un cancer de la prostate, du pancréas ou de l'œsophage.



Pour la leucémie, c'est même près de quatre fois plus. Les chercheurs ont neutralisé statistiquement les effets pouvant être liés au mode de vie, au sexe, à l'âge, ou encore à la corpulence et au statut socio-économique. On ne peut pas exclure une causalité inversée, c'est-à-dire que la dépression est provoquée par les symptômes d'un cancer pas encore diagnostiqué, et non la cause du cancer, avertissent les chercheurs. D'autres recherches sont donc nécessaires pour confirmer le lien et démêler les causalités, a estimé le docteur Batty.



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11-La Silicon Valley cherche à prolonger la vie humaine

https://fr.express.live/2017/01/24/silicon-valley-cherche-a-prolonger-vie-humaine/

24 janvier 2017



Divers millionnaires de la sphère technologique de la Silicon Valley espèrent pouvoir trouver un moyen de prolonger la vie humaine. Au centre de cette initiative se trouve le milliardaire Peter Thiel, un des fondateurs de PayPal et conseiller en technologie de l’équipe de transition de Donald Trump (entre Trump et Tim Cook sur la photo ci-dessus).



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Thiel aurait en effet pris contact avec Jesse Karmazin, fondateur de l’entreprise biotechnologique Ambrosia qui teste sur de riches cobayes des injections de sang de jeunes donneurs dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans. Pour participer à cette expérience, le coût est de 8.000 dollars.



En Europe, de telles pratiques sont souvent considérées comme étranges, mais selon un certain nombre d’experts, ces expériences ne devraient pas surprendre, explique Yann Verdo dans le journal Les Echos. En Californie, Peter Thiel n’est pas le seul qui veut investir une partie de sa fortune pour repousser la mort.



Résultats

Hugo Aguilaniu, directeur de recherche auprès du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), fait remarquer que les injections ne sang ne sont qu’une possibilité pour atteindre ces objectifs. Anguilaniu fait référence à Cynthia Kenyon qui dans la première moitié des années 90, a découvert le gène du vieillissement et a été embauchée par Google pour diriger la filiale, Calico, centrée sur les recherches pour prolonger la vie.



Chez Calico, Kenyon se concentre principalement sur la recherche de produits luttant contre un nombre de substances biochimiques toxiques causant diverses maladies imputées au vieillissement. L’élimination de ces substances devrait permettre de prolonger l’existence. La Clinique Mayo à Rochester fait des recherches dans le même sens.



A court terme, selon Aguilaniu, on peut s’attendre déjà à de modestes succès, mais à longue échéance, les recherches pourront conduire, selon le scientifique français, à l’élaboration de produits plus performants.



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12-Des chercheurs ont surpris des virus en train de se parler

http://www.slate.fr/story/135203/des-chercheurs-ont-surpris-des-virus-en-train-de-se-parler#xtor=RSS-2

22.01.2017



Et cela pourrait signifier l'entrée dans une nouvelle ère d'antiviraux



Bactériophage

Bactériophage



Lire aussi :

Les virus se parlent avant d’attaquer

https://fr.news.yahoo.com/virus-parlent-avant-d-attaquer-185050205.html



Les virus sont capables de se laisser des messages les uns aux autres: c'est la découverte étonnante faite par des chercheurs israéliens.



Au Weizmann Institute of Science, Rotem Sorek et ses collègues étaient à la recherche d'un «papotage bactérien». Ils étudiaient, explique Quartz, la manière dont les virus (phages) attaquent une espèce bactérienne nommée Bacillus subtilis et ils savaient que dans certaines situations ces bactéries communiquaient. Le phénomène, appelé détection du quorum, est connu: il aide les bactéries à contrôler leur comportement en fonction du nombre d'autres bactéries autour. C'est crucial pour qu'elles puissent décider quand lancer une attaque sur un organisme hôte par exemple. Mais les chercheurs se sont rendus compte que les virus eux-mêmes bavardaient.



La plupart du temps, les virus qui attaquent des bactéries s'emparent du système de la cellule hôte et se multiplient jusqu'à ce que la cellule explose et meure. Mais il arrive parfois que des phages insèrent leur propre génome dans celui d'un hôte, et se mettent en sommeil jusqu'à ce qu'un déclencheur provoque leur réveil et leur multiplication plus tard.



