vendredi 11 août 2017

Vous avez une opinion?



1-"Washington, comment l'argent a ruiné la démocratie américaine" : un appel d'air édifiant et salutaire

2-La faillite du leadership américain

3-La Chine restera neutre en cas d'attaque nord-coréenne

4-La Corée du Nord menace d’attaquer une base militaire sur Guam

5-Corée du Nord : Trump promet "le feu et la colère" après les menaces

6-Corée du Nord. Le Japon ne pourra "jamais tolérer les provocations"

7-Sommes-nous au début ou à la fin d’un cycle ?

8-Vers une nouvelle crise de la dette aux Etats-Unis ?

9-Les banques ont payé 321 milliards de dollars d’amendes depuis 2007

10-La leçon économique de Mandela et Deng Xiaoping

11-Venezuela : malédiction du pétrole ou du socialisme ?

12-Les Indiens ont survécu à tout… sauf au socialisme du 21e siècle

13-Le transfert de Neymar est le reflet d’une traite humaine organisée et mondiale

14-Tadjikistan : ‘Les citoyens doivent s’habiller à l’occidentale, pas comme des

15-Fortune: et l’homme le plus riche du monde est…

16-Super-yachts = super-risques

17-L’Inde est un paradis pour le tourisme médical

18-Le Canada menacé par une pénurie de… cannabis

19-Le Qatar instaure un statut de super-résident pour les étrangers privilégiés

20-Stéphane Xiberras: «Personne n'en a plus rien à cirer de la publicité»



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1-"Washington, comment l'argent a ruiné la démocratie américaine" : un appel d'air édifiant et salutaire
http://www.atlantico.fr/decryptage/washington-comment-argent-ruine-democratie-americaine-appel-air-edifiant-et-salutaire-3134547.html?yahoo=1

11 Août 2017



L'année 2016-2017 a été riche en événements et en surprises sur le plan politique en Europe et aux États Unis. L'élection présidentielle française ne nous a pas épargné en la matière. Ce livre revient sur la révolution qui a eu lieu aux États Unis autour du financement des campagnes électorales et ses conséquences profondes sur la relation entre les élus et les électeurs. Le rapport à l'argent dans la politique est bien entendu au centre du débat politique français même s'il est fondamentalement différent dans les deux pays.



"Washington, comment l'argent a ruiné la démocratie américaine" : un appel d'air édifiant et salutaire



Ce livre apporte un point de vue passionnant et totalement actuel sur ce qui a poussé la montée du populisme et le rejet des élites lors de la dernière élection américaine. Ce même rejet est à l'origine d'une redistribution totale des cartes dans les élections françaises rendant la comparaison entre les deux processus captivante et révélatrice.



Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console. Cette plongée dans le système politique américain rend la situation française risible par son innocence et son formalisme.



Dans cet ouvrage en plein dans l'actualité française, Guillaume Debré écrit un réquisitoire totalement effarant sur un système de corruption absolument légal qui s'est institutionnalisé aux États Unis non seulement au niveau des élections présidentielles mais aussi dans l'ensemble du mécanisme démocratique américain. Il ne faut pas oublier que l'on parle d'un pays où même les procureurs sont élus...



POINTS FORTS

Ce livre est écrit dans un style journalistique remarquablement efficace qui rend son message très accessible. De la même manière, l'auteur a fait un travail très sérieux de recherche pour étayer des affirmations pour le moins troublantes. Enfin, le fait qu'il ait été écrit par un journaliste français permet une très grande liberté de ton qui aurait peut-être été difficile aux États Unis. Si on ne connaissait pas le passé de l'auteur, on pourrait lui reprocher un certain militantisme. Heureusement le sérieux de la préparation de ce livre rend son message difficile à remettre en question.



POINTS FAIBLES

L'auteur revient parfois trop souvent sur les quelques exemples. En même temps ce qu'il décrit est tellement étonnant qu'il n'est pas inutile de le lire plusieurs fois pour l'intégrer.



EN DEUX MOTS ...

Le constat est malheureusement très parlant. L'élection présidentielle américaine de 2016 est le résultat d'un "investissement" de 3 Milliards d'Euros contre 0,072Milliards pour la France en 2012. Pour être sénateur aux États Unis, il faut prévoir entre 7 et 8 millions de dollars pour financer sa campagne... ça laisse rêveur.



Le problème, ce ne sont pas tellement les montants en question. Après tout les États Unis sont un pays riche qui a l'habitude des excès de toutes sortes. La question est plutôt de savoir comment ces montants sont financés et quel est leur impact sur la vie politique et sur les priorités des élus.



"Les Conseillers évaluent entre 70 à 80% le temps que la candidate (Hillary Clinton) devra consacrer à faire la quête. Pour qu'elle ait une chance de l'emporter, ils ont même fait le décompte: 2 201 heures seront nécessaires! Le reste sera partagé entre la "com" (rédaction de discours, interviews, préparation débats), qui ne représentera qu'entre 10 et 20% de son temps, et les réunion publiques, les meeting et les rendez-vous politiques (entre 5 et 10%). Quant à la mise au point d'un programme politique, ses conseillers s'en chargeront.



La candidate ne devra y passer que 5% de son temps, grand maximum!"



L'AUTEUR

Guillaume Debré a travaillé d'abord chez CNN comme "producer". Il a ensuite été correspondant de TF1 à Washington et grand reporter pour TF1 où il travaille toujours.

Guillaume Debré a publié trois ouvrages sur les élections américaines en 2008, en 2012 puis un ouvrage en 2014 en coopération avec Patrick Bourdet.