Expérience

L'hypothèse de Sorek était qu'étant donnée la fréquence à laquelle les virus attaquent les bactéries B. subtilis, celles-ci avaient peut-être développé une manière de prévenir les autres avant que l'attaque ne commence. Il a donc pris un virus nommé phi3T et l'a ajouté à une fiole pleine de B. subtilis. Comme prévu, les virus tuèrent alors les bactéries en larges nombres.



Afin de voir si des signaux chimiques étaient émis, Sorek a filtré le mélange et enlevé les bactéries et les virus pour ne laisser que les protéines. Il a ensuite mis le mélange de protéines dans une nouvelle fiole contenant des B. subtilis. A sa surprise cette fois, quand il a ajouté les virus phi3T, les virus ont changé de comportement: au lieu de tuer les hôtes, ils ont glissé une partie de leur génome dans les bactéries. Quelque chose dans le mélange de protéines avait incité les virus à changer leur modalité d'attaque. Sorek allait découvrir que les virus avaient senti des signaux chimiques laissé derrière par leurs prédécesseurs, signaux destinés à leur permettre de décider de tuer ou juste d'infecter les hôtes.



L'avenir de l'arbitrium

Les virus utilisent pour communiquer une protéine que l'équipe de chercheurs a appelée arbitrium, qui sort de la bactérie après la mort. Quand les niveaux d'arbitrium augmentent —quand donc un grand nombre de cellules sont mortes— les virus arrêtent de tuer les bactéries qui restent et se mettent en sommeil dans le génome bactérien.



C'est, comme le note le magazine Nature «la toute première fois que toute forme de communication est découverte entre des virus». Et il se pourrait que de nombreux autres virus puissent communiquer entre eux, dans leur propre langage moléculaire, y compris peut-être des virus responsables de maladies humaines. «Si c'est effectivement le cas, les scientifiques pourraient bien avoir découvert une nouvelle voie pour empêcher les attaques virales», continue la revue.



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13-Nous sommes en 2030 et les enfants assimilent une année scolaire en… 3 mois

https://fr.express.live/2017/01/18/formation-enseignement-2030-intelligence-artificielle/

18 janvier 2017



En 2030, la plus grande société de l’Internet dans le monde ne sera ni Apple, Google ou Facebook, mais une entreprise qui se spécialisera dans la formation et qui n’existe pas encore. C’est ce qu’affirme le futurologue Thomas Frey sur le site Web du Forum Economique Mondial.



teaching robot and pupil



Selon Frey, l’avenir de l’éducation et de la formation dépendra de l’intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement, des robots.



Cela implique, selon le futurologue, que les cours en ligne déjà existants (Massive open online courses ou MOOCS) seront grandement améliorés. Sauf que ce ne seront plus des enseignants humains qui apparaîtront dans les clips vidéo, mais des robots.



Grâce à l’intelligence artificielle, les robots seront assez intelligents pour adapter chaque cours à chaque élève, afin de lui permettre d’exploiter ses forces et ses faiblesses. Grâce aux algorithmes, on bâtira des cours sur mesure pour chacun.



Est-ce que le système scolaire actuel est efficace ?

Lorsque nous allions à l’école, la plupart d’entre nous écoutions un enseignant qui se tenait face à ses élèves dans une salle de classe. Cela comportait de nombreux avantages, mais était-ce si efficace ?



La réponse est non, parce que les 25 élèves qui soutiennent leur attention pour écouter l’enseignant apprennent tous la même chose au même rythme.



Et c’est exactement ce qui rendra l’intelligence artificielle si intéressante dans ce domaine. Selon Frey, ce nouveau système permettra aux étudiants de maîtriser un cours 4 à 10 fois plus rapidement qu’aujourd’hui, et d’assimiler une année complète en seulement 2 ou 3 mois.



Est-ce réaliste et possible ?

Il nous reste encore 13 ans avant d’atteindre 2030. En termes d’Internet, c’est une éternité. En 2004, l’Internet a commencé progressivement à rentrer dans nos vies (YouTube n’existait pas encore, il aura fallu attendre encore 3 ans avant la sortie du premier iPhone, et Google venait juste d’être introduit en bourse pour 85 $ par action, alors qu’aujourd’hui, celle-ci vaut 804 $).