Il est bien entendu considéré comme un expert du système politique américain et de son évolution récente.



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2-La faillite du leadership américain

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296439-faillite-leadership-americain?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c

9 août 2017



Les États-Unis ne sont ni omnipotents ni irréprochables. Les États-Unis et le monde seraient mieux si les États-Unis dirigeaient moins mais avec plus de sagesse.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/28642394526_b547990736_z-640x374.jpg



Lire aussi :

Corée du Nord : la crise souligne les carences de l’administration Trump
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/10/la-crise-nord-coreenne-souligne-les-carences-de-l-administration-trump_5171143_3222.html



Les partisans d’un leadership mondial américain fort sont en train de vivre une mauvaise décennie. L’élection de Donald Trump a clairement été un appel au réveil de l’establishment de la politique étrangère à Washington. À la différence des décennies de consensus bipartite qui positionnaient les États-Unis en «nation indispensable», Trump semble être indifférent à la place de l’Amérique dans le monde.



Ses relations tendues avec les alliés de longue date et ses décisions de se retirer du partenariat transpacifique et du traité climatique de Paris ont poussé ses détracteurs, comme l’ancien conseiller de la sécurité nationale Susan Rice, à affirmer que Trump « détruit le leadership américain sur la scène internationale ».



Le désespoir de nos alliés

Les craintes au sujet de Trump, cependant, ne font que faire écho aux préoccupations exprimées autour de l’administration Obama. Les critiques insistaient sur le retrait d’Obama de l’Irak, son incapacité à intervenir dans la guerre civile syrienne et son échec à contrecarrer l’emprise de la Russie sur la Crimée et l’Ukraine comme preuves d’un repli malsain qui a entraîné « le désespoir de nos alliés et la joie de nos ennemis ».



La véritable question, cependant, n’est pas l’incapacité des États-Unis à mener, c’est plutôt l’échec du leadership américain. Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont exhibé leurs muscles à plusieurs reprises.



Le problème est que cela a trop souvent provoqué le ressentiment, le conflit et l’instabilité, exactement le contraire des promesses faites par les promoteurs de l’interventionnisme militaire.



La raison fondamentale de cet échec est que les fonctionnaires américains ont trop confiance en leur pouvoir de décréter des résultats à travers le monde, surtout via l’usage de la force militaire.



Le danger du leadership

Les 15 dernières années témoignent largement des dangers du leadership et de l’interventionnisme américain. Après les attentats du 11 septembre, l’administration Bush a lancé une guerre contre le terrorisme fondée sur une stratégie combinant l’intervention militaire, le changement de régime et la reconstruction d’une nation.



L’objectif était de tuer des terroristes à court terme, de détruire leurs organisations à moyen terme et, à plus long terme, de remodeler la politique des nations pour empêcher le terrorisme de se développer.



L’administration Obama a sensiblement suivi la même voie, se retirant de l’Irak mais poursuivant des changements de régime en Libye, s’étendant en Afghanistan et élargissant la guerre de drones contre les terroristes dans sept pays.



Aujourd’hui, l’administration Trump a commencé à intensifier la lutte contre Daech et Al-Qaeda, habilitant le Pentagone et les militaires à déterminer les niveaux de troupes et à prendre des décisions plus rapides sur le terrain.



Inefficacité contre le terrorisme

Le problème au Moyen-Orient n’a pas été le manque de leadership, mais plutôt l’incapacité à reconnaître que la stratégie américaine a été un échec. Les dirigeants politiques ont exagéré la menace terroriste aux États-Unis et ont ensuite appliqué les mauvais remèdes. L’intervention militaire s’est révélée excellente pour se débarrasser de certains régimes, mais complètement inefficace pour vaincre les organisations terroristes.



Depuis 2001, le nombre de groupes terroristes et de combattants « jihadistes » a grimpé en flèche. Les franchises d’al-Qaïda continuent à fleurir et l’invasion de l’Irak a provoqué par inadvertance le chaos qui a aidé l’État islamique à prendre racine. Partout où les États-Unis sont intervenus – soit par drone, soit par invasion -, et ce depuis 2001, l’instabilité et la violence sont plus exacerbées aujourd’hui qu’auparavant.



L’échec de la reconstruction des nations

Avec le jeu de reconstruction des nations, le résultat n’est pas mieux ! Les États-Unis ont consacré des milliards de dollars dans ses efforts de renforcement de la nation en Irak et en Afghanistan, en reconstruisant les infrastructures, en formant la police et les troupes militaires et en fournissant une défense interne contre les terroristes.



La dure vérité, cependant, est que ces pays ne sont ni une démocratie qui fonctionne, ni des régimes stables, et ne tiendront pas longtemps sans un soutien extérieur.



Pendant ce temps, l’échec de la guerre contre le terrorisme a coûté une enveloppe astronomique, tant pour les États-Unis que pour le Moyen-Orient. Les États-Unis ont déjà dépensé des milliards de dollars et ont vu 7 000 Américains tués dans les combats, alors que selon les ONG, entre 1,3 million et 2 millions d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais ont trouvé la mort. Cela sans compter ceux en Libye, au Yémen, en Syrie ou ailleurs, dont les décès sont le résultat de l’intervention des États-Unis et de ses dommages collatéraux.



Aveuglement américain

Malheureusement, malgré cette histoire récente, il y a peu de signes que Washington soit prêt à reconnaître les limites du leadership américain. Bien que l’administration Trump puisse freiner l’Establishment de la politique étrangère sur certaines questions, il est clair que la dépendance américaine à l’intervention militaire au Moyen-Orient est partie pour durer.



Le leadership américain peut en effet être un intéressant vecteur d’influence pour le bien, mais les États-Unis ne sont ni omnipotents ni irréprochables. Les États-Unis et le monde seraient mieux si les États-Unis dirigeaient moins mais avec plus de sagesse.



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3-La Chine restera neutre en cas d'attaque nord-coréenne

https://fr.news.yahoo.com/la-chine-restera-neutre-en-cas-dattaque-nord-042745578.html?soc_src=hl-viewer&soc_trk=tw

11 août 2017



PEKIN (Reuters) - En cas d'attaque de la Corée du Nord menaçant les Etats-Unis, la Chine devra rester neutre, mais si Washington attaque en premier la péninsule afin de destituer le régime nord-coréen, la Chine s'interposera, déclarent vendredi les médias chinois.



LA CHINE RESTERA NEUTRE EN CAS D'ATTAQUE NORD-CORÉENNE

En cas d'attaque de la Corée du Nord menaçant les Etats-Unis, la Chine devra rester neutre, mais si Washington attaque en premier la péninsule afin de destituer le régime nord-coréen, la Chine

s'interposera, déclarent vendredi les médias chinois. /Photo prise le 10 août 2017/REUTERS/Toru Hanai



Lire aussi :

Chine : le mythe d’un empire pacifique

https://www.contrepoints.org/2017/08/10/296515-chine-mythe-dun-empire-pacifique?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=a543ed8e99-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-a543ed8e99-114181169&mc_cid=a543ed8e99&mc_eid=3a34d02b7c



Donald Trump a encore haussé le ton jeudi contre la Corée du Nord, mettant en garde le pays contre toute attaque sur l'île de Guam ou sur des alliés de l'Amérique, après l'annonce d'un projet de tir vers Guam par Pyongyang.



La Chine, principal allié diplomatique et partenaire commercial de la Corée du Nord, a multiplié les appels au calme.



Elle s'est dite contrariée par les essais nucléaires et balistiques répétés de Pyongyang, mais aussi par le comportement des Etats-Unis et de la Corée du Sud, accusés d'attiser les tensions, notamment par un projet de système antimissile.



Pékin n'est pas en mesure de persuader Washington ni Pyongyang de renoncer, estime vendredi un éditorial du Global Times, un quotidien régi par l'Etat et publié par le Quotidien du peuple.



"Il faut prendre position clairement auprès de toutes les parties et leur faire comprendre que si leurs actions mettent en danger les intérêts de la Chine, la Chine répondra avec une main ferme", poursuit le journal, qui ne représente pas officiellement la position du gouvernement.



"Si la Corée du Nord lance des missiles qui menacent le territoire américain en premier, et que les Etats-Unis ripostent, la Chine restera neutre", ajoute-t-on.



"Si les Etats-Unis et la Corée du Sud mènent des frappes et essaient de destituer le régime nord-coréen et de changer le modèle politique de la péninsule coréenne, la Chine les empêchera d'en faire ainsi"



Pékin redoute qu'un conflit dans la péninsule ne déclenche une vague de réfugiés vers le nord-est de la Chine, et n'aboutisse à une Corée réunifiée alliée des Etats-Unis.



La Corée du Nord joue pour le moment un rôle d'Etat tampon entre la Chine et les forces américaines basées en Corée du Sud et au Japon.



"La péninsule coréenne est le lieu de convergence des intérêts stratégique de toutes les parties, et aucune ne devrait tenter de dominer la région de manière absolue", poursuit le Global Times.



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4-La Corée du Nord menace d’attaquer une base militaire sur Guam

https://fr.express.live/2017/08/09/coree-du-nord-attaque-base-militaire-guam/

9 août 2017



Quelques heures après que le président américain Donald Trump a mis en garde le régime nord-coréen contre les conséquences de ses menaces réitérées contre les Etats-Unis, Pyongyang a rétorqué en annonçant envisager une frappe sur un territoire américain dans le Pacifique.



American Air force bomber B1



Voir la vidéo :

Un million de soldats, 4200 chars, 820 avions de combat... que pèse (vraiment) l'arsenal militaire de la Corée du Nord ?

http://www.lci.fr/international/video-trump-vs-kim-jong-un-un-million-de-soldats-4200-chars-820-avions-de-combat-que-pese-vraiment-l-arsenal-militaire-de-la-coree-du-nord-2061069.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1502436873



Lire aussi :

Pyongyang juge Donald Trump "dépourvu de raison" et précise son projet d'attaque

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/pyongyang-juge-donald-trump-d%c3%a9pourvu-de-raison-et-pr%c3%a9cise-son-projet-dattaque/ar-AApNOz5?li=BBoJIji

Sur la base de Guam, la grande peur de l'Amérique

http://www.lepoint.fr/monde/sur-la-base-de-guam-la-grande-peur-de-l-amerique-04-08-2017-2147931_24.php?&m_i=owCL7r8VHoFPEOi3EfsKi1dlTn05PAAO0%2BLgPRSKTPl2e2BQC%2B_ZvGQ1PCtg5skMsnIIscMosiN9IWBEBqhe%2BVygkloooJ&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20170809



Dans un communiqué de l’agence de presse nord-coréenne KCNA, le régime du dictateur Kim Jong-Un menace de lancer des frappes sur l’île de Guam avec ses missiles balistique de portée intermédiaire Hwasong-12. Selon un porte-parole de l’armée, un plan d’attaque est prêt, qui n’attend plus que l’ordre d’exécution « dès que Kim Jong Un, le commandant suprême de la force nucléaire, le décidera ».