Si nous regardons ce qui a été accompli au cours de ces 13 dernières années (DeepMind de Google, Watson d’IBM, les drones d’Amazon…), les prévisions de Frey semblent absolument réalistes.



La recherche scientifique montre que la méthode d’enseignement “un pour un” est la plus efficace pour améliorer la performance scolaire des enfants (contre la méthode actuelle de la classe), ce qui suggère que cette évolution est bien appelée à se produire.



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14-Dents : les plombages au mercure bientôt interdits

http://www.medisite.fr/a-la-une-dents-les-plombages-au-mercure-bientot-interdits.1230782.2035.html?xtor=EPR-55-%5BMedisite-Alerte-Infos%5D-20161215

15 Décembre 2016



Le recours aux amalgames dentaires utilisant du mercure sera bientôt interdit sur certaines personnes. Ce métal est en effet toxique et pourrait être impliqué dans plusieurs maladies graves.



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"Le mercure, qui peut avoir des conséquences extrêmement négatives sur la santé, est l’une des dix substances les plus polluantes au monde." Ces termes formulés par le Parlement européen figurent dans un nouveau projet de loi présenté à l’échelle de l’Union Européenne. Le Parlement s’est en effet réuni avec la Commission Européen et le Conseil relatif au mercure la semaine dernière et sont parvenus à un accord visant à interdire les amalgames dentaires utilisant du mercure dans certaines conditions à partir du 1 er juillet 2018.



Interdire les plombages au mercure pour les femmes enceintes et les enfants

Les premiers concernés par cette mesure seront les personnes les plus vulnérables, à savoir les fœtus, les nourrissons et les jeunes enfants : à compter de l’entrée en vigueur de l’accord, "l’utilisation d’amalgames dentaires sous quelque forme que ce soit [sera] interdite pour le traitement des femmes enceintes ou qui allaitent et des personnes qui reçoivent un traitement sur leurs dents de lait " précise ainsi l’Amendement 60 de l'article 10 du projet de loi.



Un risque d’empoisonnement du foie, des reins et du cerveau

Mais pourquoi de telles précautions ? Le mercure est fréquemment utilisé pour soigner les caries et combler les cavités qu’elles laissent dans les dents. Les plombages sont ainsi généralement composés à 50% de mercure. Mais depuis plusieurs années, des experts alertent sur les dangers de ce métal : des minuscules morceaux de mercure pourraient se décoller et empoisonner les organes comme le foie, les reins et même le cerveau, où ils seraient même suspectés de jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer. Les amalgames au mercure pourraient également être impliqués dans le développement de scléroses en plaques, dans l’anxiété, la dépression et l’infertilité, selon l’Académie internationale de médecine bucco-dentaire et de toxicologie (International Academy of Oral Medicine and Toxicology, IAOMT).



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15-Pourquoi prenons-nous 3 repas par jour?

https://fr.express.live/2016/12/09/pourquoi-3-repas-par-jour/

9 décembre 2016



La règle des 3 repas par jour semble tellement naturelle que ses multiples formes de contournement, comme le fait de sauter le petit-déjeuner, ou celui de grignoter, sont souvent condamnées par les médias et le corps médical. Et pourtant, c’est une habitude très récente, qui a beaucoup varié en fonction des âges et des milieux sociaux.



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« Un paysan du Moyen-âge commençait par une bière, du pain le matin, puis emportait de la nourriture aux champs pour un repas conséquent qu’il prenait entre 2 et 6 heures ou même plus tard, selon son travail, la saison et multitude de facteurs», affirme le professeur d’histoire Paul Freedman, qui enseigne à l’Université de Yale aux Etats-Unis.



Dans son ouvrage, Food: The History of Taste (La nourriture: l’histoire du goût), il évoque comment le monde occidental est parvenu à instituer cette règle intangible des 3 collations par jour, alors qu’elle « ne repose sur aucun argument biologique ». En fait, ce serait le besoin de se rassurer avec des rituels routiniers qui écartent l’incertitude, qui aurait conduit à adopter cette discipline.



Mais de nos jours, le rythme d’alimentation quotidien redevient de plus en plus une affaire de goûts personnels et la sacro-sainte règle des 3 repas tend à disparaître, à la faveur des changements de soc