Guam est une île qui fait partie de la Micronésie et qui forme un territoire distinct des États-Unis. Les Etats-Unis détiennent une importante base navale et aérienne sur Guam, et 160 000 personnes y résident.



La Corée du Nord a des têtes miniatures

Le même jour, le Washington Post avait annoncé que la Corée du Nord avait réussi à développer une ogive miniature qui pouvait être embarquée sur ses missiles balistiques intercontinentaux.



Cela impliquerait une avancée majeure, parce que cela signifierait que la Corée du Nord serait désormais capable de lancer une attaque nucléaire. Or, les services du renseignement américain estimaient auparavant que ce jalon ne serait pas atteint avant plusieurs années. Mais il semble désormais que le pays ait franchi certaines étapes beaucoup plus rapidement que prévu, et qu’il sera en mesure de lancer avec succès un missile balistique intercontinental contenant une tête nucléaire vers la fin de l’année prochaine.

Ces mêmes experts estiment que le régime de Kim Jong-un régime dispose déjà de 30 à 60 bombes nucléaires.



Mardi, le président des États-Unis a prévenu la Corée du Nord d’une éventuelle escalade. Il a promis que le pays «serait accueilli avec le feu, la furie, et une démonstration de force, comme le monde n’en a jamais vu. »



Rasmussen : un dangereux précédent

L’ancien Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a mis en garde sur Twitter contre la rhétorique belliqueuse de Trump. Les experts militaires sont aussi très inquiets. Le recours de Trump à des termes forts limite de plus en plus les options des États-Unis.



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5-Corée du Nord : Trump promet "le feu et la colère" après les menaces

http://www.lepoint.fr/monde/coree-du-nord-trump-promet-le-feu-et-la-colere-apres-les-menaces-08-08-2017-2148858_24.php?&m_i=he3iNIJhHeEblA%2BR3iY31%2BmpIY3smHaWwkgPU%2BqVBgWCzuLZTiDy4VdoVXTHoagxa3Wmuw59cRjuPxaam3LaSD3xwLghho&boc=89578&M_BT=3740130578#xtor=EPR-6-[Newsletter-Matinale]-20170809

08/08/2017



Le président américain a vivement réagi aux menaces répétées du régime nord-coréen. Pyongyang est sous le coup de sanctions économiques de l'ONU.



Donald Trump perd patience à la suite des menaces du régime nord-coréen.



Lire aussi :

L’Australie promet de soutenir les USA en cas d'attaque nord-coréenne

https://fr.sputniknews.com/international/201708111032603559-coree-nord-australie-usa-soutien/

Doit-on s’inquiéter d’une possible guerre entre la Corée du Nord et les Etats-Unis ?

https://fr.express.live/2017/08/10/guerre-possible-coree-du-nord-etats-unis/

Une guerre avec la Corée du Nord serait "catastrophique", selon le ministre américain de la Défense

http://www.europe1.fr/international/une-guerre-avec-la-coree-du-nord-serait-catastrophique-selon-le-ministre-americain-de-la-defense-3408680

Trump affirme que sa mise en garde à la Corée du Nord n'était "peut-être pas assez dure"

http://www.europe1.fr/international/trump-affirme-que-sa-mise-en-garde-a-la-coree-du-nord-netait-peut-etre-pas-assez-dure-3408584

Trump redouble de virulence face à Pyongyang qui menace Guam

https://fr.news.yahoo.com/pyongyang-pr%C3%A9cise-plan-dattaque-guam-moque-trump-152348124.html

Stratégie du fou? À quoi joue Trump avec la Corée du Nord

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/strategie-du-fou-a-quoi-joue-trump-avec-la-coree-du-nord_1934532.html

Pour le conseiller évangélique de Trump, «Dieu lui a donné toute l'autorité pour tuer Kim Jong-un»

https://fr.news.yahoo.com/conseiller-%C3%A9vang%C3%A9lique-trump-dieu-donn%C3%A9-toute-lautorit%C3%A9-tuer-142907615.html



Donald Trump a tapé du poing sur la table mardi 8 août, en réaction aux différentes menaces proférées par la Corée du Nord à l'encontre des États-Unis. « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les États-Unis », a déclaré Donald Trump depuis son golf de Bedminster (New Jersey) où il passe des vacances. « Elles se heurteront au feu et à la colère », a-t-il ajouté, promettant une réaction d'une ampleur « que le monde n'a jamais vue jusqu'ici ».



Le régime de Pyongyang a assuré lundi que le durcissement sensible des sanctions des Nations unies ne l'empêcherait pas de développer son arsenal nucléaire, menaçant les États-Unis de leur « faire payer le prix de leur crime (...) un millier de fois ».



Des sanctions équivalentes à un milliard d'euros

Sous l'impulsion de Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé à la Corée du Nord des sanctions qui pourraient lui coûter un milliard de dollars de revenus annuels tout en restreignant des échanges économiques cruciaux avec la Chine, son principal allié et partenaire économique. Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a exclu un retour rapide au dialogue avec le Nord, estimant que la nouvelle volée de sanctions démontrait que la planète avait perdu patience face à ses ambitions nucléaires.



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6-Corée du Nord. Le Japon ne pourra "jamais tolérer les provocations"

http://www.nice.maville.com/actu/actudet_-coree-du-nord.-le-japon-ne-pourra-jamais-tolerer-les-provocations_fil-3258970_actu.Htm?abo=1039733&serv=137&utm_source=newsletter&utm_medium=email_interne&utm_campaign=lettre_information_maville&utm_content=actualite&xtor=EPR-300-%5blettre_information_maville%5d-20170810-%5bactualite%5d-1039733@2

Jeudi 10 août 2017



Le gouvernement japonais a averti jeudi qu'il ne pourrait « jamais tolérer les provocations » de la Corée du Nord, après que le régime de Pyongyang a menacé de tirer des missiles vers l'île américaine de Guam, dans le Pacifique.



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Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga



« Nous appelons fermement la Corée du Nord à prendre au sérieux les avertissements répétés de la communauté internationale, à se plier aux résolutions de l'ONU et à s'abstenir d'autres provocations », a déclaré le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.



Le Japon, très proche allié des États-Unis, a par ailleurs soutenu le ton belliqueux adopté ces derniers jours par le président américain Donald Trump, qui a promis le « feu et la colère » à la Corée du Nord, alors que plusieurs pays ont exprimé leurs inquiétudes.



« Il est très important de maintenir le pouvoir de dissuasion nucléaire des États-Unis face à une situation sécuritaire très préoccupante dans la région », a estimé M. Suga. « Le président Trump a dit que toutes les options étaient sur la table », y compris militaire, « et le gouvernement salue cette politique ». « Les actions de la Corée du Nord sont une provocation manifeste », a-t-il insisté, et « nous ne pourrons jamais tolérer cela ».



Japon et États-Unis « en consultation étroite »

Interrogé sur l'éventuel déploiement de systèmes de défense anti-missiles, le représentant de l'exécutif a répondu : « Les forces d'autodéfense (nom de l'armée japonaise) prendront les mesures nécessaires, mais je ne donnerai pas de détails ».



Minimisant le risque d'une action unilatérale des États-Unis sans demander l'avis du gouvernement nippon, M. Suga a insisté sur le fait que le Japon et les Etats-Unis étaient « en consultation étroite ». Une réunion ministérielle est prévue le 17 août à Washington sur les questions de sécurité, a-t-il rappelé.



Rex Tillerson et James Mattis, secrétaire d'État et ministre de la Défense américains, recevront à cette occasion leurs homologues japonais Taro Kono et Itsunori Onodera, récemment nommés au sein du gouvernement remanié de Shinzo Abe.



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7-Sommes-nous au début ou à la fin d’un cycle ?

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296432-sommes-debut-a-fin-dun-cycle-2?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c

9 août 2017



Nous pensons être à la fin du cycle économique selon l’économie autrichienne. Dans ce cas, la gueule de bois qui suit l’abondance de liquidités est pour bientôt.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/06/6620592883_61849163a8_z.jpg



Lire aussi :

Dix ans après la crise financière, faut-il craindre la prochaine ?

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-dix-ans-apres-la-crise-financiere-faut-il-craindre-la-prochaine-.aspx?article=11313024234H11690&redirect=false&contributor=Jean-Fran%c3%a7ois+Faure&mk=2

La conception de la liberté de Milton Friedman

https://www.contrepoints.org/2017/08/09/296453-conception-de-liberte-de-milton-friedman?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=661ffdaf77-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-661ffdaf77-114181169&mc_cid=661ffdaf77&mc_eid=3a34d02b7c



La théorie autrichienne du cycle économique (ou ABCT, pour Austrian Business Cycle Theory) explique comment les banquiers centraux fabriquent les booms et les récessions qu’ils prétendent empêcher ou du moins minimiser.



Bien que la théorie ait été d’abord raillée par les économistes allemands traditionnels, elle a été reprise par les investisseurs qui la trouvèrent utile du fait de son fort pouvoir prédictif.



Comme avec toutes les théories de cycles, la question clé est de savoir où nous en sommes actuellement. Identifier sa situation dans un cycle permet de positionner profitablement ses investissements.



L’ABC de l’ABCT

Pour tenter de comprendre les crises comme celle de 2008, ce n’est pas tant la récession qu’il faut étudier, mais le boom (les anglophones pourront visionner Fear the boom and bust, une superproduction Econstories).



Pour ceux qui préfèrent la lecture, nous reprenons la métaphore. L’ABCT est assez semblable à une sortie très arrosée. Au début d’une réception, vous buvez un peu et c’est très agréable. Puis, quelqu’un dope le punch et la fête commence alors vraiment. La soirée échappe à tout contrôle lorsque survient un événement désastreux – invités se dénudant, meubles, membres ou cœurs brisés. Généralement, c’est tout cela à la fois. Enfin, arrive la gueule de bois.



Dans la version économique de ce cycle, la banque centrale dope le punch. Au début du boom, les taux d’intérêt sont bas, ce qui encourage l’emprunt et l’investissement. Mais à partir d’un certain moment, le boom, l’expansion, dérapent et la banque centrale perd le contrôle.



La banque centrale finit par resserrer les taux d’intérêt et la fête est finie. Arrive là-dessus une crise – généralement financière – et alors le malaise économique qui suit correspond à la gueule de bois.



La banque centrale tente de faire redémarrer l’économie en offrant un dernier verre avec des taux d’intérêt encore plus bas. Et le cycle se répète.



La plupart des théories économiques expliquent le boom et la récession séparément. L’ABCT propose une explication globale – pour tout le cycle. C’est pour cela que cette théorie offre un tel pouvoir prédictif. Tout se répète.



De nos jours, l’ABCT est mieux connue du grand public. Même si personne ne l’admet, on utilise sa terminologie qu’auparavant on rejetait comme incorrecte. Par exemple, le « malinvestissement » est l’investissement guidé par la manipulation des taux d’intérêt par la banque centrale, et qui est considéré comme une erreur durant une crise. Les ensembles immobiliers fantômes en Irlande et au Nevada en sont de bons exemples.



Mais cela ne répond toujours pas à la question : où en sommes-nous aujourd’hui dans le cycle ?



Boom ou récession ?

Les gens qui étudient les cycles ont tendance à ne pas avoir besoin qu’on leur explique ce qui se passe. Après tout, qui a besoin d’explications quand on peut simplement utiliser un timing de cycle pour prédire les marchés comme celui de l’immobilier et le marché boursier ?



Pour autant que je puisse en juger, les banquiers centraux du monde entier en sont à diverses étapes de leur réduction progressive dans leur soutien monétaire à la crise. Le PIB augmente progressivement et l’inflation suit le rythme. Les marchés boursiers sont dans une tendance haussière.



Mais les banquiers centraux resteront-ils maîtres de la situation en relevant les taux d’intérêt ? La politique monétaire fonctionne-t-elle vraiment comme le laisse croire la théorie générale ?



Pour Jim Rickards, l’expansion économique mondiale commence à se faire vieille. Les crises financières éclatent régulièrement. On s’y attend déjà depuis quelques temps.



Les banques centrales ont à peine commencé leur habituel cycle de hausse. Les taux dans les économies développées sont à peine en hausse.



Les taux d’intérêt connaissent une tendance à la baisse depuis les années 1980. Chaque pic dans un cycle de hausse des taux est plus bas que le précédent. Il n’est donc pas surprenant que le cycle de hausse actuel ne représente qu’une hausse minuscule.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/agora.png



Il ne faut pas oublier qu’une hausse des taux de 0,25% à 0,5% est un doublement des taux, tout comme l’est une hausse de 2,5% à 5%.



Où sommes-nous vraiment ?



Nous l’apprendrons en payant le prix fort.



La pagaille dans les retraites américaines commence à se faire sentir

General Motors (GM) a publié une présentation détaillant ses développements financiers attendus dans les mois à venir. On peut y lire cette phrase remarquable : « projet pour lever environ 3 Mds$ de dette aux États-Unis pour répondre aux engagements dans les fonds de pensions. »



Ceci est extraordinaire, pour trois raisons.



Une grande entreprise emprunte de l’argent pour payer ses retraités ? Les retraites sont censées être payées à partir d’actifs investis. Pourquoi GM ne vend-elle pas des placements faits antérieurement pour répondre à ses engagements en la matière ?



Emprunter de l’argent pour payer ses obligations sur les retraites ressemble fort à de la cavalerie financière ou à un système de Ponzi. L’argent d’un emprunt doit être investi pour générer un rendement afin de pouvoir rembourser la dette. Emprunter de l’argent pour répondre à des engagements sur les retraites ne génère pas un rendement et ce n’est pas un investissement. C’est une utilisation dangereuse de la dette.

Elle met l’entreprise en plus mauvaise posture. Et par conséquent, en plus mauvaise posture encore pour répondre aux obligations futures sur les retraites.



GM a fait faillite au cours de la dernière crise financière ; pourtant elle doit encore répondre à ses obligations en matière de retraites en empruntant. Comment l’entreprise peut-elle être dans un si mauvais état si rapidement après un dépôt de bilan ? Comment s’est-elle réellement sortie de la faillite alors qu’elle ne peut pas assumer ses engagements sur les retraites ?



Le chroniqueur financier Peter Atwater explique que « la plupart de l’émission obligataire de 3 Mds$ sera achetée par les fonds de pension d’entreprises qui émettent de la dette pour acheter la dette d’entreprises qui elles-mêmes l’émettent pour financer les plans de retraite. » Oui. Vous avez bien lu, pas d’erreur de traduction. (« Much of the $3 billion bond issue will be bought by pension funds of companies who issue debt to buy the debt of companies raising debt to fund pension plans »).



En d’autres termes, les entreprises s’empruntent mutuellement de l’argent pour leurs plans de retraite. Pourquoi ? Parce qu’elles ne peuvent les financer normalement.



Ce système de retraite des grandes entreprises américaines est bien de la cavalerie. Les fonds de pension s’empruntent de l’argent les uns aux autres pour répondre à leurs demandes de retraites. Au sein d’un seul fonds, ce serait de la fraude.



La pression vendeuse que ces fonds pourraient créer s’ils se mettaient à vendre leurs actifs restants serait dangereuse. Tout comme les fonds de pension ont fourni un flux régulier d’achats sur les marchés financier avec les cotisations versées par les travailleurs, l’argent pourrait ressortir.



Voilà pourquoi cela devient également votre problème — qui dépasse peut-être les classiques théories cycliques.



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8-Vers une nouvelle crise de la dette aux Etats-Unis ?

http://www.boursier.com/actualites/news/vers-une-nouvelle-crise-de-la-dette-aux-etats-unis-737419.html

08/08/2017



(Boursier.com) — Une nouvelle crise de la dette se profile-t-elle aux Etats-Unis? Si tout semble actuellement aller pour le mieux outre-Atlantique avec un taux de chômage au plus bas, une consommation vigoureuse, des taux bas, le moindre grain de sable pourrait rapidement provoquer de lourds dégâts.



Vers une nouvelle crise de la dette aux Etats-Unis ?



Lire aussi :

Imminence d’un effondrement financier – 5 Hauts Spécialistes l’annoncent

http://www.businessbourse.com/2017/06/04/imminence-dun-effondrement-financier-5-hauts-specialistes-lannoncent/



L'encours global des crédits à la consommation s'est en effet établi au mois de juin à 3.860 milliards de dollars, un niveau jamais observé.



Plus important encore, la dette revolving (renouvelable), qui repose principalement sur les cartes de crédit, a également atteint en juin un nouveau record de 1.027 milliard de dollars (données de la Réserve fédérale américaine). Par définition plus dangereuse, la dette revolving est un crédit de court terme renouvelé en permanence mais dont les intérêts sont liés à l'évolution des taux dans le pays et peuvent évoluer à tout moment.



"Les soldes de cartes de crédit américaines n'ont jamais été aussi élevés, mais il n'y a aucune raison de penser qu'ils ne vont pas continuer à grimper", a déclaré à CNBC, Matt Schulz, analyste senior chez CreditCards.com. "Combinez cela avec des taux d'intérêt sans cesse croissants et vous avez un mélange potentiellement volatil".



Suite à la chute des prix de l'immobilier et à la crise des subprimes qui a éclaté en 2008, les banques américaines avaient dû effacer plus de 100 milliards de dollars de dette reposant sur les cartes de crédit en à peine deux ans.



Des données à surveiller de près donc d'autant que l'endettement total des ménages américains (crédit immobilier compris) a dépassé au premier trimestre 2017 son pic de fin 2008, à 12,73 billions de dollars.



Quand on sait que la consommation intérieure représente 70% du PIB de la première économie mondiale...



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9-Les banques ont payé 321 milliards de dollars d’amendes depuis 2007

https://fr.express.live/2017/08/08/amendes-banques-crise-financiere/

8 août 2017



Depuis le début de la crise financière il y a exactement 10 ans, les institutions financières ont payé plus de 150 milliards de dollars d’amendes au gouvernement américain. C’est ce qui ressort des calculs effectués par le journal britannique Financial Times.



JP Morgan Bank Building



Il y a exactement 10 ans – le 9 Août 2007 – la banque française BNP Paribas avait bloqué l’accès des investisseurs à tous ses fonds exposés aux emprunts « subprime », que l’on a appelés par la suite les « actifs toxiques ». Pour beaucoup, cet événement a marqué le début d’une crise qui s’est rapidement propagée au monde entier.



Les banques ont rapidement plongé dans de graves difficultés ; certaines d’entre elles ne s’en sont jamais remises. La plupart s’en sont sorties, mais la crise a laissé des cicatrices, notamment sur le plan social. Beaucoup de voix se sont élevées pour que les banquiers fautifs soient punis pour leurs mauvais agissements, et les risques inconsidérés qu’ils ont pris avec l’argent de leurs clients.



Aux Etats-Unis, ces attentes ont coïncidé avec le mandat d’un gouvernement américain désireux de donner une leçon aux établissements financiers, ce qui s’est traduit par de larges amendes. Mais la plupart des actions intentées l’ont été au civil, et beaucoup ont été frustrés que les banquiers ne soient généralement pas poursuivis, et que très peu écopent de peines de prison.



La plus grosse partie des amendes imposées par le ministère de la Justice américain, le DoJ (Department of Justice) a été infligée à deux banques : Bank of America (56 milliards de dollars) et JP Morgan Chase (27 milliards de dollars). 89,1 milliards de dollars d’amendes ont été infligés à des établissements qui avaient vendu des produits financiers à leurs clients sans les avertir précisément du risque qu’ils comportaient, alors qu’ils étaient adossés à des hypothèques.



Ce total de 150 milliards de dollars n’est même pas définitif, compte tenu de que nombreuses banques font encore l’objet de poursuites de la part du ministère américain de la Justice.



321 milliards de dollars d’amendes

Selon un rapport du Boston Consulting Group, le total de toutes les amendes payées pour des délits financiers dans le monde entier entre 2007 et 2016 atteindrait 321 milliards de dollars.



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10-La leçon économique de Mandela et Deng Xiaoping

https://www.contrepoints.org/2017/08/05/296166-lecon-economique-de-mandela-deng-xiaoping?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=063a43ca72-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-063a43ca72-114181169&mc_cid=063a43ca72&mc_eid=3a34d02b7c

5 août 2017



Une croissance économique forte signifie une plus grande prospérité pour tous les citoyens. Au lieu d’accroître le fardeau fiscal et réglementaire, le gouvernement doit permettre aux gens de « respirer » socialement et économiquement.



https://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2017/08/3199011844_24d04c5d6d_z-640x374.jpg



Lire aussi :

Les bienfaits économiques de la liberté en 5 études

https://www.contrepoints.org/2017/08/10/296522-bienfaits-economiques-de-liberte-5-etudes?utm_source=Newsletter+Contrepoints&utm_campaign=a543ed8e99-Newsletter_auto_Mailchimp&utm_medium=email&utm_term=0_865f2d37b0-a543ed8e99-114181169&mc_cid=a543ed8e99&mc_eid=3a34d02b7c



Si l’on souhaite faire avancer la liberté individuelle en poursuivant de hauts objectifs socio-économiques, avec pour finalité la prospérité, le marché libre est la meilleure voie.



Dans sa sagesse, Mahatma Gandhi (1869-1948) déclarait : « Je perçois une augmentation du pouvoir de l’État avec la plus grande peur, car même en minimisant l’exploitation dans les apparences, il inflige le plus grand mal à l’humanité en détruisant l’individualité qui est à la base de tout progrès».



L’échange volontaire, la liberté de concurrence, la protection de la propriété privée et le choix personnel dans la vie individuelle des gens sont les principes fondamentaux de l’économie libre. Ainsi, si nous nous soucions vraiment de la prospérité des gens, nous devrions défendre la liberté individuelle.



Respirer économiquement

Une croissance économique forte signifie une plus grande prospérité pour tous les citoyens. Au lieu d’accroître le fardeau fiscal et réglementaire, le gouvernement doit permettre aux gens de « respirer » socialement et économiquement. Si l’économie croît de 8%, les revenus doubleront en 9 ans.



Si la croissance est de 10%, les revenus doubleraient en seulement 7 ans. C’est une véritable amélioration dans la vie des gens, pas seulement des promesses politiques vides.



Mais pour voir une telle chose se produire, nous devons mettre en œuvre des politiques qui libéralisent l’économie et rendent plus facile aux gens de démarrer de nouvelles entreprises et développer celles existantes, d’échanger entre eux et accéder à des emplois.



L’alternative étatiste

A l’inverse du marché libre, nous avons l’alternative étatiste qui augmente la dépendance à l’égard de l’État pour l’accès aux services de base, voire aux moyens de subsistance pour de nombreuses personnes.



Nous devrions nous concentrer sur la création d’emplois, et non pas obliger les gens à dépendre des transferts sociaux comme seule source de «revenu». Lorsque les gens sont capables de participer au processus de création d’emplois et de richesse, ils deviennent moins dépendants de l’État.



Souhaitons-nous que les gens aient le pouvoir de gérer leur vie ou voulons-nous qu’ils soient des assistés de l’État ?



Le rôle du gouvernement dans l’arène économique devrait se limiter à permettre aux ménages et aux entreprises d’opérer librement tant que leurs activités socioéconomiques ne sont pas fondées sur la force ou la fraude.



Développer le secteur privé

Son rôle est de veiller à ce que ces politiques se traduisent par un environnement propice permettant au secteur privé d’entreprendre davantage, qu’il s’agisse d’entreprises commerciales, grandes ou petites, formelles ou informelles.



Le gouvernement devrait se retirer des entreprises qu’il contrôle et leur permettre de faire ce qu’ils savent le mieux, c’est-à-dire générer de la richesse et créer des emplois. Le point crucial à noter ici est que le gouvernement ne crée pas de richesse. Il consomme de la richesse.



Le gouvernement ne crée pas et ne peut pas vraiment créer de véritables emplois. Il utilise l’argent des contribuables pour subventionner les travaux publics, par exemple.



Le gouvernement ne devrait pas essayer de masquer l’échec des politiques étatiques en utilisant des termes différents.



L’État développementaliste

Considérons, par exemple, l’« Etat développementaliste».



Cet «Etat développementaliste» est en général défini en termes de planification macroéconomique dirigée par l’État, et est, ipso facto, un scénario étatique. Ce n’est que de l’interventionniste et du dirigisme.



Un Etat développementaliste est nécessairement d’orientation socialiste car son fonctionnement dépend de l’Etat qui, en fonction de ce qu’ils jugent «le mieux» pour la société, essaieront et dicteront comment les gens doivent agir.



Pour une économie plus inclusive, reflétant la participation du plus grand nombre de personnes à la création de richesse et à la création d’emplois, le marché libre est la voie à suivre.



Il existe un paradoxe fascinant dans le pays étatiste par excellence qui est la Chine. Deng Xiaoping, à la tête du parti communiste, a mis en place les politiques de marché libres les plus radicales de l’histoire à partir de 1978, d’abord dans les zones économiques spéciales telles que Shenzen dans la province du Guangdong et actuellement en cours de déploiement dans tout le pays.



Les réformes ont permis d’afficher une croissance annuelle moyenne de 10% du PIB. En conséquence, selon la Banque mondiale, ces réformes ont permis à plus de 800 millions de Chinois de sortir de la pauvreté !



Les réformes du marché libre

Il est intéressant que Deng ait ouvert la voie à ces réformes explicitement en tant que stratégie des marchés libres. Il est également intéressant que le leadership chinois actuel reflète cette même pensée car ils continuent à mettre en œuvre des réformes inspirées du libre marché.



Il est étonnant que Lei Keqiang, Premier ministre de la République populaire de Chine, responsable du développement des zones économiques spéciales, ait déclaré: «La réforme consiste à freiner le pouvoir gouvernemental.



C’est une révolution que l’on devrait s’auto-imposer ; Il faudra un véritable sacrifice et ce sera douloureux». Il a également déclaré: «Le marché est le vecteur de création de la richesse sociale et la source d’un développement économique autosuffisant».



Sortir de la pauvreté

Avec ces réformes en Chine, des millions de personnes se sont extirpées de la pauvreté dans les plus brefs délais jamais enregistrés ou connus dans l’histoire de l’humanité.



Nous devons tous nous rappeler ces mots du regretté président Nelson Mandela : «Il ne s’agit plus de savoir si le monde devrait embrasser une économie de marché libre. Le monde globalisé dans lequel nous vivons a rendu impératif d’ouvrir nos marchés à la fois en interne et en externe. Le libre marché n’est pas seulement une exportation américaine ; c’est la voie à suivre pour les économies partout dans le monde. Les marchés fermés et les économies centralisées sont évidemment inappropriés pour notre époque ».



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11-Venezuela : malédiction du pétrole ou du socialisme ?

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